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 Police partout ...

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Zabos

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MessageSujet: Re: Police partout ...   Jeu 27 Nov - 10:33

Source / auteur : http://nogarojournal.imadiez.com

Citation :
Prévention musclée au collège de Marciac

mercredi 26 novembre 2008, par Ludo

J’ai eu cette semaine un mail concernant une descente de police dans un lycée du Gers… On a pu entendre aussi le témoignage sur France inter. J’étais absolument abasourdi par les méthodes utilisées… Mais vous savez parfois on se dit que les gens exagèrent dans leur témoignage…. Bref, je reste interrogateur !

Mais voilà que ce WE, j’accueille ma fille Zoé -elle a 13 ans- de retour du collège de Marciac. Elle me raconte son mercredi au collège… colère à l’intérieur de moi… révolte… que faire ??? J’ai demandé à Zoé d’écrire ce qu’elle me disait là. Elle a accepté. Voici donc son témoignage, avec ses mots à elle :

« Il nous l’avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème.
Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs.
A peine 10 minutes plus tard - nous étions assis-, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en nous disant « Ils font leur ronde !?? » . Elle n’était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain , la porte s’est ouverte, laissant entrer deux gendarmes… Enfin non, pas exactement !!! Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire ( le dresseur de chien en fait !) et un gendarme très gros.

Le chauve nous a dit : « Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique ! »
Enfin il a dit ça, à peu près… Je me rappelle surtout du « Quand il mord, ça pique ! »

Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’œuvre. Le chien s’appelait Bigo. Bigo s’est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée. Le chien s’est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant : « Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires ! » Elle a rangé son sac, s’est levée et s’est apprêtée à sortir mais le dresseur l’a repris vite : « Et ton manteau ! » Elle a rougi et emporté aussi son blouson.

Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s’empresser de me faire sortir. Dehors m’attendait une petite troupe de gendarmes… Enfin, non, pas dehors : nous étions entre deux salles de classe.
Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s’emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n’étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches par une gendarme. Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures.
La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les personnes qui l’entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.

C’était à mon tour ! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regards des deux autres gendarmes…
Je décris : Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme : « On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais… » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas !!!!!!

Je dis à l’intention de tous « C’est bon arrêtez, je n’ai rien !!!! » La fouilleuse s’est arrêtée, j’ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m’a dit : « tu peux ranger ! ».

J’ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donner le nom du village où j’habite. De retour en classe, la prof m’a demandé ce qu’ils ont fait. Je lui ai répondu qu’ils nous avaient fouillé. Je me suis assise et j’ai eu du mal à me consacrer au math !

Tout ça c’est ce que j’ai vécu mais mon amie dans la classe à coté m’a aussi raconté.
Le chien s’est acharné sur son sac à elle et elle a eu le droit au même traitement. Mais ses affaires sentaient, alors ils l’ont carrément emmené à l’internat où nous dormons. Le chien s’est acharné sur toutes ses affaires m’a t-elle dit. Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vue qu’ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert !
Le CPE l’a ramené ensuite au collège et elle m’a raconté.

Après les cours, le principal a rassemblé tous les élèves et nous a dit que bientôt allait avoir lieu une prévention pour tout le monde.

Une prévention ? Avec des chiens ? Armés comme aujourd’hui ?

Une élève de 4ème nous a dit que le chien s’est jeté sur son sac car il y avait à manger dedans. Elle a eu très peur.
Les profs ne nous en ont pas reparlé….Ils avaient l’air aussi surpris que nous !
Tous les élèves de 3ème & 4ème ont du se poser la même question : Que se passe t il ?
Et tous les 6ème et 5ème aussi même si ils n’ont pas été directement concernés ! »

Zoé.D.R

Qu’en pensez vous ? Que dois je faire ? Qui parle de violence ? Il me semble important d’écrire ici que ni personne du collège a juger important de communiquer sur ces faits( ???). Nous sommes lundi 24/11/2008, il est 15h30 et si Zoé ne m’en avait pas parlé, je n’en saurais rien. Combien de parents sont au courant ? Les enfants « victimes » -et je pèse ce mot- de ces actes sont en 4ème et 3ème.
Ils ont donc entre 12 et 14 ans ! Je n’en reviens pas….

Frédéric
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MessageSujet: Re: Police partout ...   Ven 28 Nov - 20:25

Chaud.

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MessageSujet: Re: Police partout ...   Ven 28 Nov - 20:46

Citation :
Un ex-PDG de Libération brutalement interpellé à son domicile

Du jamais vu dans une affaire de presse: le journaliste Vittorio de Filippis, qui a été directeur de la publication de Libération de mai à décembre 2006, a été brutalement interpellé à son domicile, à la demande de la juge Muriel Josié. Récit.

Recueilli par Eliane Patriarca


Quand il est arrivé dans les locaux de Libération, ce vendredi peu avant midi, il avait encore la trace des menottes au poignet. Journaliste économique, actuellement membre de la direction du journal, Vittorio de Filippis a été PDG et directeur de la publication du journal de mai à décembre 2006. Il vient de passer plusieurs heures, d’abord au commissariat de police du Raincy (Seine-Saint-Denis), la commune où il réside, et plus tard dans la matinée de ce vendredi au tribunal de grande instance de Paris. Avant d’être mis en examen. Il est pâle, fatigué, outré.

«J’ai été réveillé vers 6h40 ce matin par des coups frappés sur la porte d’entrée de ma maison, raconte-t-il. Je suis descendu ouvrir et me suis trouvé face à trois policiers, deux hommes et une femme portant des brassards, et j’ai aperçu dans la rue une voiture de police avec un autre policier à l’intérieur.»

Les représentants de l’ordre lui disent qu’ils ont un mandat d’amener au TGI de Paris contre lui. «J’imagine tout de suite que cela concerne la période de cogérance durant laquelle j’ai été PDG et directeur de publication de Libération en 2006, et je pense à l’affaire Xavier Niel, du nom du fondateur de Free, le fournisseur d’accès à Internet, parce que c’est tout simplement l’affaire la plus récurrente parmi toutes celles dont j’ai eu à répondre comme directeur de publication. Et celle qui a suscité le plus de contacts avec les avocats de Libération, Jean-Paul Lévy et Emmanuel Soussen.»

Xavier Niel a déjà attaqué plusieurs fois en diffamation Libération et le journaliste Renaud Lecadre, auteur d’articles dans le quotidien et sur le site liberation.fr, évoquant les démêlés judiciaires du fondateur de Free.

Vittorio de Filippis a chaque fois été convoqué par la justice car sa responsabilité est engagée: l’article 42 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881 dispose que le directeur de publication d’un journal est «l’auteur principal» du délit de diffamation publique envers un particulier alors que le journaliste auteur du papier incriminé n’est que «complice».

Mais Xavier Niel et la société Free ont été déboutés systématiquement, lors de procès qui se sont tenus au deuxième trimestre 2008. A chaque fois, ils ont en plus été condamnés à verser des dommages et intérêts à Libération pour procédures abusives.

Ce matin, le ton est vite monté entre les policiers et le journaliste, celui-ci leur faisant remarquer qu’il ont profité de son portail sans gâchette pour pénétrer chez lui.

«Habillez-vous, on vous emmène», répliquent-ils en lui interdisant de toucher à son portable dont l’alarme-réveil se déclenche. «Je commence à m’énerver, raconte Vittorio de Filippis. Réveillé par le bruit, mon fils aîné, qui a 14 ans, assiste à toute la scène. Son frère, 10 ans, ne sort pas de sa chambre mais j’apprendrai par la suite qu’il était réveillé et a très mal vécu ce moment… Je dis aux flics qu’il y a peut-être d’autres manières de se comporter. Réponse devant mon fils: «Vous, vous êtes pire que la racaille!» J’ai juste le temps de rassurer mon fils, de lui dire que je ne suis pas un malfrat et que tout cela concerne le journal et qu’il est en train d’assister à une injustice. Je lui demande, en l’absence de ma femme qui est en déplacement, d’accompagner son frère à l’école et d’aller lui aussi en cours.»

Les policiers emmènent le journaliste au commissariat du Raincy.

7h10. Au commissariat, des policiers lui lisent les motifs de son interpellation. C’est bien de l’affaire Niel dont il s’agit et particulièrement d’un article du journaliste Renaud Lecadre paru sur le site liberation.fr. Après lecture du document, Vittorio de Filippis demande à plusieurs reprises la présence des avocats du journal. Réponse: «Ils ne seront pas là.» Vittorio De Filippis refuse alors de signer quoi que ce soit. «Je suis assis sur un banc, boulonné au sol, dont pendent plusieurs paires de menottes. Face à moi, affichée au mur, la Charte d’accueil du commissariat».

D’autres policiers demandent au journaliste de vider ses poches. Il s’exécute. 7h30. Trois policiers viennent le chercher, lui demandent de mettre les mains dans le dos et le menottent. Puis ils le conduisent à une voiture et prennent l’autoroute A86.

Dans la voiture, les policiers se réjouissent de pouvoir «voir en vrai les bureaux de Navarro». 8h30. Vittorio de Filippis est emmené dans les sous-sols du TGI au dépôt, «quartier des hommes».

«On contrôle mon identité puis on m’emmène dans une pièce glauque, avec un comptoir en béton derrière lequel se trouvent trois policiers dont un avec des gants, précise Vittorio de Filippis. Derrière eux, un mur de casiers qui contiennent les effets des personnes «en transit». On me demande de vider mes poches, puis de me déshabiller. Dans mes papiers d’identité, ils isolent ma carte de presse et la mentionnent dans l’inventaire de mes effets. A aucun moment, jusqu’alors, je n’avais mentionné ma qualité de journaliste».

«Je me retrouve en slip devant eux, ils refouillent mes vêtements, puis me demandent de baisser mon slip, de me tourner et de tousser trois fois.»

Le journaliste s’exécute puis se rhabille, mais on lui a retiré ses lacets, sa ceinture, la batterie de son portable. et tous ses papiers et effets.

9h30. Les policiers l’accompagnent dans une cellule «qu’ils referment à triple tour».

«La pièce comporte une table, un rouleau de papier hygiénique, une paillasse en béton sur laquelle sont posées deux couvertures. Dans un recoin, j’aperçois un WC. Je m’asseois sur la table pour éviter les cafards et les mites.»

10 heures. Deux gendarmes viennent le chercher, et l’isolent à nouveau derrière un paravent en béton qui se trouve dans le long couloir bordé de cellules.

Ils lui demandent de se déshabiller complètement.

«Je signale alors que j’ai déjà été fouillé d’une manière un peu humiliante deux heures plus tôt et je refuse de baisser mon slip à nouveau. Bien que comprenant l’absurdité de la situation et mon énervement, ils me répondent que c’est la procédure et qu’ils doivent appeler la juge devant mon refus. Celle-ci leur répond que soit je respecte la procédure et dans ce cas-là elle m’auditionnera et je serai libéré; soit j’assume mes actes».

Le journaliste accepte donc de se laisser fouiller à nouveau, de baisser son slip, de se tourner et de tousser.

Rhabillé, il est menotté «mais cette fois avec les mains devant»,et escorté par les gendarmes dans l’entrelacs des couloirs interminables du TGI, jusqu’au bureau de la juge Muriel Josié, vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris.

10 h 40. Dans le bureau de la juge, les gendarmes lui retirent les menottes.

La juge, qui «au départ», selon Vittorio de Filipis, «a l’air un peu gêné», lui signifie qu’elle l’a convoqué parce qu’elle a déjà procédé à de nombreuses convocations par courrier dans le cadre de l’affaire Niel et qu’il a toujours été «injoignable».

Le journaliste lui répond alors que, comme pour chacune des affaires qui concernent des articles écrits par des journalistes de Libération, il transmet les courriers aux avocats du journal. Et il demande alors à parler à ceux-ci. «La juge me demande leur adresse, puis me lit une liste d’adresses d’avocats dans laquelle j’identifie celles de nos avocats».

Puis Vittorio de Filippis refuse de répondre à toute autre question. La juge s’énerve, hausse le ton. Mais, en l’absence de ses avocats, le journaliste refuse tout échange verbal avec la juge Muriel Josié.

La juge lui fait signer le procès-verbal de l’entretien et lui notifie sa mise en examen. Elle lui demande s’il sera joignable d’ici la fin du mois de décembre.

Ensuite, les deux gendarmes reconduisent Vittorio de Filipis à travers les méandres des couloirs du TGI - «mais cette fois je ne suis plus menotté» -, ils lui rendent ses papiers et ses effets. Et le libèrent.

11h30. Sur le trottoir devant le TGI, Vittorio de Fillipis appelle immédiatement les avocats du journal et la direction de Libération.

Aussitôt informée, la Société civile des personnels de Libération (SCPL, actionnaire du journal) dénonce, dans un communiqué, «ces méthodes indamissibles». «La SCPL veut manifester sa solidarité vis à vis de Vittorio de Filippis, écrit-elle. Nous protestons auprès des autorités politiques et judiciaires. Nous demandons qu'une enquête soit ouverte sans délais sur ces méthodes.»

Laurent Joffrin, PDG du journal et directeur de la rédaction, s'exprimera demain samedi dans la page consacrée par le quotidien à cette arrestation, sans précédent dans les annales judiciaires.

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Dernière édition par Newo le Lun 1 Déc - 4:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Police partout ...   Lun 1 Déc - 4:39

Citation :

Journaliste interpellé : Albanel "souhaite que la lumière soit faite"
NOUVELOBS.COM | 30.11.2008 | 15:55

Le PS et l'UMP ont par ailleurs demandé l'ouverture d'une enquête sur l'interpellation de l'ex-directeur de la publication de Libération pour une affaire de diffamation, qui suscite de très vives réactions.

Accusé de diffamation par Free, le journaliste Vittorio de Filippis a été interpellé à son domicile (Sipa)
La ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, a affirmé dimanche 30 novembre qu'elle "souhait[ait] que toute la lumière soit faite sur les circonstances" dans lesquelles l'ex-directeur de la publication de Libération, Vittorio de Filippis, "a été présenté devant la justice" vendredi.
La ministre formule cette demande "sans se prononcer sur le fond de l'affaire", précise le communiqué.

"Grave atteinte à la liberté de la presse"

La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a demandé quant à elle à Nicolas Sarkozy une enquête "dans les plus brefs délais". Le nouveau numéro 1 du PS a souhaité dans un communiqué au Président de la République que "toute la lumière soit faite dans les plus brefs délais sur cette affaire, qui constitue manifestement une grave atteinte à la liberté de la presse et aux libertés individuelles".
Elle s'indigne des "méthodes judiciaires inadmissibles dont a été victime" Vittorio de Filippis et lui apporte "tout son soutien" au journaliste et à sa famille "choqués par cette interpellation de toute évidence totalement injustifée".

Méthode disproportionnée

L'UMP, par la voix de l'un des ses porte-parole, Frédéric Lefebvre, a également demandé une enquête. "Le traitement subi par le responsable de Libération, arrêté dans le cadre d'une affaire de délit de presse non passible de prison, parait surréaliste", s'indigne le porte-parole dans un communiqué.
"La méthode utilisée dans une simple affaire de diffamation semble tellement disproportionnée qu'elle nous parait devoir donner lieu à une enquête. Cette histoire est d'autant plus regrettable qu'elle intervient en pleins Etats généraux de la presse", ajoute le porte-parole du parti majoritaire.
"Il faut donc en profiter pour mettre à l'ordre du jour de ces Etats Généraux la question des procédures utilisées à l'encontre de la presse par les autorités judiciaires", propose le député des Hauts-de-Seine.

Mandat d'amener

Dans cette affaire, qui suscite de vives réactions, le ministère de l'Intérieur a souligné samedi que la police avait été "à la disposition" de la juge d'instruction.
Une source policière avait indiqué plus tôt samedi que le journaliste aurait "pris de haut" les policiers "irréprochables" venus l'interpeller sur ordre de la juge, après que celle-ci eut délivré un mandat d'amener, le dirigeant de Libération n'ayant pas répondu à une convocation.
Aujourd'hui directeur du développement du journal, Vittorio de Filippis a été interpellé à son domicile vendredi vers 6h30 par des policiers qui l'ont conduit au commissariat du Raincy (Seine-Saint-Denis), la commune où il réside. Il a été mis en examen au tribunal de Paris par la juge Muriel Josié, pour "diffamation publique" envers Xavier Niel, fondateur du fournisseur d'accès internet Free.

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l' antillais

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MessageSujet: Re: Police partout ...   Lun 1 Déc - 13:20

Citation :
Tirs mortels dans l'Oise : un gendarme mis en examen et laissé libre

Le gendarme soupçonné d'avoir mortellement blessé un des occupants d'une voiture qui avait forcé un barrage dans l'Oise a été mis en examen et laissé libre sous contrôle judiciaire dimanche soir à l'issue de 48H de garde-à-vue, a-t-on appris de source judiciaire.

"Il a été mis en examen pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, par personne dépositaire de l'autorité publique, avec usage d'une arme", a déclaré la procureure de Senlis, Chantal Berger.

Le gendarme, dont l'âge n'a pas été précisé, a été laissé libre sous contrôle judiciaire, a-t-elle précisé.

Les modalités du contrôle n'ont pas été précisées. La procureure a dit qu'elle avait requis un contrôle judiciaire "très strict".

Le gendarme avait tiré au moins à deux reprises avec son pistolet sur une Renault Mégane, avec trois hommes à son bord, qui "fonçait sur lui en marche arrière", selon la gendarmerie.

Le procureur a indiqué que "l'information a été confiée à deux juges d'instruction qui suivront l'affaire en co-saisine".
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MessageSujet: Re: Police partout ...   Mar 2 Déc - 0:55

Temoignage audio de l'affaire citée plus haut par Zab'

http://boulesteix.blog.lemonde.fr/files/2008/11/ecole_france.1228071257.mp3
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MessageSujet: Re: Police partout ...   Mar 2 Déc - 6:22

Enième bavures en quelques mois à Montfermeil.
Je ne dis pas que le travail des policiers est facile, mais l'abus de pouvoir et d'armes est-elle une fin ?
http://www.rue89.com/2008/10/19/montfermeil-une-bavure-filmee-ligs-enquete

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MessageSujet: Re: Police partout ...   Mar 2 Déc - 20:54

Citation :
Un rassemblement contre la «terrorisation» des élèves est prévu vendredi devant le collège de Marciac (Gers) à la suite d’un contrôle antidrogue mené par les gendarmes avec des chiens dans une classe de 3e le 19 novembre.

Le parquet a rappelé la légalité de ces contrôles (25 dans le Gers depuis le début de l’année) mais l’inspecteur d’académie a promis que tout contrôle serait désormais «précédé d’une rencontre pédagogique avec les élèves».

Frédéric David, un parent d'élève qui appelle au rassemblement à l’occasion du conseil d’administration de l’établissement, a le soutien de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) du Gers. Il affirme avoir reçu «près de 600 messages de solidarité de personnes et d’associations» après avoir mis en ligne le témoignage écrit de sa fille Zoé, 14 ans, choquée par la brutalité du contrôle.

«Je ne souhaite pas de banderole politique, mais je veux dire oui à la prévention, non à la terrorisation, parce que sous couvert de contrôle ma fille a subi sa première agression et je veux bien qu’on dénonce cette violence policière», a déclaré à l’AFP Frédéric David, responsable d’ateliers de création et d’expression dans un centre psychiatrique pour adolescents à Aire-sur-Adour (Landes).

La jeune fille a rapporté que les gendarmes avaient fait entrer un chien dans leur classe pour renifler les sacs et les vêtements en déclarant: «mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas, quand il mord ça pique!».

Plusieurs enfants ont ensuite été fouillés à l’extérieur de la classe. Une gendarme «fouilla dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte», a encore écrit la collégienne.

La procureure de la République, Chantal Firmigier-Michel, a récemment indiqué dans un entretien au journal La Dépêche du Midi qu’elle n’était pas saisie «d’éventuelles irrégularités». «Les élèves ont peur de ces contrôles, ça crée de la bonne insécurité, satisfaisante à terme en matière de prévention», a-t-elle ajouté.

La FSU du Gers s’est en revanche réjouie que les prochaines «interventions» soient «remplacées par des actions de préventions préparées avec les équipes éducatives».

Ou l'on apprend donc qu'il y a une bonne insécurité, de manière on ne peut plus officielle.
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MessageSujet: Re: Police partout ...   Mar 2 Déc - 21:19

Ah bah ça m'étonne pas qu'elle en ai parlé à la Dépêche.

Du peu que j'en connais, ça m'a l'air d'être de sacrés champions de la connerie.
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MessageSujet: Re: Police partout ...   Mar 2 Déc - 21:41

La dépêche? Ben oui.

L' an dernier y' a une photographe qui est venue faire son boulot pendant les manifs.
Elle a rien trouvé de mieux que de se foutre devant un pote qui venait de prendre une lacrymo en pleine gueule et de le photographier. Le lendemain, le journal laissait très nettement entendre qu' on l' avait bien mérité, le coup des lacrymos.

Sale conne.......
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MessageSujet: Re: Police partout ...   Jeu 11 Déc - 2:25

Citation :
Bavure de Montfermeil : le dossier a été perdu
NOUVELOBS.COM | 10.12.2008 | 15:18

Info nouvelobs.com Le procès d'Abdoulaye Fofana n'a donc pas pu avoir lieu. Le jeune homme devait comparaître au tribunal de Bobigny pour outrage et rébellion à l'encontre des forces de l'ordre.

Alors qu'Abdoulaye Fofana devait comparaître, mercredi 10 décembre au tribunal de Bobigny, pour outrages et rébellion à l'encontre des forces de l'ordre, le procureur a annoncé que le dossier avait été perdu. La présidente du tribunal qui, de fait, ne peut pas accéder au dossier, a donc fait savoir que l'audience ne pouvait pas avoir lieu.
L'avocat d'Abdoulaye Fofana, Me Yassine Bouzrou, s'est dit "très surpris" et ne "s'explique pas" la disparition du dossier.
Abdoulaye Fofana devait comparaître alors que les forces de l'ordre elles-mêmes avaient été filmées en train de tabasser le jeune homme dans le hall de son immeuble à Montfermeil. Une accusation que les policiers démentent. Deux policiers ont toutefois été mis en examen pour les coups portés illégitimement au jeune étudiant le 14 octobre dernier.


Demande de jonction

"L'original de la procédure a disparu" au greffe mais "il reste une copie certifiée conforme" et il y a aura des "suites", a déclaré devant la 11e chambre le procureur Quentin Dandoy, ajoutant: "Il est hors de question d'envisager un classement".
Après l'annonce de la disparition du dossier, il a demandé la jonction des deux dossiers, c'est-à-dire celui pour outrage et rébellion d'Abdoulaye Fofana à l'encontre des forces de l'ordre et celui pour violence aggravée des policiers à l'encontre du jeune homme. L'avocat d'Abdoulaye Fofana s'est immédiatement opposé à une telle jonction.

E. V.

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MessageSujet: Re: Police partout ...   Ven 12 Déc - 4:39

Provocation ? Des policiers grecs tirent à balles réelles sur les manifestant-e's
http://fr.youtube.com/watch?v=4K8v8wWUk-Q

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MessageSujet: Re: Police partout ...   Mer 24 Déc - 16:51

bonjour les gens [premier post, sûrement le dernier] :)

Je passais en coup de vent sur ce forum / topic et je me suis souvenue d'un truc : la semaine dernière (17.12.08 ), le sénat a accepté le rattachement de la gendarmerie (105 000 âmes) au ministère de l'intérieur (153 000 âmes). Si l'assemblée acquiesce, courant janvier 2009, -> quasi-doublement des effectifs (258 000 âmes et des brouettes) étiquetés "forces de l'ordre", à la botte des préfets.

Certes, dans les manifestations, il y a déjà des gendarmes. La GM, qui va de paire avec les crs. Mais en l'état actuel ils ne sont 'que' 30 000.
Donc vers une multiplication par 5, si j'ai bien tout compris, des effectifs "crs militaires" ?

Eh beh... je ne sais pas ce que les français ont prévu pour 2009, mais à priori, les boules de cristal du ministère de l'intérieur brillent de mille feux, pour décider, en speed, de gonfler les effectifs à ce point.

A moins bien sûr que ce ne soit pour optimiser les rendements de la vente en porte-à-porte des calendriers de la gendarmerie (crise oblige).

Bonne année..


sources :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/12/17/le-rattachement-de-la-gendarmerie-a-l-interieur-adopte-au-senat_1132437_823448.html
http://www.senat.fr/rap/a08-104-11/a08-104-119.html
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MessageSujet: Re: Police partout ...   Jeu 25 Déc - 5:29

J'ai entendu dire que les polices privés se multiplient encore plus vite que la police nationale ou la gendarmerie. C'est pour dire ...

Affaire

Citation :
Trois philosophes dénoncent un "délit d'opinion"
NOUVELOBS.COM | 24.12.2008 | 12:09

Après avoir provoqué l'indignation des passagers d'un avion lors d'une expulsion de sans-papiers, ils ont été interpellés et sont poursuivis pour opposition à une reconduite à la frontière.

Trois philosophes arrêtés et poursuivis pour s'être opposés à l'expulsion de sans-papiers sur un vol Paris-Kinshasa dénoncent mercredi 24 décembre dans une tribune publiée dans Libération une "volonté de constituer un délit d'opinion".
Sophie Foch-Rémusat, Yves Cusset et Pierre Lauret se rendait le 16 décembre dans la capitale de République démocratique du Congo (RDC), Kinshasa. Ils constatent qu'au fond de l'avion sont assis "un homme et une femme, d'origine africaine" qui sont "menottés, et entourés de plusieurs policiers en civil".
Ils décident alors "d'aller demander à quel titre ces personnes sont expulsées".

Visage en sang

Pendant vingt minutes, les autres passagers, dont beaucoup d'Africains "discutent, protestent, s'indignent, demandent qu'on enlève les menottes ou que la police descende de l'avion et refusent de s'asseoir".
Lorsque le calme revient, une hôtesse de l'air vient demander l'identité des trois "fauteurs de trouble". Pierre Lauret, directeur de programme au Collège international de philosophie, refuse.
Un "instant plus tard, des policiers armés et bottés le somment de sortir (...) et le sortent manu militari de l'appareil", selon son récit. Sur la passerelle, les policiers "le plaquent au sol et le menottent avec brutalité, son visage éraflé est en sang". Il subit six heures de garde à vue et est convoqué au TGI de Bobigny pour "opposition à une mesure de reconduite frontières et entrave à la circulation d'un aéronef".

11h de garde à vue

A leur retour le 22 décembre, ses deux compagnons de voyage "sont appréhendés par la police au sortir de l'avion et passent 11 heures en garde à vue pour 'outrage, menace à agent de la force publique et opposition à mesure de reconduite frontières', en attendant leur convocation devant le procureur".
"Ce qui frappe dans cette histoire", estiment les trois intellectuels, "c'est la volonté de constituer un délit d'opinion".
"Nous avons seulement posé des questions, de manière calme et pacifique, sans jamais émettre ni slogan ni appel", poursuivent-ils. "Mais le seul fait de porter à la connaissance de l'opinion et qu'elle s'en empare, l'action du gouvernement, est traité comme un grave délit".

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MessageSujet: Re: Police partout ...   Dim 28 Déc - 5:46

Après on s'étonne qu'une partie de la population grecque déteste sa police ...
Quand la violence policière s'exprime dans toute sa splendeur.
http://fr.youtube.com/watch?v=MHzvsbPiNCs
(pour les non-inscrits, 1ère vidéo de la page)
http://www.blogofchange.com/?p=525

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MessageSujet: Re: Police partout ...   Mar 30 Déc - 14:38


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MessageSujet: Re: Police partout ...   Mar 6 Jan - 3:06


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MessageSujet: Re: Police partout ...   Mar 6 Jan - 19:52

Dans la série, nous vivons dans un pays formidable mais il y a pire ailleurs, voici une p'tite histoire.

Des opposants écologistes à la construction d'un aéroport vers Nantes ont "entarté" le vice-président du conseil général PS, Mr Bricaud. Il paraît qu'il n'a pas trop mal pris ce geste. Au bout d'un mois et demi, il porte plainte car son "patron", le président PS dudit conseil, Mr Mareschal (pas de moqueries, s'il vous plaît) l'a ordonné. Les 5 farceurs sont convoqués chez les gendarmes le 8 janvier prochain. Ils ont été menacés officiellement par téléphone du genre de condamnations qui les attende, histoire de mettre plus de pression (plusieurs années de prison et lourdes amendes).
Mi-décembre, deux autres personnes ont connu 6 et 8 heures de garde-à-vue (sûrement avec perquisition et mise sous scellé de leur pc).
Le motif pour mettre ces terroristes hors-jeu et protéger la société ?
Ils ont mis sur Dailymotion une scène filmée de l'entartrage. C'est sûrement un appel à l'émeute. C'était l'enquête du siècle, nan ? Remonter jusqu'à des internautes ultra ... subversifs.

Morale de cette histoire : réfléchissez à tout moment aux gestes, aux mots, aux écrits que vous laissez. Ils surveillent pour mieux vous condamner.

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MessageSujet: Re: Police partout ...   Jeu 8 Jan - 17:36

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MessageSujet: Re: Police partout ...   Jeu 8 Jan - 20:57

ah ah hum....y'a pas des tartes en rab ?
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MessageSujet: Re: Police partout ...   Jeu 22 Jan - 15:58

Citation :
Un rapport critique lourdement le ministère de l'intérieur dans un dossier de violences policières présumées

LeMonde.fr


C'est un rapport paru au Journal officiel, dimanche 18 janvier, qui serait un peu passé inaperçu si l'avocat-blogueur Maître Eolas ne l'avait pas repéré. En quatre pages, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) critique lourdement le ministère de l'intérieur pour n'avoir engagé aucune procédure disciplinaire contre deux policiers qui auraient passé à tabac un ressortissant turc en voie d'expulsion à l'aéroport de Toulouse, le 15 mars 2006.

Chargée de veiller au respect de la déontologie par les personnes exerçant des activités de sécurité, cette autorité administrative indépendante avait reçu le témoignage d'un voyageur présent lors des faits présumés. Dans sa lettre, ce voyageur nommé M. P. D. dans le rapport assure avoir vu 'un homme à terre, immobile (...), en souffrance, (...) qui n'oppose aucune résistance', recevoir 'des coups de pieds espacés' de la part d'un policier, à l'entrée du couloir d'embarquement de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. 'Entravé les mains dans le dos, il n'a pas la possibilité de se protéger' continue le témoin, selon lequel la scène aurait en tout duré trois minutes, avant qu'un attroupement mette finalement fin aux actes des policiers.
La CNDS dresse ensuite la liste des nombreux obstacles qu'elle a rencontrés dans son enquête. Les deux policiers mis en cause ont refusé d'être entendus, avec le soutien de leur supérieur hiérarchique. Ils estimaient que les faits avaient été 'définitivement jugés', lorsque la cour d'appel de Toulouse avait 'condamné le ressortissant turc F. A. pour refus de se soumettre à une mesure d'éloignement et violences à agents de la force publique', le 19 juillet 2006. Mais pour la commission d'enquête, cette condamnation ne peut être retenue pour disculper les policiers dans la mesure où les violences présumées auraient eu lieu dans l'enceinte de l'aérogare, 'plusieurs minutes' après la tentative d'embarquement....

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MessageSujet: Re: Police partout ...   Mar 3 Fév - 15:11

Citation :
L’homme qui ne voulait pas faire sauter l’Elysée

TEMOIGNAGE - «A6 h 30, ça sonne. J’étais en pyjama. Par la fenêtre, ils ont passé une carte, "Police criminelle". J’ai dit : "Arrêtez les gars, vous faites une farce".» C’était jeudi 22 janvier, une petite maison blanche, quartier des musiciens à Louvroil, près de Maubeuge. Zéphir Brassart, 67 ans, trapu à moustache, ancien entraîneur de foot à Maubeuge, retraité des services techniques de la ville voisine de Ferrière-la-Grande, a ouvert la porte aux policiers en civil, deux Parisiens, et un Lillois. Une semaine plus tard, il raconte, dans sa salle à manger. «Ils se sont assis là. Ils m’ont dit : "C’est très grave, vous êtes un criminel, vous avez voulu tuer le président Sarkozy".»

«Tordu». Les policiers lui montrent une lettre écrite tapée à l’ordinateur, et signée de son nom, à la main. Zéphir Brassart et sa femme citent le texte de mémoire : «Je vais te faire la peau, et ton Italienne de Carla Bruni aussi. Il y avait aussi des insultes sur l’épouse du Président. Il y avait aussi écrit que j’avais une entreprise de terroristes, contre les policiers qui mettent des PV.» La lettre menace enfin de «faire sauter l’Elysée» si son hôte ne démissionne pas. Et évoque un «sale hongrois». Zéphir Brassart : «Je ne savais pas que Nicolas Sarkozy était hongrois». En bas, son nom, son adresse. Et la signature. «Rien à voir avec la mienne.» Il bout : «Moi, faire la peau à Sarkozy ? Franchement, j’aurais mis mon adresse ? Ils m’ont tellement énervé que j’ai élevé la voix.»

La lettre, il l’a lue, vite, entre les trois policiers, qui lui disaient de les suivre. «Une longue lettre, des termes qu’on ne comprenait pas toujours. De quelqu’un qui a l’habitude des ordinateurs.» Lui sait tout juste trouver ses mails, «même pas y répondre», et surfer sur Copainsd’avant. «Je leur ai dit "ça correspond pas, c’est une erreur".» Sa femme : «Mais qui est-ce qui a pu faire ça ? C’est dingue, c’est fou. Un tordu, un malade !» Elle se souvient : mon mari «a élevé le ton quand on lui a dit qu’il était un terroriste». Lui : «Je me suis pas laissé faire, je leur ai dit qu’ils étaient chez moi.» Le policier lillois, il le connaît : «Il a fait sport-études avec mon fils. Il m’a dit :"Je t’ai reconnu. Au foot, ton fils était aussi nerveux que toi"». Ils l’embarquent. «Comme ça, en pyjama. J’ai dit que je voulais d’abord me raser, m’habiller, prendre mon café.» Un policier inspecte l’ordinateur, l’imprimante, et «fait non de la tête», se souvient l’épouse. Zéphir : «A ce moment-là, ils savaient déjà que c’était pas moi. Ils ont fouillé toute la maison, mais corrects. Je les avais prévenus, pas de menottes, pas de cellule.»

Dachau. Au commissariat de Maubeuge, la garde à vue dure sept heures. Nom du père, nom de la mère. «Mon père est un ancien déporté. Henri Brassart, FTP [Franc-tireurs et partisans, ndlr]. Il a fait Dachau et Buchenwald. Les Russes les ont libérés. Parfois, il nous réunissait, et il disait : "Vous n’êtes pas sauvés, il faut être vigilant. Ils peuvent vous prendre votre corps, pas votre esprit".» Nom des neuf frères et sœurs, service militaire, appelé en Algérie, médailles. ADN, empreintes, photo, de face et de profil, «comme un criminel. Comme dans "les Experts à Miami".» Profession ? «J’étais connu, aux services techniques. Le procureur et le juge me confiaient des gars en travaux d’intérêt général, je les mettais dans l’équipe, pour balayer, goudronner, faire les espaces verts.» Connu au foot aussi, membre du comité directeur de l’US Maubeuge. On l’interroge encore, «comme un assassin. "Combien tu gagnes ?" J’ai dit : "Tu demandes au percepteur". Il me tutoyait, moi aussi.» On lui demande de signer, pour comparer avec la signature. «Au moins 50 fois.» Devant lui, un policier téléphone. «Je l’entends dire : "On s’est planté, c’est des gens bien".» Il porte plainte contre X pour usurpation d’identité, mais attend aussi des excuses. «Pas un mot, pas un coup de fil. On vous laisse là. Ils me disent : "Vous êtes pas content, prenez un avocat". Avec quel argent ?»

Le dimanche, il croise le correspondant de la Voix du Nord au stade de foot, et lui raconte tout. «Il m’a dit : "Il ne faut pas laisser passer".» Il en parle à son voisin conseiller municipal. La maire, Annick Mattighello (PCF), l’appelle. «Elle m’a dit de porter plainte et d’aller voir mon médecin.» Le lendemain de la garde à vue, il pleure tout le temps. «Ça partait tout seul.» Sa femme «panique» quand on frappe à la porte. «On est des gens petits, et honnêtes.» La nuit, «on dort plus, on pense». Le jour, il essaie de rire : «Je sais déjà qu’au camping, en avril, je vais me faire chambrer.» Le parquet de Paris a confirmé à l’AFP qu’aucune charge n’avait été retenue contre lui. La brigade criminelle continue d’enquêter pour trouver le corbeau.

Haydée Sabéran

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MessageSujet: Re: Police partout ...   Jeu 5 Fév - 20:19


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MessageSujet: Re: Police partout ...   Jeu 5 Fév - 21:14

Citation :
Ancien CRS, Jamel Boussetta décrit certaines pratiques policières abusives et non conformes au code de déontologie professionnel. "Les réalités d'un métier qui, de plus en plus, s'éloigne d'un service public pour devenir un outil de répression, soumis à des règles de rentabilité absurdes et inefficaces".

http://www.dailymotion.com/video/x2ea4d_interview-dun-ancien-crs_news

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MessageSujet: Re: Police partout ...   Mar 3 Mar - 14:51

http://www.youtube.com/watch?v=1lFfrYgjVds
Flics contre adolescente de 15 ans

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