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 Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien

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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 19 Jan - 2:35

http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=24609&title=Extr%C3%AAme-droite%20:%20quand%20le%20hacking%20peut%20conduire%20%C3%A0%20une%20m%C3%A9prise
http://www.lyonmag.com/article/34027/manifestations-a-lyon-d-un-cote-les-extremistes-de-l-autre-les-humanistes-selon-touraine
http://www.lyonmag.com/article/34267/extreme-droite-le-prefet-du-rhone-durcit-le-ton
http://www.rue89lyon.fr/2012/01/15/exclus-fn-neofascistes-manifestent-alyon

http://www.dailymotion.com/video/xnqfmj_200-manifestants-cote-extreme-droite-marseille_news
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 19 Jan - 22:24

Citation :
Parrainer le FN ? Les maires ont le cul entre deux chaises Nolwenn Le Blevennec | Journaliste

Le Pen dénonce une pression sur les élus pendant la présidentielle. D'ex-soutiens du FN racontent les tractations et les mésaventures dues à leur engagement.

Le résultat des sénatoriales laissait espérer, pour le FN, une phase de parrainage (recueil des 500 signatures nécessaires pour se présenter à la présidentielle) facile et douce. L'élection a révélé une poussée du vote FN chez les grands électeurs (dont une grande partie peut donner sa signature pour la présidentielle). Pourtant, depuis décembre, le parti s'agite.

Marine Le Pen a déposé un recours devant le Conseil d'Etat et une question prioritaire de constitutionnalité, sur la question de l'anonymat. Elle a affiché, lors de ses vœux, une mine inquiète, évoquant déjà l'impossibilité de concourir.

Mi-janvier, sur le plateau du « Grand Journal » de Canal+, Florian Philippot, directeur stratégique de la campagne, a fini par donner un ordre de grandeur : moins de 300 promesses de signatures d'élus. « Moins qu'au même stade en 2007 », a-t-il ajouté. L'exercice serait-il plus difficile cette année ?

Quelle pression sur les maires ?

Au FN, les cadres évoquent unanimement la « grève des maires ». Les élus ne supporteraient plus la publication de leurs noms par le Conseil constitutionnel. Michel Guiniot, responsable des parrainages au FN avec Dominique Martin :

« Tout le monde l'admet, le système est à bout de souffle. Loin de sa vocation première, la signature est perçue comme un vote ou un acte politique. Les maires n'osent plus y aller. »

La publication des noms permet aussi le flicage, selon le FN. Les maires ne peuvent pas ignorer les pressions politiques des présidents des communautés de communes ou des députés. Marie-Christine Arnautu, vice-présidente du FN :

« Avec la crise et les communes appauvries, les maires ne peuvent pas se fâcher avec ceux qui leur donnent les subventions. Il y a du chantage. »

Marine Le Pen a condamné ces pressions dans un communiqué et porte plainte contre un conseiller général qui a déclaré :

« Ceux qui parraineront Marine Le Pen partagent avec elle ses sentiments anti-européens, son repli identitaire et ses options économiques et anti-sociales. »

Selon Marine Le Pen, ceci constitue « une menace évidente à l'adresse des maires » qui la parraineraient.

Le téléphone sonne dans la nuit

Une douzaine de maires ayant déjà parrainé le FN, en 2002 ou 2007, ont accepté de nous répondre sur ce point.

C'est vrai, ils souhaitent l'anonymat des signatures, pour éviter la publicité locale. Pierre Nau, ancien maire FN de Blanzée (Meuse), 70 ans, raconte :

« Plein de maires ne veulent pas se retrouver dans le journal local. A cause de ça, je connais des maires qui ont perdu leur place. Moi, ça va, c'est une petite commune. J'ai juste eu le droit à des réflexions du genre : “T'es raciste”. »

Un autre, du Calvados, « plutôt à droite », raconte qu'en 2002, après la publication des noms, il a dû enlever le téléphone de sa chambre. On lui a téléphoné deux fois en pleine nuit. Gérard Marchand, maire de Brachay (Haute-Marne), ajoute :

« Quand vous votez FN, tout le monde vous prend pour un dictateur, gendarmes inclus. Ici, on a des problèmes avec les Manouches. Parce qu'on est du FN, on voudrait exécuter tout le monde. Le mec du FN, c'est le dernier auquel on serre la main au conseil général, vous avez compris ? Je ne suis pas un hitlérien. »

« Novelli m'a demandé de parrainer Le Pen »

Mais cela s'estompe vite et c'est surmontable, selon la plupart des maires interrogés. Pas impressionné, Gérard Marchand, qui dit voter au FN au premier tour, a d'ailleurs déjà donné sa promesse de signature au parti.

Plusieurs se sentent plutôt « largement » soutenus par la population locale, comme Lucien Richard, à Magny, dans le Haut-Rhin (il a déjà donné sa promesse de signature au FN). Un autre, en Basse-Normandie, dit que cela pourrait « jouer contre lui », si la population se rendait compte qu'il ne soutenait pas le FN.

Aucun d'eux ne nous a parlé de pression politique venue d'en haut. Sauf un, et la pression était en faveur du FN. Un maire d'Indre-et-Loire, sans étiquette :

« En 2007, c'est mon député qui m'a demandé de parrainer Le Pen. Le député UMP Hervé Novelli. On se voit souvent puisque c'est le président de ma communauté de commune. Il m'a dit que ce serait bien que je le fasse, que ce serait normal qu'il puisse se présenter. »

Contacté, Hervé Novelli n'a pas retourné notre appel.

Pour les maires, c'est trop tôt

Les maires ayant déjà parrainé le FN, les années précédentes, expliquent leur silence de façon très pragmatique. Ce n'est pas encore le moment, selon Michel Verger, maire de Le Brévedent (Calvados) et chef d'entreprise de 61 ans :

« Pour l'instant, je n'ai pas pris de décision. Ils commencent tous à me fatiguer. On a pas une semaine sans coup de fil. J'en ai marre de ces conneries-là. J'attends. »

Pour se faire courtiser ? En 2002, à la dernière minute, il avait été appelé « en personne » par Jean-Marie Le Pen. Il avait eu l'occasion de lui dire qu'il n'était pas d'accord « sur tout ». Marie-Christine Arnautu pense que Marine Le Pen s'y mettra aussi, en fin de course, si il le faut.

Nicolas Bertin, 53 ans, agriculteur, maire d'Ambrief (Aisne), savoure :

« Il y a pas le feu. Le parrainage est un privilège immense, avec le vote aux sénatoriales. C'est une liberté. Il faut le prendre au sérieux. Je prends mon temps. Nous n'avons même pas encore reçu les papiers officiels. Je ne me prononce pas au stade des promesses. »

« Pas du tout adhérent au FN », Nicolas Bertin parrainera de toute façon « un petit parti ». Il n'a jamais été contacté par l'un des grands. « Rien que ça, ça m'énerve. On ne compte pas pour eux, avec nos petites ruralités. »

Nicolas Bertin dit qu'il n'a jamais été insulté pour avoir signé. Seule contrariété : quand on tapait le nom de sa commune sur Internet, pendant des années, des liens en rapport avec son parrainage FN sortaient. « Heureusement », « un informaticien pointu » de sa municipalité a réglé ça.

Où est passée la boîte de chocolats ?

Deux maires évoquent avec nostalgie la boîte de chocolats annuelle envoyée par le FN. Cette année, ils ne l'ont pas reçue. Pour Denis Kryzs, 56 ans, gérant de société, maire de Brouville (Meurthe-et-Moselle) « qui n'a pas de carte », c'est une raison de douter de Marine Le Pen :

« Pour l'instant, je n'ai rien promis [...]. Je n'ai pas reçu la boîte de chocolats de Jean-Marie Le Pen. C'est tout simple. On commence comme ça et puis après, on ne sait pas. C'est depuis que c'est la fille qu'on a plus de boîte de chocolats. »

Jean-Marie Le Pen envoyait aussi du champagne.

Sur le programme de la fille, Denis Kryzs est également mitigé :

« Supprimer l'euro, ça me paraît un peu beaucoup. Mais sur les fraudeurs, je suis pour. Dénoncer tous les fraudeurs, les magouilleurs que je connais, c'est un truc que je ferai peut-être quand je serai à la retraite. »

« Avec Gollnisch, on se tutoyait »

CONSEILLERS EN BAISSE

Autre raison qui explique la difficulté du FN : la baisse du nombre de conseillers régionaux. Le parti avait 156 conseillers régionaux en 2004 et n'en a plus que 118 depuis 2010. Dominique Martin, du FN : « L'absence de proportionnelle aux élections ne facilite pas la tâche. Nous devrions aussi avoir beaucoup plus de conseillers généraux. »

D'autre part, entre 2002 et 2007, les maires en place étaient les mêmes. Environ 65 maires qui ont parrainé en 2002 ont récidivé en 2007. Les élections municipales de 2008 ont tout compliqué. Selon le FN, 385 maires ayant parrainé en 2002, 2007 ou les deux, sont encore en place en 2012.

Enfin, si Philippe Connant, maire FN de la commune de Neuffontaines (Nièvre), n'a pas pu parrainer sa candidate, c'est qu'il a dû quitter ses fonctions :

« J'aurais été partant évidemment. Très motivé. Mais j'ai dû démissionner en mai dernier parce que j'ai eu trop de problèmes, alors que j'avais rien fait. »

Il a été attaqué par la Licra et la Ligue des droits de l'homme, pour « provocation à la haine et discrimination raciale », après avoir dit dans le journal du Centre :

« Quelqu'un qui s'appelle Mohamed n'est pas un Bourguignon. […] Les étrangers, il faut les occuper, et il faut en virer, ceux qui cassent tout. »

Du coup, Philippe Connant fait la chasse aux signatures. Il est revenu avec une seule signature, après une tournée d'une quinzaine de jours. « Le faible bilan est lié à l'anonymat. »

Pour les maires interrogés, la continuité entre Jean-Marie Le Pen et sa fille est indiscutable. Finalement – c'est étonnant –, un seul maire (de La Manche), « moins extrémiste qu'avant », retient son parrainage parce qu'il n'est pas convaincu par Marine Le Pen :

« Je réfléchis. J'étais en bons termes avec Bruno Gollnisch. On se tutoyait. Là, c'est différent. Le programme économique me plaît beaucoup moins. Je reste d'accord sur l'immigration, c'est tout.

J'hésite avec d'autres petits candidats tout aussi intéressants, Christine Boutin et Jean-Pierre Chevènement. »

Ou Nicolas Dupont-Aignan. Des candidats, crédités dans les sondages de moins de 1%, qui gênent Marine Le Pen, mais qui pourraient se désister en cours de route.

Le secrétaire général du Parti de la France de Carl Lang, Thomas Joly, ex-FN, raconte qu'en 2007, le parti ramait pour avoir les signatures. Puis tout d'un coup, « tout s'est débloqué », avec une quinzaine de signatures venant de Corse. « L'UMP avait visiblement donné des consignes. »
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Ven 20 Jan - 23:04

Citation :
Le FN " n'approuve pas du tout " la fermeture de Megaupload

Marine Le Pen a pris le contre-pied de la position exprimée par Nicolas Sarkozy, qui a salué la fermeture du site de téléchargement Megaupload, alors que le PS l'a jugée "normale".

Pour la candidate du FN, "l'enthousiasme manifesté" par le chef de l'Etat à l'annonce de la fermeture du site Megaupload "a de quoi laisser songeur". S'étonnant que le chef de l'Etat ait parlé de "criminalité" au sujet du site de téléchargement, Mme Le Pen estime qu'il "en a profité pour appeler à un renforcement de l'Hadopi", dans un communiqué diffusé vendredi. Selon elle, le président de la République "fonctionne avec les internautes comme avec les automobilistes en les rackettant".

Marine Le Pen accuse également M. Sarkozy de se faire "l'ami des majors et des multinationales qui font des marges hallucinantes sur le dos des artistes et des consommateurs, et n'encourage absolument pas la créativité". La candidate du FN propose "l'instauration d'une licence globale pour les échanges privés sur Internet, qui doivent rester libres sans que cela ne prenne en otage les ayants droit, producteurs, auteurs-compositeurs et interprètes". Et affirme qu'elle souhaite défendre fermement "la liberté sur Internet".

"Nous n'approuvons pas du tout la fermeture de Megaupload car nous voulons à tout prix défendre la liberté sur Internet", insiste David Rachline, conseiller politique de Marine Le Pen aux libertés numériques, interrogé par Le Monde.fr. "Nous savons qu'il est contre-productif de tenter de bloquer des sites très populaires comme Megaupload, particulièrement chez les jeunes."

Citation :
MegaUpload: les réactions des politiques

(...)

De son côté, l'extrême droite par la voie de Marine Le Pen se démarque de Nicolas Sarkozy, qui lui, est satisfait de cette mesure. Selon elle, "l'enthousiasme manifesté" par le président "a de quoi laisser songeur" ajoute t-elle. Elle est allée de plusieurs piques envers le chef de l’État en déclarant qu'il "fonctionne avec les internautes comme avec les automobilistes, en les rackettant". Pour la candidate du FN, Nicolas Sarkozy est "l'ami des majors et des multinationales qui font des marges hallucinantes sur le dos des artistes et des consommateurs, et n'encouragent absolument pas la créativité".

David Rachline, un proche de Marine Le Pen a tenu à faire savoir que: "Nous n'approuvons pas du tout la fermeture de MegaUpload, car nous voulons à tout prix défendre la liberté sur internet. Nous savons qu'il est contre-productif de tenter de bloquer des sites très populaires comme MegaUpload, particulièrement chez les jeunes", s'est-il confié au Monde. La candidate FN souhaite: "l'instauration d'une licence globale pour les échanges privés sur internet, qui doivent rester libres sans que cela ne prenne en otage les ayants-droit, producteurs, auteurs-compositeurs et interprètes".
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 22 Jan - 4:38

http://www.dailymotion.com/video/xntuo5_le-pen-est-notre-ennemi-hereditaire_news
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 22 Jan - 18:05

Citation :
2012: appel aux prêts de J.M. Le Pen AFP 20/01/2012

Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a lancé aujourd'hui un appel aux prêts pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen, en ciblant les détenteurs de Livret A, auxquels il a promis de meilleures rémunérations.

"Si vous avez des moyens financiers disponibles, en particulier si vous êtes sur le Livret A, qui vous donne 2,25% par mois, et bien prêtez de l'argent pour la campagne électorale à Cotelec qui vous offre du 3%", a lancé M. Le Pen lors de son blog vidéo hebdomadaire.

Cotelec est un micro-parti dirigé depuis plusieurs années par Jean-Marie Le Pen et qui prête régulièrement des fonds au Front national. Cette structure est inscrite à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

"C'est une bonne affaire et c'est une bonne action pour la France", a ajouté Jean-Marie Le Pen en souriant, sur cette vidéo diffusée sur le site internet du Front national. Interrogé par l'AFP sur ces prêts rémunérés, le trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, a expliqué que "Cotelec a toujours procédé comme ça." "Un parti politique a le droit d'emprunter à une banque, il peut donc très bien emprunter à un particulier", a-t-il ajouté.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mar 24 Jan - 2:09

Citation :
Bordeaux : le PS fait bloc face au Bloc identitaire

Le Bloc identitaire s'apprête à ouvrir un local en ville. La gauche s'inquiète de l'implantation d'une droite extrême à Bordeaux.

Conférence de presse hier de Naïma Charaï, Michèle Delaunay, Matthieu Rouveyre, Laura Slimani (MJS) et Jacques Respaud.

Le Bloc identitaire aura bientôt pignon sur rue à Bordeaux. La formation, classée à l'extrême droite quoique ses animateurs réfutent, mollement, cette étiquette (voir ci-dessous), ouvrira samedi prochain, le 28, un local baptisé « Maison de l'identité », « en centre-ville ». Où précisément ? Motus pour l'instant : les responsables girondins du Bloc tiennent l'adresse secrète ; ils redoutent des actes de vandalisme.

La mise en place de cette antenne inquiète la gauche bordelaise. Aujourd'hui à 14 h 30, une manifestation est prévue place de la République, à l'initiative, notamment, du MJS, de Sud et de l'Unef, pour contester cette implantation. Et hier, plusieurs élus socialistes ont tenu une conférence de presse en guise d'« alerte républicaine ».

" Protestations déplacées "

Alain de Peretti, coordinateur régional du Bloc identitaire, ex-conseiller régional Front national, a jugé « déplacés », hier, la conférence de presse du PS et le rassemblement prévu aujourd'hui. « Ces protestations me font rire. On a quand même le droit de créer une association et d'ouvrir un local ». « Déplacée » aussi, selon lui, l'étiquette d'extrême droite. « Je ne trouve pas cela péjoratif… mais je ne crois plus à ces clivages. Aujourd'hui, le vrai clivage se situe surtout autour de la mondialisation, des territoires. »

Quant aux rapports entre le Bloc identitaire et le cabinet Rivière, « il y a des connexions avec quelques membres de ce cabinet, comme Thierry Bouclier, mais pas avec le cabinet en tant qu'entité » assure le coordinateur du Bloc identitaire, qui refuse de préciser le montant du loyer du futur local de l'association et assure que son financement vient « des dons des sympathisants ».

Selon lui, le Bloc compte 150 membres dans la région et une bonne cinquantaine en Gironde. Il s'est illustré à Bordeaux par des actions volontairement tapageuses, par exemple contre la future mosquée de Bordeaux ou contre le cercle du silence qui se réunit place Pey-Berland en solidarité avec les sans papiers.

Pour eux, l'ouverture de cette permanence marque une nouvelle étape dans l'enracinement, à Bordeaux, d'une droite extrême. Le phénomène est apparu au grand jour il y a près de deux ans, à l'occasion d'un reportage, Les infiltrés, diffusé en avril 2010 sur France 2. Cette enquête avait semé la consternation. On y voyait, entre autres, des enfants chanter des chants antisémites dans une école privée catholique hors contrat, le collège Saint-Projet, rue d'Ornano, aujourd'hui fermé.

Ce reportage avait mis en lumière le peu de contrôle exercé par le rectorat sur les écoles privées hors contrat, et soulevé des questions sur leur financement. À ce titre, Michèle Delaunay s'est, depuis, intéressée au rôle de la Fondation pour l'école, dont le but, formulé sur son site Internet, est de contribuer à « un renouveau éducatif », en apportant son appui financier aux écoles privées hors contrat.

« Autour de Saint-Éloi »

Surprise : un décret signé en mars 2008 par François Fillon reconnaît cette fondation « d'utilité publique ». Ce qui n'est pas sans présenter des avantages au plan fiscal. Les dons sont en effet déductibles de l'impôt sur le revenu (66 % du montant du don est déductible) et de l'ISF (75 % déductibles, jusqu'à un plafond de 50 000 euros). Voilà qui choque les élus socialistes : « C'est une niche fiscale scandaleuse ! D'une certaine manière, l'État, par le biais de cette défiscalisation, finance des écoles privées hors contrat aux valeurs peu républicaines » estiment Michèle Delaunay et Matthieu Rouveyre, avant de relever que cette fondation a des attaches locales : sa trésorière, Marie-Bénédicte Pain, fait en effet partie de la famille Rivière, et de la société d'avocats du même nom à Bordeaux. Un cabinet dont les patrons sont notoirement proches des milieux traditionalistes. Thomas Rivière (1), un fidèle des offices à Saint-Éloi, était le président du cours Saint-Projet. Plusieurs collaborateurs du cabinet gravitent autour du Bloc identitaire : le juriste Thibault du Réau en a été un animateur actif, et Thierry Bouclier, spécialiste en droit fiscal au cabinet Rivière, est présenté par les responsables du Bloc comme un « sympathisant », qui intervient parfois en conférence. « C'est ainsi qu'on voit, du Bloc identitaire aux écoles hors contrat en passant par la Fondation pour l'école, s'ébaucher un certain réseau bordelais », ont estimé hier les élus socialistes. Un réseau qui a pris forme, pour eux, autour de Saint-Éloi : « La dévolution par la Ville, en 2002, de l'église Saint-Éloi aux intégristes catholiques a contribué à fixer un foyer d'extrême droite à Bordeaux »

(1) Thomas Rivière n'a pas donné suite à nos demandes d'entretiens.

Citation :
Manifestation à Bordeaux contre l'extrême droite 21.01.2012

Environ 500 personnes selon les organisateurs, 160 selon la police, ont manifesté samedi après-midi à Bordeaux à l'appel de plusieurs partis et associations de gauche pour protester contre le Front national et l'extrême droite.
"Nous dénonçons la banalisation de l'extrême droite qui se traduit à Bordeaux par l'ouverture la semaine prochaine d'un local par le Bloc identitaire", a expliqué Laurent Delage, militant NPA.

"Je refuse qu'on laisse cette frange radicale d'extrême droite avoir pignon sur rue", a expliqué Marie Bové, conseillère régionale EELV.
NPA, MJS 33, EELV, Unef, SUD étudiant, SOS Racisme, Ligue des droits de l'homme de la Gironde, qui appelaient à la manifestation, entendaient également dénoncer, selon leur communiqué, la venue dimanche à Bordeaux de la candidate FN à la présidentielle, Marine Le Pen, qui tiendra un meeting.

Citation :
Une manif contre l'extrême droite à Bordeaux Dimanche 22 janvier 2012 Par Isabelle Castéra
Environ 400 personnes ont défilé hier contre le FN et le Bloc identitaire.

500 selon les organisateurs, 160 selon la police. En réalité, les manifestants hier, dans les rues de Bordeaux étaient environ 400, devant une banderole où l'on lisait : « Intégristes, fascistes, hors de nos vies »

NPA, Jeunes Communistes, Socialistes, Europe Écologie Les Verts, UNEF, SOS Racisme et Sud Etudiants, tous indignés par l'ouverture la semaine prochaine d'un local à Bordeaux du Bloc identitaire, et la venue aujourd'hui de Marine Le Pen pour le meeting du Front national au Palais des Congrès.

La manifestation a démarré place de la République, a avancé tranquillement par le cours d'Albret pour rejoindre, la place Pey-Berland, devant le Palais Rohan dont les portes fermées pour cause de week-end, étaient gardées par une solide équipe de CRS.

André Rosevègue, a pris la parole pour l'Union juive française pour la paix. « Il faut faire attention, a-t-il commencé, à la banalisation du discours du Front national, qui se veut désormais républicain et respectable. En plus, du maintien d'un programme liberticide, il continue d'avoir dans son sein des positions clairement fascisantes. le racisme et la xénophobie restent le fonds de commerce du FN, même si la dimension antisémite est gommée, sans les dérapages de Le Pen père… »

Dans la foule, Marie Bové, conseillère régionale d'Europe Écologie-Les Verts défilait aussi, contre l'ouverture de ce local Bloc identitaire. « On ne doit pas permettre à cette frange radicale de l'extrême droite d'avoir pignon sur rue ! »

Autour de 16 heures, la manifestation s'était dissoute, avec la pluie.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mar 24 Jan - 23:50

Citation :
LE PEN - LA CANDIDATE DU FN HIER À SOCHAUX DEVANT L’USINE PSA LES YEUX DOUX AUX OUVRIERS - 19.01.12 - Serge LACROIX

ELLE VENAIT « à la rencontre des ouvriers ». Elle est d’abord tombée… sur des militants du Front de gauche, qui avaient décidé « de longue date », de tracter eux aussi, hier midi, à la sortie de l’usine PSA de Sochaux. Marine Le Pen a donc dû composer avec les supporters de Jean-Luc Mélenchon, notamment Vincent Adami, 31 ans, issu d’une vieille lignée de communistes montbéliardais. « C’est drôle », l’a-t-il interpellée, « vous vous dites proche des ouvriers, mais où sont vos militants en temps normal ? On ne les voit jamais. Où étaient-ils lors du combat sur les retraites ? »

« On ne va pas dans les manifestations parce qu’on y est régulièrement agressés par des gens de la CGT », a rétorqué la candidate du Front national, en se poussant du coude avec les militants de gauche, pour distribuer ses tracts aux salariés. La plupart préféraient garder leur vitre de portière fermée. D’autres, en s’apercevant de la présence de la présidente du FN, ne pouvaient réprimer une réaction épidermique. Tel cet ouvrier d’origine maghrébine, mort de rire, rappelant à sa façon que le pays de Montbéliard est une terre d’immigration : « Faut pas rester ici, Madame Le Pen, c’est plein d’Arabes ! » Sourires jaunes dans le staff de campagne…

DANS « LA VALLÉE DE LARMES »
Mais quelques salariés affichaient un soutien enthousiaste. « On va gagner ! », lançait l’un d’eux. Un autre est même sorti de sa voiture pour saluer sa favorite. « Il faut laisser au FN une chance de diriger le pays », confiait Cyril Tesevic, un Français d’origine serbe. « Avant, je votais socialiste. Mais depuis Mitterrand, la droite et la gauche, c’est pareil, ils se partagent les mêmes privilèges ».

Marine Le Pen cite des chiffres qui l’arrangent : « 40 % des ouvriers disent vouloir voter pour moi. La France des travailleurs et moi, on se comprend ». C’est donc très stratégiquement qu’elle a choisi hier Sochaux, ses 12.000 salariés et son plus grand site industriel de France, pour parler d’économie, à l’heure où à Paris, Nicolas Sarkozy réunissait un sommet pour l’emploi. « Il n’en finit plus de faire des sommets qui ne servent à rien. Eh bien moi, je suis dans la vallée aux côtés des ouvriers, et c’est une vallée de larmes ». Ou comment, en choisissant une métaphore lourdement appuyée, laisser entendre que le nord Franche-Comté est sinistré…

Peu importe, la candidate d’extrême-droite n’est pas là pour faire dans la dentelle. Mais pour dérouler les axes principaux de son programme économique, à grands coups de slogans bien rôdés et parfois fortement démagogiques. La mondialisation ? « C’est faire fabriquer par des esclaves dans d’autres pays des choses qu’on vend à des chômeurs chez nous. L’ultralibéralisme prôné par tous nos adversaires, en favorisant les délocalisations, tue nos emplois. Le libre-échange total, c’est le recul de nos civilisations ».

D’où la solution miracle du protectionnisme, avec son lot de taxes sur les importations et les emplois délocalisés. « Regardez Renault et sa Dacia. On nous avait dit qu’elle serait produite à l’étranger pour l’étranger. C’est faux, elle est vendue en France. C’est de la concurrence déloyale. Si nous ne nous protégeons pas, nous ne pouvons pas être compétitifs. Et pour cela, nous devons sortir du carcan de l’Europe, qui est le cimetière de nos emplois ». Vent debout contre « les grands groupes comme Total qui ne paient presque pas d’impôts en France », Marine Le Pen lorgne du côté des « petits patrons des PMI/PME ». « Eux, personne ne les aide jamais. Nous, nous ferons une loi Achetons Français, nous instaurerons le principe du patriotisme économique ». Au passage, la candidate FN veut encore « réformer le système social, en permettant la création de syndicats libres ».

Avec tout ça, elle en est certaine, elle sera au second tour contre « le gagnant de la primaire ultralibérale du premier tour, entre Sarkozy, Hollande, Bayrou et les autres ».

Citation :
En tractant à une usine Peugeot, Marine Le Pen trouve le PCF sur sa route Jean-Pierre Tenoux 18.01.12

Des militants du Parti communiste tractaient déjà à l'usine PSA de Sochaux quand la candidate du Front national y est arrivée.AFP/SEBASTIEN BOZON

SOCHAUX, CORRESPONDANCE - Lorsqu'elle est arrivée à la "portière" principale du centre de production de PSA à Sochaux (Doubs), mercredi à 12h20, pour y "tracter", Marine Le Pen a trouvé la place déjà occupée. A la même entrée, plusieurs militants du Front de Gauche, dont le secrétaire de la fédération de Belfort du Pari communiste, Jean Parenty, distribuaient leurs propres documents, invitant les salariés à venir débattre à Montbéliard avec Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent, le mardi 24 janvier, de la " ré-industrialisation de la France ".
Certains, autour de la candidate du Front national, craignaient l'affrontement, d'autant que celle-ci ne s'était pas privée de raconter, quelques minutes plus tôt, aux journalistes, comment la CGT l'empêchait " d'entrer dans les usines pour s'adresser aux ouvriers ".

Mais pas question, pour le PCF, de "céder à la provocation". Côte à côte, Vincent Adami, pour le Front de Gauche, et Marine Le Pen ont donc remis leurs tracts respectifs aux salariés de PSA quittant ou prenant leur service, lorsque ceux-ci daignaient s'arrêter devant eux. "Je ne suis pas pour la violence, moi, je suis pour le combat des idées", a expliqué M. Adami.

"Sa présence ne me fait ni chaud ni froid, a renchéri M. Parenty. Notre action était prévue de longue date, nous ne savions pas qu'elle allait venir ici. Quand nous l'avons appris, nous avons juste sorti un tract spécial pour expliquer qu'elle ne proposait rien pour les salariés et qu'elle aussi prônait une politique d'austérité".

En attendant les voitures, un rapide dialogue s'est instauré. "C'est normal que nous soyons tous là, chacun a le droit de présenter ses solutions, a insisté Mme Le Pen. C'est nous qui défendons le service public et les retraites. Mais je comprends que le fait que 40 % des ouvriers s'apprêtent à voter pour moi vous pose un problème psychologique et politique."

"ON FAIT DU BRUIT AVEC SA BOUCHE MAIS RIEN NE CHANGE"

L'objectif du déplacement de la présidente du Front national n'était cependant pas d'échanger avec les militants du Front de gauche, qu'elle croit "sincères" mais "qui se font berner par M. Mélenchon qui a passé 31 ans au Parti socialiste et invitera à voter pour François Hollande au second tour".

Il s'agissait, en terre industrielle, de dénoncer "l'enfumage supplémentaire" que représentait, selon elle, le sommet social à l'Elysée. "C'est un rendez-vous de plus, qui ne servira strictement à rien, sauf à endormir une fois encore ceux qui souffrent de la politique du gouvernement et de celle du Parti socialiste et à appauvrir davantage les plus pauvres, a-t-elle insisté.

"Ces gens, cette caste, ces élites qui vont de sommet en sommet, du G20 au G8 en passant par l'emploi, devraient plutôt descendre dans les vallées de larmes voir les tristes effets de leurs décisions sur la vie des citoyens, a-t-elle dénoncé. On fait du bruit avec sa bouche, on fait du vent avec ses mains, mais rien ne change sur le terrain."

Alors que le service de sécurité de PSA, à l'intérieur de l'usine, et la police, à l'extérieur, surveillaient discrètement la succession d'interviews accordées par Mme Le Pen, celle-ci s'en est prise au principe même de la rencontre organisée par Nicolas Sarkozy. "Elle n'a pour but que de chercher des solutions pour que le chômage soit le moins pénible possible et adoucir la souffrance de ceux qui ont déjà perdu leur emploi, a-t-elle affirmé. Moi, je ne veux pas me résigner au chômage. La France des travailleurs, trahie, humiliée, attend un changement radical. Elle n'attend pas la gestion du chômage, elle veut le recul du chômage. La France est au pied du mur. La question est : voulez-vous continuer avec ce modèle ultralibéral qui détruit tout ou voulez-vous changer de modèle économique ? Si c'est ça, je suis la seule alternative."
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 26 Jan - 2:29

Citation :
Un militant FN " tabassé " devant la Sorbonne ?
Des heurts ont éclaté mardi matin entre un groupe d'individus et des militants du Front National de la Jeunesse (FNJ) qui étaient venus tracter. Julien Rochedy, président du FNJ qui affirme avoir été frappé, a porté plainte pour violences.

Il était environ 7h15 mardi matin quand des affrontements ont éclaté devant l’Université de la Sorbonne, place de la Sorbonne (Ve arrondissement) entre une trentaine de personnes et une dizaine de militants du Front National de la Jeunesse venus distribuer des tracts. Julien Rochedy, président des "Jeunes avec Marine", qui affirme avoir été blessé au cours de cette bagarre a porté plainte mardi. La police n'a procédé à aucune interpellation.

" Cagoulés et armés "

Selon la version donnée mercredi matin par les soutiens de Marine Le Pen, les militants du Front National de la Jeunesse (FNJ) ont été accueillis à leur arrivée "par une trentaine de militants d'extrême-gauche cagoulés et armés de barre de fer, bâtons en bois et autres chaînes métalliques". "Nous notre seule arme, c'était les tracts, eux, avec ce qu'ils avaient, ils auraient pu nous tuer. Je me suis avancé pour tenter de calmer tout ça, raconte Julien Rochedy. Puis, les personnes face à nous ont commencé à nous insulter, nous menacer de mort et à me donner des coups que j'ai esquivé... Puis en reculant, je suis tombé, et là, j'ai pris des coups de pieds dans le dos et un coup de barre de fer dans la tête, à l'arrière du crâne... J'ai finalement réussi à me dégager et à partir". Selon le FNJ, les présumés "agresseurs avaient des tracts et scandaient des slogans de type 'Pas de fachos dans nos quartiers et pas de quartier pour les fachos'". Ils auraient également causé des dégâts chez les cafés et bars de la place de la Sorbonne.

Aucune trace in situ, mais bel et bien un blessé

Contactés par téléphone, les patrons des établissements de la place de la Sorbonne ont indiqué avoir effectivement "vu des gens courir sur la place peu après 7 heures du matin" mais n'avoir vu ni barre de fer, ni blessé, ni personne encagoulée. La police, qui s'est rendue sur place une vingtaine de minutes après le début de la bagarre, indiquait elle aussi n'avoir retrouvée aucune des armes mentionnées par le Front National. Elle a néanmoins confirmé avoir reçu une plainte de la part de Julien Rochedy et a ajouté qu'une enquête était en cours.

Le FN accuse Mélenchon

Pour le Front National, Jean-Luc Mélenchon, député européen et candidat du Front de gauche serait directement responsable de ces faits. "Le Front National dénonce avec force les méthodes d’une gauche à bout de souffle qui, à son habitude, a décidé de délaisser le débat d’idées au profit de l’extrême violence et de la haine. Cette agression fait écho à ces propos demandant dans son dernier discours que l’on fasse le nettoyage politique à l’égard des partisans de Marine Le Pen, affirme le parti d'extrême droite. En outre, le Nouveau Parti anticapitaliste revendique l’agression dans un communiqué officiel".

Démenti formel du Front de gauche

Sur son site, le NPA publiait en effet dès mardi quelques lignes sans équivoque à l'encontre du Front National. Toutefois, Alexis Corbière, Secrétaire national du parti de Jean-Luc Mélenchon, a tenu à récuser tout lien avec les évènements de la veille. " On veut nettoyer les idées pourries du FN du paysage politique et on ne s'en cache pas. Après, ce qu'il s'est passé hier mardi rien à voir avec nous. Nous ne sommes pas les seuls de gauche et nous ne sommes pas les seuls à vouloir en finir avec l'extrême droite et ses propos racistes... D'ailleurs, d'après ce qu'on nous savons, les militants FN auraient eux aussi porté des coups et il n'y avait ni arme, ni cagoule, tout ça, c'est du baratin " .

Des images qui " parleront "

Depuis hier matin, des patrouilleurs de la police parisienne effectuent des rondes devant l'Université de la Sorbonne pour s'assurer qu'il n'y ait aucun incident. Julien Rochedy, président des "Jeunes avec Marine" a bénéficié lui, de deux jours d'ITT après que les médecins de l'Hôtel Dieu ont constaté "des blessures dans son dos, sur ses bras et une ecchymose derrière sa tête". La scène elle, "a probablement été filmées par les caméras de vidéosurveillance installées sur la place de la Sorbonne, selon une source proche de l'enquête. Si c'est le cas, les images parleront et elles seront incontestables".

Citation :
Le leader des "jeunes marinistes" affirme avoir été agressé devant la Sorbonne

Julien Rochedy, pré­sident des "Jeunes avec Marine" Le Pen, a porté plainte au com­mis­sa­riat du Ve arron­dis­se­ment pari­sien, assu­rant avoir été vic­time mardi d'une agres­sion de "mili­ciens d'extrême gauche" pen­dant une dis­tri­bu­tion de tracts devant l'université de la Sorbonne.
Selon un com­mu­ni­qué du Front natio­nal, plu­sieurs mili­tants fron­tistes qui sou­hai­taient dis­tri­buer des tracts devant la Sorbonne ont été agres­sés par une tren­taine de "mili­ciens d'extrême gauche (...) armés et cagoulés".
Julien Rochedy se serait alors inter­posé, selon le FN, et aurait été "dure­ment frappé, pre­nant de vio­lents coups dans les côtes et der­rière la tête".
Rencontré mer­credi par l'AFP à Paris, en marge d'une table-ronde d'Idées Nations (think-tank du FN), M. Rochedy, qui n'était pas griè­ve­ment blessé, a évoqué "une ecchy­mose à la nuque" et des "héma­tomes au dos et au bras".
"L'enquête devra déter­mi­ner ce qui s'est réel­le­ment passé", a dit une source policière.
L'affaire a été confiée au ser­vice d'accueil et d'investigation de proxi­mité (SAIP) du com­mis­sa­riat du Ve arrondissement.
Selon le FN, "cette agres­sion fait écho aux pro­pos de Jean-Luc Mélenchon deman­dant dans son der­nier dis­cours que lon fasse le +net­toyage poli­tique+ à légard des par­ti­sans de Marine Le Pen".
Le parti d'extrême droite accuse égale­ment le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste, extrême gauche) d'avoir "reven­diqu(é) l'agression" dans un com­mu­ni­qué. Sans évoquer d'agression, le NPA avait affirmé mardi qu'à la Sorbonne, "devant notre nombre et notre déter­mi­na­tion, les mili­tants du FNJ (Front natio­nal de la Jeunesse) ont fui sans dis­tri­buer le moindre tract".
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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 26 Jan - 22:03

Citation :
Jean-Marie Le Pen, VRP de luxe 26/01/2012 Anne-Laëtitia Béraud

Le père et la fille sont en campagne. Marine Le Pen, présidente du Front national et candidate à l'Elysée, sillonne la France et court les médias. Elle est « vigoureusement épaulée par Jean-Marie Le Pen », reconnaît Wallerand de Saint-Just, porte-parole de la candidate pour 2012.

« Bon pied bon œil »

A 83 ans, le président d'honneur du FN multiplie depuis le début de l'année les déplacements et les prises de parole publiques. « Bon pied bon œil », selon Wallerand de Saint-Just, Jean-Marie Le Pen a prononcé le 7 janvier à Paris un discours en l'honneur du 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc. Et non Marine Le Pen, qui préfère parler crise économique et sortie de l'euro. Dans les meetings ou à la télévision, comme lundi matin sur Public Sénat-Radio Classique, le président d'honneur se consacre désormais au rôle de VRP de Marine Le Pen… même s'il n'hésite pas à évoquer ses idées, parfois différentes de celles de la ligne officielle. D'après Wallerand de Saint-Just, ce sont « les médias et les fédérations FN qui demandent Jean-Marie Le Pen ».
Pour le responsable frontiste, Jean-Marie Le Pen fait office de « vieux sage », indiquant à Marine Le Pen « les bons réflexes » à adopter dans une campagne. Ils se rencontrent d'ailleurs « très régulièrement ». Mais, foi de Saint-Just, « il n'y a pas de campagne présidentielle bicéphale », car « c'est l'expression officielle de Marine Le Pen qui compte ».
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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Ven 27 Jan - 23:08

Citation :
Propositions Hollande: des "mesurettes", selon Marine Le Pen (AFP)

PARIS — La candidate du Front national (FN) à la présidentielle, Marine Le Pen, a qualifié jeudi de "mesurettes" les propositions du candidat socialiste François Hollande, estimant qu'il essayait de "sauver un système socialo-ultralibéral".
"Ce sont des mesurettes", "un projet aseptisé", a déclaré la candidate du parti d'extrême droite sur France Info.
"Où est la rupture avec le modèle ultra-libéral? Où est la rupture avec la concurrence déloyale qu'on nous fait connaître avec le modèle (établi) sur le principe du libre-échange fou qui s'applique depuis des années?", a-t-elle lancé.
Selon Marine Le Pen, le programme socialiste est une "adaptation au modèle ... qui est à l'origine de la crise".
En refusant d'aborder la sortie de l'euro, la possibilité de faire fabriquer de la monnaie par la Banque de France pour rembourser la dette, et le protectionnisme national, François Hollande refuse de "rompre avec le système" et "essaie de sauver un système socialo-ultralibéral", a-t-elle ajouté dans la matinée au Press club de France, dont elle était l'invitée.
"Sa guerre contre la finance est une guerre avec un pistolet à bouchon", a-t-elle affirmé, utilisant une formule identique à celle de son adversaire du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon.
Mardi, à Besançon, M. Mélenchon avait affirmé qu'on ne "fait pas la guerre à la finance avec un pistolet à bouchon" : "c'est des méchants en face, c'est pas le concours de l'ENA là, c'est la lutte grave et méchante".
Pour Marine Le Pen, "une crise qui dure quarante ans, ce n'est pas une crise, c'est un système qui a été mis en place avec la complicité de nos responsables politiques".
"Mathématiquement", avec le programme socialiste, "la dette va continuer à augmenter", a-t-elle dit.
François Hollande, le candidat socialiste à la présidentielle, a pris jeudi "60 engagements pour la France" dont le coût atteindra 20 milliards d'euros par an en 2017 avec une profonde réforme de la fiscalité, des mesures en faveur des PME et des propositions sur l'éducation et la jeunesse. Côté recettes, son projet prévoit l'annulation de 29 milliards d'euros de niches fiscales, dont environ 17 milliards qui bénéficiaient aux entreprises.

Citation :
Le Pen continue de copier sur Mélenchon

C'est à croire que Marine Le Pen a du mal à trouver son propre vocabulaire. Pour critiquer le programme de François Hollande, la candidate du Front national a fustigé jeudi des «mesurettes» , «un projet aseptisé» et s'est moqué d'une «guerre contre la finance» n'étant pas autre chose qu'«une guerre avec un pistolet à bouchon» ... L'expression est bien trouvée mais Le Pen l'a piquée à... Jean-Luc Mélenchon. En meeting à Besançon mardi soir, le candidat du Front de gauche avait en effet répondu au discours du Bourget de Hollande en ces termes: «Quand il dit que son adversaire, c'est le monde de la finance, nous lui disons [...]: bienvenue au club! [...] Mais on ne combat pas le capitalisme de notre époque avec un pistolet à bouchon.» Tout pareil! Marine Le Pen est pris pour la deuxième fois en flagrant délit de copie sur le voisin. La première était lors d'un meeting à Metz, début décembre. La candidate d'extrême droite s'était proclamée représentante des «invisibles» . Six mois plus tôt, en déplacement à l'usine de Thé Eléphant, Fralib, à Gémenos (Bouches-du-Rhônes), Mélenchon avait déjà préempté cette «mission» de «rendre visible les invisibles» ... Bouh la copieuse... L.A.
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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 28 Jan - 13:06

Citation :
Emoi à Villard-de-Lans : le groupe identitaire lyonnais " Rebeyne " se rassemble en terre de résistance

http://alpes.france3.fr/info/vercors--non-aux-identitaires--72210407.html?onglet=videos&id-video=GREN_1579650_270120120924_F3

On s'inquiète dans le Vercors. Un camp d'hiver organisé es 27, 28 et 29 janvier à Villard-de-Lans par les jeunes identitaires lyonnais du groupe "Rebeyne" provoque des réactions très vives. Un tract anti-fasciste a été distribué chez les commerçants. La colère monte dans ce haut lieu de la Résistance.

Depuis hier des tracts circulent sur le plateau du Vercors, et sont distribués dans certains commerces du canton de Villard-de-Lans. Le contenu de ces tracts est assez violent : « les fascistes arrivent chez nous ! Ils viennent dans le berceau de la Résistance ! Indignons-nous »… Et un dessin montre un poing écrasant une croix gammée.

Un goupuscule récent

Qui est donc ce groupe de jeunes basé à Lyon et qui veut se réunir trois jours en montagne ? Appartient-il à l’extrême droite en pleine recomposition dans la capitale des Gaules ?
Il a été créé le 1er février 2009 sous le nom : « Rebeyne , les jeunes identitaires lyonnais »
Rebeyne est le nom que l’on donne en parler lyonnais aux révoltes qui ont jalonné l’histoire de la ville et façonné son identité.
Sur leur site internet les militants de ce groupe expliquent être apolitiques mais rebelles. Cela dit ils ajoutent sans complexe que Rebeyne « … c’est le symbole d’un refus de l’islamisation, de la pensée unique et du racisme anti-blanc qui en découle…..
« Ni dorée, ni droguée, notre jeunesse est enracinée, fière de son Histoire, de ses valeurs, de sa culture, à la fois européenne, française et lyonnaise. Elle défend son identité, aujourd’hui menacée par l’uniformisation et l’immigration massive, à travers ses actions militantes et son engagement quotidien. »

Des actions démonstratives

Depuis 3 ans, ce groupe identitaire a mené des actions volontairement spectaculaires. « Défense du parvis de la basilique de Fourvière » face à une manifestation gay en mars 2009 ; manifestation contre le financement public de l’Institut Français de Civilisation Musulmane de Lyon (IFCM) en octobre 2009 ; rassemblement contre la « Cathophobie » face à l’église Saint-Jean en mai 2010, manifestations « anti-racaille » à Lyon en octobre 2010, « action contre l’islamisation » en rebaptisant les rues de Saint-Martin-le-Vinoux près de Grenoble en novembre 2011 ……
Ce groupe a également organisé de très nombreuses réunions identitaires au cœur de Lyon et dans sa région, ainsi que des camps le week-end en Savoie, en Provence.

Le Vercors, terrain sensible

Cette fois, en choisissant le Vercors comme lieu de séjour militant, les identitaires ont peut-être commis une lourde erreur. Ce plateau profondément marqué par la Résistance reste un lieu où toute forme de ségrégation et de violence partisane est mal perçue. Les tracts hostiles à leur venue circulent. Certains commerçants ont été mis en garde après les actions violentes qu'ont subies à Lyon des commerces tenus par des français d'origine étrangère.
La gendarmerie de Villard-de-Lans ainsi que la mairie ont également été prévenus. On ignore pour l'heure le lieu de rendez-vous des identitaires lyonnais. On parle d'un gite isolé dans la montagne.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 29 Jan - 13:18

Citation :
Violences d’extrême droite à Villeurbanne : « une affaire d’une gravité toute particulière »

Le 15 janvier 2011, un couple tombe dans ce qui semble être un guet-apens sur un parking de supermarché à Villeurbanne, à la sortie d’un concert dans un squat, dont le lieu et les heures de début et de fin ont été annoncées sur Rebellyon. Agressés sur le trajet du retour vers le métro, les deux personnes sont laissées inanimées après avoir été roués de coups.

Par le nombre de personnes qu’elle a impliquée, par la violence des coups portés et l’organisation des agresseurs, cette affaire semble être l’une des plus importantes de l’agglomération lyonnaise depuis quelques années. En détention provisoire depuis un an, quatre des auteurs des violences viennent d’être relâchés, alors que la date du procès n’est toujours pas fixée.

Un an après les faits, entretien avec maître Sayn, l’avocat des personnes agressées.

Rebellyon : Bonjour Maître Sayn. Pour com­men­cer, pouvez-vous nous dire com­ment s’est dérou­lée l’enquête sur l’agres­sion ?

Bertrand Sayn : Cette affaire a été bien menée, tant dans le cadre de l’enquête ini­tiale par les ser­vi­ces de police que par le juge d’ins­truc­tion dési­gné dans cette affaire. Le fait que l’agres­sion ait été per­pé­trée à proxi­mité d’une sta­tion ser­vice a permis d’avoir les images vidéo de ce qui s’est passé. Ces images sont de très mau­vaise qua­lité et n’ont pas permis de reconnaî­tre les pro­ta­go­nis­tes. Dans le cadre des gardes à vue les enquê­teurs se sont tou­te­fois très habi­le­ment servis de ces images ce qui a permis d’inter­ro­ger les sus­pects et d’obte­nir des infor­ma­tions déter­mi­nan­tes. Le Juge d’Instruction a beau­coup tra­vaillé dans cette affaire et a réussi à mener cette ins­truc­tion sur une période d’un an. L’affaire est qua­si­ment ter­mi­née. Je pense qu’à ce jour l’ensem­ble des actes utiles à la mani­fes­ta­tion de la vérité ont été accom­plis.

RBL : On s’étonne que la presse locale, si prompte à faire des sujets sur les faits divers, n’ait pas - ou si peu - relayé ce qui semble une affaire judi­ciaire plutôt impor­tante à l’échelle de l’agglo­mé­ra­tion, qu’en pensez-vous ?

Bertrand Sayn : Il est cer­tain que cette affaire, ayant tout de même fait l’objet de plu­sieurs arti­cles ou reprise dans dif­fé­rents maga­zi­nes locaux [1], n’a pas fait les « gros titres ». Je consi­dère tou­te­fois que cette affaire est d’une gra­vité toute par­ti­cu­lière en raison de la nature des vio­len­ces, mais également du mobile. Le dos­sier établit que les deux vic­ti­mes ont été frap­pées avec des battes de base-ball et des barres, des coups de pied et des coups de poing notam­ment au visage au seul motif qu’ils res­sem­blaient à des « liber­tai­res ». Aucun regard, aucun mot n’avait été échangé. Les agres­seurs se sont pré­ci­pi­tés sur eux, le couple a été immé­dia­te­ment assailli. Le pre­mier coup est un coup de batte de base-ball sur la tempe de la jeune femme. La scène a été d’une extrême vio­lence.
Le mobile est stric­te­ment poli­ti­que. Les assaillants ne connais­saient pas leurs vic­ti­mes. Les vic­ti­mes ont été frap­pées sim­ple­ment pour ce qu’elles repré­sen­taient.

RBL : Où en est la pro­cé­dure ? Quelle sera au final la qua­li­fi­ca­tion des faits ?

Bertrand Sayn : La pro­cé­dure est qua­si­ment ter­mi­née. En raison des lois orga­ni­sant la déten­tion pro­vi­soire, les inté­res­sés ont été libé­rés après un an de déten­tion, la loi ne per­met­tant pas le renou­vel­le­ment. Nous espé­rons que le procès inter­vien­dra le plus rapi­de­ment pos­si­ble. Notre objec­tif est que l’audience sur­vienne avant l’été. Les inté­res­sés seront jugés pour des faits de vio­len­ces volon­tai­res avec arme et en réu­nion, cer­tains en réci­dive Ceux restés un peu plus en retrait seront jugés pour abs­ten­tion volon­taire d’empê­cher un crime ou un délit contre l’inté­grité d’une per­sonne, non assis­tance à per­sonne en danger et par­ti­ci­pa­tion à un grou­pe­ment formé en vue de la pré­pa­ra­tion de vio­len­ces contre les per­son­nes ou de des­truc­tion ou dégra­da­tion de biens. Ce der­nier délit, bien que créé sous la pré­si­dence Sarkozy, et très vive­ment cri­ti­qué parce qu’il sem­blait viser encore une fois les mêmes cibles et aggra­ver inu­ti­le­ment l’arse­nal pénal, trouve ici une appli­ca­tion très inté­res­sante. Il est frap­pant dans cette affaire que l’ensem­ble des per­son­nes mises en examen s’étaient effec­ti­ve­ment regrou­pées et armées dans l’inten­tion d’exer­cer des vio­len­ces.sans même avoir des cibles déter­mi­nées mais en ayant bien l’inten­tion d’en trou­ver une. Le « look » des vic­ti­mes aura suffi ce soir là.

RBL : Vous avez été l’avocat de plu­sieurs autres anti­fas­cis­tes au cours de cette der­nière année, quel bilan dres­sez-vous de ces der­niers mois sur Lyon ?

Bertrand Sayn : En pre­mier lieu il faut pré­ci­ser que les deux vic­ti­mes de ce dos­sier n’étaient pas des mili­tants anti­fas­cis­tes et ne se récla­ment d’aucune appar­te­nance poli­ti­que. Leur pré­sence s’expli­que par le fait qu’ils étaient venus voir des amis par­ti­ci­pant au concert donné ce soir là. Pour autant, il est vrai que j’ai assuré la défense de plu­sieurs per­son­nes « anti­fas­cis­tes » notam­ment cette der­nière année [2]. Les agres­sions sont nom­breu­ses. Il est impor­tant que sys­té­ma­ti­que­ment les vic­ti­mes fas­sent le néces­saire pour que la jus­tice soit saisie de ces faits.
Au plan judi­ciaire, la ten­dance est plutôt de bana­li­ser ces faits en les situant dans une oppo­si­tion extrême droite / extrême gauche. Mon expé­rience per­son­nelle me fait dire que les agres­sions sont pour l’essen­tiel des agres­sions com­mi­ses par les mili­tants d’extrême droite dont la pré­sence à Lyon est de plus en plus mar­quée. Je pense au mee­ting récent orga­nisé au parc de la Tête d’Or, à la mani­fes­ta­tion d’il y a quel­ques jours, au local ouvert à Gerland [3], au local de Saint Jean, à leur main mise sur ce vieux quar­tier de Lyon et de la peur qu’ils font régner dans ce quar­tier désor­mais « inter­dit » à toute per­sonne sus­cep­ti­ble d’être appa­ren­tée au cou­rant liber­taire d’extrême gauche ou anti­fas­ciste.
La lutte anti­fas­ciste est une lutte indis­pen­sa­ble. Elle mérite d’être paci­fi­que.

Propos recueillis le 24/01/2012. P.-S.

A lire aussi sur Rebellyon.info :
- Le communiqué du Collectif de vigilance au lendemain de l’agression
- Retour sur 2 ans de lutte à Lyon contre l’extrême-droite et ses agressions (avril 2011)
- Rassemblement des fascistes islamophobes : le point sur les violences racistes et politiques dans tout Lyon (mai 2011)
- Les articles traitant de l’extrême-droite sur Rebellyon.
Notes

[1] Note de RBL : on se rappellera notamment l’article assez surréaliste de Lyon Capitale, voir Agressions d’extrême-droite : Lyon Cap’ ment, invente et torture les faits. Deux brèves ont par ailleurs été publiées dans Le Progrès, le lendemain et le surlendemain de l’agression, et l’affaire a été mentionnée dans un article de La Tribune de Lyon

[2] Voir entre autres Procès au TGI : les néo-nazis déboutés et violents en plein tribunal

[3] Note : le local de Gerland est aujourd’hui fermé suite à plusieurs mobilisations, un autre a par contre ouvert en plein coeur de la Guillotière.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Lun 30 Jan - 21:58

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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mer 1 Fév - 3:11

http://www.20minutes.fr/ledirect/870816/bal-autriche-bhl-marine-pen-peut-etre-ruine-chances-etre-2e-tour
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jiUVTUaRfQ2h-ixeFtV5Cw9GY_SA?docId=CNG.ef04a38c02b09d1243ebe72fe54f17be.741
http://www.come4news.com/marine-le-pen-piegee-par-lautrichien-martin-graf-668837
http://www.elle.fr/Societe/News/Vienne-la-presence-de-Marine-Le-Pen-a-un-bal-fait-scandale-1891792
http://fr.euronews.net/2012/01/28/a-vienne-l-extreme-droite-en-fete-en-pleine-journee-du-souvenir-de-l-holocauste
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/01/29/97001-20120129FILWWW00133-bal-a-vienne-j-m-le-pen-relativise.php
http://www.liberation.fr/politiques/01012386575-sos-racisme-et-l-uejf-contre-la-presence-de-marine-le-pen-a-un-bal-d-extreme-droite
http://www.metrofrance.com/info/marine-le-pen-invitee-d-honneur-de-nostalgiques-du-iiie-reich/mlaC!XjQmH9bALqTI
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/Marine-Le-Pen-accusee-d-assister-a-un-bal-pour-nostalgiques-du-troisieme-Reich-a-Vienne-373719
http://www.rfi.fr/europe/20120127-visite-surprise-marine-le-pen-autriche
http://www.romandie.com/news/n/_Bal_de_l_extreme_droite_europeenne_a_Vienne_contre_manifestation270120121901.asp

http://www.dailymotion.com/video/xo3sq9_manifestation-contre-le-bal-de-l-extreme-droite-a-vienne_news
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 2 Fév - 3:31

La suite :

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/01/97001-20120201FILWWW00437-bal-a-vienne-marine-le-pen-reagit.php
http://www.lepoint.fr/politique/tolle-en-autriche-apres-des-propos-sur-les-juifs-du-leader-d-extreme-droite-31-01-2012-1425893_20.php
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/313987-marine-le-pen-a-vienne-ou-la-tentation-antisemite.html
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 2 Fév - 21:36

Citation :
Marine, c’est la galère et c’est toujours nous qui ramons !

Marine Le Pen s’est prétendue la « porte-parole du parti des ouvriers ». Comme quoi elle ne dépare pas dans le lot des politiciens menteurs. A moins que ce soit pour leur dire ça qu’elle ait réuni tout un parterre de grands patrons de la bourgeoisie française la semaine dernière dans un salon très chic du Cercle de l’Union interalliée, au cœur du VIIIe arrondissement de Paris, à 100 mètres de l’Elysée. L’augmentation des salaires ? « Je ne crois pas à une augmentation du Smic, qui repose sur l’entreprise. » Aider les patrons ? « L’Etat prendra à sa charge une partie des cotisations sociales. » Le Pen qui se dit pour les ouvriers affirme aux patrons : « Je ne suis pas votre ennemie. Je suis pour la libre entreprise, pour l’économie de marché. » Le protectionnisme national, soi-disant pour soutenir les milieux populaires ? « Il doit s’accompagner d’un plan organisé avec le monde de l’entreprise. »

Ici, le « monde de l’entreprise », ce n’est plus les ouvriers, pensez-donc ! Et la Marine aligne ses cadeaux aux patrons petits, moyens et grands : « création d’une banque publique d’investissement par le doublement du capital d’Oseo, progressivité de l’impôt sur les sociétés (15, 25 et 34%), simplification de la fiscalité par la fusion de l’IS et de la Contribution économique territoriale, développement des business angels, préférence nationale des PME tricolores pour les contrats de l’administration publique, autorisation de syndicats libres… » Et la surprise du jour : la présidente du FN suggère « la création d’un fonds de financement des petites et moyennes entreprises, abondé par les 50 plus grosses capitalisations boursières du pays (15% de leurs profits, remboursables en cinq ans). » L’organisatrice de la rencontre qui est Sophie de Menthon, l’une des chefs du grand patronat, affirme que « ce n’est pas mal du tout » !

Le journal patronal « La Tribune » qui commente cette entrevue souligne : « Un responsable de l’UIMM, puissante fédération de la métallurgie dans le patronat, salue les "propositions très alléchantes" de la candidate mais redoute la difficulté à les appliquer dans les entreprises. Une patronne vante "l’analyse très juste de la situation" faite par la présidente du FN mais s’inquiète de savoir s’il ne s’agit que de promesses sans lendemain. En oratrice aguerrie, l’hôte répond avec humour et éloquence. Le public rit et clôt la table ronde sous les applaudissements. »

Le Pen a un projet de cadeaux aux patrons, mais elle en a aussi aux ouvriers. Pour accroître sa popularité, Le Pen compte sur une dénonciation virulente des « marchés financiers » (cela ne faisait pas partie de la panoplie de Le Pen père), de « nos élites politiques » et de « la délinquance ».... car ça fait peuple et cela n’oblige pas à dire comment on compte gouverner... Son axe de campagne est ainsi résumé : « J’ai un grand projet (...) rendre aux Français leur pays, leurs richesses et leur fierté. »

Rendre nos richesses ? Celles volées aux communes par la banque Dexia ? Ah oui, comment ? Rendre les richesses volées par les actions pourries, par les dettes souveraines coulées ? Ah oui, comment ?

Et ces sommes là, ces centaines de milliards, comment les récupérer ? Par le discours démagogique de Le Pen ? Mais elle n’est nullement contre le capitalisme ! Elle prône un capitalisme national qu’elle sait elle même totalement impossible.

Certains milieux populaires pensent peut être que les déclarations de Le Pen contre "la dictature des marchés financiers" sont très radicales, mais ils se trompent. La finance, ce n’est pas spécifique des spéculateurs et boursicoteurs, c’est l’ensemble du capital et plus encore aujourd’hui. Et ces déclarations ne visent justement qu’à blanchir la bourgeoisie mondiale, l’ensemble du grand capital. Faire croire que tout est de la faute de l’Etranger, c’est aussi une manière de blanchir la bourgeoisie française, qui fait pourtant partie du grand capital et des trusts mondiaux. Le capitalisme dans sa phase nécrophile peut-il être sauvé par un relèvement des frontières ? Certainement pas ! Quant à expliquer la racine de la situation actuelle du capitalisme, Le Pen n’en est pas plus capable que d’autres politiciens.

Elle devrait plutôt nous dire où sont investis les milliards familiaux. Dans les actions pourries ? Dans les dettes souveraines ? Dans la spéculation ? Non, ce n’est certainement pas en votant Le Pen qu’on dénoncera le capitalisme !

Les vrais objectifs de Marine Le Pen : renforcer le caractère répressif de l’Etat, monter les milieux petits bourgeois contre les travailleurs, s’attaquer aux fonctionnaires, interdire le droit de grève et le droit syndical, s’attaquer aux sans-papiers, développer le nationalisme, le racisme et la xénophobie pour éviter que la colère populaire se tourne contre la bourgeoisie et le système capitaliste, enfin opposer entre eux des fractions des forces populaires pour permettre aux classes dirigeantes de mieux les frapper. C’est tout un programme qui, évidement, ne dit pas son nom : le fascisme !
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 4 Fév - 3:45

Citation :
Le GUD à poil

INFO STREETPRESS C’est un GUD-Leaks pour le mouvement étudiant d’extrême droite. Anonymous publie les comptes-rendus de réunions internes du GUD, entre cours de combats et stratégie d’infiltration des facs. Bienvenue chez les «gentlemen fascistes».

Extrait d’un compte-rendu de réunion du GUD Lyon : « Être présent à toutes les soirées ou réunions étudiantes, mettre le côté gentleman fasciste en avant. (…) Inscription des adhérents à des clubs de combat (…) pour instaurer un climat de peur pour les gauchistes. »

Le GUD (Groupe Union Défense) est le principal mouvement étudiant d’extrême droite de ces 40 dernières années, présent aux élections universitaires sous différents prête-noms. Du lourd. Crânes rasés et blousons en cuir, croix celtiques et battes de baseball, et pourquoi pas un casque de moto vissé sur la tête quand ils font le coup de poing. De quoi égayer la vie universitaire, notamment à la fac de droit d’Assas (Paris 2), leur bastion historique.

GUD-LEAKS Revigoré après quelques années de calme, le GUD avait fait une rentrée en trombe et préparait d’arrache moustache les élections universitaires à venir ce printemps à Paris et à Lyon. Mais pas de bol, vendredi 27 janvier, des Anonymous lyonnais hackent le compte mail de Steven Bissuel, le boss du GUD à Lyon. Ce qui leur permet de s’emparer du compte Twitter du GUD Lyon, de hacker le site du Gud (qui renvoie désormais vers le site du mouvement antifasciste Reflexes) et de publier échanges de mails, contacts personnels et… des compte rendus de réunion internes aux différentes section du GUD à Lyon et à Paris.
Les 10 commandements du « gentleman fasciste »

Des documents internes au GUD qui en révèlent beaucoup sur la stratégie et l’organisation de ce mouvement étudiant:

1 « L’UDJ, BRANCHE LÉGALE » DU GUD

Cela fait bien longtemps que le GUD, trop sulfureux, ne se présentait plus sous son nom aux élections universitaires. Jusqu’à présent les anciens responsables des « Renouveau Etudiant Parisien » ou autre « Union des Etudiants d’Assas – UDEA » expliquaient qu’ils n’avaient rien à voir avec le GUD. Désormais, le compte-rendu de la réunion du GUD Paris du 29 août 2011 le revendique clairement: « l’UDJ (Union Défense de la Jeunesse) [est] notre branche étudiante légale déposée en préfecture ».

2 UNE STRATÉGIE D’ALLIANCE AVEC L’EXTRÊME DROITE DURE

Le compte-rendu de la “1ère réunion GUD Lyon” annonce un « gros soutien des groupuscules nationalistes lyonnais » et évoque des « échanges de services (collage, bombage, etc.) ». La ligne du GUD reste bien celle de l’extrême droite nationaliste: le mouvement invite ses militants à lire 3 ouvrages : « Doctrines du nationalisme de [l’auteur anti-franc maçons] Poncard d’Assac, Histoire de France de [l’écrivain maurassien] Bainville, et…» le choix du 3e ouvrage n’était pas tranché en fin de réunion !
Des « formations doctrinales » internes avec Bruno Gollnisch , l’historien révisionniste Bernard Lugan, des cadres du Renouveau Français sont également prévues. Le projet de « partage d’un local » avec les néo-païens de Terre et Peuple en dit aussi long sur les alliances possibles pour le Gud lyonnais.

3 UNE ORGANISATION MILITANTE EFFICACE

« Le combat nationaliste » des étudiants du GUD prévoit un rythme d’actions intense, avec pour but de se faire connaître (les reprises médias sont notées dans les compte-rendus). Il s’agit aussi de recruter « quelques personnes » et « surtout de mettre la pression sur les cocos » . Au menu des actions : manifestations, tractages (« 10 tracts différents par semaine », « 3 tractages par semaine »), militantisme en ligne et soirées.
L’organisation passe aussi par « l’inscription des adhérents à des clubs de combat ».

4 UN FOLKLORE MILITANT INTACT

Le folklore militant du GUD reste aussi intact chez ses membres qui doivent « mettre le côté gentleman fasciste en avant ». Les 10 commandements du GUD sont désormais portés à la connaissance du grand public, parmi lesquels « Les femmes, tu séduiras » et « de Ray-bans, tu te muniras ».

5 MAIS UN MARKETING POLITIQUE SOFT

C’est la plus grosse surprise de ce GUD-Leaks: Les documents internes du GUD parisien révèlent un marketing politique qui n’a rien à envier au FN tendance mariniste. La réunion d’avant Noël préparait ainsi la campagne universitaire qui devait commencer en janvier, avec 3 piliers: la sécurité, l’excellence et le social. Rien de très skinhead dans ce programme qui hormis une vanne sur « la mise en place d’une formation accélérée pour les étudiants étrangers » propose la création d’un « parking privé pour les enseignants et les étudiants d’Assas », « l’amélioration de l’apprentissage des langues ». Rien de bien méchant pour la très propre campagne de l’UDJ. Certes un axe de campagne sur « le problème des chargés de TD ne parlant pas français », mais c’est tout.

Les parfaits « gentlemen fascistes » en vacances. Une autre photo qui a visiblement plu aux Anonymous
PAS DE IRIPOSTE Le boss du GUD lyonnais, Steven Bissuel, inscrit en première année de droit à Lyon 2 garde la tête haute : « Notre champ d’action à nous c’est la rue, pas Internet », confie-il à StreetPress quand on lui fait remarquer que sur son blog figure désormais… une photo du jeune leader nationaliste lyonnais Alexandre Gabriac torse nu dans une chambre avec derrière lui une jeune militante en haut d’un lit superposé !

Steven Bissuel a reçu des menaces téléphoniques depuis que ses coordonnées personnelles ont été publiées par Anonymous: « On m’a dit qu’on allait me fumer, mais c’est que des appels qui restent en inconnu, c’est des lâches ». Bissuel nous envoie un texto victorieux vendredi en début de soirée : « Site, courriel récupéré et bientôt le twitter ».

Yvan Benedetti, bras-droit de Bruno Gollnisch (mais exclu récemment du FN) et membre historique de l’Oeuvre Française, s’est lui aussi fait hacker quelques jours plus tôt son site web. Comme Bissuel, il n’a pas envie de rentrer dans une cyber-guéguerre avec les militants antifascistes : « Quand je vois qu’ils s’attaquent à des institutions, aux services américains, je crois qu’on ne peut pas faire grand-chose. »

L’opération « Lyon Propre » a été lancée le 14 janvier dernier. Le jour où 200 militants du groupuscule néo-fasciste Jeunesse Nationaliste manifestaient dans les rues la ville, des Anonymous antifa hackaient les sites de leur leader Yvan Benedetti pour balancer des documents confidentiels. #OPLyonPropre est le pendant français de l’Op Blitzkrieg en Allemagne qui s’était attaquée à des sites néo-nazis. Le 4 janvier les antifa allemands avait mis en ligne le site Nazi Leaks avec les coordonnées de sympathisants néo-nazis.

FN VS. GUD ? L’épic fail du GUD tombe mal pour le groupuscule à quelques mois des élections universitaires: la publication de ces documents coïncide au jour près avec la diffusion d’un communiqué interne au Front National signé de Steeve Briois et de la patronne du Front National de la Jeunesse interdisant aux membres du mouvement de jeunesse du parti de « constituer des listes communes avec des groupuscules ennemis lors des prochaines élections étudiantes ». Les « groupuscules ennemis » cités dans le communiqué n’étant pas des organisations gauchistes, mais… « le Renouveau Français et les Jeunesses Nationalistes ».

Sollicitée par StreetPress, la directrice nationale du FNJ n’était pas joignable pour commenter le sujet, trop occupée à chercher des signatures pour Marine le Pen . De son côté, le porte-parole du FNJ Julien Rochedy nous a littéralement raccroché au nez lorsqu’on a prononcé le mot “GUD”.


Steeve Briois sort les crocs

Les « gentlemen fascistes » du GUD devront donc continuer à militer seuls et ont désormais beaucoup moins de chances de « récupérer les électeurs étudiants du FN » aux prochaines élections aux CROUS.

Reste une inconnue, la stratégie du FN, qui ne pourra plus compter sur le GUD pour s’implanter dans les facs. En 2006, les jeunes du Front National avaient déposé leur propre liste, alternative à celle des Gudards : « Agir pour un CROUS qui Mousse », avec pour mot d’ordre « Bière et Saucisson pour tous ».
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 4 Fév - 17:12

Citation :
Une marche contre le Bloc
Le mouvement Bloc identitaire a inauguré son local samedi. La contre manifestation a eu lieu dans le calme.

L'affrontement idéologique n'a pas tourné à l'affrontement physique, samedi. (Photo Guillaume Bonnaud)

Après « La Barricade » à Paris, « La Traboule » à Lyon, « Ti Breizh » dans le Trégor, après Nice et Lille, Bloc identitaire Aquitaine a inauguré samedi soir une nouvelle maison de l'identité. Une vitrine et un lieu de rassemblement du mouvement identitaire classé à droite de l'extrême droite.

« L'Échoppe », située dans un local loué à un rez-de-chaussée de la rue Thérezia-Cabarrus à Bordeaux a ainsi accueilli quelque 50 à 100 sympathisants samedi.

Dans un récent communiqué, Bloc identitaire avait détaillé les lieux qui devraient comprendre une bibliothèque, une salle de conférence, un cinéclub, ainsi qu'un bar associatif.

Une inauguration sous haute surveillance policière puisque cette ouverture, après moult effets d'annonces vécus comme des provocations, a conduit près de 200 personnes dans la rue samedi. Avec pour mot d'ordre « s'élever contre une extrême-droite extrême ayant pignon sur rue ». Le cortège s'est ébranlé de la place de la République avec l'intention de se diriger vers ledit local.

Quelques élus étaient dans le cortège, mais surtout beaucoup de jeunes, qui faisaient flotter des drapeaux rouges (NPA, Front de gauche ou Verts). Tout ce petit monde défilant au son de « pas d'extrême droite dans nos quartiers, pas de quartiers pour l'extrême droite ».

La police a contenu les manifestants dans une portion du cours Gallieni coupé à la circulation, afin d'éviter que l'affrontement idéologique ne tourne à l'affrontement physique. Mais ce n'était pas, cette fois, l'expédition punitive redoutée. Aucun incident n'est à déplorer.

C.D. et Fl.M.

Citation :
Extrême droite à Bordeaux : le PS demande à Alain Juppé de prendre position 30.01

Le mouvement Bloc identitaire a inauguré son local samedi à Bordeaux. Le PS girondins se dit "surpris" que le maire de Bordeaux ne se soit pas exprimé à ce sujet

Une manifestation avait lieu samedi pour protester contre l'inauguration du local du Bloc identitaire à Bordeaux.

A l'occasion des voeux à la presse girondine, le premier secrétaire fédéral Ludovic Freygefond s'est montré "surpris de ne pas entendre Alain Juppé prendre position" sur la création d'une "maison de l'identité" à Bordeaux par le groupe d'extrême droite bloc identitaire.

"Je ne mets pas en doute ses convictions contre l'extrême droite mais il est étonnant que seuls les élus de gauche se soient engagés contre cette maison de l'identité" a déclaré Ludovic Freygefond, tandis que le conseiller général et municipal Matthieu Rouveyre énumérait la multiplication de la présence de l'extrême droite à Bordeaux.

Citation :
COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Le PS prône la vigilance face au Bloc identitaire

L’ouverture demain à Bordeaux d’un local du mouvement Bloc identitaire « constitue une étape supplémentaire dans l’enracinement de l’extrême droite à Bordeaux», s’est inquiété Ludovic Freygefond, Premier secrétaire fédéral du PS en Gironde. Et d’ajouter « à quelques mois de l’élection présidentielle, l’extrémisme aura désormais pignon sur rue non sans une certaine bienveillance de la municipalité bordelaise. Il est du devoir de toutes les forces républicaines de porter la contradiction de cette pensée xénophobe et manipulatrice. »

Le responsable socialiste souligne que « malgré les tentatives d’illusionnisme entreprises par Marine Le Pen, le Front National n’a pas évolué. Il est toujours animé par une idéologie haineuse, brillant par le vide de ses propositions, notamment économiques ». « Comment vouloir mettre en en place une taxe sur les importations et en même temps promettre de garantir le pouvoir d’achat des ménages ? » s’est interrogé l’élu girondin.

Pour lutter contre ces fausses solutions et préserver l’esprit démocratique et laïc de la France, la Fédération du Parti Socialiste de Gironde se dit être particulièrement vigilante aux actions que le Bloc identitaire pourrait entreprendre et les activités qui seront menées autour de cette nouvelle implantation.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 5 Fév - 20:22

Nota : il n'y a plus d'accord électoral entre le FN & les identitaires

Citation :
Les Anonymous infiltrent l’extrême droite lyonnaise

Les désormais célèbres pirates du Web ont diffusé le 14 janvier via Twitter les données numériques des groupes lyonnais d’extrême droite. Surprise : alors que la double appartenance a été proscrite par Marine Le Pen, des membres du FN demandent leur adhésion au groupe pétainiste L’Œuvre française.

Début janvier, les Anonymous lançaient en Allemagne une opération “Blitzkrieg”, et dévoilaient des informations confidentielles concernant le NPD, le parti d’extrême droite allemand. Le 14 janvier, à l’occasion de la manifestation nationaliste à Lyon contre la présence française en Afghanistan, une opération “Lyon propre” s’enclenche.

Les activistes du Web piratent les sites liés aux mouvements d’extrême droite lyonnais, mais aussi tout le contenu des boîtes mail d’une des têtes pensantes de L’Œuvre française et du mouvement nationaliste en France, Yvan Benedetti.

Le FN et les identitaires membres de l’Œuvre française

Marine Le Pen est formelle : on ne peut appartenir dans le même temps au FN et à L’Œuvre française. Yvan Benedetti en a fait les frais en 2011. Les documents révélés vont-ils provoquer une nouvelle “purge” au FN ? On y trouve en effet des demandes d’adhésion émanant de cadres du FN.

“Je souhaiterais être membre, mais avant de remplir le formulaire, j’aimerais savoir si je peux obtenir une place de cadre au niveau de la sécurité”, écrit ainsi Thierry Bisch à L’Œuvre française. Avant d’ajouter : “Je suis actuellement membre du FN et j’ai une place (bénévole) au sein du DPS (c’est la sécurité duFront national), je suis chef d’équipe du Jura.”

La liste des membres compte également Jean-Marie Cojannot, qui s’est hissé au second tour des cantonales en 2011 pour le FN dans le Vaucluse. Plus important, Amaury Navarranne, l’ancien responsable des “Jeunes avec Gollnisch”, est désormais l’un des bras droits de Benedetti [il a envoyé depuis un droit de réponse en A/R pour nier tout lien avec Benedetti depuis son exclusion du FN] pour l’organisation des camps d’été de Jeune nation, un site Web ouvertement raciste. Aujourd’hui, sur le site flambant neuf du FN, il apparaît comme membre du comité central, aux côtés de cadres du Front comme Louis Aliot ou Alain Vizier.

Les identitaires, qui viennent d’apporter leur soutien à Marine Le Pen à Nice, sont là aussi, avec un certain Thomas Speciel, responsable terrain des identitaires de Vendée.

Un local de l’extrême droite à la Guillotière

Parmi les perles mises en lumière par les Anonymous, la région Rhône-Alpes est omniprésente. Un Éric Riget de Genève “souhaite se préparer à la lutte armée clandestine”. Un habitant de Firminy (Rhône), membre de la fraternité Saint-Pie X, se veut “ami d’un nationalisme de bon aloi tel que le présentait doctrinalement Maurras”. Un Stéphanois, membre du Parti nationaliste français (PNF), possède comme loisir le “nationalisme social”, et un Savoyard demande de la documentation, avec son adresse d’employé du Crédit agricole.

Le conseiller municipal de Vénissieux et ancien cadre du FN Yvan Benedetti a été largement pris pour cible par les hackers. Ont été révélés son adresse personnelle, son numéro de portable et l’ensemble de ses noms de domaine, qui hébergent des sites liés à l’extrême droite radicale : Œuvre française, Jeune nation, La Flamme ou encore le Cercle du 6 février. Les Anonymous révèlent aussi l’existence d’un appartement au nom d’Yvan Benedetti en plein cœur de la Guillotière, au 19, rue de Marseille. Ce local, dans un quartier à forte communauté musulmane, servirait désormais de camp de base aux Jeunesses nationalistes d’Alexandre Gabriac.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mar 7 Fév - 0:02

Citation :
L'extrême-droite française, cible des Anonymous Boris Manenti 06-02-2012

Après "Blitzkrieg", opération visant à lister des néo-nazis allemands, les cyber-militants se sont attaqués à des sites nationalistes français, puis au Ku Klux Klan.

Les Anonymous se sont lancés dans une vaste opération de piratage des groupuscules français d'extrême-droite, voire fascistes, révélant des liens troubles avec le Front national.

Le collectif de cyber-militants a d'abord lancé l'opération "Blitzkrieg", début janvier, publiant une liste de "néo-nazis allemands" liés à l'extrême-droite allemande. "Vous vous êtes rendus responsables de nombreux crimes contre l'humanité [...] et avez ainsi attiré l'attention du collectif connu sous le nom d'Anonymous", lancent-ils.

Les Anonymous se sont ensuite penchés sur les groupes français, après une manifestation à Lyon intitulée "Jeunesse nationaliste" et lancée par Alexandre Gabriac, candidat du Front national aux cantonales à Grenoble avant d'être exclu après un article du "Nouvel Observateur", et Yvan Benedetti, responsable du groupe pétainiste "l'Oeuvre française".

A travers l'opération "Lyon propre", les Anonymous ont piraté le site nationaliste "Jeune nation", le site du Front national "La flamme", le site de "l'Oeuvre française" et d'Yvan Benedetti, et le site du principal mouvement étudiant d'extrême droite Groupe union défense (GUD). Ils ont également pris le contrôle du compte Dailymotion du groupe nationaliste "Cercle du Six février".

Contacté par "le Nouvel Observateur", les trois Anonymous français derrière ces piratages affirment "vouloir interpeller le grand public sur ce qui se passe à Lyon. La ville est un point de convergence de l'extrême-droite française... C'est pour cela que nous avons ciblé les principaux moteurs du renouveau du fascisme dans la jeunesse lyonnaise". Ils promettent "de nouvelles révélations" dans les jours, ou les semaines à venir...

Fascistes et Front national

Les Anonymous ont ainsi diffusé des listings de membres de ces groupuscules (avec coordonnées personnelles), des copies d'e-mails, des photos, etc. De quoi laisser apparaître des liens troubles avec le Front national, et plus particulièrement de Bruno Gollnisch, eurodéputé et ancien candidat à la présidence du parti.

Du côté de "l'Oeuvre française", la liste des membres compte notamment Jean-Marie Cojannot, candidat FN aux cantonales dans le Vaucluse, et Amaury Navarranne, membre de la direction du FN, pointe "Lyon Capitale". On apprend aussi qu'un certain Eric R. appelle le groupe pétainiste à préparer "une lutte armée clandestine". La direction du Front national, Marine Le Pen en tête, refuse pourtant que ses militants puissent être adhérents à "l'œuvre française".

Les Anonymous ont également piraté le compte e-mail de Steven Bissuel, responsable du GUD à Lyon, leur permettant de s'emparer du site et du compte Twitter de mouvement étudiant d'extrême-droite, rapporte le site StreetPress. Ils ont ainsi publié e-mails, contacts et comptes rendus de réunions internes, révélant la stratégie du GUD pour les élections universitaires à Paris et Lyon.

Le mouvement utilise des prête-noms pour se présenter aux élections étudiantes, en particulier l'Union Défense de la Jeunesse (UDJ). Des "formations doctrinales" internes sont prévues avec Bruno Gollnisch du Front national, et l'historien d'extrême-droite Bernard Lugan. Le GUD propose aussi à ses militants 10 commandements dont "mettre le côté gentleman fasciste en avant", "les femmes tu séduiras" ou "de Ray-bans tu te muniras".

Enfin, un certain Philippe Coste, présenté comme "militant fasciste actif" a vu son compte e-mail et son compte Twitter piraté par les Anonymous, qui ont publié un échange avec le révisionniste Robert Faurisson. L'occasion de révéler une curieuse correspondance entre Bruno Gollnisch et Robert Faurisson.

Alors que l'opération "Lyon Propre" commence à être reprise par la presse, les Anonymous se tournent désormais vers les Etats-Unis. Les cyber-militants continuent leurs piratages et révèlent les coordonnées détaillées de Thomas Robb, pasteur présenté comme le directeur du Ku Klux Klan, d'Alex Linder, présenté comme responsable du mouvement néo-nazi "No Jews. Just Right." ("Plus de juifs. Parfait."), et d'Alex Carmichael, présenté comme responsable du groupe néo-nazi "La ligue des patriotes américains".
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mar 7 Fév - 23:31

Citation :
Mélenchon et Le Pen courtisent la " France du non " | 07.02.12

Marine Le Pen contre Jean-Luc Mélenchon, c'est un peu un match dans le match. Deux styles qui se ressemblent. Deux candidats qui se disputent le leadership de la critique de la crise économique. Et qui veulent conquérir l'électorat ouvrier. Le candidat du Front de gauche (Parti de gauche, Parti communiste, Gauche unitaire) tente d'installer cette bataille en usant de propos très durs. Plus un meeting sans que M. Mélenchon n'interpelle la candidate du Front national.
De son côté, Mme LePen ne se prive pas d'attaquer M. Mélenchon, lui imputant une responsabilité dans les contre-manifestations lors de ses réunions. Elle le place ainsi de fait dans le rôle… de son principal opposant. Le candidat de la gauche de la gauche ne mâche pas ses mots. Comme ce jour de janvier à Besançon où, jouant Mme Le Pen, il lâche cette phrase : "Voyez mes ailes, je suis un oiseau et je parle comme Mélenchon. Et de temps à autre, je suis xénophobe, voyez mes pattes, je suis un rat. Ça vous fait une chauve-souris !" Quelques minutes plus tard, il la traitera de "semi-démente".

Cette fois, Mme Le Pen a choisi de laisser filer. Cela n'a pas toujours été le cas. En mars 2011, elle décide de l'attaquer pour "injures publiques" après qu'il l'a qualifiée de "fasciste" sur le plateau d'i-Télé. "On a besoin de retrouver des mots qui clivent, analyse François Delapierre, directeur de campagne de M. Mélenchon. On essaie de provoquer quelque chose de binaire qui crée une controverse et oblige chacun à s'interroger."

DÉCONSTRUCTION DU DISCOURS DE MARINE LE PEN

Le Front de gauche part de l'idée qu'il ne sert à rien de combattre le FN sur le terrain moral. "Le cordon sanitaire ne marche pas", juge Alain Hayot, membre de la direction du PCF. L'objectif, ajoute -t-il, est de "reconstruire une conscience de classe des victimes du système". Pour lui, cela passe par une déconstruction du discours de Marine Le Pen. Un tract, qu'il a corédigé, appelant à dénoncer "l'imposture Le Pen" a ainsi été tiré à 8,5 millions d'exemplaires.

Deux livres sur le sujet ont également été publiés par des proches du candidat – Le Parti de l'étrangère, d'Alexis Corbière (éditions Tribord, 180 pages, 6 euros) et Les Cinq Mensonges du Front national, de Laurent Maffeïs (éditions Bruno-Leprince, 2011). "Qui combat le FN aujourd'hui ?, interroge M.Hayot. L'UMP le légitime, le PS, lui, l'instrumentalise avec le vote utile."

Autre "verrou à faire sauter" : l'idée selon laquelle les ouvriers voteraient généralement pour le FN. "L'électorat du FN n'est pas majoritairement ouvrier, affirme M.Hayot. Il y a un vote ouvrier FN mais c'est un vote traditionnel de droite." Pour le Front de gauche, le problème de l'électorat ouvrier est surtout celui de l'abstention.

L'idée est également de disputer la place de leader de la "France du non" au Traité constitutionnel européen de 2005. "Marine Le Pen, c'est le pire visage du non, estime Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche. C'est un non nationaliste et xénophobe." Chez les partisans de Mme Le Pen, on souligne que même s'il a voté non en 2005, M. Mélenchon avait appelé à voter oui au traité de Maastricht en 1992, sorte de péché originel dans leur bouche…

SE PLACER AU-DESSUS DE LA MÊLÉE

Du côté du FN, on semble en tout cas vouloir ignorer ces attaques. Et se placer au-dessus de la mêlée. "Mélenchon se trompe d'adversaire. Son adversaire, ça devrait être François Hollande. Le FN n'a aucune responsabilité dans la mondialisation et les délocalisations", estime Louis Aliot, numéro 2 du FN et directeur opérationnel de la campagne présidentielle.

Surtout, pour les stratèges du FN, M. Mélenchon est "décrédibilisé". "Il a participé au gouvernement Jospin, il a passé trente et unans au PS, il met en avant ses relais syndicaux. Il joue le rôle de rabatteur pour le système", continue M. Aliot, qui pense, peu ou prou, que M. Mélenchon est une sorte d'aiguillon pour faire pencher le PS à gauche.

Le Front de gauche et la CGT ont mené une offensive concomitante contre la candidate du Front national. Ce qui, malgré les déclarations des dirigeants frontistes, gêne quelque peu la tentative d'implantation du parti d'extrême droite dans le milieu ouvrier organisé. Surtout que le FN ne dispose que de peu de relais dans le monde du travail.

Pour Louis Aliot, si M. Mélenchon bénéficie ainsi d'une bonne implantation dans les entreprises – via les syndicats, donc, et les réseaux du PCF –, le FN a, selon lui, un "ancrage électoral ancien" : "Les classes populaires qui votent FN le font depuis au moins 1995", affirme-t-il.

"CETTE PHRASE, C'EST NOUS QUI AURIONS DÛ LA SORTIR"

Si le fond du Front de gauche ne convainc évidemment pas le FN, la forme, elle, lui fait envie. Ainsi, certains cadres du FN, fin 2011, jalousaient le slogan: "La France, la belle, la rebelle". "Cette phrase, c'est nous qui aurions dû la sortir", regrettera un proche de Mme LePen.

Florian Philippot, le directeur stratégique de la campagne de Marine Le Pen, jure qu'il n'y a aucun dispositif anti-Mélenchon du côté du FN. "Mélenchon ne représente aucune menace", tranche celui qui accorde le qualificatif d'"adversaires principaux" à François Hollande et Nicolas Sarkozy.

"Avec son obsession sur Marine Le Pen, Mélenchon nous met au centre de la campagne. Et il oublie de parler de Sarkozy et ses électeurs lui en veulent", estime le jeune haut fonctionnaire.

Pour M. Philippot, les saillies anti-Marine Le Pen du candidat du Front de gauche sont un aveu de faiblesse. "S'il s'énerve, c'est qu'il voudrait progresser chez les ouvriers. Il considère que ça devrait être une rente naturelle, mais ça ne l'est pas. C'est Marine Le Pen qui crée de l'espérance et ça l'agace", avance M. Philippot. Lequel se dit persuadé que le discours "immigrationniste" de M. Mélenchon et son refus de faire de la Nation le seul rempart protecteur le coupent de l'électorat populaire.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 9 Fév - 3:51

Citation :
Web campagne : Marine Le Pen libérale-libertaire Tefy Andriamanana | Mardi 7 Février 2012

La présidente du FN dispose d’une bonne présence sur le Web, le FN est même le premier parti français sur Facebook. Mais une « Marinosphère » peut-elle émerger sur la Toile… en dehors de son parti ?

Elle dit ne pas encore avoir ses 500 signatures mais elle a déjà ses 33 000 fans. Marine Le Pen est ainsi la troisième candidate à la présidentielle sur Facebook. Mieux : le FN est le premier parti sur le réseau avec plus de 50 378 fans alors que le PS atteint les 34 400 et des poussières et l’UMP doit se contenter d’à peine 22 000 fans. Par rapport à son poids électoral, le FN bénéficie d’une véritable force de frappe sur Internet.

Autre point fort du FN : la force des blogs issus des mouvances à la droite de la droite voire d’extrême-droite. Des catholiques radicaux aux identitaires en passant par les souverainistes conservateurs. Sur cette cartographie de l’agence Linkfluence et du Monde.fr, on voit bien la sur-représentation de ces mouvances dans la blogosphère française.

Cette force de frappe avec le très connu Fdesouche en navire amiral est souvent appelé « fachosphère ». Un terme rejetté au sein de l’équipe de campagne de Marine Le Pen. « Dire ça, c’est dire que tous les gens qui nous soutiennent sur Internet sont des fachos », affirme David Rachline, responsable de la campagne web de la présidente du FN. Pour autant, Fdesouche peut-il être un potentiel soutien ? « On a des points communs (…) Mais je ne suis pas sûr qu’ils aient envie d’être assimilés à nous », répond le communicant.

LE PEN EN APPELLE AUX BLOGUEURS

Et pour ce dernier, la force du FN sur la Toile est liée à une « dynamique électorale et militante ». D’ailleurs, comment transformer ces blogueurs, en dehors des gros poissons de type Fdesouche, en militants marinistes ? Si leurs idéologies sont diverses, des catholiques radicaux aux souverainistes, ils peuvent constituer un vivier de soutiens en vue de 2012. En janvier, cette dernière a d’ailleurs lancé l’initiative « Toile bleue Marine », permettant à chaque blogueur de faire enregistrer son site sur une liste de soutien et d’afficher un logo à l’effigie de la candidate. David Rachline annonce que « 600 blogs » ont d’ores et déjà rejoint le mouvement.

Le but : créer un groupe informel de soutien à la candidate. « On va faire une sélection de blogueurs qui participeront à une rencontre avec Marine Le Pen (en mars, ndlr) », explique David Rachline. Ce dernier veut davantage cibler « l’internaute lambda » que le militant encarté. Deuxième étape : créer un portail web où chacun pourra poster des billets politiques et autres contenus, portail modéré par les équipes de Le Pen (des bénévoles). De même, ces contributeurs ne seront pas forcément encartés au Front. Pour le responsable de la web campagne, ils « seront libres, l’objectif est de rendre plus visible ce que font les internautes ». La ligne du futur site ne sera donc pas celle du Front, une autre façon d’ouvrir les portes et fenêtres du parti.

Bref, la caractéristique principale de cette web campagne, c’est la « défrontisation » de Marine Le Pen. Aux blogueurs sympathisants, elle demande d’afficher non pas la flamme du FN mais un M avec son effigie de couleur… bleu marine, dans vraiment dans les codes habituels du Front. « Toute la campagne est comme ça, c’est dans l’esprit de la Ve République, c’est la rencontre d’une femme et d’un peuple », se justifie David Rachline.

« DÉFRONTISATION »

Pourtant, en matière de rupture entre le parti et la candidate, Marine Le Pen va plus loin que certains de ses concurrents. Sur son site de campagne, le FN n’apparaît nulle part. A l’inverse, le site de Hollande reprend les couleurs du PS et fait des liens vers son parti ainsi que vers les sites du PRG ou du MJS. François Bayrou, sans reprendre le logo du MoDem, a gardé la couleur orange typique de son parti sur son site officiel.

Cette « défrontisation » a un objectif : attirer vers Marine Le Pen des gens qui ne partagent pas forcément l’ADN politique du Front. « La majorité des gens qui viennent vers nous via le Web ne sont pas les gens que l’on croise sur les marchés, ça peut amener des gens qui ne s’intéressent pas à la politique », estime David Rachline. Un électorat jeune, ne se reconnaissant plus dans le clivage droite-gauche, diplômé mais déclassé et désabusé…. Une belle cible pour Marine Le Pen qui ne cherche pas ses électeurs qu’à Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

Cette « défrontisation » se perçoit aussi sur les sites « satellites » de la campagne Le Pen. Exemple avec le site des « Jeunes avec Marine », où aucune mention du FN n’apparaît. Ces soutiens de la candidate se sont également lancés dans le détournement d’images, grand classique de la culture. Des créations pas toujours réussies mais qui changent des affiches traditionnelles du FN.

Ce mouvement s’était fait connaître avec l’affiche controversée « Choisis ta France » devenue, volontairement ou non, une habile campagne web. Cette création dévoilée en novembre sur la Toile par Les Jeunes avec Marine avait fait le buzz et a été l’objet de multiples parodies. L’indignation des anti-FN a permis la diffusion en masse de l’affiche et de médiatiser les supporters de Marine Le Pen. L’affiche s’est fait connaître bien avant d’être collée sur tous es murs de France. Faire le buzz pour le buzz, faire parler de soi quitte à faire polémique, miser sur la réactivité de ses opposants, une technique de communication vieille comme le monde. Et qui a l’avantage de ne rien coûter.

LE FN EST-IL LIBERTAIRE ?

Car, cette web campagne basée sur les blogueurs et les réseaux sociaux n’a pas qu’un objectif de branchitude. A l’heure où les finances du parti sont plus que dans le rouge, faire campagne sur le Web a l’avantage d'être moins cher qu’un meeting bling-bling ou une campagne massive d’affichage ou de tractage. Mais David Rachline dément tout choix financier par défaut : « Je crois en l’addition des moyens de campagne, ce n’est pas une campagne low cost ». Mais seules 4 personnes travaillent actuellement sur la campagne web de Marine Le Pen… quand le staff numérique de Hollande en compte 35.

Si Marine Le Pen veut s’investir sur le Web, elle compte aussi sur ses propositions. Des idées pas forcément en adéquation avec la pensée dominante au FN. Elle a pris des positions fermes contre la Hadopi, la Loppsi et toutes les mesures visant à accroître le contrôle du Web. Le FN s’est aussi élevé contre la fermeture de Megaupload, adoptant ainsi la même position que… Eva Joly. Marine Le Pen qui rejoint les libéraux libertaires… Paradoxal ? La présidente du FN évoque même le cas du Traité ACTA, « cet Hadopi mondial qui avance masqué et que l’Union européenne soutient ». Une de ses propositions majeures est de « garantir la liberté sur Internet au niveau constitutionnel ». Une position également partagée… par les Jeunes socialistes.

Contradictoire lorsqu’on tient un discours critique sur les libertés en termes de sécurité ou d’immigration. « On ne met en danger personne en téléchargeant un film ou de la musique », répond David Rachline, qui conseille également Marine Le Pen sur les « libertés numériques », terme et formulation typiques des militants libertaires du Web, pas vraiment la tasse de thé du FN. Mais dénoncer la fermeture de Megauload avec les écolos post-soixantehuitards, est-ce que pose des problèmes de conscience au Front ? Réponse étonnante du conseiller de la candidate : « Cela ne me dérange pas, plus on est mieux c’est ». Marine Le Pen en accord avec les fanas du « Il est interdit d’interdire »… Comme quoi son jumeau de gauche n’est pas celui qu’on croît.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 9 Fév - 22:16

Citation :
Mélenchon-Le Pen : deux programmes radicalement opposés | 07.02.12

L'ardeur mise par Jean-Luc Mélenchon à défier Marine Le Pen est proportionnelle au fossé qui sépare les deux programmes. Si certaines mesures ponctuelles peuvent les unir (défiance à l'égard du système financier, hausse du smic, suppression de la loi Hadopi, sortie de l'OTAN), il n'y a que la candidate frontiste pour teindre son programme de mesures ultra-sécuritaires et de préférence nationale.
Elle seule préconise ainsi de privilégier l'embauche de travailleurs de nationalité française, de réserver les allocations aux familles dont au moins un des parents est français et de donner la priorité pour l'accès aux logements d'étudiants aux Français.


Sur la santé, l'abîme est flagrant. Quand le candidat du Front de gauche propose de rembourser 100 % des dépenses de santé, de "corriger" les limites de la couverture maladie universelle et de revenir sur le droit de timbre pour l'accès à l'aide médicale d'Etat (AME), la candidate du FN propose la suppression de l'AME et un délai de carence d'un an de résidence en France pour pouvoir bénéficier des avantages de la Sécurité sociale.

Autre, et majeur, sujet de division profonde : l'immigration. Quand M. Mélenchon veut régulariser tous les sans-papiers, Mme Le Pen veut tout simplement rendre impossible leur régularisation ; lui veut "rétablir" le droit au regroupement familial, elle veut le supprimer ; il souhaite un "respect intégral et automatique" du droit du sol dès la naissance, elle veut le supprimer ; il désire faciliter les droits des femmes immigrées victimes de violence, elle veut les placer sous condition. Surtout, Mme Le Pen compte réduire de 95 % le nombre d'immigrés légaux en cinq ans.

MINISTÈRE DES DROITS DES FEMMES

La présidente du FN est en outre farouchement opposée au mariage et à l'adoption homosexuels quand le député européen se dit favorable aux deux. Celui-ci fait de plus nombre de propositions en faveur des femmes telles que la création d'un ministère des droits des femmes et de l'égalité et l'adoption d'une loi-cadre contre les violences faites aux femmes. La présidente du FN ne mentionne, elle, la question des femmes qu'à travers celle des mères, avec notamment un abaissement de l'âge de la retraite pour les mères ayant élevé au moins trois enfants ou un enfant handicapé.

Mme Le Pen préconise également un lourd tour de vis répressif. Au-delà même du rétablissement de la peine de mort ou de la "perpétuité réelle", elle prône une grande intransigeance contre les auteurs de délits ou de crime : suppression des prestations sociales pour toute peine d'emprisonnement d'un an ou plus, amende forfaitaire de 1 500 euros pour les outrages à agent, expulsion systématique des sans-papiers et des étrangers condamnés pénalement. M. Mélenchon se prononce pour l'abrogation des "lois sécuritaires et liberticides", dont la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI).

Enfin, si les deux candidats ont prôné le non au Traité européen de 2005, ils ne partagent pas la même vision de l'Europe. M. Mélenchon souhaite créer un Fonds européen de développement "social, écologique et solidaire"; Mme Le Pen veut sortir de l'euro pour revenir au franc et prône une supériorité du droit français sur le droit européen.
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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Ven 10 Fév - 23:14

2 avis opposés sur le FN...

http://www.lequotidien.re/opinion/le-courrier-des-lecteurs/183266-le-fn-ou-le-faux-nez.html
http://www.lequotidien.re/opinion/le-courrier-des-lecteurs/184501-faites-avancer-la-droite.html

avant sa visite à la Réunion...

http://www.linfo.re/-Societe-/Des-tags-et-de-la-terre-contre-la-venue-de-Marine-Le-Pen-a-Saint-Louis
http://www.lequotidien.re/opinion/le-courrier-des-lecteurs/184409-elle-est-venue.html
http://www.temoignages.re/le-peuple-reunionnais-bafoue-par-les-complices-de-l-extreme-droite,54565.html
http://www.francesoir.fr/actualite/politique/marine-le-pen-chahutee-a-la-reunion-181520.html
http://www.francesoir.fr/actualite/politique/marine-le-pen-chahutee-a-la-reunion-le-fn-riposte-181746.html
http://www.sudouest.fr/2012/02/07/la-reunion-marine-le-pen-bousculee-et-huee-a-sa-sortie-d-avion-627381-4772.php
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 12 Fév - 13:27

http://www.youtube.com/watch?v=8926ps0j50g

http://www.youtube.com/watch?v=Ji5-umfWSSw
http://www.youtube.com/watch?v=RCwIR0gZJco
http://www.youtube.com/watch?v=YSzMXNOTFNM
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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Aujourd'hui à 22:33

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