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 Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien

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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 22 Mar - 2:09

Citation :
Tuerie de Toulouse : Marine Le Pen, de la prudence à la récupération
Nolwenn Le Blevennec | Journaliste

Marine Le Pen avait fait le choix de la prudence, tant qu'aucun suspect n'était connu dans les tueries de Toulouse et Montauban. Il aurait pu s'agir d'un ex-militaire d'extrême droite, néonazi et/ou, pourquoi pas, proche du Front national. Un e-mail a d'ailleurs été envoyé aux cadres du Parti les incitant au silence.

Depuis ce mercredi matin, un suspect fait l'objet d'un raid dans la Ville rose : il a 24 ans, est français d'origine algérienne, a séjourné au Pakistan et en Afghanistan et se revendique d'Al Qaeda. La présidente du FN peut désormais commenter allégrement. C'est ce qu'elle fait ce mercredi, très tôt, sur i>Télé, puis sur BFM-TV, LCI, et RTL. Une course médiatique.
Marine Le Pen en « guerre » dès le matin

Sur i>Télé, face à Christophe Barbier (L'Express), la candidate FN à l'Elysée a assuré que le « risque fondamentaliste avait été sous-estimé » en France et qu'il fallait mener une « guerre » contre lui.

« Des groupes politico-religieux se développent face à un certain laxisme. Il faut maintenant mener cette guerre contre des groupes politico-religieux fondamentalistes qui tuent nos enfants chrétiens, nos jeunes hommes chrétiens, nos jeunes hommes musulmans et les enfants juifs. »


N'est-il pas un peu tôt pour y voir « un certain laxisme » du pouvoir ? La prudence n'est visiblement plus la ligne de conduite du Front.
« Aux salauds »

Dans un communiqué diffusé ce mercredi matin, d'abord intitulé « Aux salauds » puis « Qu'ils se taisent », le FN s'en prend violemment à « Mme Buffet, MM. Mélenchon, Bayrou, Sopo et autres » :

« Vous avez cru pouvoir misérablement instrumentaliser la tragédie de Toulouse contre le Front national et la candidate Marine Le Pen. Vous vous êtes encore une fois déconsidérés. Votre entreprise visant à tenter de traîner dans la boue 20% des Français a raté. Vous avez essayé d'ajouter à l'horreur du drame votre mauvaise vindicte politique. Vous devriez présenter des excuses au Front national, à ses électeurs et à Marine Le Pen. Vous devriez de toute façon vous taire pendant un long moment. »

Sur Twitter, Florian Philippot, directeurs stratégique de la campagne de Marine Le Pen, pronostique lui le naufrage de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou et SOS Racisme.

Sur i>Télé encore, la présidente du FN en a profité pour réaffirmer son intention, une fois au pouvoir, d'organiser un référendum sur la peine de mort.
La crainte d'un tueur néonazi

En début de semaine, le FN avait d'abord fait le choix de rester relativement silencieux :
dans un premier temps, Marine Le Pen a décidé de ne pas aller à Toulouse. Elle a fait valoir que c'était la place d'un président de la République, pas d'un candidat à la présidentielle ;
sur Twitter, c'était le silence absolu. Très peu de réactions de la part des cadres du Front. Ceux qui se sont exprimés sont des anciens du FN, Laurent Ozon et Alexandre Gabriac ;
un e-mail, reproduit sur la page Facebook de la radio locale TTU, a été envoyé par Steeve Briois, secrétaire général du FN, afin que les cadres du Parti ne s'expriment pas sur le sujet et qu'ils fassent attention au contenu de leurs pages Facebook.

Joint par Rue89, Steeve Briois admet avoir envoyé cet e-mail. Il explique la raison de cet envoi de façon alambiquée :

« Nous avons demandé à nos cadres de vérifier les commentaires sur Facebook, parce que nous savons qu'il peut y avoir des manipulations. Il est facile de créer des faux profils, avec des noms bidons. Les adversaires mal intentionnés peuvent poster ainsi des commentaires caricaturaux. »

Sur i>Télé, quand Christophe Barbier a demandé à Marine Le Pen si la piste néonazie l'avait inquiétée, elle a répondu d'un air hautain, qu'elle n'était pas d'extrême droite et n'avait aucun rapport avec les néonazis.

En fait, la crainte était probablement là.

Aux obsèques des militaires de Montauban

La piste d'un ex-militaire néonazi semblait jusqu'à ce mercredi matin aussi crédible que celle d'un islamiste. Or, il arrive que ces derniers soient ou aient été encartés au FN. Prenons par exemple le cas de l'incendie de la mosquée de Colomiers, dans la banlieue de Toulouse.

En 2008, des nazillons de la région qui, imbibés d'alcool, fêtent l'anniversaire d'Hitler, décident d'aller mettre le feu à une mosquée. Le groupuscule est baptisé « Languedoc war ». Selon LaDepeche.fr, deux des membres de ce groupe seraient proches du Front national, dont un chauffeur livreur encarté, présent sur la liste FN des municipales 2008 de sa ville.

Mise hors de cause, Marine Le Pen assistera sans crainte, ce mercredi après-midi, aux obsèques des militaires tués à Montauban.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 22 Mar - 22:51

Citation :
Le FN tient un fichier « commercial » des maires Claire Checcaglini | Journaliste

La vice-présidente du Front national, Marie-Christine Arnautu reconnaît l'existence d'un fichier que s'est constitué le FN au fil des visites de maires. Cette proche de Marine Le Pen nie néanmoins (le 10 mars sur France Bleu) toute collecte de données personnelles des élus, préférant parler d'un instrument de travail de type « commercial ».

Et pourtant, selon un document interne du FN, les délégués territoriaux du Parti en charge de la récolte des parrainages étaient invités à « obtenir le plus de renseignements possibles sur le maire et sa commune. » Le document du FN précise :

« Tous les détails que vous constaterez méritent d'être rapportés. Par exemple : prise de position du maire sur la famille, la peine de mort, l'euro, la dette, l'Europe, la chasse, l'environnement, etc. »

Les consignes du Parti figurent sur l'une des pages de la « fiche de renseignements à remplir à chaque visite ». Cette dernière était disponible en plusieurs exemplaires dans un classeur remis à tous les responsables fédéraux à l'automne dernier. La fiche devait être dûment complétée et renvoyée par la poste au siège du FN.
Une base de données de 7 000 noms

Au total, entre les rapports d'entretien et la prise en compte de critères moins personnels – de type pourcentage de voix pour le FN aux dernières élections –, le parti de Marine Le Pen dispose d'une base de données riche de quelque 7 000 noms. C'est en tout cas ce qu'indiquait en novembre dernier Dominique Martin, alors en charge du dossier des signatures pour le scrutin présidentiel.

Le responsable frontiste s'exprimait à l'occasion d'une réunion interne présidée par Marie-Christine Arnautu où il était venu encourager les cadres d'Ile-de-France à aller chercher les « maires au cul des vaches ».
Les maires savaient-ils ?

Les élus ainsi contactés avaient-ils été avertis qu'ils feraient l'objet d'une fiche aussi détaillée ? Nicolas Pelard, maire de Mulcent dans les Yvelines a accordé sa signature cette année et pour la première fois au FN. Il affirme n'avoir jamais été prévenu par Philippe Chevrier, le secrétaire FN du département venu recueillir sa signature, qu'il serait fiché. Nicolas Pelard :

« Mais, de toute façon, nous n'avons pas parlé de la peine de mort ou de ma position sur la famille. Je lui ai dit simplement ce que j'espérai : que le Front national prenne une raclée démocratique. »

A Saint-Anthot, dans le département de la Côte d'Or, Michel Grossetête n'a pas non plus le souvenir d'avoir été informé qu'il figurerait sur un quelconque fichier, lorsqu'il a donné son parrainage à Jean-Marie Le Pen en 2007. Il se souvient :

« Avec le responsable du FN, nous avons parlé de l'élection présidentielle et essentiellement de sujets agricoles. »

Un élu qui aurait dû donner son accord express afin que les informations récoltées au cours de la conversation puissent être conservées par le Parti. Sans le consentement express des personnes concernées, il est en effet interdit selon l'article 8 de la loi « Informatique et libertés » de collecter des données sensibles, à savoir des opinions politiques ou philosophiques. En revanche, si les élus ont fait état publiquement de leur position, le FN est en droit de les répertorier.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 24 Mar - 3:09

Citation :
La Bataille Le Pen - Mélenchon autour de la mort de Merah, T. M. (avec AFP)

Les réactions politiques sont nombreuses jeudi, après l'intervention de la police pour tenter de capturer le tueur de Toulouse Mohamed Merah, qui s'est soldée par la mort de ce dernier. Les politiques n'ont pas tardé à réagir après la mort du tueur de Toulouse

Après l'intervention du RAID à Toulouse et la mort de Mohamed Merah, les réactions des leaders politiques de droite comme de gauche ont été nombreuses. La plupart des candidats à la présidentielle ont salué l'intervention des forces de police et rendu hommage aux familles de victimes. François Hollande a ainsi tenu à exprimer sa « solidarité à l'égard des policiers blessés » et à « l'endroit des victimes de ce tueur et de leurs familles endeuillées. » Le candidat du Parti socialiste a par ailleurs souligné que « la lutte contre le terrorisme est un combat de tous les instants et ne peut admettre aucun relâchement ni aucune faiblesse. »

Même son de cloche du côté de François Bayrou. Le candidat du MoDem s'est dit « soulagé » après cette barbarie. « Il fallait que force reste à la loi, c'est chose faite ». Lui souhaite également que l'union nationale persiste encore quelques jour sur le sujet : « Il est des moments où l'Etat républicain doit être l'objet du soutien de tous les citoyens, en particulier au moment où il assure leur protection devant la barbarie. » Un vœu pieu, alors que l'UMP et le PS ont déjà repris leur guerre de tranchées par petites phrases interposées.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, s'est également joint au concert de louanges à l'égard des membres du RAID : « Je veux exprimer ma plus grande reconnaissance envers le dévouement de nos forces de l'ordre qui ont accompli une mission périlleuse avec professionnalisme et rigueur. » Mais le candidat appelle à l'organisation d'un grand débat sur les causes qui ont permis une telle « folie meurtrière ».

" Analyses de comptoir de bistrot "

Marine Le Pen, candidate du Front National, a voulu replacer les derniers jours dans le contexte de la campagne. Selon elle, « Depuis le début de cette campagne présidentielle, on a le sentiment que les problèmes de sécurité et particulièrement les problèmes du fondamentalisme islamique étaient volontairement évacués des thèmes de campagne. (…) Ces thèmes vont donc être remis à l'ordre du jour. » Elle s'en est également prise à l'action des services de renseignement français, qui auraient selon elle dû intervenir plus tôt. « Il semblerait que le profil de M. Merah était un profil absolument caricatural, un homme condamné 15 fois. »

Des propos que son ennemi déclaré, Jean-Luc Mélenchon, n'a pas tardé à dénoncer. « Il ne faut pas se lancer dans les analyses et les enquêtes de comptoir de bistrot », a-t-il expliqué. « Comme d'habitude, Mme Le Pen montre son manque total du sens du bien commun et de la décence. » Selon lui, la candidate du Front National « parle pour ne rien dire ».

La question de l'efficacité des services de renseignement reste cependant plus que jamais posée. Au Parti socialiste, Bruno Le Roux, porte-parole de François Hollande, a souligné les « failles »dans la surveillance de Mohamed Merah : « Il y a forcément une réflexion à avoir sur l'impossibilité que notre République a eu à éviter ces crimes monstrueux ».

Citation :
Pour Aliot (FN), "97% du terrorisme" provient d'extrémistes islamistes

"97% du terrorisme mondial provient d'extrémistes religieux islamistes", a déclaré le vice-président du Front national à propos des tueries de Toulouse et Montauban sur France Inter. "C'est comme ça, c'est un fait, c'est une constatation".

"Alors on n'a pas le droit de le dire ? Je remarque que quand on fait des caricatures, il y a des menaces, y compris des menaces de mort. Je remarque qu'il y a des gens, quand ils parlent ou qu'ils dénoncent un certain nombre de préceptes, ont des fatwas sur leur tête, ils sont obligés d'avoir des protections de la police", ajoute Louis Aliot, en allusion à l'affaire des caricatures de Mahomet au Danemark et au professeur toulousain Robert Redecker.

"Aujourd'hui, en ce début de XXIe siècle, les dérives terroristes qui existent sont en majeure partie directement liées à l'islam, oui".

Citation :
Tuerie de Toulouse : pourquoi a-t-on suspecté l’extrême-droite ? Nicolas Lebourg, chercheur, spécialiste de l'extrême droite

Durant la journée du lundi 19 mars, la possibilité d'une piste d'extrême droite s'esquissait quant au massacre de Toulouse. Mercredi 21 mars, il était question de savoir si Marine Le Pen allait pouvoir bénéficier du fait que l'assassin présumé soit un islamiste. La violence du retournement nécessite un peu de recul. Pourquoi une piste d'extrême droite pouvait-elle être envisagée ? Quelle est la relation du Front National à l'usage de la violence politique ? Comment Marine Le Pen y répond elle ?

L'underground radical

Dans l'imaginaire de gauche, l'extrême droite est inéluctablement liée à la violence, des Ligues de la première moitié du XXe siècle à la Milice de l'épisode vichyste jusqu'aux terroristes de l'OAS. Rien qui, rationnellement, n'évoque un tueur en scooter. Cependant, au-delà du contexte local de radicalité politique de certains militaires, des éléments explicitent que cette piste n'était pas illogique à envisager pour les enquêteurs.

Sur le plan idéologique, l'extrême droite dite "nationaliste-européenne" a amplement développé depuis plusieurs décennies, un mythe conspirationniste voulant que le complot juif cherche à détruire la race et la culture européennes par l'immigration et le métissage. Globalement, le discours sur la Seconde Guerre mondiale a été retourné, les activistes d'extrême droite devenant des "Résistants" face à "l'Occupation". La décennie 1970 avait été marquée par une série d'attentats attribués à l'extrême droite (dont un certain nombre de fois d'une manière fallacieuse ou par manipulation).

Ainsi, le communiqué de revendication de l'attentat qui ouvrit cette phase, frappant un consulat d’Algérie (14 décembre 1973 ; 4 morts et 20 blessés) et signé du Groupe Charles Martel proclamait : "Notre pays, jadis colonisateur, est maintenant colonisé grâce à l’imprévoyance et surtout la lâcheté de nos élites... Français imitez les Algériens qui nous ont expulsés par la violence. IMITEZ LE FLN. Plastiquez les mosquées, les bistrots, les commerces arabes. Abattez ces occupants avant qu’ils n’aient tous les droits sur nous. Nous n’avons pas refusé l’occupation allemande pour accepter l’humiliante occupation de la pègre nord-africaine".

Or, le tueur avait visé quatre militaires français, trois d'origine arabe, l'un guadeloupéen, et une école juive. Il était donc plausible lundi de songer qu'il ait choisi, dans le cadre de ce schéma mythologique, de "purifier", "renationaliser", des institutions considérées comme des socles de la République et de la nation.

Par ailleurs, le mode opératoire individuel provoque systématiquement une interrogation sur le caractère psychotique ou non du terroriste, comme l'a montré le cas Anders Breivik considéré comme "irresponsable" par la justice norvégienne malgré la longue préparation de son acte et de son manuscrit censé le justifier. Dans le cadre de l'extrême droite, la violence a pourtant une anatomie particulière qui correspond à ce schéma. Du terrorisme de la Cagoule durant les années 1930 à celui des ultras de l'Algérie française s'est imposé un modèle de microcellules compartimentées. Il s'agit toutefois là encore d'un groupe d'hommes agissant au motif d'une idéologie ayant un minimum d'assise sociale. S'est ensuite diffusé le modèle étasunien néonazi du "loup solitaire", devenu un mythe autant qu'un moyen d'action. Enfin, depuis quelques années, la mouvance radicale de l'extrême droite prospecte le milieu militaire, considéré comme particulièrement adéquat pour la « reconquista » de l'Europe, alors que dans les années 1970-1990 les suprémacistes blancs recherchaient plutôt à pénétrer les rangs policiers, non sans quelques succès.Les partis d'extrême droite face à la violence

Le Front National a été fondé en 1972 par le mouvement ouvertement néofasciste et activiste Ordre Nouveau (fondé en 1969). Impliqué dans 82 actions violentes, Ordre Nouveau était dissout par l’État en 1973 suite à des affrontements l'opposant à la Ligue Communiste (l'ancêtre du Nouveau Parti Anticapitaliste) faisant 76 blessés dont 16 graves parmi les policiers (le tout étant partiellement manœuvré par le ministère de l'Intérieur). Le FN n'a lui pas endossé l'habit activiste, mais il a été diverses fois soupçonné, particulièrement à gauche, d'exercer un double discours en la matière, entraînant la création d'une commission d'enquête parlementaire sur son service d'ordre en 1998. Cependant, à y regarder de plus près, ON comme le FN ont eu une fonction stabilisatrice comme le démontrait un récent numéro de la Revue des Sciences sociales.

En effet, après une croissance post-68 du nombre d'attentats (136 attentats en 1968, 271 en 1970, dont 42% d'extrême gauche et 11% d'extrême droite), la phase suivante est celle de la décrue avec 269 attentats en trois ans, dont encore 42 d'extrême gauche mais avec un écroulement de l'extrême droite qui représente 13% du total et voit même son nombre d'actions passer de 15 en 1971 à 6 en 1972. Organisant la dissidence, la canalisant, les organisations extrémistes entraînent le potentiel de violence dans une ritualisation de celle-ci. En revanche, après 1973, les attentats changent de nature. Moins symboliques, plus spectaculaires, ils tendent plus à viser les personnes. Sans débouché politique, sans théâtralisation jouant l'affrontement final entre « fascistes » et "bolcheviques", les forces centripètes se relâchent, les militants se muent en soldats perdus (voir l'étude d'Isabelle Sommier sur la violence politique).

Tout en devant maintenir une certaine tension pour conserver sa nature anti-système, le FN a amplement parachevé ce processus. La violence s'est enfouie dans le verbe et le symbole. La volonté de respectabilité du FN a sans nul doute permis de faire rentrer dans le rang et d'offrir un débouché symbolique (collages comme actions de contrôle d'un territoire etc.) à des individus qui eussent été sans lui en voie de radicalisation. Cette recherche de respectabilité a certes également engendré des regroupements structurels de militants dénonçant un Front "vendu au système", mais le regroupement radical lui-même a de grandes vertus de stabilisation, de fixation, et simplifie la surveillance (ainsi en 1990 après la profanation du cimetière de Carpentras, la police put elle saisir immédiatement 39 membres du Parti Nationaliste Français et Européen).

Le discours du Front National

La situation présente était tendue par des précédents. Lors de la vague de violences revendiquées par des signatures d'extrême droite en 1976-1980 (185 attentats) un militant de l'extrême droite juive infiltra une organisation nationaliste-européenne constituée d'ex membres du FN et réalisa, entre autres, une vraie-fausse revendication en son nom de l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic ( 3 octobre 1980 ; 4 morts et 10 blessés). Une vaste répression policière s'abattit sur le milieu. Des militants d’extrême droite furent lynchés, vitriolés, par des activistes juifs. Finalement, l'attentat s'avéra être l’œuvre d'un commando palestinien. Durant la décennie suivante, Jean-Marie Le Pen cita souvent cette accusation erronée pour signifier que l'extrême droite n'était pas cause de violences mais victime de violences et d'accusations calomnieuses (d'autant qu'effectivement un certain nombre d'agressions étaient commises à l'encontre de l'extrême droite, entre l'assassinat à la voiture piégée du numéro deux du FN François Duprat le 18 mars 1978 et des attentats contre les biens du FN à Marseille en 1994-1998). Le monde politique s'est souvenu de l'erreur de Copernic et a pris garde à ne pas fustiger aveuglement l'extrême droite. Dans l'attente, il s'agissait de ne pas diffamer ce champ, de ne pas faire courir de risque à ses membres, ni de gêner les futurs reports de voix lors de l'entre-deux-tours...

Lundi après les faits, Marine Le Pen s'est tenue à un discours légaliste avec une connotation nettement compassionnelle. Au contraire de certains membres de son parti, elle avait déjà très rationnellement réagi au double attentat en Norvège en le condamnant également sans fioriture. Face à l'évocation d'une piste d'extrême droite pour l'attaque de Toulouse, elle renonçait dans la journée à participer à un colloque et demandait le report d'un débat télévise prévu le soir. Manifestement émue, elle expliquait qu'il était une affaire de décence et d'humanité d'agir ainsi. Lorsqu'elle ajoutait qu'elle pensait que c'était le rôle du Président de la République en exercice mais non des putatifs que de se rendre à Toulouse, elle désamorçait élégamment le risque de se rendre dans la ville et que, sous le coup de l'émotion et de la médiatisation de la piste d'extrême droite, des personnes la prennent vigoureusement à partie. Maintenant, elle peut reprendre la main, et déclarer mercredi matin qu'il nous faut partir en "guerre" contre l'islamisme, l'après-midi monter encore le ton en parlant de les "anéantir". Changement de piste : changement de ton.

Pourtant, ces 48 heures où la France s'est figée pourraient servir à questionner les discours de division d'une nation et d'importation du conflit israélo-palestinien. L'islam politique et l'islamophobie ont cela en commun qu'ils assignent l'individu à une identité figée, où le citoyen devient solidaire d'un groupe tant ethnique que confessionnel. Quand, en bonne conscience rassasiée, un plumitif se jette sur l'occasion pour décrire "des soldats d'origine musulmane", formule sidérante, mélanger le Moyen Orient et le Languedoc, rêver de faire "rendre des comptes" aux prétendus islamo-gauchistes et nazislamistes, désignations délirantes, à François Bayrou, à Corinne Lepage, à Beranrd-Henri Lévy, etc., on ne doit ni sourire de son inculture ni mépriser ces amalgames. On doit entendre le cliquetis discret de la machine altérophobe quand elle fabrique tout ensemble des Mohammed Merah et des Anders Breivik, pour son seul délice.

Citation :
Un militant d’extrême droite réserve mohamedmerah.com

Un ancien FNJ, « déçu » par Marine Le Pen vient de réserver le nom de domaine mohamedmerah.com. Ce fervent combattant de l’immigration tente de se faire un nom en vue des législatives dans le Val d’Oise.

Après avoir dénoncé la récupération politique par tous les (autres) partis, Marine Le Pen va être déçue de voir que c’est un ancien cadre du FNJ, dont on taira le nom pour ne pas lui faire trop de publicité, qui vient de réserver le nom de domaine mohamedmerah.com. Certes, il n’est plus au Front National, mais milite fermement contre la construction d’une mosquée à Franconville, contre la viande Halal, avec des autocollants au visuel de femme voilée où est inscrit : « immigration, ne nous voilons pas la face ». Des messages assez clairs malgré sa déclaration de candidature qui l’est un peu moins : « Mon action, comme la destination que je lui donne, ne sont ni à sens unique ni catégorielles. »

Pour l'instant, mohamedmerah.com est un peu vide. Le site a été réservé le 21 mars.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 24 Mar - 16:33

http://www.dailymotion.com/embed/video/xpnos4_marine-le-pen-chahutee-par-le-front-de-gauche_news
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mer 28 Mar - 0:55

Citation :
Pour le FN, Sarkozy « a encouragé le fondamentalisme »

De passage à Agay où il tenait un meeting, Nicolas Bay, porte-parole de Marine Le Pen, venait présenter aux militants la brochure présentant le projet présidentiel du FN. Éditée à huit millions d'exemplaires, elle est distribuée depuis trois jours. Développant le programme économique de sa candidate, tapant sur l'euro et « l'UMPS », il a également réagi au drame de Toulouse. Nicolas Sarkozy, a-t-il insisté, a « encouragé le fondamentalisme radical en cédant systématiquement aux revendications communautaires ». Une réunion qui abordait avant tout l'élection présidentielle. Il était accompagné de David Rachline, candidat FN dans la 5e circonscription, et de Frédéric Boccaletti, secrétaire départemental du FN.

De la tuerie de Toulouse au code de la nationalité

Dans la 3e circonscription, le candidat FN Bruno Gollnisch organisait hier un point presse consacré aux pieds-noirs et aux harkis. « Actualité oblige », son intervention s'est centrée sur le drame de Toulouse, même s'il ose un parallèle sur la date du 19 mars, jour anniversaire des accords d'Evian et de la première attaque de Mohamed Merah à Montauban, en observant que par le passé, « islamisme et anti-occidentalisme ont été les ressorts du FLN ».

« Il faut faire confiance au Front national »

Après le drame de Toulouse, le candidat FN en profite pour remettre sur le devant de la scène une proposition de son parti. Il affirme ainsi que « si le code de la nationalité avait été réformé comme il aurait dû l'être et comme le FN l'avait demandé, Mohammed Merah n'aurait pas été automatiquement français à la naissance. Il aurait dû le demander, et cela lui aurait été refusé compte tenu de sa quinzaine de condamnations. Il aurait été expulsé avec sa famille. »

Et de conclure en faisant le lien avec sa candidature : « Si nos compatriotes souhaitent que le code de la nationalité soit réformé, il faut faire confiance au Front national. »
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mer 28 Mar - 22:51

Citation :
Le Bloc identitaire crée un groupe local Stéphane durand

Le parti d'extrême droite organise jeudi, à Saintes, une réunion. Une vingtaine de sympathisants sont attendus .

Ils considèrent « l'islamisation de l'Europe » comme un danger et se disent les défenseurs de l'identité locale, régionale et plus largement de « la civilisation européenne ». Le Bloc identitaire, parti classé à l'extrême droite de l'échiquier politique, présidé par Fabrice Robert, ancien élu Front national, souhaite s'implanter en Saintonge et rayonner sur les départements de Charente et Charente-Maritime. Une réunion de lancement d'un groupe local est programmé jeudi soir à Saintes.

Le lieu n'est pas encore fixé et ne sera vraisemblablement donné qu'au dernier moment. Peut-être pour prévenir d'éventuelles manifestations d'opposants, comme ce fut le cas à Bayonne le 5 mars dernier devant l'hôtel dans lequel se tenait une réunion du parti. Des affrontements avaient opposé des militants antifascistes aux forces de l'ordre.

« Des punks à chien, crassouilles hirsutes, dont le cerveau est limité par l'usage de stupéfiants », avait alors dit Christophe Pacotte, coordinateur régional du parti, pour qualifier les manifestants. « C'était aussi le jour de la visite de Nicolas Sarkozy à Bayonne. L'extrême gauche était venue se défouler sur nous. » Bref, ça avait fait un peu de ramdam. Plus, en tout cas, que la contre manifestation qui avait eu lieu le 30 janvier à Bordeaux pour protester contre l'ouverture d'une « maison de l'identité », vitrine et lieu de rassemblement du Bloc identitaire, rue Thérezia-Cabarrus.
Une vingtaine de personnes

Demain soir, Christophe Pacotte, qui sera présent, attend une vingtaine d'adhérents et de sympathisants de Saintes, Royan, La Rochelle... On ne sait pas si le Saintongeais sera la langue officielle de la réunion, mais il en sera certainement question.

« Oui, nous sommes pour la défense de notre héritage culturel. Je trouve par exemple normal que les panneaux soient bilingues au Pays Basque », indique le responsable régional du Bloc identitaire. Samedi prochain, les groupes locaux des Pays d'Oc organisent d'ailleurs une marche à Toulouse pour la langue occitane.

Ce parti est aussi à l'origine, le 24 mars à Paris, de la manifestation contre « le rachat de la France par le Qatar. » C'est aussi lui qui avait organisé « les soupes identitaires à base de porc » pour les SDF. Toujours est-il que la création de ce groupe des Identitaires saintongeais va donner un peu de travail aux services du renseignement intérieur.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 29 Mar - 21:48

Citation :
Le duel Le Pen-Mélenchon se resserre (AFP)

Les ennemis jurés de la campagne, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, poursuivent leur duel à distance, une partie qui semble aujourd'hui davantage profiter au leader du Front de gauche, même si le phénomène de "vases communicants" ne joue qu'"à la marge" entre leurs électorats.

Il y a environ un mois, invitée du grand rendez-vous politique de France 2, "Des paroles et des actes", Marine Le Pen refusait en direct de débattre avec M. Mélenchon à cause des "insultes" qu'il avait multipliées à son égard. Mais aussi parce qu'il n'était "pas du tout au même niveau électoral" qu'elle, avait argué la candidate du Front national.

Depuis, les choses ont changé. Dans les intentions de vote en tout cas. Car au-delà du spectaculaire sondage BVA qui, pour la première fois, a crédité le tribun de gauche d'un point de plus que son adversaire (14% contre 13%), Jean-Luc Mélenchon se rapproche de Marine Le Pen dans tous les autres instituts.

Mardi, l'Ifop plaçait le premier à 13%, contre 15,5% pour la leader frontiste, un rapport de forces qui n'a plus rien à voir avec le début d'année (6% pour Mélenchon, 19% pour Le Pen).

Mais la candidate FN continue d'avancer ses certitudes. Le représentant des "bobos" n'atteindra pas la moitié de ses voix, pense celle qui se déclare "candidate des ouvriers". En substance, dit-on au FN, Mélenchon n'est qu'une "bulle" prête à exploser.

Dimanche, lors de son meeting de Nantes, Marine Le Pen a pourtant réservé un traitement particulier à son ennemi, copieusement et plusieurs fois hué par le public. Elle l'a notamment accusé, lui "l'infâme", d'avoir "préféré" faire campagne en banlieue quand elle rendait hommage à Montauban aux militaires tués par Mohamed Merah.

Dès avant ces attaques, devant des salariés du Val-de-Marne, M. Mélenchon s'était, lui, posé en "rempart contre la haine", appelant à "protéger les musulmans de la vindicte" du FN car il n'y a "aucun lien" entre l'islam et le "dégénéré" de Toulouse.

Si le duel entre les deux rivaux reste très commenté, paradoxalement, "la baisse" de l'une et la "hausse" de l'autre ne "s'expliquent que secondairement par leur mano a mano", analyse Jérôme Fourquet (Ifop), pour qui le phénomène de "vases communicants" entre leurs électorats "ne joue qu'à la marge".

Il est vrai que dans les meetings de Marine Le Pen, il est très rare de rencontrer des sympathisants disant hésiter ou avoir hésité avec M. Mélenchon, vu comme un défenseur de l'immigration. L'inverse se vérifiant aussi.

Selon Jérôme Fourquet, "Mélenchon profite plutôt de Hollande quand Marine Le Pen pâtit de Sarkozy" et de ses offensives droitières.

Mais la stratégie du premier d'ériger Marine Le Pen en ennemie numéro un et de la combattre frontalement lui a permis d'incarner "la gauche, la vraie", explique encore M. Fourquet. Le politologue relève que "ce boulot aurait pu revenir à un Harlem Désir", ancien patron de SOS Racisme, ou "à un Benoît Hamon", qui incarne l'aile gauche du PS.

"La gauche est de retour !", répète d'ailleurs en boucle M. Mélenchon qui, depuis des mois, s'attache à démonter la mécanique frontiste sur les sujets sociaux. Le fameux "effet Dracula", comme il dit, qui consiste à "allumer la lumière" sur "les sornettes" de son adversaire.

Reste à savoir si Marine Le Pen, qui a remis la sécurité ainsi que la dénonciation virulente de l'islam radical et de l'immigration au centre de son discours depuis les tueries perpétrées par Mohamed Merah, en profitera.

Jean-Luc Mélenchon, lui, ne veut pas y croire une seconde. "Je suis très confiant pour la suite" car "le pays résiste bien" en "refusant la politisation d'un criminel", pense-t-il.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Ven 30 Mar - 23:58

Citation :
Marine Le Pen: " J'ai plus de considération pour Chirac que pour Sarkozy "

Présidente du Front national, la candidate Marine Le Pen a répondu aux questions de France-Soir. Elle ne ménage ni Nicolas Sarkozy ni François Hollande ni Jean-Luc Mélenchon, et se dit persuadée de pouvoir accéder au second tour de la présidentielle

France-Soir. Avez-vous davantage de considération pour Jacques Chirac ou pour Nicolas Sarkozy ?

Marine Le Pen. J'ai plus de considération pour Jacques Chirac que pour Nicolas Sarkozy. Jacques Chirac a fait deux mandats d'inertie, alors que Nicolas Sarkozy a fait un mandat de destruction.

F.-S. Le seul candidat que vous épargnez, c'est le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. C'est étrange...

M. L. P. Nicolas Dupont-Aignan reprend tous mes arguments, mot par mot, à la virgule près, au point d'exclamation près. Il est un peu mon huitième porte-parole. Mais il a été un peu décevant dernièrement parce qu'il s'est mis à hurler avec les loups en considérant que le lien que j'avais fait entre l'affaire Merah et l'immigration était honteux, scandaleux, indigne... En cela, il montre qu'il participe du système mondialiste qui se sert de l'immigration pour affaiblir notre identité, pour affaiblir ce que nous sommes mais aussi pour affaiblir notre économie puisque tout le monde s'accorde à dire aujourd'hui que l'immigration sert à peser à la baisse sur les salaires. C'est bien pour cela que, main dans la main, le Medef, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Mélenchon et maintenant M. Dupont-Aignan sont des défenseurs de cette immigration.
« Il faut que Dupont-Aignan arrête de rêver la nuit »

F.-S. Dupont-Aignan vous choisirait bien, il l'a en tout cas dit, comme Premier ministre...

M. L. P. ll est gentil, il faut qu'il arrête de rêver la nuit et qu'il dégonfle un peu la tête. J'ai entendu d'ailleurs quelque chose d'éminemment désagréable dans sa bouche: il souhaite avoir Marine Le Pen sous ses ordres. Voilà qui en révèle beaucoup sur ce personnage qui n'est peut-être pas le gendre idéal pour lequel il veut se faire passer.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 31 Mar - 21:23

Citation :
Marine Le Pen: La peur d'un 22 avril 2007 et d'un «vote utile» pour Sarkozy Cécile Dehesdin | 31 mars

ON ENVISAGE PLUS SOUVENT LE CONCEPT DE «VOTE UTILE» en pensant à la gauche, particulièrement depuis que Jean-Luc Mélenchon dépasse les 13% d'intentions de vote dans les sondages.

Depuis la montée en puissance du candidat du Front de Gauche et le passage de Nicolas Sarkozy devant François Hollande dans les sondages, mi-mars, le camp du candidat PS martèle le même message: la présence de François Hollande au second tour n'est pas acquise, il faut donc une mobilisation totale et ne pas laisser «s'éparpiller» les voix.

Le 15 mars, Arnaud Montebourg estimait par exemple dans le 20'12, notre émission politique en partenariat avec L'Express, l'INA et Dailymotion:

«La question de la victoire est primordiale et cruciale et elle n'est pas tranchée, il n'est pas acquis que nous puissions gagner cette élection.»

La veille, François Hollande évoquait le spectre du 21 avril 2002 dans un entretien à La Provence:

«[Le risque] c'est la dispersion. C'est l'idée que le premier tour est un moment où l'on exprime davantage une aspiration, une colère que sa préférence pour un candidat qui pourrait devenir président. Le 21 avril 2002 doit encore être dans toutes les mémoires ! L'extrême droite est à un haut niveau . Nous ne devons prendre aucun risque. La dynamique du premier tour est décisive pour l'emporter. Aucune voix ne doit manquer.»

Le camp Hollande a beau parler de «vote efficace» depuis –François Hollande lançant un appel non pas au «vote utile» mais au «vote efficace», sa porte-parole Najat Vallaud-Belkacem estimant qu'«il faut rendre le vote Mélenchon utile, en votant efficace c'est à dire François Hollande»– c'est blanc bonnet et bonnet blanc.

Le spectre du 22 avril 2007 et du vote utile Sarkozy

Mais un autre type de vote utile existe, avec d'autres dates fondatrices: là où François Hollande craint un autre 21 avril 2002 avec des voix parties pour Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen a peur d'un 22 avril 2007, et de voir Nicolas Sarkozy siphonner ses voix, analyse Le Monde.

Dans son meeting à Nice le 30 mars, elle s'est ainsi adressée «à tous ceux qui veulent voter pour un homme dont ils ne veulent plus [Nicolas Sarkozy] pour éviter l'élection d'un homme qu'ils ne veulent pas [François Hollande]».

Citation :
Marine Le Pen veut prévenir un éventuel "vote utile" à droite pour Nicolas Sarkozy 31.03 Abel Mestre

Surtout ne pas revivre 2007. Surtout, ne pas laisser Nicolas Sarkozy siphonner les voix des électeurs du FN. En meeting à Nice vendredi 30 mars, Marine Le Pen a voulu se montrer comme la seule candidate de la "vraie droite" dans l'élection présidentielle, contre ce qu'elle appelle "l'UMPS".

Son but : prévenir un éventuel "vote utile" à droite pour Nicolas Sarkozy, pour barrer la route à François Hollande, toujours favori dans les sondages, à trois semaines du premier tour. Mme Le Pen s'est ainsi adressée "à tous ceux qui veulent voter pour un homme dont ils ne veulent plus [Nicolas Sarkozy] pour éviter l'élection d'un homme qu'ils ne veulent pas [Frnaçois Hollande]".

Pour Marine Le Pen, le vote Sarkozy est un véritable enjeu en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Dans cette région, l'UMP est très forte et peut s'appuyer sur les chevaux légers de la Droite populaire (collectif de députés les plus à droite de l'UMP) comme Lionnel Luca, pour ramener des électeurs tentés par le FN dans le giron majoritaire.

"ÉTRANGE RENONCEMENT"

Alors, Marine Le Pen n'a pas peur de fustiger un Nicolas Sarkozy qui a, selon elle, "tout trahi". Et de condamner une "droite contaminée" par les idées de la gauche, notamment "le laxisme". Et, comme un ultime appel, elle demande à ses sympathisants de faire passer le message dans leurs entourages. "Répétez-le aux quelques-uns qui seraient aujourd'hui à nouveau tentés par les sirènes sarkozystes (...) répétez-le à tous ceux qui feignent aujourd'hui d'oublier les années cauchemardesques que nous venons de traverser", leur a-t-elle intimé.

Marine Le Pen en est persuadée : l'abstention est défavorable au FN. La candidate à l'Elysée, en a donc aussi appelé aux abstentionnistes. "Je sais que cela fait peur parfois, qu'il faut du courage pour se poser les vraies questions. Je sais qu'il est pour certains tentant d'abandonner l'idée même de voter en se disant que finalement ça ne change rien. Je sais que les sirènes du renoncement sont puissantes. Je ne les sous estime pas. Je ne sous estime pas ces entraves au courage, au contraire.(...)", a ainsi harangué Marine Le Pen devant près de 3000 personnes.

"Je veux de toutes mes forces arracher les Français à ce terrible et étrange renoncement. Cette élection est capitale pour leur avenir. Ils doivent ouvrir les yeux !", a -t-elle continué. "Il ne reste que quelques jours (...) Saisissez-vous de votre destin !"

"TOUS DES MARXISTES !"

Se définissant à plusieurs reprises comme "la voix de l'exception française" de la campagne, la candidate a aussi adapté son discours à son auditoire. Elle s'est donc placée clairement à droite, notamment en condamnant à plusieurs reprises, "l'islamisation rampante", l'immigration et les clandestins. "Je mettrai les clandestins dehors (...) et leurs employeurs devant la justice", a-t-elle ainsi promis. Elle a aussi rappelé, devant Jean-Marie Le Pen qui était au premier rang non loin de l'ancien maire de Nice Jacques Peyrat (1995-2008), sous les vivas du public, "le travail admirable" "pendant 130 ans" des "pieds-noirs en Algérie".

Marine Le Pen a ensuite fait un long développement pour dénoncer le paysage syndical français, notamment la CGT. Elle entend "casser le monopole de représentativité", pour faire "émerger de nouveaux syndicats" et un "syndicalisme de négociations". Le Palais des congrès de Nice, qui avait fait le plein, avait un public "très chaud", vendredi soir. Souvent des commentaires fusaient des travées : "Y en marre !" ; "La France aux Français !" ; en parlant de la gauche et de la droite : "Tous des collabos !, des vendus ! Pourritures !" ; "Tous des marxistes !"

"BANQUES VORACES"

Surtout, les gens venus écouter Marine Le Pen étaient plus jeunes qu'à l'accoutumée dans les meetings frontistes. Philippe Vardon, leader de Nissa Rebela, branche niçoise du Bloc identitaire (extrême droite radicale), qui recrute principalement dans la jeunesse de la région, était assis au 2e rang lors du meeting. M. Vardon, qui soutient la candidature de Marine Le Pen, ne cachait pas qu'il était venu avec plusieurs "centaines de jeunes". Des chiffres immédiatement minorés par des proches de Marine Le Pen.

Durant son discours, la présidente du FN s'est adressée à plusieurs reprises "à la jeunesse de France". D'abord, pour réitérer sa proposition de mettre en place "un court service militaire", d'abord "d'un mois" et, "si les finances le permettent", d'un trimestre. Elle a ensuite exhorté cette "jeunesse de France" à ne pas "avoir peur" et à "affirmer" ses "convictions".

Au chapitre des nouveautés, Marine Le Pen a avancé qu'elle était favorable au gel "des frais bancaires pour les particuliers et les entreprises". Elle a vivement attaqué les "banques voraces et les spéculateurs", et a promis qu'elle "baisserait par la loi le taux de l'usure pour éviter le surendettement". "Je suis la seule candidate de la rupture économique", a-t-elle affirmé.

Mme Le Pen répète son message

En visite sur un marché de Nice, Marine Le Pen a répété samedi au matin son message contre un éventuel "vote utile" en faveur de Nicolas Sarkozy. La candidate du FN a appelé les Français à "voter pour ce à quoi ils croient" et à repousser le "chantage" du président candidat, qu'elle accuse de se présenter comme le seul recours à droite contre une élection de François Hollande.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 1 Avr - 13:00

Citation :
Marine Le Pen fustige le "fondamentalisme islamique" et le Qatar sur une radio israélienne

La candidate d'extrême-droite à la présidentielle française Marine Le Pen a dénoncé mercredi sur une radio israélienne le "fondamentalisme islamique" et l'influence du Qatar, après l'attentat anti-juif qui a fait quatre morts à Toulouse (France).

La candidate d'extrême-droite à la présidentielle française Marine Le Pen a dénoncé mercredi sur une radio israélienne le "fondamentalisme islamique" et l'influence du Qatar, après l'attentat anti-juif qui a fait quatre morts à Toulouse (France).

"La découverte du tueur ne fait que confirmer ce que je dénonce depuis des années: à savoir le développement d'un fondamentalisme islamique dans notre pays qui est sous-estimé par les pouvoirs publics", a affirmé Mme Le Pen en direct sur la radio privée "90 FM" de Tel Aviv.

"Des quartiers entiers dans les banlieues sont sous l'emprise des fondamentalistes, des armes se baladent et des financements étrangers interviennent", a ajouté la dirigeante du Front National lors d'une émission en français de cette radio.

"J'ai déjà mis en cause le comportement du Qatar dont nous savons qu'il a aidé les jihadistes en Libye et qu'il investit massivement dans les banlieues françaises avec des arrières-pensées qui m'inquiètent énormément", a également affirmé Mme Le Pen.

"Il y a une influence très forte de pays étrangers qui souhaitent le développement du fondamentalisme musulman et je m'étonne très fortement des liens d'amitié entre Nicolas Sarkozy (le président français) et l'émir du Qatar que l'on a laissé investir 50 millions d'euros dans les banlieues françaises", a-t-elle poursuivi.

Le ministre français de l'Intérieur Claude Guéant a annoncé que Mohamed Merah, 23 ans, Français d'origine algérienne et délinquant de droit commun multirécidiviste, qui a fait deux séjours en Afghanistan et au Pakistan, était le principal suspect de la tuerie lundi devant une école à Toulouse.

Il est également l'auteur présumé de l'assassinat de trois militaires français d'origine maghrébine entre le 11 et le 15 mars dans la région de Toulouse. Il projetait de tuer encore en assassinant "deux fonctionnaires de police particulièrement identifiés de l'agglomération" toulousaine et un militaire dès mercredi, a indiqué le procureur.

Le 30 mars de l'an dernier, Marine Le Pen s'était déjà exprimée sur les antennes d'une radio privée israélienne en assurant que le Front national n'était "pas antisémite".

A plusieurs reprises la dirigeante du Front National a fait savoir qu'elle aimerait se rendre en Israël, mais elle y est encore officiellement persona non grata à cause de la notoriété de son père, le chef historique du FN connu pour ses provocations antisémites à répétition.

Citation :
Le printemps des Identitaires Par Thomas Pitrel, à Paris

Profitant du soleil parisien, le Bloc identitaire appelait, samedi dernier, à un rassemblement « contre le rachat de la France par le Qatar ». L'occasion, pour un parti politique classé à l'extrême-droite et à la réputation sulfureuse, d'essayer de montrer un nouveau visage un peu plus peace and love tout en affirmant son opposition aux méchants islamistes qui menacent la France, le sabre entre les dents. Et l'occasion pour nous d'essayer de comprendre qui sont ces gens.

La place de l'Opéra est un bon spot pour observer la transformation de Paris à l'arrivée du Printemps. Les geeks entrent en t-shirt dans l'Apple Store pour essayer l'iPad 3, les amatrices de shopping ont ressorti les petites robes légères et les grosses lunettes de soleil, les touristes ont retrouvé la « terrasse » des bus à étage. Alors que sur les marches de Garnier, une petite fanfare termine son récital, Pierre Larty change les piles de son porte-voix sur le terre-plein d'en face. T-shirt bleu col en V, bermuda noir du Berliner Fussball Club Dynamo (l'ancien club de la Stasi), Adidas « Paris SG » aux pieds, il pourrait sortir d'un camping de la côte atlantique que ça ne choquerait personne.

Le « Seigneur Turban »

« Je vais vous raconter l'histoire d'une petite fermière qui avait la plus belle ferme du comté », entame Pierre, du Projet Apache (les jeunes identitaires parisiens) devant une petite centaine de personnes. Le conte dure cinq bonnes minutes mais en voici un résumé : la petite fermière se fait voler sa ferme par le « Seigneur Turban », qui finit par tout lui prendre et la réduire à l'état de misérable esclave. Sur la banderole que tiennent les deux acolytes de l'orateur, le message est moins métaphorique, « Paris ne sera jamais qatari ». Si le Projet Apache et le Bloc Identitaire parisien ont appelé au rassemblement ce samedi 24 mars 2012, c'est en effet pour dénoncer les investissements du petit émirat gonflé aux hydrocarbures dans les fleurons de l'économie française : Louis Vuitton, Total, Vivendi, le Paris Saint-Germain (quelques anciens habitués de la tribune Boulogne font partie du groupe) et une poignée d'établissements de luxe comme l'hôtel d'Evreux, place Vendôme, devant lequel l'évènement devait avoir lieu à l'origine. « La préfecture de Paris nous l'a interdit deux jours avant, on a dû modifier notre communication à la dernière minute, se plaint Pierre Larti. Du coup, c'est une sacrée surprise de voir plusieurs centaines de personnes, c'est courageux. » Un chiffre quelque peu exagéré, surtout si l'on enlève les photographes, les RG ou les curieux, comme ce touriste asiatique qui s'interroge : « what are they doing ? »

Simon Charles, en pleine reprise de Michel Sardou

Ce qu'ils font, peut-être plus que de lutter contre les méchants investisseurs qataris (ou qatariens), ressemble comme deux gouttes d'eau à une tentative de « respectabilisation » du mouvement. Le Bloc Identitaire a été créé en 2003 par Fabrice Robert, ancien dirigeant d'Unité Radicale, un groupe dissout suite à la tentative d'assassinat de Maxime Brunerie, l'un de ses membres, sur Jacques Chirac le 14 juillet 2002. Autant dire qu'ils partent de loin pour présenter un visage clean dans le paysage politique français. C'est sans doute pour cela qu'en cet après-midi ensoleillé, les « anciens » du mouvement sont en retrait et les tribuns ont davantage des gueules de mecs avec qui on pourrait avoir une discussion normale dans un bistro quelconque. Outre Pierre Larty, 22 ans, on trouve au mic' Simon Charles, 29 ans, responsable en gestion, propre sur lui jusque dans ses éléments de langage. Il critique avant toute chose l'instabilité d'un Etat qu'il juge trop jeune, puis seulement évoque l'islam. « Les Russes investissent beaucoup aussi mais ils ne sont pas porteurs d'une idéologie, d'un islamisme comme les Qatars (sic), argumente-t-il. Le Qatar a financé l'ensemble des révolutions du soi-disant printemps arabe, des soi-disant révolutions populaires qui ont toutes abouti à des gouvernements encore pires que les précédents, puisque ce sont tous, comme par hasard, des islamistes au pouvoir. » On peut résumer grossièrement les lignes de fracture entre les différents mouvements d'extrême-droite en opposant ceux qui luttent contre le sionisme à ceux qui luttent contre l'islamisme. Les identitaires ont choisi leur camp.

« Mélenchon a de super propositions »

Pour constater que la route vers la langue de bois est un long chemin de croix, il faut aborder l'actualité, et notamment l'affaire Mohamed Merah. Alors qu'interrogé sur le sujet, Simon Charles élude comme il faut (« ce n'est pas notre rôle de commenter ça, il y a des gens qui ont beaucoup souffert, il faut prendre du recul »), Pierre Larty n'a pas besoin qu'on évoque l'affaire pour s'enflammer : « Quand les entreprises françaises sont rachetées par des Qataris, c'est la porte ouverte à la culture islamique qui n'est pas la notre. On l'a encore vu cette semaine à Toulouse, où des enfants et des militaires ont été tués. Oui, il était isolé, n'empêche qu'il se battait pour l'islam. C'est pas notre culture. C'est pas ce que veulent les minorités françaises : les juifs, les enfants, les militaires,... » Et d'après les identitaires rencontrés, ces « minorités » ne sont aucunement représentées par les présidentiables de 2012. Le Bloc, devenu un parti politique en 2009, a d'abord voulu présenter son propre candidat en la personne d'Arnaud Gouillon, 26 ans, président de l'ONG pro-serbe Solidarité Kosovo et première étape vers une image plus décontractée. Une candidature avortée avant même le début de la chasse aux parrainages. Plutôt que d'appeler à voter pour Marine Le Pen, le parti a alors organisé une consultation auprès de ses membres (un peu plus d'un millier dans le pays, selon eux), qui ont décidé de ne pas donner de consigne à plus de 75%.

On ne va pas vous mentir, on n'a pas non plus compris où ils voulaient en venir avec cette affiche

Histoire de brouiller un peu plus les pistes, les deux interlocuteurs du jour n'évoquent jamais Marine au moment de parler présidentielle. « Ça peut être aussi François Bayrou », sourit Simon, alors que son pote du Projet Apache fait carrément dans le contrepied : « Monsieur Mélenchon a quand même de super propositions économiques et sociales, il faut être franc. Mais il faut qu'il arrête avec ses délires. Il déteste les Français de souche. Marine Le Pen, elle fait ce qu'elle veut. Je ne la connais pas, je ne voterai pas pour elle. Moi je ne vote pas, de toute façon. » Ce qui sera sans doute le cas de beaucoup de ses collègues, apparemment pas convaincus par le « nouveau visage » du FN. Mais le Bloc Identitaire n'a pas non plus envie d'être assimilé aux autres groupes d'extrême-droite. « Ce n'est organisé que par le Projet Apache et le Bloc Identitaire, les autres sont venus à titre individuel, s'inquiète un membre de l'organisation. Je vous ai vu interviewer les gens du GUD... »

Michel Sardou et les anarchos royalistes

Effectivement, dans un coin, on repère assez facilement les membres du Groupe Union Défense, organisation étudiante créée en réaction à la « gauchisation » des campus à la fin des années 60. Les « gudards » ont gardé un style plus reconnaissable, fait de cheveux courts et de cuirs ou de bombers. Au milieu de cette petite troupe, Edouard Klein trimballe sa veste Harrington beige au col relevé. Le front haut et les Wayfarer rouges posées sur le nez, il fume sa clope entre le pouce et l'index, tout en attitude. En 2009, il a grandement participé à la refondation d'un GUD disparu depuis une petite dizaine d'années, mais n'est pas non plus disposé à associer son mouvement au Bloc Identitaire. « Je ne suis pas venu en tant que porte-parole du GUD, je suis venu à titre personnel, coupe-t-il immédiatement. Si vous voulez qu'on parle, il y a les élections à Assas, le 28 mars, nous nous présentons pour la première fois depuis notre retour. » Le petit milieu des organisations parisiennes d'extrême-droite (même si la plupart refusent qu'on leur accole ce terme) demanderait plus d'un article pour être appréhendé, se dit-on en se retrouvant en possession du dernier numéro de Lys Noir, le « samizdat des cellules solidaires anarchos royalistes ».

Les discours se terminent. Lorsque Simon Charles conclut le sien sur une citation de Michel Sardou (« Ils ont le pétrole mais c'est tout »), les rires sont un peu gênés, alors on passe vite au bouquet final. Derrière la banderole, une petite dizaine de fumigènes bleu, blanc et rouge sont allumés en même temps, pendant que les drapeaux français et parisiens claquent au vent. Les derniers chants résonnent, les derniers flashs crépitent et on remballe, une petite heure après le début du rassemblement. Au moment du départ, une jeune fille printanière s'approche et sourit : « Bonjour, je suis la responsable des relations presse du Bloc Identitaire, je peux prendre votre adresse mail ? » Décidément, les choses changent.

P.S. : Comme le rassemblement était terminé et que nous avions autre chose à faire de notre samedi après-midi (comme prendre l'apéro et regarder les filles dans un quelconque espace vert), nous n'avons pas assisté aux échauffourées qui ont semble-t-il eu lieu quelques minutes plus tard. La dépêche AFP sur le sujet parle de quelques badauds, les identitaires affirment qu'ils ont été attaqués par « une cinquantaine de militants d’extrême gauche armés et casqués ». Le site Novopress, « agence de presse » créée par... le fondateur du Bloc Identitaire, a appelé le journaliste de l'AFP pour « débattre » du sujet. L'enregistrement est là : http://fr.novopress.info/110343/attaque-dune-manifestation-par-lextreme-gauche-desinformation-flagrante-dun-journaliste-de-lafp-audio/ De nôtre côté, on a essayé de joindre les commissariats du 2e arrondissement puis du 9e arrondissement pour avoir la version policière, et à force de se faire trimballer et raccrocher au nez, on s'est rendu compte qu'on s'en foutait un peu.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Lun 2 Avr - 22:10

Citation :
Nuit de violence samedi entre militants extrémistes, un homme gravement blessé 02/04 | Claire Lagadic

Les policiers ont dû faire usage du flashball pour calmer le jeu.

Un homme de 37 ans a été gravement blessé à la tête au cours d'une rixe entre militants antifascistes et sympathisants du Bloc identitaire, dans la nuit de samedi à dimanche.

Un homme de 37 ans est hospitalisé dans un état grave depuis une violente bagarre entre sympathisants de l'ultragauche antifasciste et sympathisants du Bloc identitaire, dans la nuit de samedi à dimanche à Toulouse.

Samedi après-midi, une manifestation pour la langue et la culture occitanes avait réuni plus de 20 000 personnes dans les rues de Toulouse. Au départ du cortège, le Bloc identitaire a été fermement évincé, les organisateurs considérant qu'il « n'avait rien à faire là. »

« Ils ont promis de revenir le soir », relate un témoin. Dans la nuit, peu avant 1 heure, place Arnaud-Bernard, devant « Le Communard », un café que les antifascistes ont l'habitude de fréquenter, une quinzaine de personnes, armées de battes de base-ball et de barres de fer, ont fait irruption. Une rixe a alors éclaté.

Flashball

Coups de poing, coups de pied, l'échange a été très violent. Frappé, un étudiant chilien de 37 ans venu assister à un concert dans un bar de la place, a été pris au milieu de la bagarre et s'est effondré. Il est mal tombé et sa tête a violemment heurté le bitume. Les Identitaires ont alors été chassés de la place par la foule de noctambules. La victime, transportée à l'hôpital dans un état jugé très sérieux, souffrait de multiples fractures au crâne.

Quelques minutes plus tard, place Saint-Pierre, la bagarre a recommencé. Une vingtaine de personnes se sont affrontées. Puis une course-poursuite à pied s'est amorcée vers les allées de Barcelone et la « maison identitaire » du Bloc où se sont réfugiés ses membres.

À l'extérieur, des cannettes ont été jetées, la tension n'est pas redescendue jusqu'à l'intervention des forces de police qui ont dû user de tirs de flashball pour calmer le jeu. Deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.

Ces événements sont le point d'orgue d'une tension croissante faite d'insultes, de provocations et de bagarres depuis quelques mois, à Toulouse, entre les deux tendances. Cette fois, un homme de 37 ans a failli perdre la vie. Hier soir, il était sorti d'affaire.

Citation :
Attaque fasciste: 1 blessé grave (.pdf)

Dimanche 1er avril vers 1 heure du matin, une fois de plus les fachos toulousains se sont à nouveau manifestés place Arnaud Bernard.

La place Arnaud Bernard était animée par la fête et la convivialité comme à son habitude, quand un groupe fit irruption sur la place. Une vingtaine d’individus groupés marchant au pas et plus ou moins cagoulés arrivent du boulevard Lascrosses. La démarche et l’attitude agressive des individus ne laissent pas planer beaucoup de doute : « c’est les fachos » crient certains fêtards de la place. En effet, ils parcourent la place en provoquant les badauds. Devant le regard médusé des gens en terrasse, les individus ont crié « Toulouse hooligans » tout en effectuant des saluts hitlériens. Après quelques minutes de latence, l’ensemble des gens sur la place ont vivement réagi pour repousser les assaillants qui avaient commencé à s’attaquer à la terrasse d’un café et aux clients d’un kebab.

En s’enfuyant vers la place Saint Sernin, les fachos ont grièvement blessé un étudiant chilien. L’intervention d’un témoin lui aura certainement sauvé la vie. En effet la victime dans le coma a été transférée à l’hôpital. Le pronostic vital fut au cours de la soirée engagé. L’état de la victime s’est amélioré dimanche après-midi. Sorti du coma, le blessé souffre de multiples fractures de la boite crânienne et d’une paralysie des membres. Selon nos informations datant de dimanche soir, la paralysie ne serait pas définitive.

Plus tard, une partie des gens qui venaient de se faire attaquer place Arnaud Bernard décidèrent d’aller demander des comptes aux fachos en allant à leur local du 36 allée de Barcelone. Avant même qu’ils arrivent à la porte, la police est intervenue en tirant au flashball. S’en suivi un contrôle d’identité et une fouille. La police effectua 5 interpellations. 4 personnes ont rapidement été libérées dans l’heure qui suivit. La cinquième personne est toujours en garde à vue lundi midi. A notre connaissance aucun affrontement n’a eu lieu non plus place Saint-Pierre.

Une fois de plus les fachos n’ont pas été inquiétés, malgré une ratonnade qui a failli coûter la vie à une personne, ils ont pu tranquillement continuer leur soirée. La police a été plus efficace défendre le local du Bloc Identitaire, que pour protéger les toulousains qui festoyaient à Arnaud Bernard… Nous nous étonnons de l’attitude des forces de l’ordre. Il semblerait que les « enquêteurs » croient tenir le « coupable idéal » de l’agression de l’étudiant. Selon nos informations, l’accusé était vers la place Saint Pierre au moment de l’agression. De plus l’accusé est antifasciste alors que l’étudiant a été agressé pas des fascistes ! En conséquence, nous demandons la libération immédiate de l’interpellé.

Plus qu’une rixe entre extrêmes, ce qui s’est déroulé dans la nuit de samedi à dimanche, s’apparente plus à une volonté de la part de jeunes hooligans d’extrême droite et des militants identitaires de venir agresser des personnes représentant tout ce qu’ils détestent à souhait : des manifestants occitanistes fêtant la réussite de leur manifestation, des populations d’origine étrangère, des jeunes de gauche, des kebabs, surtout une place et quartier symbolisant la diversité des cultures et le métissage qu’ils exècrent.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mar 3 Avr - 19:49

Citation :
Les confrontations entre les antifascistes et le Bloc identitaire se multiplient.

Lors de la manifestation antifasciste du 17 mars, les deux camps s'étaient déjà copieusement insultés et provoqués.

Les confrontations entre antifascistes et Bloc identitaire se multiplient à Toulouse. Chaque camp accuse son adversaire d'être responsable des violences.

Manuel se remet, doucement. Toujours hospitalisé à Purpan, victime notamment d'une fracture du crâne, ce Chilien âgé de 36 ans, est encore en vie grâce à un passant. Cet homme s'est en effet interposé après s'être saisi d'une chaise pour empêcher une bande d'individus, catalogués très à droite, de finir de le rouer de coups de pieds. L'incident, ultra-violent, a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche du côté d'Arnaud-Bernard, à Toulouse.

Des individus avaient débarqué à Arnaud-Bernard avec l'intention d'en découdre avec des militants d'extrême-gauche dont certains avaient assuré le service d'ordre de la manifestation en faveur de l'occitan qui avait eu lieu plus tôt dans l'après-midi. Une délégation du Bloc identitaire avait alors voulu rejoindre le cortège, provoquant les premiers heurts avec le service d'ordre. Il y aurait eu un autre incident dans la nuit de vendredi à samedi lors du vol d'une banderole au village occitan.

" On va finir par ramasser un cadavre "

Les actes de violence se multiplient entre militants d'extrême-droite et d'extrême-gauche. « On va finir par ramasser un cadavre », s'inquiète un policier toulousain. Un autre se désespère : « Rayon bêtise, il y a match nul des deux côtés ! ». Dimanche dans la nuit, après l'agression du ressortissant chilien, les policiers ont empêché que le local du Bloc identitaire ne soit mis à sac. Au passage quatre militants de « l'ultra » gauche ont été interpellés, suspectés d'être les auteurs des violences sur le ressortissant chilien. « L'accusé est antifasciste alors que l'étudiant a été agressé pas des fascistes ! » protestent les militants. Côté police, avec l'appui et les recommandations du parquet, on veut « progresser vite » pour identifier les auteurs de l'agression. Des investigations « qui prendront du temps ». En espérant qu'elles aboutissent avant un nouveau clash sanglant.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 5 Avr - 2:13

http://www.petitions24.net/justice_pour_andres

Citation :
Agression place Arnaud Bernard, le Bloc Identitaire au banc des suspects 03 Avril, Coralie Bombail

Place Arnaud Bernard, où des personnes présumés du Bloc Identitaire ont agressé des jeunes samedi dernier.

Samedi dernier, vers 1h du matin place Arnaud Bernard, des jeunes présumés du bloc identitaire ont agressé des personnes qui faisaient la fête sur la place. Une violence manifestement gratuite qui commence à inquiéter.

Samedi soir, il y avait du monde sur la place Arnaud Bernard qui assistait à un concert. Mais la fête s’est arrêtée lorsqu’un groupe « d’une quinzaine de personnes, de type européen, et armés » selon Kévin, un témoin, est venu narguer les badauds. « Ils avaient une attitude hostile et antirépublicaine » remarque-t-il. Ils criaient « Toulouse Hooligans ! » témoigne Patricia, présente samedi. Pour les personnes qui étaient sur la place, pas de doute, « les agresseurs font parti du Bloc Identitaire, un groupe d’extrême droite. »

Dans un mouvement de foule, une personne a été grièvement blessée, « lorsque j’ai tenté de le secourir, ils ont voulu m’en empêcher et s’en sont pris à moi » déclare Kévin. La victime, plongée dans le coma a été transférée à l’hôpital.

Dans cette altercation, Kévin remarque que les hommes sont organisés, « ils savent se battre, et sont entrainés aux sports de combats ».

Choqués et en colère, certains décident de suivre les agresseurs jusqu’au local de l’Oustal, allées de Barcelone. Mais « la police est intervenue et a interpellé 5 de ces personnes, dont une qui est restée en garde à vue jusqu’à lundi. » Un comble pour l’Union antifasciste de Toulouse « la police a été plus efficace pour défendre le local du Bloc Identitaire, que pour protéger les toulousains qui festoyaient à Arnaud Bernard… »

Mais l’affaire n’en reste pas là, une enquête a été ouverte et les témoins de la scène ont été interrogés par la police.

Il n’en reste pas moins que cette histoire a choqué les esprits, et la peur commence à s’installer. « Ce n’est pas la première fois qu’ils agissent, ils ciblent les jeunes qui ne leur plaisent pas, ceux qui portent des dreadlocks par exemple » signale Patricia, mais surtout « des jeunes de gauche, des kebabs, sur une place et un quartier symbolisant la diversité des cultures et le métissage qu’ils exècrent.. » surenchérit l’Union antifasciste de Toulouse.

Citation :
Violences et provocations à Arnaud Bernard : des hooligans en ligne de mire Etienne Baldit 4 avril

L’étudiant chilien de 37 ans grièvement blessé au cours d’une rixe, samedi soir à Arnaud Bernard, est sorti du coma lundi. Plusieurs médias font état d’un affrontement entre sympathisants du Bloc Identitaire et militants antifascistes. Alors que l’Oustal dément toute implication dans cette affaire, l’Union Antifasciste Toulousaine (UAT) accuse les hooligans.

Un blessé grave, cinq personnes en garde à vue

L’homme de 37 ans, grièvement blessé dans le quartier Arnaud Bernard samedi soir, est sorti du coma dans la journée de lundi, mais reste hospitalisé. Il souffre de multiples fractures crâniennes, et d’une paralysie des membres inférieurs dont on ignore si elle sera permanente. Le pronostic vital n’est plus engagé, mais les séquelles de ses blessures sont encore inconnues. « Il ne parle pas beaucoup, et il ne s’est pas encore mis debout », nous confiait une de ses amies, lundi matin.

Cinq personnes ont été placées en garde à vue samedi soir, pour différents motifs (détention illégale d’une matraque télescopique, problème de permis de conduire). Si plusieurs d’entre eux ont rapidement été libérés, les deux derniers étaient encore en garde à vue lundi après-midi. Après une audience devant le juge des Libertés dans la soirée pour « participation à un regroupement en vue de commettre des violences ou dégradations », ils sont sortis libres du Tribunal de Grande Instance peu après 21H30. Ils seront à nouveau convoqués à une date inconnue pour être jugés.

« Les militants de l’Oustal n’ont rien à voir dans tout ça »

La direction de l’Oustal, « foyer identitaire » rattaché au Bloc Identitaire, a publié un démenti, dans la journée de lundi. Accusant « une trentaine de nervis », « hooligans d’extrême-gauche » « armés de canettes en verres et de bâton » d’avoir tenté de s’introduire dans leur local, l’Oustal « prend note de la violence répétée et constante de ces mouvements se revendiquant défenseur de l’Occitanie. Force est de constater que les méthodes violentes et le sectarisme sont encore l’œuvre de groupuscules obscures et que la défense de l’Occitanie restera une terre de résistance contre un conformisme ambiant étouffant » (sic).

Jointe par téléphone, Caroline Dutillie, responsable communication de l’Oustal, nous a donné sa version des événements. « J’étais à l’intérieur, il y avait des enfants avec nous. On s’est fait agresser, on a entendu taper sur la devanture du local, et il y a eu des jets de bouteilles. J’ai appelé la police tout de suite. Les militants de l’Oustal n’ont rien à voir dans tout ça. Ce sont les journalistes et l’ultra-gauche d’Arnaud Bernard qui racontent ça pour se défendre. »

« Une vingtaine de hooligans sont arrivés sur la place en rangs serrés. Ils se sont éparpillés et ont fait des doigts d’honneur et des saluts hitlériens »


Saluts hitlériens

Selon les membres de l’UAT, l’incident n’aurait effectivement pas été causé par le Bloc Identitaire, mais par « une vingtaine de hooligans ». « Ils sont arrivés en rang serrés sur la place Arnaud Bernard vers minuit et demie, détaille Julien*, témoin de la scène. Certains étaient plus ou moins cagoulés, des écharpes masquant leurs visages. Ils ont chanté quelque chose comme « Toulouse, Toulouse, Hooligans », se sont éparpillés sur la place et ont fait des doigts d’honneur et des saluts hitlériens. »

S’en serait suivi un affrontement entre « des reubeus » assis à la terrasse d’un kebab de la place et les hooligans. Plusieurs personnes présentes ont ensuite échangé des jets de chaise en plastique avec les provocateurs, qui se seraient repliés vers la rue Gatien Arnoult. C’est dans cette rue que l’étudiant chilien de 37 ans, qui les poursuivait, a reçu un coup de pied dans le plexus, causant sa chute et les fractures crâniennes.

« Les hooligans et les Identitaires sont liés, c’est sûr et certain »

Toujours selon l’UAT, après une demi-heure de discussion, une quarantaine de personnes a décidé de retrouver les agresseurs, se rendant place Saint-Pierre. La place étant bondée en ce samedi soir, et ne trouvant pas les hooligans, ils se sont alors dirigés vers l’Oustal, sur les allées de Barcelone. «On pense que ces hools et les Identitaires sont liés. C’est sûr et certain. On les connaît tous », expliquent des personne présentes ce soir-là.

Arrivant aux abords de l’Oustal vers 1H30, et repérant une voiture de police stationnant « tous feux éteints devant le local », ils s’y sont dirigés et affirment avoir clairement identifié au moins un des hooligans et plusieurs autres personnes, qui rentraient à l’intérieur du local.

Flashball

Certaines des personnes présentes ont alors « tapé sur la fenêtre » et la devanture de l’Oustal, avant que « trois ou quatre des policiers » ne sortent de la voiture et ne « tirent en l’air au flashball ». Repartant en sens inverse, ils ont été stoppés par plusieurs véhicules de police. Une vingtaine de contrôles d’identité et cinq arrestations ont été effectués.

Dans son communiqué, l’UAT estime que l’incident « s’apparente plus à une volonté de la part de jeunes hooligans d’extrême droite et des militants identitaires de venir agresser des personnes représentant tout ce qu’ils détestent à souhait : des manifestants occitanistes fêtant la réussite de leur manifestation, des populations d’origine étrangère, des jeunes de gauche, des kebabs, surtout une place et quartier symbolisant la diversité des cultures et le métissage qu’ils exècrent.«

« Le chef des hooligans de Montpellier, identifié comme un des agresseurs d’un de nos militants pendant la manifestation occitane de samedi après-midi »

« Il n’y a pas de hooligans chez nous. On leur refuse l’accès. »

Caroline Dutillie dément fermement le lien entre hooligans et Identitaires. « Il n’y a pas de hooligans chez nous. On leur refuse l’accès. Il y a toujours eu des amalgames, mais on est tout sauf ça. Nous sommes rattachés au Bloc Identitaire, nous ne sommes pas des hooligans. » Elle concède seulement que « des gens de chez nous les connaissent peut-être, parlent avec eux en soirée. Mais je suis pratiquement tous les jours à l’Oustal, et je n’y ai jamais vu de hooligan. Cette bagarre entre hooligans, on a voulu la rattacher à nous parce qu’on est accusés de tout. »

Mathieu Clique, porte-parole de l’Oustal, précise que le local était fermé à partir de 23H et qu’à partir de ce moment-là, « personne n’est entré ou sorti. Il y avait un vigile et peut-être une autre personne dehors, mais c’est tout. Des hooligans qui seraient rentrés dans le local samedi soir ? Ils l’ont complètement inventé ! Je peux donner les noms de tous les militants présents ce soir-là, je les ai communiqués à la police. On était une quinzaine, il n’y avait aucun hooligan, ni à l’extérieur du local, ni à l’intérieur. »

Plaintes déposées

L’Oustal a par ailleurs déposé plusieurs plaintes à l’encontre de militants antifascistes, concernant l’incident de samedi soir, ainsi qu’à l’encontre du « chef des hooligans de Montpellier, identifié comme un des agresseurs d’un de nos militants pendant la manifestation occitane de samedi après-midi ».

En tout état de cause, l’incident symbolise la cristallisation de fortes tensions entre Identitaires et antifascistes autour de l’installation de l’Oustal et des Jeunes Identitaires à Toulouse: « défenseurs de l’Occitanie » pour certains, « fachos » pour d’autres.

* Le prénom a été modifié
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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Ven 6 Avr - 0:46

Citation :
Paul Lamoitier : « Marine Le Pen m'a sacrifié sur l'autel de sa méconnaissance » 01.04, HUBERT FÉRET

Paul Lamoitier se dit aujourd'hui «heureux et soulagé» d'avoir quitté le FN.

| ENTRETIEN |

La révélation de ce qu'il serait le plus gros fournisseur des bouchers hallal du Nord - Pas-de-Calais lui a valu le titre de « boucher du FN ». Mais surtout les foudres d'un parti dont il a finalement choisi de démissionner fin février, alors qu'il en détenait la carte depuis plus de trente ans, fidèle parmi les fidèles de Jean-Marie Le Pen. Le Cambrésien Paul Lamoitier, qui siège désormais au conseil régional sur le banc des non inscrits, livre sa vérité sur cette affaire. Et règle ses comptes avec une Marine Le Pen dont il fustige « une vision étriquée » de la politique, et la gestion « approximative » d'un appareil frontiste devenu, selon lui, de plus en plus « clanique » et « pyramidal », où la parole a été « confisquée »...


Une petite intoxication alimentaire lui a donné ce teint blafard. Mais à 76 ans, Paul Lamoitier dit ni plus ni moins « revivre » depuis qu'il a déchiré sa carte de militant du FN. Car bien avant qu'un plateau de fruits de mer ne lui file de l'urticaire, ce sont bel et bien ses relations avec Marine Le Pen et l'un de ses bras droits, qui ont mis l'estomac du doyen du conseil régional du Nord - Pas-de-Calais à rude épreuve. Et sa démission du parti frontiste, survenue le 29 février dernier, a la saveur d'une résurrection. Doublée d'une sorte de rédemption : « J'ai perdu trente ans de ma vie à coller et tracter pour un parti dont je me suis progressivement senti de plus en plus éloigné des thèses qu'il développait , assure-t-il. Mais aujourd'hui, je suis soulagé et heureux ! »
« T'as rien compris. T'es qu'un con ! »

Trente ans pour en prendre conscience ? « Non, mais tant que Jean-Marie Le Pen était là, c'était autre chose. Je suis d'ailleurs entré au Front à cause de lui. C'est quand même un sacré tribun ! » Et Paul Lamoitier un sacré bon client, à qui l'on propose finalement de prendre du galon. « C'est comme ça que je me suis retrouvé candidat aux Régionales », raconte-t-il. Et qu'une fois élu, propulsé à la tribune, pour être le doyen de l'assemblée, protocolairement désigné pour animer la séance de mise en place du nouveau conseil.

« Le parti m'avait donné un discours, mais un cadre de la Région, qui l'a vu, m'a expliqué qu'il valait mieux atténuer un peu le propos, sans quoi la séance serait sans cesse interrompue. J'ai donc soumis une autre proposition à Marine Le Pen, mais un cadre du parti est entré dans une furie pas possible. "T'as rien compris ! Faut attaquer ! T'es qu'un con !", hurlait-il ». Paul Lamoitier ne cédera pas et lira un texte assez consensuel, « chaleureusement applaudi », se félicite-t-il. « Mais il m'a refait le même coup aux cantonales , reprend celui qui battait un an plus tard pavillon FN dans le canton de Cambrai-Est (il récoltera 18,82 % des suffrages au 1er tour. J'avais préparé un bulletin sur lequel j'avais noté "Je suis un modéré". Quand il a vu ça, le même cadre du parti est sorti de ses gonds. Et il a recommencé avec ses "T'es un con" et "Faut attaquer !" Mais je me suis fâché aussi et il l'a fermée ! » C'est bien entendu quand éclate la polémique née du fait qu'il serait le plus gros fournisseur de viande hallal au nord de Paris que le torchon brûle entre Paul Lamoitier et ses camarades du FN. « Ça a été l'horreur !, admet le conseiller régional. Non pas le fait que ce soit vrai, mais le fait que je m'en défende, que j'en sois fier ! Ils n'ont pas compris. » Celui qui est effectivement le principal fournisseur de volaille pour quelque dix-huit boucheries hallal de la région (« Je ne suis ni propriétaire d'un abattoir, ni grossiste ni boucher, je suis agent commercial. Et je fournis cent tonnes de volaille hallal par an à mes clients ! », précise-t-il), dont la plus grande de France, implantée à Carvin, indique d'ailleurs avoir attiré l'attention de Marine Le Pen à ce sujet à l'aube de la campagne présidentielle, « pour lui demander d'arrêter de tirer à boulets rouges sur ce qui est un marché très juteux »...
« Mes clients arabes savaient tous que j'étais au FN ! »

Paul Lamoitier extirpe de son dossier bleu, renfermant « tout ce que j'ai contre le FN », un courrier adressé à la présidente du Front national et à Louis Aliot, en date du 1er février 2012.

Alors que débute la campagne présidentielle, et que Paul Lamoitier estime que celle qui est encore à ce moment-là sa championne a opté pour une mauvaise stratégie, il y explique que le hallal pèse 16 % de parts dans le marché alimentaire mondial, 635 milliards de dollars, 20 millions de consommateurs potentiels et 40 % de progression dans le marché des plats cuisinés dans les grandes et moyennes surfaces. Que 900 000 tonnes de viande hallal sont produites chaque année en France... « Je lui expliquais que le hallal, c'est une économie non négligeable, et que le marché donne du travail à la France et aux Français : éleveurs, abattoirs, grossistes, grande distribution... Et surtout que le hallal n'est pas la préoccupation majeure des Français, qui s'interrogent davantage sur l'emploi, les revenus, l'avenir de leurs enfants... Je n'ai jamais eu de réponse à ce courrier ! »
« J'en connais même un qui vote Front national »

Moins d'un mois plus tard, alors que Jean-François Copé, secrétaire national de l'UMP, tance Marine Le Pen sur ses amitiés « avec un grossiste en viande hallal », l'invitant à regarder « un peu ce qui se passe chez elle avant de donner des leçons aux autres », Paul Lamoitier démissionne du FN. Réaction laconique d'une figure de proue du FN dans la presse : « Paul Lamoitier n'est plus sur la ligne du front. Il prend des positions en faveur du hallal. Son départ est souhaité. » Paul Lamoitier estime, lui, que Marine Le Pen l'a « sacrifié sur l'autel de sa méconnaissance ». Et de poursuivre : « Le hallal, elle n'en a rien à faire ! D'ailleurs, curieusement, la viande casher ne semble pas la gêner, alors que l'abattage est le même que pour le hallal, et que seules les parties avants de la bête sont utilisées, le reste repartant dans le circuit normal... Mais non, parce que tout ce qui l'intéresse, c'est de pouvoir remettre à table le sujet de l'immigration ! » Alors le Cambrésien a-t-il repris le cours normal de ses activités. La polémique a-t-elle affecté les affaires et ses relations avec les bouchers hallal ? « Bien avant qu'un concurrent n'aille le leur dire, ils savaient tous que j'étais au FN ! Comme ils savaient que j'ai fait l'Algérie. Mais tous m'ont toujours dit que ça n'avait pas d'importance, sachant que, moi, je ne suis pas raciste. Et que je leur faisais surtout gagner de l'argent ! J'en connais même un qui vote Front national... »
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Ven 6 Avr - 21:10

http://www.youtube.com/watch?v=YWzXic-eQxc
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 7 Avr - 22:15

Citation :
A Toulouse, la tension monte entre militants d’extrême droite et antifascistes 06/04

Depuis quelques mois, les incidents se multiplient à Toulouse entre les militants d’extrême droite réputés proches du Bloc identitaire et les antifascistes. Leur dernière confrontation samedi soir a failli virer au drame.

Manuel Andrès, 37 ans, ne peut ni parler ni marcher. Samedi dernier, un coup de pied dans le torse le fait (mal) tomber sur le trottoir, lui fracturant le crâne. Cet étudiant chilien en anthropologie est la première victime grave des affrontements entre les mouvements proches de l’extrême droite et leurs opposants, qui ont débuté il y a quelques mois. Ses blessures, il les doit à sa présence à un concert dans le quartier populaire Arnaud-Bernard, quelques heures après la fin de la Marche pour l’occitan qui a réuni entre 20 et 30 000 personnes.

Cette manifestation a pour but la ratification de la Charte européenne des langues régionales par les candidats à la présidentielle. Le service d’ordre a été assuré entre autres par certains militants antifascistes, qui ont proposé leur “expérience en matière d’identification d’éléments fascistes”, susceptibles de troubler le bon déroulement de cet événement familial, selon les mots de l’un d’eux.

“Le milieu cultureux occitan s’est mobilisé contre nous, car cette identité est depuis longtemps récupérée par l’extrême-gauche. Pourtant nous ne demandons qu’à accompagner l’associatif” argue Philippe Vardon, numéro 2 du Bloc identitaire.

Depuis quelques mois, ce mouvement d’extrême droite porté sur le régionalisme et le fédéralisme européen se targue de défendre l’occitan et demande à participer à cette marche. Mais les organisateurs ont refusé, assurant “ne pas partager les valeurs d’exclusion” de ce jeune parti, fondé par des anciens d’Unité radicale et spécialisé dans la diatribe anti-islamique.

Une violence inédite

Dans la soirée du 31 mars, un grand nombre de participants à la marche se retrouvent sur la place Arnaud-Bernard, où kebabs, bars alternatifs et vendeurs de cigarettes à la sauvette se côtoient depuis des années. Vers minuit et demi, une vingtaine de hooligans du TFC (Toulouse football club) réputés proches de l’extrême droite débarque sur fond de chants de stade, de doigts d’honneur, et de saluts hitlériens. Face aux agressions physiques, les clients des kebabs et du Communard, un des bar-repère de la gauche toulousaine, répondent à coups de chaises en plastique : bagarre générale et course-poursuite, une telle violence est inédite.
Matthieu Clique, représentant des jeunes identitaires de Toulouse, réfute toute implication du Bloc. “Il peut y avoir des relations personnelles entre des identitaires et le mouvement marginal des hooligans. Mais en aucun cas, une alliance politique ou dans les actions. Nous n’avons rien à voir avec l’agression sur la place“. Un mensonge pour Jonas*, militant actif de la lutte antifasciste toulousaine :

“ Bien que les identitaires le nient, nous sommes persuadés que les hooligans et les skinheads néonazis les fréquentent et les connaissent tous. Dans cette jeune génération, la tendance est au rapprochement ” .

Ce rassemblement hétéroclite a débuté le 11 février avec l’inauguration de L’Oustal (l’ostal signifie “la maison” en occitan), un local sur les allées de Barcelone. A sa tête, Matthieu Clique, un militant pro-vie débarqué de Grenoble il y a trois ans. Cet étudiant en droit de 23 ans est le principal acteur de cette nouvelle stratégie de communication. Par le biais du syndicat étudiant très droitier UTIL, il a recruté une cinquantaine de militants, jeunes pour la plupart et déjà sensibilisés à ces idéologies. Le site Fafwatch leur a tiré le portrait.

Situé à proximité des universités, l’Oustal offre une relative visibilité à ce parti, dans une terre historiquement peu favorable à l’extrême droite. “Le FN n’a jamais obtenu de gros scores ici. Le Bloc identitaire s’est implanté avec la volonté de combler ce vide, en se plaçant encore plus à droite” analyse Jean-Christophe Sellin, porte-parole du Parti de gauche en Haute-Garonne.

Une situation inquiétante pour Pierre Cohen, maire socialiste de Toulouse, qui a pris publiquement position contre ces récents développements lors de la fameuse journée pour l’occitan :

“Tout ce qui est nationaliste, Front national ou autre, je considère que réduire leur présence voire l’éradiquer, c’est important. Il y a deux moyens : par la loi et le rapport de force physique, qui montrent que l’on est très majoritairement contre, mais aussi par le combat idéologique.”

Depuis, l’élu socialiste est dans le collimateur du Bloc identitaire, qui s’est dit “scandalisé” par ses déclarations. “Alors que sa ville est encore endeuillée par les ignobles crimes de Mohamed Merah, Pierre Cohen ne trouve-t-il pas plus urgent de lutter contre le péril islamiste ?”. Fabrice Robert, président du Bloc identitaire, prévient que son parti tiendra “pour responsable le maire de Toulouse pour toute agression sur des militants identitaires”.

“ Ce n’est pas une guerre de hooligans ”

En dépit de la période de réserve avant la présidentielle, Pierre Cohen a choisi de réagir car Toulouse n’en est pas à son premier accrochage : attaque de la foule au fumigène par un combo identitaires-hooligans (selon des témoins sur place) pendant la fête de la musique l’an dernier, démonstrations spectaculaires de catholiques intégristes proches de l’extrême droite contre la sulfureuse pièce de théâtre Golgotha Picnic en novembre dernier, agressions de militants, collages d’affiches qui dégénèrent en bagarres, dégradation de locaux des deux bords, la tension est à son comble.

Cependant, Jonas*, militant antifasciste, réfute l’idée d’une guerre de clan et veut élargir le débat :

“Ce n’est pas une guerre de hooligans entre ceux de Toulouse, xénophobes, et ceux de Montpellier, antiracistes, comme l’extrême-droite veut le faire croire. La majorité des gens qui se font attaquer n’ont rien à voir avec le militantisme pur, ils sont juste victimes de la violence de toute l’extrême-droite toulousaine”.

Jonas* et ses copains, ainsi que le comité de vigilance contre l’extrême droite créé après l’épisode Golgotha Picnic, cherchent à obtenir la fermeture de l’Oustal en alertant les autorités, déjà exaspérées de devoir consacrer deux camions de CRS à la protection du repère des identitaires à chaque manifestation.

Mais le Bloc ne compte pas baisser le store. Au contraire, un projet de réouverture d’un bureau à Paris et une implantation en Normandie sont à l’étude.

* Le prénom a été modifié.
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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 8 Avr - 8:55

Citation :
La face identitaire de Toulouse

Il y a quelques semaines, nous avons eu vent de la situation toulousaine en matière d’agitation chez les fascistes.

Un article de l’Union Antifasciste Toulousaine a fait des révélations sur les méfaits des jeunesses identitaires Toulousaine.

L’UAT a publié notamment une « photo de famille » des identitaires exhibant la devanture d’un local syndical qu’ils venaient de vandaliser.
L’article y révèle les identités des protagonistes aisément reconnaissables sur le cliché mais sans aller plus loin.

Fafwatch comble ce manque et fait les présentations.


On la remet, on l’aime bien finalement cette photo.

Matthieu Clique « le petit chef »

Le leader maximo et chef des jeunesses identitaires (JI) à Toulouse.

Matthieu est avant tout un catholique intégriste issu d’une famille bourgeoise. Très tôt il s’implique dans des mouvements politiques de sa ville d’origine, Grenoble. Sans doute la pression familiale et le système patriarcal ont très tôt façonné le petit Matthieu suivant le triptyque classique : « Papa est facho, maman ferme sa gueule et les fistons font comme papa ».

Très tôt scout, très tôt engagé dans SOS Tout Petits Isère [1], on le retrouve mis en avant comme dans ces deux vidéos de propagande anti-avortement (ici et ici). Deux vidéos « collectors » où l’on voit évoluer le jeune Matthieu jouant le rôle du gamin qui devient un homme, un vrai !Une passion naitra de cette première rencontre avec la caméra entre Matthieu et les vidéos dont il est le héros. Il les cumule !

Plus tard il intégrera la section JI de Grenoble.





Matthieu n’a jamais douté de lui même

Il débarque avec la famille à Toulouse en septembre 2009. Il intègre évidement la section toulousaine de SOS Tous Petits, une section vieillissante et en perdition. Qu’à cela ne tienne, Matthieu se charge de tout et malgré un look de séminariste des années 60 (moustache pré-pubère, affreuse lunette noire, béret et poncho) il réussit à insuffler un second souffle à SOS Tout Petits Toulouse.



Matthieu se déguise en punk et donne de sa personne pour une action de SOS Tout Petits Toulouse.



Surtout ne pas s’inquiéter pour Matthieu. Il est avant tout né avec une cuillère en or dans la bouche et fréquente assidument les soirées de la haute société toulousaine.

Il est étudiant à la fac de droit toulousaine [2]. Il intègre feu le rocambolesque UTIL, Union des étudiants Toulousains Indépendants et Libres. L’UTIL connu comme vitrine légale à peu prés présentable des différents groupes réactionnaires étudiants. Très vite l’UTIL devint la section étudiante du Bloc Identitaire toulousain. En s’appuyant sur cette structure étudiante, Matthieu Clique recrutât à tour de bras bon nombre d’étudiant « un peu racistes sur les bords ». Pendant ce temps, il laisse mourir SOS Tout Petits Toulouse, l’UTIL disparaitra à son tour peu de temps après [3]. Matthieu c’est le politicien en herbe. Il est le premier à dénoncer le système politique qui « ronge la France » alors qu’il est lui-même la caricature de ce qu’il conspue publiquement. Il est menteur, il se dit occitan, alors que ca ne fait pas 3 ans qu’il foule le sol de l’Occitanie. Il est manipulateur, il se prétend défenseur de la laïcité en attaquant les musulmans sur certaines de leurs pratiques alors que lui-même est un catholique intégriste.



Matthieu à la manifestation catholique intégriste à Toulouse contre une pièce de théâtre en novembre 2011.

Romain Carrière « le has-been »

Un des rares toulousain de la fine équipe des Jeunesses Identitaires. Là encore une jeune promu à un grand avenir mais sacrifié par les desseins parentaux. Romain aurait pu devenir un grand champion de taekwondo. Déjà en catégorie jeune, encore adolescent, il excellait et fut sacré plusieurs fois champion de France ainsi que vice-champion du monde. La dépêche du Midi qui voyait déjà le futur Pascal Gentil lui a consacré bon nombre d’article. Mais depuis plus rien, nada, niet, walou !!! Là encore l’explication toute simple et triste à la fois : pression de papa. Ce dernier, Denis Carrière, un enseignant qui sait tout sur tout, encarte très tôt Romain à la section toulousaine du MPF [4]. A partir de ce moment, ca en était fini de l’avenir prometteur de Romain. Englué par l’activisme, l’ambiance nauséabonde des discours racistes, la fréquentation de tous les psychotiques de la région qui ne jurent que par haine du musulman… N’importe quel jeune aurait craqué… Plus tard Denis Carrière intégra le Bloc Identitaire (BI), le fiston suivit et fut bombardé chef des JI toulousains. Mais comme le MPF, le BI et les JI de Toulouse sont minables, groupusculaire et reste sans existence réelle…



Belle brochette de loser à la cathédrale Saint Sernin en 2008. Romain Carrière en T-shirt blanc. On vous épargnera le pitoyable CV de ses petits copains de l’époque…

Pendant ce temps là, incapable de militer convenablement et de vendre assez de gâteau à Saint Sernin pour soutenir la lutte contre l’envahisseur musulman, Romain intègre l’armée et devient parachutiste d’infanterie de marine au 3eme RPIMa de Carcassonne [5]. Il y est toujours et s’y sent bien. L’arrivé de Matthieu Clique fut difficile à encaisser pour Romain. Matthieu « le sauveur » a toujours été là pour rappeler le triste bilan des années de règne de la famille Carrière sur le Bloc Identitaire local. Mais Matthieu sait comment amadouer les losers qui peuvent encore servir avant de les jeter. Romain a deux talents que Matthieu « la crevette » envie ; à savoir un physique imposant et un très bon niveau en taekwondo. Romain devient alors l’entraineur de la section JI toulousaine comme nous le rappelle Céline Lemaire dans un article d’Actutoulouse. Matthieu prend ainsi le commandement des JI toulousain tout en ménageant le peu d’égo qui reste à Romain Carrière. Romain, le chef déchu exilé à faire le trouffion à Carcassonne s’en satisfait.



Romain lève haut sa jambe et entraine les identitaires pour en faire de vrais guerrier aptes à défoncer les gens qui ne pensent pas comme eux.



Romain Carriére en bon vendu au système : soldat de l’union européenne avant tout

Francois Catala « le bon copain qui suit le mouv »

Parcours similaire à Matthieu Clique. François est ariégeois et issue lui aussi d’une famille bourgeoise catholique intégriste. Fidèle compagnon de route de Clique depuis leur passage à l’UTIL. On les retrouve partout comme à l’apéro saucisson pinard du 4 septembre 2010. François, c’est le stéréotype de l’identitaire : parents pleins de thune, physique ingrat et chétif, polo Ralph Lauren, veste en cuir, lunette Ray-Ban, égo surdimensionné et persuadé de mener d’une vie à contre courant. C’est toute la réussite du Bloc Identitaire. Faire croire à des jeunes totalement imbriqués dans le système et qui n’ont rien pour eux, d’être les vrais rebelles avec ce coté de fausse canaille qui forge le mythe. A force de propagande et de bourrage de crane, les ânes se prennent pour des chevaux de course…



Matthieu en t-shirt blanc et François en polo bleu le 4 septembre 2010 à l’apéro saucisson pinard de Toulouse à la prairie des filtres.



François pose pour rappeler à tous que sans lui, la France et l’Europe sont perdues.

Victor Lenta « le Sylvester Stallone français»

Attention cet homme est aussi complexe que dangereux. Victor est comme Romain, un militaire du 3eme RPIMa de Carcassonne. D’origine colombienne, il passe sa jeunesse en Haute-Savoie. Il dévore beaucoup de livres (sûrement les mauvais), ce qui peut tromper plus d’une personne qui le croise. Au premier abord, on peut être séduit par ce beau parleur avec ces références littéraires, créant une image d’esprit sain(t) dans un corps sain(t)… Détrompez-vous, l’animal se révèle n’être qu’une brute épaisse sans grande profondeur, un militaire de rang comme on les aime. Visiblement atteint du syndrome ravageur de « l’étranger » victimisé par ses petits camarades à l’école qui le considéraient comme pas assez français, Victor s’est ensuite juré de devenir plus blanc que blanc en devint facho, identitaire et militaire !!!



GI Jo Victor, la France peut être fier de toi.



Caroline Dutillie (autre figure incontournable du Bloc Identitaire toulousain, nous y reviendrons), Christophe (un des leaders du Bloc à Rennes et hooligan notoire), Fabrice Robert (président du Bloc Identitaire), Victor Lenta (accessoire plein de muscle mais sans cervelle utilisé par le BI pour son service d’ordre)

Au-delà du ton humoristique et acerbe de cet article, nous tenons à exprimer notre profonde inquiétude vis-à-vis de ces personnes au profil somme toute instable. Il est évident que leur activité va être démultipliée avec leur local récemment ouvert dans la ville rose. Nous avons les preuves que ces personnes participent à des actions violentes. Que va-t-il se passer pour Toulouse avec ces fachos ?

[1] Section grenobloise d’une organisation catholique intégriste anti-avortement. SOS Tout-Petits, fondée en 1986, prêche pour un activisme moins violent que les commandos anti-avortement. Son action reste dans un certain cadre légal : la pression morale sur les médecins et les femmes enceintes. L’organisation est connue pour ses multiples interventions contre des cliniques où les militants prient allongés à même le sol, distribuent des tracts annonçant « qu’ici on tue des bébés », chantent des cantiques religieux en attendant l’arrivée de la police.

[2] Etape incontournable pour les fachos toulousains. L’Université Toulouse 1 Capitole est ainsi le salut pour de nombreux militants d’extrême droite qui ne veulent pas rester au niveau bonehead (skinhead d’extrême droite) et ainsi s’élever intellectuellement mais surtout financièrement.

[3] Là encore du grand art très courant au Bloc Identitaire. Créer ou noyauter des structures, des groupes, attirer des gens en usant de manipulation et de ruse, orchestrer la déliquescence de la structure et ainsi convaincre que la seul solution est d’aller vers le BI.

[4] Le Mouvement Pour la France, le fan club de Philippe de Villiers, le parti politique ringard par excellence.

[5] L’éthique et la moralité de rigueur dans la fonction publique en prend un sacré coup avec les fachos toulousains. En fouinant dans les effectifs on trouve facilement des flics municipaux ou nationaux, des profs, des militaires… Peut être l’explication qu’aucun d’entre eux se sentent inquiété par la justice en se permettant tout et n’importe quoi à Toulouse (attaque, agression…). Pas très rebelle tout ça…
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Lun 9 Avr - 11:16

http://monde-rural.blog.lemonde.fr/2012/04/08/covoiturage-avec-des-militants-de-haute-loire-pour-un-meeting-de-marine-le-pen
http://www.lavoixdunord.fr/France_Monde/Breves/2012/04/07/article_marine-le-pen-en-meeting-a-lyon-en-direc.shtml
http://fr.news.yahoo.com/mélenchon-lidiot-triplement-utile-se-moque-marine-le-150454084.html
http://www.liberation.fr/politiques/01012401138-a-lyon-l-ombre-de-poujade-et-beaucoup-de-fauteuils-vides-pour-marine-le-pen
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/07/marine-le-pen-la-candidate-anti-systeme-contre-le-fascisme-dore_1682247_1471069.html
http://www.lesechos.fr/economie-politique/election-presidentielle-2012/front-national/0201999857101-marine-le-pen-veut-mettre-au-pas-les-marches-financiers-310538.php
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/03/les-petits-patrons-font-bon-accueil-a-marine-le-pen_1679800_1471069.html
http://yahoo.bondyblog.fr/201202230132/«-marine-le-pen-un-mal-necessaire-»
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mer 11 Avr - 2:43

Citation :
Sondage : Front de Gauche et Front National leaders sur la sodomie

Les électeurs de droite et du centre ont une vie sexuelle "plus stable" et "moins intense" que ceux de gauche ou ceux votant pour les extrêmes, selon un sondage Ifop pour le magazine Hot Vidéo (*).
Les électeurs de l'extrême droite sont ceux qui font le plus l'amour

Les électeurs de François Bayrou sont ceux qui ont le moins de rapports sexuels : 5,9 par mois en moyenne. Viennent ensuite les partisans de Nicolas Sarkozy, avec 6,7 rapports sexuels par mois.

Les sympathisants du PS ont, en moyenne, 7,6 rapports sexuels par mois, ceux de l'extrême gauche 7,7. La vie sexuelle la plus intense serait celle... des électeurs de l'extrême droite, avec 8 rapports sexuels par mois.
Les électeurs de l'UMP sont ceux qui ont le moins de partenaires

Les sympathisants de l'UMP ont, en moyenne, 7 partenaires dans leur vie, contre 9 pour les sympathisants de gauche.

C'est d'ailleurs chez les électeurs de Nicolas Sarkozy que l'on trouve le plus grand nombre de personnes à n'avoir eu qu'un seul partenaire dans leur vie : 23%, contre 18% pour l'ensemble de la population.
Les électeurs de Mélenchon et de Marine Le Pen sont les moins satisfaits sexuellement

Le sentiment "d'insatisfaction sexuelle" est plus important chez les Français votant pour des candidats de partis protestataires : 35% chez ceux de Jean-Luc Mélenchon et 31% chez ceux de Marine Le Pen.

A contrario, seuls 22% des électeurs de François Hollande et 23% des partisans de Nicolas Sarkozy se disent insatisfaits sur le plan sexuel.
Fellation, sodomie, échangisme et infidélité plus fréquents à gauche qu'à droite

La fellation est une pratique plus répandue chez les femmes de gauche et d'extrême gauche (elles sont respectivement 81% et 92% à l'avoir déjà pratiquée) que chez celles de droite (69%). De même, 48% des sympathisants du PS ont déjà essayé la sodomie, contre 43% à l'UMP et au Modem.

A noter : 55 % des partisans du Front National l'ont déjà pratiquée et 57% de ceux du Front de Gauche.

Les électeurs socialistes sont plus nombreux à déclarer avoir vécu une "expérience échangiste" (6% et même 9% au Front de gauche) que ceux de droite (4%).

Enfin, c'est aussi à gauche que l'infidélité est la plus répandue : 35 % des électeurs de Hollande ont déjà eu une aventure extraconjugale, contre 29% chez les sarkozystes et 27% chez les électeurs du centre.

(*) Sondage réalisé par internet du 24 février au 1er mars auprès d'un échantillon national représentatif de 1.411 personnes âgées de 18 ans et plus.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 12 Avr - 0:38

Citation :
Marine Le Pen pourrait arriver en tête chez les jeunes | 09.04 Thomas Wieder

Marine Le Pen pourrait arriver en tête chez les 18-24 ans ; 26 % d'entre eux seraient prêts à voter pour elle au premier tour de la présidentielle, selon une étude de l'institut CSA fondée sur un cumul de trois vagues successives d'intentions de vote réalisées du 12 au 28 mars.



Selon CSA, Mme Le Pen devancerait d'un point François Hollande sur ce segment de l'électorat. Sur 100 électeurs âgés de 18 à 24 ans, le candidat PS obtiendrait aujourd'hui 25 % des voix, le président sortant Nicolas Sarkozy 17 %, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) 16 % et François Bayrou (MoDem) 11%.

Au cours des derniers mois, la candidate du Front national (FN) est celle qui a enregistré la plus forte progression auprès des 18-24 ans. Au quatrième trimestre 2011, ils étaient 13 % à se dire prêts à voter pour elle, selon CSA. Au sein de cet électorat, elle a gagné 13 points en quelques mois.

Une hausse d'autant plus remarquable que, dans le même temps, les intentions de vote en faveur de la candidate du parti frontiste ont légèrement reculé dans l'ensemble de l'électorat, tous âges confondus, passant de 16 % à 15 % entre le quatrième trimestre 2011 et mars 2012.

Parmi les candidats, MmeLePen n'est pas la seule à avoir, ces derniers mois, gagné d'importantes parts de marché auprès des jeunes électeurs. Ce phénomène concerne aussi, bien que dans une moindre ampleur, Jean-Luc Mélenchon. Fin 2011, le candidat du Front de gauche était crédité de 5% des voix parmi les 18-24 ans. Aujourd'hui, il recueillerait 16% dans cette frange de l'électorat.

M. MÉLENCHON PROGRESSE AUSSI AUPRÈS DES 18-24 ANS

Que la proportion des jeunes se disant prêts à voter pour M. Mélenchon ait augmenté ces derniers mois n'a rien d'étonnant, dans la mesure où lui-même a vu ses intentions de vote fortement progresser auprès de l'ensemble de l'électorat pendant cette période.

Mais les chiffres sont éloquents : alors que le candidat du Front de gauche est passé de 5 % à 12 % chez les Français en général, il est passé de 5 % à 16 % chez les 18-24 ans. Au cours de la campagne, l'électorat de M. Mélenchon s'est donc rajeuni, tout comme celui de Mme Le Pen.

Ces évolutions sont contraires à celles que l'on observe chez les deux favoris de la présidentielle. François Hollande, qui fait aujourd'hui quasiment jeu égal avec Mme Le Pen chez les 18-24 ans, était largement en tête dans cette catégorie au quatrième trimestre 2011.

A l'époque, 39 % d'entre eux se disaient prêts à voter pour lui au premier tour. Ils sont aujourd'hui 25 %. Cette baisse de 14 points est deux fois plus importante que celle enregistrée par le candidat PS auprès de l'ensemble de l'électorat, passé de 34 % à 27 % des voix au premier tour entre le quatrième trimestre 2011 et mars 2012, selon CSA.

"DÉCROCHAGE" POUR FRANÇOIS HOLLANDE

Pour Anne Muxel, chercheuse au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) et auteure d'Avoir vingt ans en politique (Seuil, 2010), ce recul s'explique: "Au début de sa campagne, M. Hollande a mis, comme jamais aucun candidat à la présidentielle ne l'avait fait avant lui, la jeunesse au cœur de son projet. Depuis, on l'entend moins sur ce thème, d'où le décrochage que l'on observe dans les enquêtes d'opinion."

Ces derniers mois, Nicolas Sarkozy a lui aussi perdu des points chez les plus jeunes. Au quatrième trimestre 2011, 19 % des 18-24 ans se disaient prêts à voter pour lui quand 26 % des Français se déclaraient en sa faveur.

Aujourd'hui, 17 % d'entre eux voteraient pour lui, soit une baisse de deux points sur ce segment de l'électorat qui contraste avec la hausse, de deux points également, enregistrée par M. Sarkozy auprès de l'ensemble des Français entre fin 2011 et mars 2012, selon CSA.





FORTE BAISSE POUR M. SARKOZY PAR RAPPORT À 2007

Comparés à ceux de 2007, les chiffres de cette année font apparaître plusieurs évolutions. La première est la légère érosion du candidat PS auprès des 18-24 ans: en 2007, 29 % d'entre eux avaient voté Ségolène Royal au premier tour; ils seraient 25 % à choisir M. Hollande aujourd'hui.

La deuxième évolution est la forte baisse de M. Sarkozy : 26% des 18-24 ans avaient voté pour lui il y a cinq ans, ils ne sont plus que 19 % aujourd'hui.

La troisième, enfin, concerne Marine Le Pen : chez les 18-24 ans, elle obtiendrait aujourd'hui 19 points de plus que son père en 2007.

Ces chiffres demandent toutefois confirmation. Comme le rappelle Anne Muxel, "les électeurs les plus jeunes sont aussi les plus indécis, ceux qui se déterminent le plus tard". Cette donnée n'a pas échappé aux candidats, qui veulent séduire la jeunesse dans les derniers jours de campagne.

Citation :
" Les jeunes sont séduits par le côté antisystème de Marine Le Pen et sa dénonciation des élites " 09.04 Propos recueillis par Abel Mestre

Spécialiste de l'extrême droite et du Front national, docteur en sociologie et chercheur à l'université Paris-Ouest-Nanterre, Sylvain Crépon vient de publier Enquête au cœur du nouveau Front national (Nouveau Monde, 300 p., 19,90 euros). Il a publié en 2006 La Nouvelle Extrême droite : enquête sur les jeunes militants du Front national (L'Harmattan).

Marine Le Pen est très forte chez les jeunes. Comment l'expliquez-vous ?

Il y a clairement un effet "Marine Le Pen", qui tient beaucoup à son image. Il y a une identification à elle, compte tenu de sa vie et de son parcours. Avec un discours: "Tant que c'était le père, on ne pouvait pas aller vers le FN à cause de ses provocations sur l'inégalité des races et de la Shoah. On a vu ce que c'était à l'école et ça nous a traumatisés."

Jean-Marie Le Pen rebutait. Dès que Marine Le Pen a émergé et a entrepris la dédiabolisation, ils se sont dit : "Tout n'est pas bon à jeter. Elle critique son père, elle est jeune, divorcée, n'est pas contre l'avortement, ne dit pas du mal des homos." Marine Le Pen est un nouveau leader qui émerge dans le champ politique. Figure du renouveau et de jeunesse. Au niveau de l'offre politique, c'est quasiment la seule à incarner cela.

Quels thèmes séduisent le plus les jeunes dans le discours de Marine Le Pen ?

Chez les jeunes militants et/ou les sympathisants, ce qui a aussi joué, c'est l'expression d'un certain libéralisme en termes de valeurs morales: le fait qu'elle ne veuille pas - même s'il y a eu la polémique sur les "avortements de confort" - remettre en cause la loi Veil, le fait qu'elle affiche une certaine solidarité - ambiguë certes, parce qu'à connotation xénophobe - avec les homosexuels, etc. Ce sont des éléments qui ont pu rassurer les jeunes. Le "discours républicain" de Marine Le Pen joue beaucoup également.

La défense des valeurs républicaines est, chez les jeunes, une évidence, cela ne souffre aucune contestation. C'est plébiscité. C'est très souvent mis en avant, notamment pour la distinguer de son père. Elle apparaît donc comme le renouveau. Le discours de défense de la laïcité contre "l'islamisme", c'est aussi une évidence pour eux.

Qui sont ces jeunes ?

En général, ils viennent des milieux modestes. Plutôt de la petite classe moyenne du secteur privé qui n'a pas la sécurité de l'emploi. Les employés ou les petits artisans et commerçants. Souvent, les parents votent FN.

La question du niveau de diplôme est également importante. C'est vrai dans l'électorat général - comme le montrent les travaux de la politologue Nonna Mayer - moins on a de diplômes, plus on vote Front national. Mais c'est démultiplié chez les jeunes. Chez les moins de 25 ans, le soutien à Marine Le Pen passe de 10 % pour ceux qui poursuivent leurs études après le bac, à plus de 30 % chez ceux qui les ont arrêtées. C'est accentué par le fait que toute une classe d'âge arrive sur le marché du travail en pleine crise économique et est extrêmement inquiète par rapport à son avenir.

Pourquoi ce phénomène ne touche-t-il pas les autres partis politiques ?

Il y a une certaine défiance vis-à-vis des partis de gouvernement. Dans le contexte de crise, les discours des partis de gouvernement sont extrêmement technocratiques, prudents et se veulent le moins idéologiques possible.

Du coup, ces jeunes les moins diplômés sont séduits par le côté antisystème et de dénonciation des élites. Ce qui compte beaucoup, c'est qu'ils comprennent ce que dit Marine Le Pen. Je l'ai vu notamment chez les jeunes de Hénin-Beaumont [Pas-de-Calais], ils disent que c'est clair, pas jargonneux. Ils ne se sentent pas mis à l'écart.

Enfin, il y a aussi le côté "solidarité ethnique" même si ce n'est pas formulé comme cela. Encore une fois, dans un contexte de crise économique où il n'y a pas de boulot, ils trouvent normal de privilégier "les Français".

La séduction de la jeunesse par le parti d'extrême droite est un phénomène nouveau ?

C'était déjà le cas dans les années 1990. En 1995, Jean-Marie Le Pen avait attiré 17 % des 18-24 ans. Au milieu des années 1990, le parti était déjà très fort chez les jeunes. C'était dû, non pas à la crise économique comme aujourd'hui, mais à un grand pessimisme par rapport à l'avenir et une grande défiance vis-à-vis des partis politiques.

Citation :
" Marine, c'est plus facile à assumer que son père " | 09.04 Pascale Krémer

Un élève de 1re, avec des bagues aux dents. Dans l'Aisne, Damien Nicolas, le responsable du Front national jeunesse, 17 ans, a sa carte depuis un an et... des tas de camarades qui pensent comme lui, au lycée Saint-Jean et La Croix de Saint-Quentin. "Une trentaine, au moins, parmi les premières et terminales", assure-t-il.

Nous en retrouvons une poignée devant l'entrée de ce collège-lycée privé de centre-ville. Un bâtiment moderne, propret, comme les jeunes qui nous attendent. D'allure, ils ressemblent à tous les lycéens du moment : les filles portent le cheveu long, le foulard à fleurs et le talon compensé, les gars ont travaillé la mèche qui barre le front ou l'explosion de cheveux gélifiés. Des lycéens souriants, causants, issus des classes moyennes, qui tous voteront "Marine" ou auraient aimé le faire, s'ils en avaient l'âge.

Cette Marine qui a "beaucoup de charme", tout du moins "une belle prestance". Qui "est moins extrémiste". Et, surtout, "donne l'impression de vouloir faire ce qu'elle dit, et pas seulement de vouloir aller à l'Elysée pour une bonne paye". Marine-la-moderne qui sait leur parler sur le Web. Forums de discussion, Facebook, Twitter, application iPhone diffusant ses meetings en direct... "Elle nous rassure sur l'avenir, elle veut faire des choses pour nous", explique Marion dont le père, fonctionnaire, pense comme elle, à moins que ce ne soit l'inverse.

PEUR ET EXASPÉRATION

"Elle veut orienter dès 14 ans vers des métiers manuels ceux qui n'aiment plus trop l'école, et perturbent la classe. Elle va aussi rendre sa monnaie à la France, et arrêter de donner de l'argent à la Grèce, et les salaires jusqu'à 1 500 euros vont augmenter de 200 euros..." Camille, 17 ans, rêve d'entrer dans la police. "Marine, elle diminuera le taux d'immigrés, et c'est bien !", lance l'élève de 1re STG (sciences et technologies de la gestion). Il y a bientôt plus d'immigrés que de Français ! Nous, on doit faire des études et au final, on laisse le boulot aux immigrés. Quand on va à l'hôpital de Saint-Quentin, les médecins, ils ont tous des noms étrangers."

L'étranger, l'immigré, le musulman concentrent leurs exaspérations et leurs peurs : la viande halal, les cantines d'où l'on retire le porc, le droit de vote des étrangers, les mosquées avec des minarets visibles, comme à Saint-Quentin, le voile, les groupes de rap qui vomissent la France et sa police... Sophie, en 1re littéraire, raconte comment ses parents, aide-soignante et ouvrier, ont basculé de l'UMP au FN. "Parce que l'UMP n'a pas d'effet, ne s'intéresse pas aux vrais problèmes, comme l'immigration. Le FN, lui, est pour l'expulsion des sans-papiers du territoire. Même au lycée, j'en entends qui parlent leur langue, ils ne font pas d'efforts pour s'intégrer ! Sachant qu'on a une histoire catholique, les minarets, ça nous choque, automatiquement. Qu'ils pratiquent leur religion discrètement, sans détruire notre patrimoine !" A Saint-Quentin, toujours des jeunes pour vous "embrouiller" en centre-ville. Question sécurité, seule Marine saura y faire.

La mère d'Antoine, en 1re S, travaille dans une bijouterie à Paris. Dans le métro, le jeune homme se sent "agressé". "On regarde autour de nous, il n'y a que ça, ils sont provocateurs, ils nous poussent, ils nous volent." Et de poursuivre. Chaque fois qu'un emplacement se libère en ville, on construit des HLM qui sont pour "eux". "Ils" ne travaillent pas, "ils" profitent des aides. Avant de conclure, sûr de lui. "Ils sont un peu fainéants. Si on cherche un travail, on trouve." Ici ou là, Damien qui, à 10 ans, préférait un poster de Nicolas Sarkozy à celui d'un footballeur sur la porte de sa chambre, intervient, pondère les propos, tente d'envelopper les colères de formules plus politiques.

Sa mère, animatrice commerciale, et son beau-père, chauffeur routier, étant déjà convaincus, c'est au lycée qu'il prêche la bonne parole de "Marine". Ce qui lui a déjà valu un rappel à l'ordre de la direction, pour lui répéter les valeurs de l'établissement. Chez ses camarades, c'est évident, il y a un "effet Marine". "Quand j'en parlais, en 3e, c'était compliqué. En terminale, je n'ai plus aucun problème." Aux cantonales de mars 2011, rappelle-t-il, le vote FN a atteint près de 40 % dans le centre de Saint-Quentin. "Maintenant, quand je partage un lien sur Facebook, il y a plein de gens qui "like". C'est plus facile d'assumer, avec Marine, elle n'a pas les casseroles de son père."

"TOUS EN DJELLABA"

A l'autre bout de la ville, une autre ambiance, mais une même absence d'inhibition. Le quartier Remicourt, plutôt pavillonnaire, jouxte les barres de la ZUP. Devant le lycée professionnel Colard-Noël, une quinzaine de jeunes fument entre deux cours, assis sur des bancs de pierre qui se font face, au milieu d'une butte herbeuse. Ils sont en BEP ou en bac professionnel restauration, comme le laissent deviner les vestes sombres et les chemises blanches qu'arborent certains. Les filles, moins sobres, jouent du décolleté plongeant et du pantalon moulant. Leur âge ? 15 à 20 ans. Leurs idées pour la présidentielle ? "Le Pen !", répondent-ils dans un cri commun. Avant d'exploser de rire.

Une jeune fille démarre au quart de tour, et ne s'arrête plus. "Sarko, il a fait des promesses mais a tout lâché. Il fait tout augmenter. Faut renvoyer ceux qui n'ont pas de papiers, ils viennent foutre leur gros bordel, comme machin Merah, là. A cause d'eux, on n'a pas de travail. Ils sont contents d'avoir des salaires de misère. Ces putains de bougnoules, ils ont la CMU [couverture-maladie universelle], ils ont tout. Nous, comme on est traités, ça se fait pas! On sait qu'on va travailler dur, on aura des salaires de misère, la vie est chère. On va tous mettre la djellaba, hein !", interpelle-t-elle ses camarades.

Personne ne la contredit. Ses camarades ont l'air ailleurs : "Rien à péter de la politique", disent-ils. De ces gens qui parlent et n'agissent pas, bien payés, et toujours en vacances à l'autre bout du monde. Fabrice, 18 ans, découvre qu'il peut voter le 22 avril. "J'ai une compète, moi, pas le temps." De toute façon, la politique ne changera pas leur vie. "Si le smic augmente, les impôts vont augmenter aussi, ça sert à rien." Sur le banc opposé, deux garçons, qui ont cité François Hollande ("Il dépénalise le cannabis, madame, non ?") ou parlé de voter blanc, osent dire qu'ils n'aiment pas Mme Le Pen. "C'est une raciste." Certains acquiescent. Au milieu de la petite bande, le jeune André, d'origine indienne, se tient coi. Sans toutefois avoir l'air choqué. "Celui-là, on le garde !", rigole l'une des filles, en lui passant les bras autour du cou. "Je suis sa copine, ça n'a rien à voir. Lui, il est né en France, il est français."
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 12 Avr - 21:16

Citation :
Au FN, la question sociale se résume-t-elle à la préférence nationale ? SylvainCrepon (Express Yourself), publié le 05/04

"Si elle était idéologiquement conséquente, Nathalie Pigeot se flatterait au contraire que le FN puisse être la "voix du peuple", selon un slogan cher à sa présidente. Pourquoi donc ce malaise et cette dénonciation devant tant d'évidences sociologiques ? ", s'interroge Sylvain Crépon.

Nathalie Pigeot, la présidente du Front national de la jeunesse, a diffusé un communiqué de presse dénonçant certains propos tenus par le sociologue Sylvain Crépon dans le cadre d'une interview accordée à L'Express. Il lui répond.

Nathalie Pigeot, la présidente du Front national de la jeunesse, vient de diffuser un communiqué de presse dénonçant certains de mes propos tenus dans le cadre d'une interview accordée à L'Express et recueillie par le journaliste Yann Duvert.

Dans ce communiqué, Nathalie Pigeot s'indigne d'une phrase dans laquelle j'indique que "ce sont les jeunes qui ont le moins d'instruction qui se tournent vers le Front national". Et sans doute également d'une autre où je précise: "Moins on est éduqué, plus on vote FN".

La présidente du FNJ me reproche ainsi de défendre une "élite" ou une "caste protégée", ou du moins de faire le jeu "des candidats du système" en "faisant passer le vote Front national pour un vote sans réflexion". Et de prétendre ensuite que mes propos seraient dénués de tout "fondement scientifique" ou "politique".

La réaction de Nathalie Pigeot s'avère pour le moins maladroitement idéologique. Depuis les années 1990, toutes les enquêtes ont mis en avant que le vote frontiste est structuré par deux invariants: c'est un vote majoritairement masculin et il attire proportionnellement (je souligne à dessein) les électeurs les moins diplômés. Un sondage (parmi des dizaines d'autres) TNS-Sofres pour i>Télé et le Nouvel Observateur montrait en novembre 2011 que 34% des non-diplômés avaient l'intention de voter pour Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle, contre 24% pour Nicolas Sarkozy et 25% pour François Hollande.

Déni de réalité et théories du complot

Les enquêtes du CEVIPOF ont établi quant à elles que de 1988 à 2002 le vote lepéniste doublait selon que l'on était titulaire ou non du Bac, et qu'en 2007 il triplait sur la base de ce même critère (voir sur ce point les éclairantes analyses de Nonna Mayer: De Jean-Marie à Marine Le Pen: l'électorat du Front national a-t-il changé?, et (sous la dir.) de Pascal Delwit, Mutations de l'extrême droite française.).

Une dimension qui s'accroît tout particulièrement chez les jeunes. Il s'agit là de faits vérifiés qui n'ont jamais souffert aucune contestation, y compris de la part des responsables du Front national. Nathalie Pigeot feint de croire que s'appuyer sur de telles données trahirait une volonté de nuire à l'image du FN en faisant passer le vote frontiste pour un vote "primaire" et n'hésite pas à brandir le "mépris de classe".

Souhaiterait-elle que les chercheurs masquent, voire falsifient leurs résultats afin d'éviter de nuire à tel ou tel parti politique? Dénoncer ce genre d'intention malveillante équivaut à un déni de réalité et ramène le Front national autant vers les théories du complot chères à l'extrême droite que vers cette dénonciation puérile de ceux, chercheurs ou journalistes, qui auscultent les partis politiques.

Une pratique avec laquelle l'actuelle direction "adulte" a pourtant décidé, à grands cris, de rompre depuis plusieurs mois, manifestement sans que Nathalie Pigeot s'en avise.

Quel mal y a-t-il à attirer l'électorat le moins diplômé et les catégories populaires ?

Mais revenons sur le fond. Quel mal y a-t-il à attirer l'électorat le moins diplômé ? Quel mal y a-t-il à attirer également les catégories populaires, celle qui sont confrontées, comme le rappelle Nathalie Pigeot dans son communiqué, à " l'insécurité sociale " ? Les données montrent qu'en plus d'attirer les moins diplômés, le FN attire les populations les plus précaires, ouvriers, employés, chômeurs. Autant de catégories que les autres partis tentent pourtant désespérément d'attirer, sans y parvenir tout à fait.

Comme le décrit Pascal Perrineau dans Le symptôme Le Pen, la sociologie électorale a ainsi établi depuis longtemps que le Front national constituait un "symptôme" des évolutions du système politique français qui voit les catégories précarisées de plus en plus attirées par le vote frontiste, mais également par l'abstention.

Nul "mépris de classe" à prononcer ces quelques vérités élémentaires. Si elle était idéologiquement conséquente, Nathalie Pigeot se flatterait au contraire que le FN puisse être la "voix du peuple", selon un slogan cher à sa présidente. Pourquoi donc ce malaise et cette dénonciation devant tant d'évidences sociologiques ?

Mon hypothèse est que le Front national continue d'être mal à l'aise avec la notion de classe sociale que la nouvelle direction s'évertue pourtant à mettre en avant, plus ou moins maladroitement selon les cas. Comme je l'ai établi dans mes récentes recherches (Enquête au coeur du nouveau Front national, Paris, Nouveau monde édition, 2012), la question sociale se résume au Front national à la préférence nationale, c'est-à-dire à ce qui s'avère le plus opposé à la solidarité de classe qui transcende quant à elle le culte des origines.

Une orientation qui ne manque pas de nuancer les postures gauchisantes de la nouvelle direction et qui montre que le FN continue de surfer, aujourd'hui comme hier, sur ses fondamentaux, aussi euphémisés soient-ils.

Sylvain Crépon est chercheur au laboratoire Sophiapol de l'Université Paris Ouest-Nanterre. Il a récemment publié Enquête au coeur du Nouveau Front national, (Nouveau monde éditions).

Voici le communiqué du FN en réponse à l'interview initiale de Sylvain Crépon :
"Moins on est instruit plus on vote FN" : l'odieux mépris de classe de l'Express et de Sylvain Crépon

Les propos du sociologue Sylvain Crépon relayés hier par L'Express démontrent clairement le profond mépris des pseudos élites envers le peuple français. On se demande sur quelles bases Sylvain Crépon définit certains jeunes Français comme moins instruits que d'autres. Sans aucun fondement scientifique ni politique, le but est de discréditer le vote Front National en le faisant passer pour un vote sans refléxion, presque primaire et viscéral.
La vérité, c'est qu'aujourd'hui le discours de Marine Le Pen ne séduit pas qu'une partie restreinte de la population française et de sa jeunesse.
Son discours s'adresse à tous les Français, sans exclusive, sans considération de classe ou de catégorie sociale, qui aujourd'hui sont tous concernés par les thématiques que soulève notre candidate, pendant que les candidats du système segmentent et sectorisent leur électorat comme des publicitaires.
Subsiste une caste protégée qui n'a jamais été confrontée ni à l'immigration, ni à l'insécurité sociale, ni à l'insécurité tout court, et ne sait pas ce que vivent et supportent ses compatriotes.
Nathalie Pigeot, Directrice nationale du FNJ, espère de tout coeur que la jeunesse française profitera du 22 avril et du 6 mai pour montrer toute sa dignité et clamer haut et fort qu'elle ne reçoit de leçon de personne.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Ven 13 Avr - 22:31

Citation :
Marine Le Pen dénonce les permissions de sortie des détenus pour voter

La candidate du Front national à l'Elysée, Marine Le Pen, a dénoncé jeudi les permissions de sortie accordées aux détenus pour aller voter à la présidentielle, en demandant "combien vont retourner dans leur cellule" aux soirs des 22 avril et du 6 mai. En visite dans l'Yonne, à Brienon-sur-Armençon, Marine Le Pen a dénoncé un "décret de novembre 2007, pris donc sous l'égide de Nicolas Sarkozy", selon lequel "ceux qui ont été condamnés à une peine de moins de 5 ans" ferme et "à plus de 5 ans mais qui ont fait la moitié de leur peine" pourront obtenir une permission de sortie pour aller voter au premier et au second tour de la présidentielle.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 14 Avr - 17:39

http://www.dailymotion.com/video/xq3ttp_la-licra-demasque-marine-le-pen_news
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 15 Avr - 15:17

Citation :
Contre le péril brun : résistance ! Réunion publique à Dieppe, le 18 avril

Des quartiers populaires totalement abandonnés, un harcèlement envers les fonctionnaires rétifs à l'ordre local, des pans de la population stigmatisés, le tissu associatif mis au pas, voire démantelé, une identité proclamée blanche et chrétienne : ce n'est pas seulement le rêve de militants partisans de l'extrême droite, c'est aussi la réalité quotidienne de plusieurs municipalités encore
aujourd'hui en France.

Les années 90 et 2000 ont vu l'accession au pouvoir de candidats d'extrême droite (quelque soit leur écurie : FN, MNR, Ligue du Sud,...) dans plusieurs communes du Sud-Est. Les noms de Vitrolles, Marignane, Orange, Bollène, Toulon résonnent encore tristement à nos oreilles comme ceux de territoires gagnés à l'extrême droite. Pourtant, on ne pourrait jeter l'opprobe sur les populations de ces villes qui ont choisi comme représentants locaux des cadres du FN, sans chercher à expliquer cette situation. Plutôt que de détourner le regard, il nous faut nous pencher sur la gestion qui a été faite de ces villes.

En effet, ces quelques municipalités ont servi de laboratoire expérimental aux politiques réactionnaires et xénophobes et à l'idéologie d'extrême droite. Elles
sont le témoin de ce que pourrait être une "vague bleu Marine" à plus grande échelle.

Ces mandats municipaux (parfois renouvelés, comme à Orange) ont aussi présenté d'autres avantages : servir de vitrine au FN, obtenir des moyens financiers et humains au service de l'organisation (tout comme les mandats européens ou d'autres mandats locaux) et gagner en respectabilité.

Si l'incapacité et la corruption généralisées ont eu raison de plusieurs de ces expériences effrayantes, certains édiles d'extrême droite se sont maintenus dans leur municipalité comme les époux Bompard (maires de Orange et Bollène dans le Vaucluse, sous l'étiquette Ligue du Sud).

Après plusieurs années de gestion par l'extrême droite, ces deux villes sont durablement marquées.
La préférence nationale y est plus qu'un slogan, les conflits entre communautés y sont bien réels et la stigmatisation de tout individu qui ne colle pas avec le décor "bleu-blanc-rouge" est passée de la parole aux actes.

L'association Ras l'front Rouen vous convie Mercredi 18 avril (19 h) à la Maison Jacques Prévert à la projection publique du documentaire de Bernard Richard et Jean-Baptiste Malet "Mains brunes sur la ville". Elle sera suivie d'une discussion.

Ce film dresse un portrait de ces municipalités "brunes" en questionnant les origines de cet état de fait. Pour nous, antifascistes, il nous invite à redoubler d'effort pour contrer tous les discours et agissements xénophobes. Il nous rappelle que l'extrême droite arrive généralement au pouvoir dans le sillage d'une dégradation grave de nos conditions d'existence et qu'elle ajoute aux ravages du capitalisme, les méfaits de la haine de l'autre, de l'intolérance et la répression de la contestation sociale.

Maison Jacques Prévert Rue Montigny – Janval 76200 DIEPPE
Contacts : infos@rlfrouen.lautre.net - www.raslfrontrouen.com
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Lun 16 Avr - 23:21

Blague sociale-démocrate

Citation :
Bloc identitaire : combattons l’extrême droite à Toulouse et ailleurs 16 avril

Depuis quelques mois, le bloc identitaire a pris ses quartiers à Toulouse, occupant un local des allées de Barcelone. Les Fédérations de la Haute-Garonne du Mouvement des Jeunes Socialistes et du Parti Socialiste considèrent que l’installation de ce mouvement politique d’extrême-droite au cœur de la ville constitue un danger, contre lequel tous les républicains doivent être vigilants et unis. Loin d’être un groupuscule marginal, ce mouvement incarne la face cachée de Marine Le Pen : il colle ses affiches et assure son « service d’ordre ».
Les jeunes « identitaires » prônent une idéologie basée sur la haine et le rejet de l’autre, assumant dans le premier paragraphe de son texte fondateur qu’il « refuse fermement non seulement l’islamisation de notre société mais également l’immigration extra-européenne. ». Obsédé par l’islam et authentiquement xénophobe, les jeunes identitaires s’abritent derrière la défense des identités locales pour propager dans notre société un discours de fragmentation, de hiérarchisation, de stigmatisation et de haine. Ces membres de l’ultra-droite, dont certains n’hésitent pas à faire l’apologie d’Anders Behring Breivik meurtrier de la tuerie de l’île d’Utoeya, multiplient les agressions physiques et verbales gratuites contre des militants de gauche, comme le démontrent les événements récents qui se sont produits à Toulouse. Leur local sert de point de ralliement et d’entrainement à la violence à tous les membres des différents courants extrémistes qui composent l’ultra droite.

Nous socialistes croyons fermement en une République française apaisée et profondément attachée à la laïcité. Aujourd’hui, la République n’est pas menacée par une prétendue « islamisation » mais bien par les discours qui divisent les citoyens, qui méprisent les cultures et qui hiérarchisent les civilisations. Faut-il rappeler que notre Constitution affirme, en son article premier, que « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. »? Qu’elle « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. »? Qu’elle « respecte toutes les croyances. » ? Manifestement, le Bloc identitaire ne partage pas cet idéal.

Les socialistes de Haute-Garonne appellent tous les républicains à ne pas rester silencieux face à la propagation insupportable de leur discours discriminatoire et à dénoncer avec force le racisme véhiculé par le Bloc Identitaire, lequel finit toujours par se traduire en actes violents, voire criminels comme ce fut le cas en Norvège l’été dernier.
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