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 Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien

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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Lun 13 Fév - 23:43

Citation :
Parrainages. Gauche et droite ne veulent pas aider Le Pen 13 février 2012 Reuters
La candidate du Front National tenait un point presse ce lundi devant le Conseil économique et social à Paris.

L’idée d’un coup de pouce républicain à Marine Le Pen sur les parrainages, évoquée par François Bayrou, a été rejetée lundi à gauche comme à droite. Même si tous les partis s’accordent à dire que l’absence de la présidentielle de la candidate FN poserait problème.

Le couperet des 500 signatures

M. Bayrou juge que l’absence de Mme Le Pen au scrutin du 22 avril serait contraire au « contrat démocratique français ». Un diagnostic partagé par tous les responsables politiques, d’Eva Joly à Nicolas Sarkozy.

Pour autant, pas question d’accepter de se mettre tous autour d’une table pour évoquer l’épineux problème de la récolte des parrainages, qui touche la dirigeante frontiste comme bon nombre de « petits » candidats, de Christine Boutin à Philippe Poutou en passant par Dominique de Villepin.

« Les mêmes règles pour tout le monde »

« Vous vous rendez compte ! Des responsables politiques se réunissant dans une arrière-boutique pour répartir des signatures ! », s’est exclamé lundi Manuel Valls, responsable de la communication de campagne du candidat PS, François Hollande.

Même son de cloche du côté de la candidate écologiste. « Ce n’est pas mon problème, il ne faut pas compter sur moi, les règles sont les mêmes pour tous et je veux qu’elles soient respectées », a prévenu Eva Joly.

Une « tambouille » qui n’a « pas de sens »

Dans l’entourage du candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, on parle de « tambouille » : « voici ce que sont devenues les institutions de la Ve République : un téléthon en faveur de la candidature lepéniste… »

Côté majorité, le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, ne dit pas franchement autre chose. « Je n’imagine pas un instant une réunion au sommet des partis politiques » sur cette question, a-t-il déclaré à l’AFP. « Ca n’aurait pas de sens. C’est contraire à l’esprit de la Ve République et ça donnerait l’impression d’un tripatouillage politique ».

L’UMP a la mémoire courte

C’est oublier qu’il y a cinq ans, l’UMP - alors présidée par le futur vainqueur du scrutin, Nicolas Sarkozy - avait lancé début mars un appel aux élus non-membres de partis, pour qu’ils parrainent les candidats n’ayant pas les sésames requis. M. Sarkozy avait même dit à la télévision qu’il « se battrait » pour que ses concurrents puissent entrer en lice, citant nommément Olivier Besancenot et Jean-Marie Le Pen.

Même Le Pen n’en veut pas

Marine Le Pen, qui dit disposer aujourd’hui de près de 400 parrainages, a elle aussi évacué la proposition Bayrou, jugeant qu’elle n’avait pas à « appeler à l’aide » et que la réponse à son problème était « très simple : c’est l’anonymat des parrainages », sur lequel elle a saisi le Conseil constitutionnel.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mer 15 Fév - 2:44

Citation :
Le responsable présumé de Fdesouche mis en examen 11/02/2012

Soupçonné par la justice d'être derrière le site Fdesouche, l'ancien candidat FN Pierre Sautarel vient d'être mis en examen pour diffamation publique. Face à une jurisprudence flottante, les enquêteurs risquent d'avoir du mal à établir sa responsabilité.

Fdesouche, le blog le plus connu des sites d'extrême droite, est dans le collimateur de la justice. Suspecté d'en être le directeur de publication, Pierre Sautarel, a été mis en examen le 1er février par la juge d'instruction Maïa Escrive pour diffamation publique envers Pierre Henry, directeur général de l'association France terre d'asile.

Depuis 2005, Fdesouche.com est une institution incontournable au sein de l'extrême droite. Avec 320 000 visiteurs par mois selon Google Adplanner, le site est devenu un "média à part entière" comme l'affirme Marine Le Pen. En 2009, le blog a relayé plusieurs vidéos et affaires polémiques dont celle de Fréderic Mitterrand qui lui a permis d'obtenir une visibilité médiatique.

Site entièrement participatif, Fdesouche ne produit quasiment aucun contenu et ne fait que relayer des articles sur l'immigration, l'islam ou l'insécurité produits par des sites grands publics afin de permettre à ses lecteurs d'en débattre. Victime de son succès, Fdesouche s'est peu à peu transformé en défouloir. Pour le spécialiste de l’extrême droite Jean-Yves Camus, ces commentaires jouent un rôle de "soupape de compensation" et permettent à une frange de la population qui peine à exprimer son opinion ailleurs d'extérioser son mal-être.

Deux convocations

Début 2011, l'historien Benjamin Stora, vilipendé dans les commentaires du site, avait déjà porté plainte. D'autres ont décidé de l'imiter. Soupçonné d'être responsable du site, Pierre Sautarel, ancien prestataire de service du FN et candidat suppléant aux élections législatives de 2007, a reçu deux convocations de la justice.

La première le 4 janvier 2012 en provenance du Tribunal de grande instance de Paris suite à une plainte du directeur général de l'association France terre d'asile, Pierre Henry, pour laquelle la mise en examen a été prononcée. Sous un article intitulé "France terre d'asile et la préférence nationale", plusieurs commentaires traitaient Pierre Henry de "collabo" ou "d'idiot utile du patronat".

La seconde convocation a été émise par le Tribunal de grande instance de Rouen le 31 janvier dernier suite à une plainte de l’ancien professeur de l'université de Paris-13 Arezki Dahmani. Dans les deux cas, Pierre Sautarel est mis en cause pour des commentaires et poursuivi pour délit de diffamation publique envers un particulier. Les juges d'instruction le considèrent de fait comme "le directeur de publication du site".

" Le responsable du site est indien et s'appelle Tilak Raj "

Pierre Sautarel a accepté de nous rencontrer dans un restaurant japonais de la rue Sainte-Anne, dans le Ier arrondissement. Gilet beige, chemise à carreaux et médaillon de Vercingétorix, ce trentenaire blond reconnaît participer au site mais explique que "le responsable légal est indien et s'appelle Tilak Raj".

Depuis 2008, les mentions légales du site indiquent en effet le nom de ce mystérieux Indien et une adresse à New Delhi, en Inde. "Peut-être que son cousin vendait des marrons chauds à Gare de l'Est et qu'il s'est fait agresser", persifle Pierre Sautarel quand on lui suggère qu'il s'agit d'un prête-nom.

Les enquêteurs ne peuvent pas non plus réclamer des informations aux fournisseurs d'accès puisqu'il est basé à l'étranger. De 2005 à 2010, le site a été hébergé alternativement aux Etats-unis et au Canada. Depuis deux ans et une suspension du site pour des problèmes de copyright, le site est abrité chez PRQ en Suède. Un prestataire qui s'est également occupé des sites de The Pirate Bay ou Wikileaks.

Une responsabilité allégée ?

Comment les enquêteurs en sont-ils venus à suspecter Pierre Sautarel ? "Les policiers m'ont dit que Facebook leur avait fourni l'adresse IP de la page de Fdesouche et qu'elle correspondait à la mienne", explique Pierre Sautarel. Les enquêteurs lui reprochent également de tenir le site Esprit de clocher qui permettrait de financer Fdesouche. Ne disposant d'aucun financement public, ce pure player de l'extrême droite incite régulièrement ses lecteurs à lui envoyer des dons par paypal ou par chèque via ce site. Pierre Sautarel s'en défend : "Esprit de Clocher est une société de business digital qui n'a rien à voir avec Fdesouche. Sur ce site, nous vendons des images et des produits religieux."

Selon Nicolas Poirier, responsable juridique d'Overblog et d'Ebuzzing, Pierre Sautarel "ne peut plus se contenter de nier puisque que son IP a été rattachée aux activités du site. C'est désormais à lui de prouver que ce responsable légal basé en Inde existe réellement."

Interrogé par les Inrocks, Maître Bruno Anatrella (BAGS Avocats), spécialiste des questions liées au droit de l’internet, précise que la loi dite Hadopi prévoit un régime de responsabilité allégée pour le directeur de la publication d’un site ou d'un blog.

"Lorsque les propos diffamatoires ont été postés par un internaute, le directeur de la publication ne peut voir sa responsabilité pénale engagée, comme auteur principal, que s'il est établi qu'il avait connaissance du message litigieux avant sa mise en ligne ou si, dès le moment où il en a eu connaissance, il n'a pas agi promptement pour le retirer."
Ainsi, poursuit Maître Anatrella, si les investigations démontrent que Pierre Sautarel est le véritable directeur de la publication du site et qu'il n'a pas réagi promptement pour retirer les propos litigieux, il ne pourra pas bénéficier de cette responsabilité allégée et devra se défendre dans le cadre des poursuites en diffamation."

Pierre Sautarel indique que son conseil a formellement réclamé à la justice des investigations sur Tilak Raj. Confiant, le blogueur déclare : "La justice peut l'interroger, il reconnaitra probablement que c'est bien lui qui est derrière Fdesouche."

L’extrême droite se mobilise

Suite à la publication de cette mise en examen, Marine Le Pen en meeting à Strasbourg, le dimanche 12 février, a dénoncé une “persécution judiciaire” contre Fdesouche.

La présidente du Front national n’est pas la seule personnalité d’extrême droite à se mobiliser. Alors que le blog prépare une compilation de messages vidéos déclarant “je suis français de souche”, Philippe Vardon, patron de l’antenne niçoise du Bloc identitaire Nissa Rebela et l’ancien conseiller mariniste Laurent Ozon ont d’ores et déjà apporté leur soutien au site.

Citation :
LE RESPONSABLE PRÉSUMÉ DU BLOG FDESOUCHE MIS EN EXAMEN Esther Degbe

Pierre Sautarel est soupçonné d'être le responsable du blog sympathisant d'extrême droite Fdesouche. Une plainte contre X a été déposée par le directeur général de France Terre d'Asile pour diffamation publique.

Le responsable présumé du blog d'extrême droite Fdesouche a été mis en examen, le 1er février, par le tribunal de Rouen selon le site les Inrocks. Pierre Sautarel, ancien candidat FN suppléant aux élections législatives de 2007, est soupçonné d'être le directeur de publication du site identitaire et fait l'objet d'une enquête de police suite à une plainte contre X déposée par Pierre Henry, directeur général de l'association France Terre d'Asile, pour diffamation publique.

Suite à sa convocation au tribunal de Rouen, Pierre Sautarel s'explique sur Fdesouche, publié le 9 février. L'ancien candidat FN y dénonce un "acharnement policier et judiciaire". Il se présente également comme un homme honnête n'ayant "rien à se reprocher", et affirme qu'il n'a jamais été "condamné pour quoi que ce soit". Pierre Sautarel raconte qu'il a été interrogé sur les nombreuses plaintes déposées contre le blog et qu'il est susceptible d'être à nouveau mis en examen en raison de ces plaintes.

En 5 ans, Fdesouche est devenu le blog le plus populaire des sympathisants d'extrême droite. En mai 2011, Marine le Pen, candidate FN à l'élection présidentielle déclarait même : "Fdesouche est un média à part entière". Le site lancé en 2005 reprend des vidéos et des articles traitant majoritairement d'immigration, d'insécurité et d'Islam.

Ce dernier reconnaît animer le site mais se défend d'en être l'auteur. "Ce blog est édité par Tilak Raj", indique la page "mention légale" du site. Le site favori des sympathisants d'extrême droite appartient à un Indien. C'est Facebook qui a indiqué l'adresse IP de Pierre Sautarel sur la page dédié au blog du réseau social.

Fdesouche n'est pas qu'une revue de presse ciblée sur les questions d'immigration et d'insécurité, c'est avant tout une plateforme d'échanges réunissant les sympathisants d'extrême droite du web. Depuis 2006, le blog accueille via les commentaires, injures, propos xénophobes ou homophobes… Mais selon la loi, l'auteur d'un blog n'est responsable que du contenu qu'il poste et pas de celui posté dans l'espace dédié aux commentaires. Sauf s'il reçoit des plaintes. A partir de là, le responsable du blog encourt des poursuites s'il ne supprime pas les commentaires litigieux. Ainsi, "François de souche" pourrait échapper aux accusations et aux poursuites.

Attrape moi si tu peux

Les risques de condamnation restent faibles, même si l'enquête finissait par prouver que la paternité du blog revient à Pierre Sautarel. Pour faire condamner un directeur de publication pour des propos tenus dans l'espace forum d'un blog, il faut prouver que ce dernier était au courant des propos diffamatoires tenus avant publication et qu'il n'a rien fait pour les supprimer ou qu'il n'a pas réagi en recevant des plaintes d'utilisateurs.

C'est la deuxième mise en examen de Pierre Sautarel. Le 4 janvier 2012, l'ex monsieur web du front national était mis en examen par le Tribunal de Grande Instance de Paris. Le blog de François de souche suit activement les démêlés avec la justice de l'ex candidat FN. Ce samedi, l'auteur du blog a réagi à un article des Inrocks.com concernant la mise en examen de Pierre Sautarel en relayant l'article précédé d'une vidéo des Gun's n Roses au titre évocateur : Out ta get me. "Dehors pour m'attrapper". L'auteur, François, explique également que "face à une jurisprudence flottante, les enquêteurs risquent d’avoir du mal à établir " la responsabilité de Pierre Sautarel.

Citation :
Fdesouche : un site web d'Extrême droite si fier d'être français qu'il s'héberge à l'étranger

Fdesouche ou l'extrême-droite tranquille-mimille

Fdesouche - pour “Français de souche” - ; c’est un site web participatif d’extrême-droite. On y trouve un harmonieux mélange d’informations qui font bander les fachos, confortablement assis devant leur clavier, et qui rêvent d’une révolution nationaliste, bien au chaud, sans risque pour leurs petites personnes. On est peinard ; la révolte des Ligues de février 1934 est désormais loin ; y’a plus de couillus chez eux.

Fdesouche oublit l'histoire de France

Fdesouche aime porter haut et fier les différentes traditions françaises, du moment qu’elles soient triées et qu’on occulte celles, nombreuses, qui nous viennent d’autres pays, d’autres cultures. Ainsi, vous ne trouverez pas sur Fdesouche qu’au XVI ème siècle, si l’école de médecine de Montpellier était considérée comme la meilleure d’Europe, c’était aussi grâce à l’apport de la médecine arabe et maranes. Vous ne trouverez pas non plus trace de la naissance de la cuisine française, ce même XVIème siècle, grâce à la venue de cuisinier florentins dans les bagues de la première des reines française issue des Médicis. Le Kiosque aux Canards ne vous donnera que ces deux exemples, parmi quelques bons milliers d’autres.

Fdesouche mis en examen

Bref ; Fdesouche fait plaisir à ses lecteurs, en continuant de les décultiver, tant est qu’ils le furent, un jour. Et Fdesouche est en train de payer ses articles puisque, suspecté d'en être le directeur de publication, Pierre Sautarel, a été mis en examen le 1er février par la juge d'instruction Maïa Escrive pour diffamation publique envers Pierre Henry, directeur général de l'association France terre d'asile.

Fdesouche "produit" français à l'étranger

Pourquoi seulement “suspecté” ? Parce que, à l’instar du FN qui fait fabriquer ses banderoles en Chine tout en promouvant le thème récurant de “produire et acheter français”, Fdesouche n’est pas hébergé en France, mais en Inde.

Fdesouche ira t'il augmenter le pourcentage de français condamnés ?

Ainsi, le “supposé” responsable légal du site se coltine deux convocations de justice ; La première le 4 janvier 2012 en provenance du Tribunal de grande instance de Paris suite à une plainte du directeur général de l'association France terre d'asile, Pierre Henry, pour laquelle la mise en examen a été prononcée. Sous un article intitulé "France terre d'asile et la préférence nationale", plusieurs commentaires traitaient Pierre Henry de "collabo" ou "d'idiot utile du patronat".

Fdesouche ; et de deux convocations devant la justice

La seconde convocation a été émise par le Tribunal de grande instance de Rouen le 31 janvier dernier suite à une plainte de l’ancien professeur de l'université de Paris-13 Arezki Dahmani. Dans les deux cas, Pierre Sautarel est mis en cause pour des commentaires et poursuivi pour délit de diffamation publique envers un particulier. Les juges d'instruction le considèrent de fait comme "le directeur de publication du site".

Fdesouche, comme le FN : "faites ce que je dis, pas ce que je fais"

Ainsi, ce magnifique fleuron de l’extrême-droite française qui n’assume pas ses publications, mais qui continue de donner des leçons de francisation de notre société devra répondre devant la justice de son pays. A moins que l’Inde demande une extradition ? Nan ; Le Canard plaisante.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 16 Fév - 0:44

Citation :
L'extrême-droite lyonnaise infiltrée par les Anonymous Jim Jarrassé

Le collectif de hackers a publié sur le web plusieurs mails qui auraient été échangés entre Bruno Gollnisch et le révisionniste Robert Faurisson.

Après «l'opération Blitzkrieg», qui a visé en janvier les réseaux néo-nazis allemands, les Anonymous s'attaquent aux milieux de l'extrême-droite française. Le collectif de hackers a lancé cette semaine l'action «Lyon propre» en piratant un certain nombre de sites web et boîtes mails de la «fachosphère» rhônalpine.

Les Anonymous ont notamment piraté le compte mail d'un certain Philippe Coste, présenté comme «militant fasciste actif» isérois. Dans son répertoire figurent notamment les données personnelles de Bruno Gollnisch et d'Alexandre Gabriac, un jeune candidat du Front national aux cantonales à Grenoble qui avait été exclu du parti après la publication dans la presse d'une photo de lui faisant le salut hitlérien devant un drapeau nazi. Les hackers ont aussi publié un échange de mail entre Philippe Coste et l'universitaire révisionniste Robert Faurisson.

Le nom de Robert Faurisson réapparait dans un courriel datant du 27 juin 2009, attribué à Bruno Gollnisch. La cour de Cassation vient alors d'annuler une condamnation pour contestation de crimes contre l'humanité prononcée en 2007 contre le leader frontiste. Le conseiller régional FN aurait alors pris contact avec Robert Faurisson pour lui demander de relire son texte de sa conférence de presse. «Sans doute certains passages vous déplairont-ils», lit-on dans le mail.

« Vous vous êtes déculotté »

Réponse de Robert Faurisson: «Vous avez commencé par dire que vous ne vouliez pas vous prononcer sur la question des «chambres à gaz» ; puis, en un second temps, vous avez osé déclarer: ‘Les crimes contre l'humanité commis par le régime national-socialiste, je les reconnais, je les atteste et je n'ai que compassion et sympathie pour les victimes'». Cette phrase a bien été prononcée par Bruno Gollnisch après que Me Alain Jakubowicz, l'avocat de la Licra lors du procès de 2006, a proposé de se désister «si M. Bruno Gollnisch reconnaissait que l'extermination des Juifs d'Europe par le régime nazi était un crime contre l'humanité non contestable, perpétré notamment par l'utilisation des chambres à gaz».

«Ainsi que je vous l'ai dit lors de notre conversation téléphonique de ce jour, vous vous êtes, une fois de plus,“déculotté” en fin de course, lit-on dans le courriel attribué à Robert Faurisson. Après votre procès devant [Fernand] Schir (le président du tribunal correctionnel de Lyon qui a jugé Bruno Gollnisch, ndlr), vous m'aviez dit qu'à la suite de l'incroyable concession que vous aviez faite publiquement à Jakubowicz, vous vous sentiez ‘gluant'. Vous voilà à nouveau ‘gluant'!(…) Quel gâchis en tout cas». Contacté par le site Lyoncapitale.fr, l'ex-vice-président du FN n'a pas nié la possible existence de cette correspondance, déclarant simplement ne pas s'en souvenir.

L'Oeuvre française et le GUD également visés

Les cyber-militants ont publié les noms, adresses, mails et numéros de téléphones de sympathisants de l'Œuvre française, un groupuscule pétainiste très actif dans la région lyonnaise. Parmi les données publiées figurent celles d'Yvan Benedetti, conseiller municipal de Vénissieux qui préside l'Œuvre française. Membre du Front national pendant plusieurs années, il avait été avait été l'un des principaux animateurs de la campagne interne de Bruno Gollnisch, rival malheureux de Marine Le Pen dans la course à la présidence du FN. Avant d'être exclu pour deux ans du parti, pour s'être lui-même qualifié sur un site internet d'«antisioniste, antisémite» et «anti-juif», une décision que Bruno Gollnisch avait ouvertement contestée.

Bruno Gollnisch est également cité dans un compte-rendu du Groupe Union Défense (GUD) de Lyon, publié par les Anonymous: le mouvement étudiant d'extrême-droite souhaite proposer à l'eurodéputé frontiste d'organiser une «formation doctrinale» interne. Dans un autre document, le GUD propose à ses militants «dix commandements» à appliquer: «Gauchiste, tu ne seras pas», «De Raybans, tu te muniras» ou encore «Nationaliste, tu deviendras».

Citation :
Gaëtan, l'anonymous qui combat l'extrême droite lyonnaise

Cet informaticien de 33 ans a raconté son action militante menée contre l’Oeuvre française le 14 janvier aux Inrockuptibles. Ce jour-là, le membre du collectif Fafwatch, qui participe aux opérations Anonymous, a piraté le site internet des nationalistes d’extrême-droite lyonnais.

En quinze jours, deux manifestations des Anonymous se sont déroulées à Lyon. Ce mouvement lancé par des hackers s’invite dans plusieurs débats de société à coup d’intrusion dans des sites internet ou de publications de données secrètes. Gaëtan fait parti de ceux-là. Son dernier fait d’arme est d’avoir attaqué cinq sites associés à l’Oeuvre française le jour où les troupes d’Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti défilaient dans les rues de Lyon. Il a vidé le contenu des sites et a fait apparaître sur la page d’accueil un drapeau noir et rouge assorti de la légende "We are legion, we do not forgive. We do not forget. We are antifa. Expect us." (Nous sommes légion, nous ne pardonnons pas. Nous n’oublions pas. Nous sommes antifascistes. Redoutez-nous - NDLR). Il explique aux Inrocks : "On a décidé de s’attaquer à eux parce qu’ils exercent une influence importante sur la jeunesse lyonnaise. Il y a une convergence idéologique entre Anonymous et le courant antifasciste : celle de défendre une société libertaire. Le côté théâtral d’Anonymous permet d’alerter l’opinion publique". Ayant porté plainte pour piratage, le conseiller municipal de Vénissieux Yvan Benedetti, qui a pris la tête de l'Oeuvre Française, aurait contacté le magazine pour qu’il transmette un message au pirate informatique : "Dites-lui de bien se cacher. Il n’a pas intérêt à ce que je tombe sur lui". Une menace qui n’impressionne nullement Gaëtan, qui a à son actif de nombreuses opérations hautement plus risquées : installation de lignes d’accès à internet pour les Egyptiens révoltés afin de contrer la censure du gouvernement, infiltration des services web de surveillance des gouvernements libyens et syriens… "Ils sont à des années-lumière de comprendre ce qui leur arrive", lance-t-il. L’insurrection 2.0 a, semble-t-il, pris le pas sur les groupuscules nationalistes.

M.R.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 16 Fév - 23:03

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Deportation-des-homosexuels-Christian-Vanneste-devrait-etre-exclu-de-l-UMP-486808
http://www.francetv.fr/info/la-deportation-des-homosexuels-pendant-la-guerre-une-legende-pour-vanneste_62221.html
http://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/homophobie-vanneste-va-etre-exclu-de-l-ump-et-perdre-son-investiture-aux-legislatives_1082603.html
http://www.newsring.fr/politique/332-le-regard-de-la-droite-sur-lhomosexualite-a-t-il-change/5477-christian-vanneste-se-voit-retirer-linvestiture-de-ump-aux-legislatives
http://www.europe1.fr/Politique/Homosexuels-Vanneste-lache-par-l-UMP-948977

Citation :
Le Front national condamne les propos de Christian Vanneste 15.02.12

Jean-Richard Sulzer, candidat FN aux élections législatives dans la 10e circonscription du Nord, a réagi dans un communiqué aux déclarations du député (UMP) du Nord Christian Vanneste sur "la légende de la déportation d'homosexuels". "Il y a eu de nombreux déportés qui ne sont jamais revenus, résistants, juifs, patriotes, tziganes, homosexuels, écrit-il. Ayant perdu de nombreux membres de ma famille dans cet épisode tragique, je ne puis qu'exprimer ma profonde indignation devant les propos de monsieur Vanneste. L'UMP vient de faire naufrage."
Un peu plus tôt, Louis Aliot, numéro 2 du Front national et directeur de campagne de Marine Le Pen, avait pour sa part suggéré à Christian Vanneste de "relire ses livres d'histoire".
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Ven 17 Fév - 22:37

Citation :
VSD condamné pour diffamation envers Marine Le Pen, publié le 17/02/2012

VSD, condamné en diffamation, écrivait sur Marine Le Pen: "C'est une fille qui aime manger, boire et baiser comme son père."

Le titre écope d'une amende de 1000 euros pour un article de 2010 au sujet de la candidate du FN intitulé "Les secrets d'une fille à papa". Marine Le Pen réclamait 600 000 euros de dommages et intérêts.
VSD a été condamné pour diffamation ce jeudi par le tribunal correctionnel de Paris. L'hebdomadaire avait publié le 23 décembre 2010 un article sur Marine Le Pen intitulé "Les secrets d'une fille à papa".
Dans deux jugements distincts, la 17e chambre du tribunal correctionnel a condamné le titre à une amende de 1000 euros pour avoir publié l'article sur son support papier et à une amende de 1000 euros avec sursis pour l'avoir posté sur son site Internet. VSD devra en outre verser à Marine Le Pen deux euros de dommages et intérêts, ainsi que 3000 euros de frais de justice. Le magazine a en revanche été relaxé du délit d'injure.

Marine Le Pen, la " fêtarde "

Au total, la députée européenne réclamait 600 000 euros de dommages et intérêts. "Ce sont de lourdes sommes, mais elle veut faire savoir qu'elle ne laissera pas passer grand-chose, s'agissant de sa vie privée", avait déclaré à l'époque du dépôt de la poursuite l'avocat du FN, Me Wallerand de Saint-Just.
Dans cet article, VSD dépeignait la patronne du Front national comme une fêtarde, à qui il arrivait de boire plus que de raison. Dans un des passages poursuivis, il était écrit: "Paradoxalement, c'est une fille qui aime manger, boire et baiser comme son père".
Dans son jugement, le tribunal a estimé que l'article incriminé imputait bien à Marine Le Pen "un comportement excessif et incontrôlé qui apparaît attentatoire à la considération".
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 18 Fév - 13:00

Citation :
Le Front national censure la presse 15 Février 2012 François Bonnet

Le Front national a décidé de choisir dorénavant les médias et les journalistes autorisés à couvrir ses activités et sa campagne électorale. De ce choix, qui viole la liberté de la presse, Mediapart est la première victime qui s’est vu interdire de suivre la « convention présidentielle » de Marine Le Pen, ce week-end à Lille.

Depuis 2008, Mediapart a couvert tous les grands meetings du FN, ses congrès comme plusieurs déplacements de Marine Le Pen (lire une sélection de nos articles en pied de ce billet). C’est dans ce cadre que nous envisagions de couvrir cette « convention présidentielle ». Et de faire comme nous l’avons fait pour les grands meetings d’autres candidats (François Bayrou à Dunkerque, Jean-Luc Mélenchon à Besançon, Eva Joly à Roubaix) : travailler en amont de la manifestation pour raconter sa préparation mais surtout les pratiques des militants, leurs manières d’agir sur le terrain et d’analyser la campagne en cours.

Ce mercredi, nos journalistes ont donc appelé plusieurs responsables du Front national pour préparer ce sujet. Alain Vizier d’abord, contacté par mail au sujet du déroulement de la convention. Puis Steeve Briois, appelé pour l’informer de notre venue et lui demander de nous mettre en contact avec des militants de Lille. Sa réponse a été lapidaire : pas question que Mediapart couvre cette convention ou rencontre des militants. « Je prendrai grand soin à vérifier que vous ne pourrez pas rentrer dans la convention, j’en fais une affaire personnelle », a-t-il précisé.

Steeve Briois est secrétaire général du Front national, officiellement chargé « de la mobilisation militante ». Il est par ailleurs élu, conseiller municipal d’Hénin-Beaumont et conseiller régional. Le 31 janvier, il avait déjà informé notre collègue Marine Turchi qu'il n'était plus question de répondre à nos questions.

Etonné pour le moins par ce refus, un temps attribué à l’irritabilité du personnage, nous avons donc contacté Bruno Bilde, le directeur de cabinet de Marine Le Pen qui, par ailleurs, supervise la communication du Front national. Il s’est vite avéré que l’irritabilité supposée était la nouvelle ligne politique du Front national. Un nouveau refus nous a été opposé, et dans des termes plus vifs encore.

Le Front national n’apprécie pas ce qu’il estime être une « croisade » (mot que nous n’employons jamais par principe) de Mediapart contre le Front national. M. Bilde, tout comme M. Briois, est donc prêt à assumer cette interdiction d’informer. « Puisque c’est comme ca, nous choisissons nos médias et nos journalistes, oui, et nous ne voulons pas travailler avec vous ». Parmi les invectives qui nous ont été opposées est apparu un argument : puisque Mediapart a fait le choix éditorial de ne pas consacrer l’une de ses émissions spéciales Mediapart 2012 à Marine Le Pen, le FN « a décidé d’appliquer la réciprocité ». Nous sommes donc interdits d’exercer notre profession.

Est-ce à dire que les médias qui ne souhaitent pas faire d’interview de Marine Le Pen (et ils sont nombreux) sont eux aussi interdits ? Bruno Bilde n’a pas souhaité aller plus avant, répétant en boucle « On vous applique la réciprocité ».
Il faut donc s’arrêter un instant à cet argument. Dans le cadre de son émission spéciale Mediapart 2012 (notre présentation ici), nous avons choisi d’inviter les candidats de l’alternance (ou de l’alternative) progressiste et démocratique : François Bayrou, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, François Hollande. A ce jour, aucun autre candidat ou parti ne s’est plaint de ce choix. Seule Corinne Lepage nous a fait savoir qu’elle était disponible. Et nous avions prévenu que ces candidats qui franchiraient l’obstacle des 500 parrainages se verraient évidemment invités à s’expliquer sur Mediapart. Nous avons par ailleurs explicité notre choix de ne pas inviter Marine Le Pen (lire ici).

Mediapart est un site pluraliste, dans ses engagements comme dans ses choix de couverture. Le Club de Mediapart est un des très rares lieux de libre expression dans la presse française : les seules limites sont celles fixées par la loi de 1881 et notre charte de modération ; contributions et commentaires sont modérés – quand nécessaire – a posteriori.

Nous ne sommes pas un service public et nous ne sommes pas plus soumis aux critères du CSA. Ce sont nos choix éditoriaux qui, jour après jour, construisent l’identité éditoriale, l’offre rédactionnelle qui vous est proposée. C’est ainsi que plutôt qu’une interview de Marine Le Pen, nous avons préféré depuis 2008 une autre démarche journalistique : le reportage, l’enquête et l’expertise.

A ce titre, le Front national a été méthodiquement couvert, une de nos journalistes, Marine Turchi, s’y consacre depuis quatre ans, ayant accumulé sur ce sujet une forte compétence. Et le Front national a d'ailleurs parfois reconnu la qualité de cette couverture ! Marine Le Pen a ainsi cité sur France Inter notre enquête sur les pressions subies par les maires qui avaient parrainé le FN en 2007 (Parrainer le FN : des maires disent «plus jamais»). Et un de nos reportages (En Moselle, «la peur du FN n'existe plus») fut également cité à la tribune du meeting de Metz, le 11 décembre dernier !

Une partie de ce travail a débouché cette semaine sur une opération exceptionnelle de Mediapart, qui vaut largement toutes les interviews de Marine Le Pen : notre enquête sur son programme. En vingt fiches techniques et environ 80 feuillets, nous avons méthodiquement expertisé son programme et celui de son parti. Cliquez ci-dessous :

Front national : notre contre-argumentaire en 20 fiches
Il est évidemment du droit élémentaire des journalistes de ne pas interviewer telle ou telle personnalité. Cela fait partie des discussions et des choix quotidiens d’une rédaction et les critères sont pour tous et en tous domaines toujours les mêmes : nouveauté, intérêt, pertinence. Avec cette donnée supplémentaire : comment ne pas être les relais de stratégies de communication.

Soucieuse de mener à bien son entreprise de « dédiabolisation », Marine Le Pen a justement construit depuis treize mois une entreprise de sur-médiatisation. Est-ce à dire que les médias qui ne se plieraient pas à cette stratégie se verraient sanctionnés ? Marine Le Pen a déjà attaqué en justice France Télévisions et Caroline Fourest. Mais sur toutes les télévisions, sur toutes les radios, elle aura disposé d’une exposition médiatique exceptionnelle qui lui a permis de dérouler à l’envi ses thèses et de consolider son emprise sur un parti qui, reçu en héritage de son père, est en train d’être reformaté à sa main.

Estimant vain et redondant de lui proposer de nouvelles prises de parole, nous maintiendrons évidemment notre choix et poursuivrons nos reportages et enquêtes. Il n’a jamais été question pour nous de boycotter le Front national. Mais bien au contraire, de raconter son électorat, son fonctionnement, de décrypter ses stratégies, son idéologie, ses propositions. Pour mieux en cerner les menaces et les dangers.

-----------------

Retrouvez ci-dessous l'expertise détaillée du programme du FN :

Front national: notre contre-argumentaire en 20 fiches

Nos 20 fiches (regroupées ici dans un seul dossier) :
1/ Un «nouveau FN» bien proche de l'ancien

2/ La sortie de l'euro
3/ La dette
4/ L'«Etat fort»
5/ Economie et social
6/ Agriculture

7/ Immigration
8/ Sécurité
9/ Justice

10/ Logement
11/ Santé et recherche
12/ Education
13/ Ecologie

14/ Place des femmes
15/ Laïcité

16/ Culture
17/ Démocratie et institutions
18/ Presse et numérique

19/ Politique étrangère
20/ Europe
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 19 Fév - 12:17

Citation :
Mediapart n'est pas le bienvenu à la convention du FN 18/02/2012 (Avec agences)

Deux journalistes du site d'information Mediapart ont été refoulés samedi matin à l'entrée de "Lille Grand Palais" où se tient la convention présidentielle de la candidate frontiste Marine Le Pen. Le directeur de la communication de Marine Le Pen, Bruno Bilde, a confirmé la décision du FN d'interdire l'accès de sa convention présidentielle à Mediapart.

Marine Le Pen : "Ils nous censurent, nous les censurons aussi"

"Ils nous censurent, nous les censurons aussi": Marine Le Pen a justifié samedi matin son refus d'accréditer les journalistes de Mediapart à sa convention présidentielle de Lille, et ces derniers n'ont effectivement pas pu accéder à la manifestation.

"Ils nous censurent, nous les censurons aussi. Mediapart n'est pas un institut de presse, c'est un institut militant. S'il était un institut de presse, il saurait que la liberté de la presse, ce n'est pas la liberté de censurer", a affirmé la présidente du FN à son arrivée au Grand Palais de Lille, où se tient sa convention.

Le directeur de la communication de Marine Le Pen, Bruno Bilde, a confirmé la décision du FN d'interdire l'accès de sa convention présidentielle à Mediapart.

"Nous n'accréditons pas les dirigeants politiques anti FN, Mediapart n'est pas un organe de presse", a-t-il dit à Reuters. Le FN reproche au site d'information de ne pas offrir le même traitement médiatique à Marine Le Pen qu'aux autres candidats à l'élection présidentielle du printemps.

"Il est faux de dire que Marine Le Pen est boycottée par notre site, nous traitons le FN dans nos colonnes, mais la liberté de la presse n'est pas l'uniformité de la presse", a déclaré Edwy Plenel, directeur et fondateur de Mediapart."En démocratie le choix du traitement revient aux journalistes, pas aux partis politiques"

"Quand on fait un meeting public, quand on s'adresse à des électeurs, on est sous le regard de l'ensemble des médias dans leur diversité, le Front National ne l'accepte pas", a-t-il ajouté.

Le Front National tient samedi et dimanche à Lille sa convention présidentielle qui réunit plusieurs milliers de personnes.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Lun 20 Fév - 22:35

Citation :
Mediapart, le FN et le pluralisme 18 Février 2012 Edwy Plenel

La liberté de la presse suppose le pluralisme des médias. Et, dans ce registre, un journal et un parti ne sont pas logés à même enseigne. La fausse symétrie invoquée par le Front national pour justifier son boycott de Mediapart est bien une atteinte à un droit fondamental comme l'a souligné le Forum des Sociétés de journalistes.

Troublée et confuse, hésitante et incertaine, notre époque de transition, où le sursaut souhaitable est au défi d’une catastrophe possible, s’accompagne d’une perte des repères. Ainsi quelques abonnés nous reprochent de monter inutilement en épingle la décision du parti d’extrême droite d’interdire ses réunions publiques aux journalistes de Mediapart, au prétexte que sa candidate, Marine Le Pen, n’est pas conviée à nos opérations mensuelles « Mediapart2012 » organisées autour de l’alternance à la présidence actuelle.

Sans doute ce différend est-il secondaire par rapport à tous les autres grands sujets du moment traités par Mediapart, de la crise sociale grecque à ses enjeux européens, en passant par le bilan de Nicolas Sarkozy ou le quotidien des quartiers populaires – énumération sommaire au regard de la richesse croissante de notre journal en ligne. Pourtant, sur le fond, cette affaire n’est pas si picrocholine : elle dévoile en effet la vérité politique du Front national qui, loin d’avoir changé avec Marine Le Pen, reste la formation anti-démocratique et anti-républicaine qu’il fut avec son père, Jean-Marie, à sa tête.

Rappelons d’abord les faits qui, dans cette polémique, sont grossièrement travestis par le FN. Les voici, résumés en quatre points :

1. Mediapart, loin de censurer ou d’exclure le Front national, le couvre et le traite, comme toutes les formations politiques et sensibilités partisanes. A tel point que notre enquête sur la difficile collecte des parrainages d’élus (à lire ici) a été plusieurs fois citée par sa candidate. De plus, seul journal librement participatif, Mediapart accueille sans censure préalable toutes les opinions et réactions de ses abonnés, fussent-ils favorables au FN, à la seule condition qu’ils respectent notre charte éditoriale.

2. Mediapart, dans le cadre de l’élection présidentielle, a décidé d’organiser une fois par mois, à partir de janvier 2012, un événement exceptionnel, diffusé en direct en partenariat avec Dailymotion. Construit en quatre temps , de 17h à 22h, avec des entretiens, des témoignages et des débats, « Mediapart2012 » se termine avec l’interpellation d’un(e) candidat(e) par notre rédaction. Quatre rendez-vous ont été prévus d’ici le premier tour (le 27 janvier, le 23 février, le 23 mars, le 13 avril).

3. Mediapart a décidé de consacrer ces rencontres aux conditions de l’alternance à la présidence actuelle et de l’alternative qui pourrait en découler. C’est un choix éditorial, cohérent avec les positions de notre journal qui ne souhaite pas la réélection de Nicolas Sarkozy, tenant d’une droite extrême qui multiplie les emprunts et passerelles avec l’extrême droite. De façon logique, il nous a conduit à inviter successivement François Bayrou, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon et François Hollande, c’est-à-dire les principaux candidats de la gauche et celui du centre.

4. Le Front national s’est d’abord emparé de cette décision pour se victimiser en la caricaturant : criant à la censure, ce qui est un mensonge pur et simple, il a fait semblant d’ignorer que nombre de journaux ont, depuis toujours, choisi de ne pas interviewer les dirigeants du Front national (lire ici notre enquête). Puis, après un certain délai, le FN a fait savoir que, désormais, il boycotterait les journalistes de Mediapart, leur interdisant ses réunions publiques et interdisant à ses militants de répondre à leurs questions (lire ici le billet de François Bonnet, notre directeur éditorial). Ce qui fut fait, samedi 18 février, aux portes de la Convention du FN à Lille dont l'entrée a été interdite à nos deux envoyées spéciales (lire là leur article)

C’est ici que le débat change de nature, et qu’aucun républicain ne peut y rester indifférent. Jusqu’alors, il ne s’agissait que d’une polémique mise en scène par un parti politique pour se poser en victime des médias, avec autant d’habileté manœuvrière que de mauvaise foi. En revanche, la décision d’interdire, y compris physiquement, aux journalistes de Mediapart de faire normalement leur travail sur un parti politique en campagne électorale est une atteinte portée au droit à l’information.

Ce n'est pas un privilège des journalistes qui est en cause, mais un droit fondamental des citoyens. La symétrie invoquée par le Front national n’a aucune pertinence : un journal et un parti ne relèvent pas des mêmes catégories. Le premier veut informer, le second veut gouverner. Qui dit information dit pluralisme : pluralisme des médias, de leurs choix éditoriaux, de leurs opinions. Qui dit gouvernement dit contrôle : droit de regard des citoyens, droit de critique des médias, droit d’accès à l’information publique.

La liberté de l’information n’est pas l’uniformité : Mediapart est pleinement dans son droit de choisir ce qu’il couvre, comment il le fait, avec quelle priorité, etc. Mais la liberté de l’information suppose aussi le libre accès de tous au débat public : le Front national n’est pas dans son droit quand il interdit à des journalistes, en raison de leurs opinions supposées, de couvrir les événements publics qu’il organise en vue, éventuellement, de conquérir le pouvoir. Bref, nous avons le droit de ne pas interviewer Marine Le Pen mais le FN n'a pas le droit d'interdire ses réunions publiques à nos journalistes.

Tous ceux qui relativisent, minimisent ou acceptent la fausse symétrie invoquée par le Front national enterrent, peut-être sans s’en apercevoir, les principes fondamentaux du droit des citoyens à une information pluraliste sans laquelle il n’y a pas de démocratie authentique. Au nom du pluralisme de l’information, un journal est maître de ses choix éditoriaux. Au nom de ce même pluralisme, un parti ne saurait être maître des journalistes qui le couvrent.

Imaginez que, demain, chaque parti politique fasse le tri des journalistes qui lui plaisent ou lui déplaisent, interdisant aux seconds de suivre ses activités. C’en serait alors fini de la libre information des citoyens qui suppose un pluralisme médiatique garantissant leur libre choix. Lequel libre choix suppose également une diversité d’approches journalistiques, de choix éditoriaux et d’opinions exprimées. Mettre sur un pied d'égalité un journal et un parti, considérer que les partis pris de l'un justifieraient les exclusions de l'autre, c'est transformer la liberté de l'information en une opinion comme une autre, relative et accessoire. C'est ne plus la considérer comme un principe démocratique fondamental qui suppose la liberté de critique et de choix vis-à-vis des partis politiques.

Nous sommes donc au cœur de ce qu’est la démocratie, comme l’a d'ailleurs fermement énoncé le Conseil constitutionnel de la République française. Au nom de la « libre communication des pensées et des opinions » proclamée par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, plusieurs de ses décisions ont fait du pluralisme un « objectif de valeur constitutionnel » d’où ont découlé diverses contraintes et obligations afin de garantir un véritable « droit du public à l’information ».

Concernant la presse écrite, la décision des 10-11 octobre 1984 du Conseil constitutionnel considère que « la libre communication des pensées et des opinions ne serait pas effective si le public auquel s’adressent ces quotidiens n’était pas à même de disposer d’un nombre suffisant de publications de tendances et de caractères différents ». « En définitive, ajoutait-il, l’objectif à réaliser est que les lecteurs, qui sont au nombre des destinataires essentiels de la liberté proclamée par l’article 11 de la Déclaration de 1789, soient à même d’exercer leur libre choix ».

Concernant la communication audiovisuelle, la décision du 18 septembre 1986 pose que « le pluralisme des courants d’expression socioculturels est en lui-même un objectif de valeur constitutionnelle » et que « le respect de ce pluralisme est une des conditions de la démocratie ». Les citoyens, insistait le Conseil, doivent pouvoir « exercer leur libre choix sans que ni les intérêts privés ni les pouvoirs publics puissent y substituer leurs propres décisions ».

Défendant « le rôle indispensable de chien de garde » du journaliste en démocratie, la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme a radicalement conforté ces principes indissociables de liberté et de pluralisme en soulignant que « la liberté de la presse fournit à l’opinion publique l’un des meilleurs moyens de connaître et de juger les idées et attitudes des dirigeants ». C’est ainsi qu’elle exige « une plus grande tolérance » de la part des responsables politiques vis-à-vis de la presse, de ses critiques et de ses jugements : « Les limites de la critique admissible sont plus larges à l’égard d’un homme politique que d’un simple particulier : à la différence du second, le premier s’expose inévitablement et consciemment à un contrôle attentif de ses faits et gestes tant par les journalistes que par la masse des citoyens ».

C’est donc ce contrôle attentif que le Front national voudrait aujourd’hui entraver. Les explications données par ses dirigeants aux journalistes de Mediapart montrent d’ailleurs que ce qui les dérange n’est évidemment pas notre non-invitation de Marine Le Pen qui n'est qu'un prétexte, mais tout au contraire notre couverture critique du FN, illustrée récemment par notre contre-argumentaire sur son programme (retrouvez ici nos vingt fiches pédagogiques).

Nul hasard sans doute si, en ce domaine, le Front national partage avec la présidence sortante une même défiance pour la critique et l’irrévérence journalistiques. Après tout, Nicolas Sarkozy est aujourd’hui entouré, de Patrick Buisson (lire ici et là) à Guillaume Peltier (lire ici), par des conseillers formés à cette école anti-républicaine et anti-démocratique qu’est l’extrême droite. Leur point commun est l’instrumentalisation des médias qu’ils veulent soumettre à des agendas partisans, en ruinant leur indépendance par le suivisme et leur indocilité par le conformisme.

Mediapart s’y refuse, et c’est pourquoi nous les dérangeons.

––––––––––––––––

Post-scriptum n°1 (ajouté le 19 février): sous le titre Scandaleuse censure du FN contre des journalistes de Mediapart, le Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT) a diffusé le communiqué suivant:

« Le Front national, qui tente de se présenter comme un parti acceptable et démocratique, vient de révéler sa vraie nature en interdisant aux journalistes de Mediapart de pouvoir participer à la convention présidentielle de Marine Le Pen. Le FN a inventé l’apartheid vis-à-vis des journalistes en censurant les medias qui lui déplaisent. Le parti lepéniste est clair : "Ils ne veulent pas recevoir Marine (Le Pen) en disant que ce n'est pas une candidate républicaine, donc on applique leur consigne. C'est un média partisan et anti-FN. Ils ont décidé de nous boycotter, donc ils ne sont pas les bienvenus", selon Alain Vizier, directeur des relations-presse de la campagne de Marine Le Pen dans une déclaration à l’AFP. Pour le SNJ-CGT, cette attitude du FN constitue une atteinte intolérable à la liberté des journalistes de pouvoir faire leur métier et de pouvoir couvrir un événement indépendamment de la ligne éditoriale du media incriminé. Mme Le Pen se trompe d’époque et de pays. Nous ne sommes pas en Hongrie sous le joug du populiste Horvath et de ses lois liberticides. C’est pourquoi nous appelons les journalistes et leurs syndicats à ne pas laisser faire. »

Dans le même communiqué, le SNJ-CGT s'étonne également du refus de Marine Le Pen de débattre avec le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, sur France 2, le 23 février, ce refus témoignant, selon le syndicat, d'une attitude similaire où le parti d'extrême droite entend imposer son «diktat» aux journalistes du service public.

–––––––––––––––

Post-scriptum n°2 (ajouté le 20 février): le Forum des Sociétés de journalistes, qui rassemble trente-quatre sociétés de journalistes, a diffusé un communiqué intitulé Quand le FN sélectionne les journalistes, dont voici le texte intégral:

Le Forum des Sociétés de journalistes condamne l’attitude du Front national qui a interdit, ce week-end, au Grand Palais de Lille, l’accès à sa convention à nos confrères de Mediapart. Cette sélection des médias est une atteinte à la liberté de la presse.

Aucun parti, lancé dans une campagne qui a pour but l’élection suprême, la plus importante pour notre pays, n’a le droit, quels que soient les différends qui l’opposent à un média, de lui interdire de suivre ses débats publics. Sauf à ne vouloir accepter, à terme, que des journalistes qui lui sont favorables ce qui en dit long sur sa vision du rôle de la presse dans notre démocratie.

Le Forum des SDJ rassemble les trente-quatre sociétés de journalistes suivantes: l'AFP, L'Alsace, Capital, Courrier Cadres, Les Echos, Elle, L'Equipe, L'Etudiant, Europe 1, L'Express, Le Figaro, France 24, l'Humanité, I-télé, Le Journal du Dimanche, Libération, Livres Hebdo, Le Progrès de Lyon, Marianne, Midi libre, Le Monde, Le Monde interactif, Le Nouvel Observateur, Paris Match, Mediapart, Le Point, Le Quotidien du médecin, Radio France, Radio France internationale, RTL, Sciences et Avenir, Télérama, TF1, La Tribune, La Vie.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mer 22 Fév - 4:15

http://www.20minutes.fr/presidentielle/882633-live-presidentielle-revivez-discours-marine-pen-lille
http://www.francesoir.fr/actualite/politique/marine-le-pen-grand-meeting-a-lille-186205.html
http://www.lemainelibre.fr/actualite/les-le-pen-pere-et-fille-tirent-a-boulets-rouges-sur-sarkozy-18-02-2012-29403
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/18/marine-le-pen-va-cibler-en-priorite-nicolas-sarkozy_1645139_1471069.html
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-pen-raille-le-candidat-sarkozy_1084043.html
http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/le-pere-et-la-fille-tirent-a-boulets-rouges-sur-sarkozy-un-show-le-pen-a-lille
http://www.nordeclair.fr/Actualite/2012/02/19/fn-ils-sont-les-gars-de-la-marine.shtml
http://www.nordeclair.fr/Rencontres/Interview-du-jour/2012/02/19/le-fn-a-la-croisee-des-chemins.shtml
http://tempsreel.nouvelobs.com/election-presidentielle-2012/20120218.OBS1753/a-lille-marine-cible-sarkozy-jean-marie-cite-les-collabos.html
http://tempsreel.nouvelobs.com/election-presidentielle-2012/20120219.OBS1777/videos-ce-qu-il-faut-retenir-du-discours-de-marine-le-pen-a-lille.html
http://fr.news.yahoo.com/marine-le-pen-met-un-carton-rouge-%C3%A0-164940311.html
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mer 22 Fév - 23:45

Citation :
Anonymat des parrainages : les Sages déboutent Marine Le Pen

RÉCITLe Conseil constitutionnel considère que les 500 parrainages nécessaires à la présidentielle doivent rester publics.

Le Conseil constitutionnel a décidé mardi que la règle imposant de rendre publics les 500 parrainages d'élus nécessaires pour concourir à la présidentielle était toujours valable, déboutant la candidate du Front national, Marine Le Pen.

La règle de la publicité «ne saurait en elle-même méconnaître le principe du pluralisme des courants d'idées et d'opinions», selon la décision communiquée à la presse, qui déboute la candidate du Front national de sa demande de rétablir l'anonymat des parrainages. Selon le juge constitutionnel, «en instaurant une telle publicité, le législateur a entendu favoriser la transparence de la procédure de présentation des candidats à l'élection présidentielle», et la publicité «est conforme à la Constitution».

Comme l’expliquait le constitutionnaliste Dominique Rousseau à Libération.fr, depuis la révision de la loi de 1962 sur l’élection du président de la République, en 1976, «toutes les lois organisant la vie publique vont dans le sens de cette transparence: financement des partis, financement des campagnes électorales, publication du patrimoine des élus. Le champ de la transparence s’est élargi et on peut considérer que l’anonymat des élus présentant un candidat serait une régression, un retour en arrière.»

« Pratiques attentatoires aux principes démocratiques »

Dès la décision du Conseil constitutionnel rendue publique, Louis Aliot, numéro 2 du FN, a dénoncé le fait qu'«en décidant de ne pas modifier le texte actuel, la haute juridiction n'a pas souhaité contredire le pouvoir politique ni sanctionner des pratiques pourtant attentatoires aux principes démocratiques élémentaires». Et Aliot, avocat, qui a plaidé lui-même devant les Sages, de regretter qu'ils n'aient «pas tenu compte des vœux exprimés par les élus locaux ainsi que par une majorité de Français favorables à notre demande».

Marine Le Pen avait fait valoir qu'en dépit de l'audience de son parti, elle risquait de ne pas pouvoir réunir les 500 parrainages nécessaires, au motif, selon elle, que les maires ne pouvaient pas donner leur signature dans l'anonymat et qu'ils étaient l'objet de pressions.

La présidente du FN affirme disposer d'environ 400 promesses de signatures, sur 42.000 élus habilités à parrainer. Son père, Jean-Marie Le Pen a toutefois déclaré mardi que, «heureusement», la candidate d'extrême droite approche de la barre fatidique des 500.

« Cooptation »

La candidate de Cap 21, Corinne Lepage, qui s’était associée, comme Christine Boutin - retirée depuis de la course présidentielle, à la demande du FN, dit à Libération.fr être «peu surprise» du rejet du Conseil constitutionnel, mais «tout de même déçue du manque de courage et de la faiblesse de l’argument juridique». «Ils assurent que la transparence est un gage de démocratie mais c’est tout le contraire. C’est la garantie d’une cooptation par quatre partis politiques (UMP, Modem, PS, PCF) qui disent qui a le droit d’être candidat», objecte-t-elle.

L’avocate écologiste, qui enregistre autour de 430 promesses de signatures, lance un «appel aux maires pour qu’ils ne marchent pas dans cette combine»: «Parrainez nous! Nous représentons des courants politiques, nous devons être présents à la présidentielle.»

Citation :
Le FN s'approche des 500 parrainages, selon Jean-Marie Le Pen (AFP/Le Point) 21/02/2012
Le président d'honneur du Front national a déclaré que le parti "ramait désespérément", mais n'a pas donné de chiffre.

Mardi, le président d'honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, a dit que sa fille, Marine Le Pen, approchait en dépit de difficultés des 500 parrainages d'élus nécessaires pour participer à la présidentielle, sans donner de chiffre. "Nous ramons désespérément", a affirmé Jean-Marie Le Pen sur i>Télé. Au journaliste qui lui demandait si le FN s'approchait des 500 parrainages, le président d'honneur du Front national a répondu : "Oui, bien sûr. Quand même. Heureusement. Ça serait désespérant." Jean-Marie Le Pen n'a pas fourni le chiffre précis. Marine Le Pen a affirmé récemment qu'elle disposait d'environ 400 promesses de signatures.

Le Conseil constitutionnel rend, mardi à 17 heures, une décision très attendue : il va dire si la règle imposant de rendre publics les 500 parrainages d'élus nécessaires pour concourir à la présidentielle est toujours valable. Le FN a "consacré la plus grande partie de la campagne électorale à cette démarche administrative qui devrait être simplifiée", a dit Jean-Marie Le Pen. Il s'agissait dans la loi d'"écarter les partis politiques ou en tout cas les formations qui ne soient pas représentatives ou qui étaient fantaisistes. On ne peut pas dire que quelqu'un qui représente 20 % des voix soit une candidature fantaisiste. Et cependant, nous avons cette grande difficulté", a dit Jean-Marie Le Pen.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 3 Mar - 6:13



Citation :
Les habitant-e-s de Marseille refusent la politique de la peur et de la haine que distille le FN

Malgré les opérations de communication, le projet politique du FN est plus que jamais raciste et autoritaire : Racisme, islamophobie, antisémitisme, sexisme, homophobie, poli...tique antisociale au service des plus riches et restriction des libertés... son tournant social est une fiction.

La stratégie du FN est de diviser la population, de désigner l'autre, l'étranger, comme responsable de tous les problèmes de la société. Le FN n'apporte aucune réponse au chômage, à la précarité, au mal logement... au lieu de combattre les causes de la crise économique, le FN cherche à diviser les travailleurs pour remettre en cause nos droits et libertés. Pour preuve, les élus FN au conseil régional sont les seuls à avoir voté contre une motion de soutien aux salariés de Fralib (Gémenos) en lutte contre la fermeture de leur usine.

Marseille est une ville populaire qui de tout temps a accueilli de nouveaux habitant-e-s arrivés des quatre coins du monde. Le FN est notre ennemi, rappelons que ce sont ces militants qui ont été les assassins d'Ibrahim Ali aux Aygalades en 1995 pendant la campagne électorale de Jean Marie Le Pen.

La venue de Marine Le Pen ne doit pas être banale. Claude Guéant, Sarkozy et leur clique banalisent chaque jour un peu plus son discours. Au delà de l'opération électorale, le discours de l'UMP se rapproche de plus en plus de celui du FN et augure d'un vrai rapprochement politique UMP/FN. Il s'agit là de l'instauration d'un véritable Racisme d'Etat que nous devons combattre.

Si le visage du FN a changé, il ne faut pas se tromper : leur projet politique est resté le même. Le FN n'est pas un parti comme les autres : profondément anti démocratique, sa politique consiste à remettre en cause l'ensemble des acquis démocratiques actuels. Il n'a pas sa place dans le champ public, tout comme les autres groupuscules d'extrême droite (Jeunesses Identitaires, Renouveau Français, Égalité & Réconciliation ...) qui tentent sur le terrain de s'implanter de manière violente, en organisant des rondes contre les arabes, noirs, sdf, homos, militants de gauche … . Ne restons pas sans agir face au développement des idées racistes, autoritaires et antisociales de l'extrême droite !

Unissons nous ! Face au FN : Résistance !

Premiers signataires : AFA 13, AL, Alternatifs, Collectif pour l'emancipation des quartiers populaires, Collectif Solidarite Maghreb, EELV, FASE, GA, GU, JC/UEC, NPA, PCF, PG, Quartiers Nord Quartiers Forts, Solidaires, SUD Educ ..
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 4 Mar - 0:20

Citation :
Le FN fait la chasse aux signatures Xavier BROUET
Info ou intox, la candidate FN se pose en victime du système des parrainages. La chasse aux signatures serait plus dure qu’en 2007. En Lorraine aussi.

Nathalie Pigeot est chargée de collecter des parrainages pour le Front national en Moselle.

«Bon, attendez, il n’y a aucun scoop à chercher par ici. Je suis maire d’une commune qui représente la population d’un immeuble de six étages. À la limite je pourrais faire gardien. Je trouve ce harcèlement plutôt gonflant ! » En 2007, Serge Laurence, maire (sans étiquette) de Menskirch, commune de 164 habitants près de Bouzonville, avait accordé son parrainage à Jean-Marie Le Pen.
Une opération qu’il hésite à renouveler en faveur de la fille. « Je suis plutôt à droite et je vote Sarko. Mais si Marine n’est pas dans la compétition, on aura un tir croisé entre Sarkozy et Hollande. Aucun de ces deux-là n’a besoin de ma signature… mais cette fois, je crois que je ne signerai pour personne » s’agace-t-il en jugeant « lamentable », « cette chasse aux pestiférés ».
Un point de vue partagé par Nathalie Pigeot, mais qui ne fait guère ses affaires. Chargée de la collecte en Moselle, la conseillère régionale FN de Lorraine recense à ce jour huit promesses de parrainages. Soit moitié moins que Dominique Bilde son homologue en Meuse. Il est vrai que cette dernière, également conseillère régionale est aussi la mère de Bruno Bilde, directeur de la communication de Marine le Pen. « Sur les 21 maires qui avaient signé pour nous en 2007, trois seulement ont resignés. Mais la moitié ne s’est pas représentée aux municipales » nuance Nathalie Pigeot. Quant aux autres, « ils calent sous l’effet des pressions » résume celle qui partage son emploi du temps entre ses activités de responsable du FNJ, au siège du parti à Nanterre, et la collecte des précieux sésames. En sept mois, elle a écumé les petites communes des cantons de Delme, Château-Salins, Verny, Sarrebourg… 150 maires rencontrés, pour une récolte bien maigre. La faute aux pressions ? Au diapason avec la colère frontiste, Jean-Louis Masson (Dvd) en incrimine les deux principales formations politiques du pays : l’UMP et le PS. Le sénateur mosellan demande à être auditionné par le Conseil constitutionnel, suite au dépôt de la QPC par Marine Le Pen.

« Peur diffuse »

Nathalie Pigeot confirme : « Trois maires du canton de Château-Salins m’ont rapporté les propos du député UMP Alain Marty. Il les aurait mis en garde, en leur expliquant que signer pour Le Pen ça n’était pas neutre. Nous nous en souviendrons aux législatives et on le fera battre » prévient Pigeot. Des assertions formellement démenties par l’intéressé : « C’est un mensonge, je n’ai parlé à aucun maire de ce sujet des parrainages. En réalité, le FN nous fait le coup des 500 signatures à chaque élection. Comme son père, Marine Le Pen les aura et sera candidate. Cela relève d’une opération de communication… » s’emporte Marty.
Fustigeant « l’hypocrisie » des parlementaires, Thierry Gourlot, secrétaire départemental du FN, confirme l’obstacle de la présélection. « Difficile de s’expliquer une telle peur diffuse lorsqu’on constate que le potentiel de grands électeurs du Front est de l’ordre de 1 500 élus » s’offusque-t-il en étayant son calcul sur les suffrages obtenus lors des sénatoriales. Le même rejette en revanche le procès intenté à la stratégie du FN ayant fait l’impasse sur l’implantation locale. « Il faudrait pour cela remporter des communes significatives. C’est la suite du programme ». Reste qu’aux 350 promesses de maires d’ores et déjà engrangées, il convient de rajouter les signatures des 118 conseillers régionaux et généraux du FN. La barre n’est peut-être pas si haute.

Citation :
Quand Marine Le Pen repêche les élus exclus du FN
Dans sa quête de parrainages, des élus exclus du parti pour révisionnisme sont approchés par les équipes frontistes.

À la traîne pour ses parrainages, Marine Le Pen sollicite même les élus qu'elle avait exclus du parti ces derniers mois. Si les virés du FN présentent des profils divers, ils ont pour principal point commun d'avoir soutenu Bruno Gollnisch contre la "fille à papa". Ainsi maître Olivier Wyssa, avocat, conseiller régional Rhône-Alpes et exclu pour déviationnisme, a-t-il été sollicité pour apporter sa signature à Marine Le Pen : "Ils osent tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît", tacle un gollnischien qui fait de la résistance face aux "Marine's boys".

"J'ai bien été contacté par son équipe, sourit Olivier Wyssa. Contre mon maintien au sein du groupe FN à l'assemblée régionale, je devais lui accorder mon paraphe. C'est un deal que je n'ai évidemment pas accepté." Olivier Wyssa a choisi Carl Lang, qui pourrait, dit-il, créer la surprise.

Alexandre Gabriac a également été sollicité. Le plus jeune conseiller régional de France, comme il aime à se présenter, avait été exclu du FN après son élection quand la presse avait diffusé une photo de lui en plein salut nazi. Gabriac a, depuis, fait son coming-out ultranationaliste en créant "Les jeunesses nationalistes" à Lyon, un mouvement admiratif du maréchal Pétain. Malgré cela, il a, lui aussi, fait l'objet d'appels téléphoniques de la part de l'équipe de Marine Le Pen. "On lui a proposé de réintégrer le FN contre son parrainage", affirme un de ses proches. Contacté sur son portable par Le Point.fr, Alexandre Gabriac n'a pas répondu à nos appels.

L'un des responsables de la collecte des signatures ne nie pas avoir sollicité les exclus, mais "c'était en décembre... avant leur exclusion définitive". Alexandre Gabriac a été exclu en avril 2011.

Citation :
Marine Le Pen court après ses parrainages Guillaume Perrault

Marine Le Pen, qui visitait vendredi le Salon de l'agriculture, à Paris, affirme qu'il lui manque encore 48 des 500 signatures nécessaires pour concourir.

La présidente du Front national, qui se plaint de la défection de 23 maires, fait aussi face à de sérieux problèmes financiers.

Sincérité ou comédie? Marine Le Pen, qui visitait vendredi le Salon de l'agriculture, à Paris, avait l'air préoccupée en contemplant les vaches charolaises, massives et placides malgré la nuée des photographes.

À quatorze jours de la date limite du dépôt des parrainages, le 16 mars, la candidate affirme qu'il lui manque encore 48 des 500 signatures nécessaires pour concourir. La présidente du Front national s'était pourtant montrée assez optimiste voilà dix jours. Mais jeudi soir, sur France 2, elle a attribué ses difficultés au revirement de 23 maires qui lui avaient accordé une promesse de parrainage.

Habitués aux déclarations alarmistes du FN sur la collecte des signatures à chaque présidentielle, les commentateurs expriment souvent un certain scepticisme sur la sincérité des inquiétudes de Marine Le Pen. Il pourrait, en effet, y avoir avantage pour elle à maintenir le suspense jusqu'au dernier jour afin de se présenter comme une victime du «système» qui ne réussirait à se présenter que de haute lutte.

A contrario, le Front national a annulé deux meetings de leur championne, à Auxerre le 11 mars et à Clermont-Ferrand le 25 mars. Une décision qui n'est pas de nature à galvaniser les sympathisants de la candidate ni à dynamiser sa campagne.

La raison avancée par le parti d'extrême droite - le manque d'argent - est donc sans doute exacte. «Les banques attendent qu'on ait les signatures pour nous accorder des prêts, a affirmé Jean-Michel Dubois, trésorier de la campagne de Marine Le Pen. Pour l'instant, le financement repose sur Cotelec(le micro-parti de Jean-Marie Le Pen, NDLR) et le FN.» Or, les dons consentis par des particuliers à Cotelec ne sont pas inépuisables et le FN demeure financièrement très fragile.

De surcroît, à la droite de Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen n'est pas la seule à solliciter les maires. Carl Lang, ancienne figure du FN qui a claqué la porte pour protester contre l'ascension de Marine Le Pen, est lui aussi en lice. Carl Lang est soutenu par l'imprimeur Fernand Le Rachinel, ancien proche de Jean-Marie Le Pen, et pourvoyeur de parrainages aux présidentielles précédentes.

Un allié irréprochable

Les séquelles de la succession de Jean-Marie Le Pen, en outre, sont encore perceptibles. Peu portée à la conciliation, Marine Le Pen n'a toujours pas pacifié ses relations avec les partisans de Bruno Gollnisch. Si Gollnisch lui-même a le souci de paraître un allié irréprochable, ses partisans, eux, peuvent être tentés de mesurer leur effort. Autant de facteurs qui, ajoutés aux problèmes ressentis par tous les petits candidats - lassitude des maires des communes rurales, poids de l'intercommunalité, ambiguïté d'un parrainage qui peut être assimilé à un soutien - suggèrent que les difficultés alléguées par Marine Le Pen sont réelles.

Il est peu plausible que la candidate du FN n'ait pas rassemblé 500 signatures le 16 mars à 18 heures, date limite de dépôt. Mais il n'est pas sûr qu'elle fasse mieux que son père, qui, en 2007, avait obtenu 554 parrainages homologués.

Lettre MLP (.pdf) à Gérard Piel Conseiller Régional Fdg et sa réponse (.pdf)
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 4 Mar - 15:39

Citation :
Extrême droite: Carl Lang annonce 380 parrainages, « ce sera très dur » AFP 03.03

Le candidat d'extrême droite à la présidentielle, Carl Lang, a annoncé ce samedi qu'il ne disposait que de 380 signatures d'élus, reconnaissant qu'il lui serait « très dur » de franchir l'obstacle des 500 nécessaires pour pouvoir concourir à l'Elysée.

« Ca va être très dur. C'est déjà un exploit d'être là où nous en sommes » , a-t-il déclaré, en marge d'une réunion publique à Paris de l'Union de la droite nationale (UDN), qui fédère plusieurs mouvements d'extrême droite (NDP, MNR, PDF) et dont il est le candidat. « Nous ne sommes pas si loin du but que cela » , avait-il lancé un peu plus tôt à ses partisans, appelant à « continuer » la récolte jusqu'à la date limite, le 16 mars.

Soupçons

Il a soupçonné Marine Le Pen d'avoir «déjà réuni les 500 signatures», mais de maintenir le suspense pour en récolter d'autres et le priver ainsi de précieux sésames, afin de «garder le monopole électoral, en plus du monopole médiatique».

Néanmoins, interrogé pour savoir s'il excluait d'appeler à voter pour elle au 1er tour de la présidentielle, celui qui avait soutenu Bruno Gollnisch lors de la campagne interne de succession à Jean-Marie Le Pen a botté en touche: « Nous n'en sommes pas là. Nous verrons le jour J ce qu'il faudra dire ou ne pas dire. »

Marine Le Pen, «représentante du gaucho-lepénisme»

Lors de son discours, devant 200 à 250 personnes, pour la plupart âgées ou très âgées, Carl Lang n'a pas ménagé la patronne du Front national, un parti qu'il avait quitté en 2009, en conflit ouvert avec cette dernière. S'adressant aux «exclus ou aux déçus» du FN, il a affirmé qu' « aujourd'hui, Mme Le Pen est la représentante du gaucho-lepénisme » mais « pas de la droite nationale » .

Dans son discours, il a utilisé tous les ressorts de l'extrême droite traditionnelle, dont l'anti-communisme - « nous préférons être morts que rouges » - et l'anti-gaullisme à travers la nostalgie de l'Algérie française. Carl Lang, âgé de 54 ans, s'est également clairement placé à droite économiquement, en reprochant à Nicolas Sarkozy son incapacité « à tourner le dos au socialisme » .

Avant lui, Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle droite populaire, qui fait partie de l'UDN, avait appelé à lutter contre l'immigration, « par tous les moyens, y compris légaux » , et à faire en sorte que « les femmes françaises et blanches fassent des enfants français et blancs ». Tous ceux qui se sont succédé à la tribune étaient des anciens frontistes, dont Roger Holeindre, vieux grognard de l'extrême droite âgé de 84 ans. Carl Lang espère que l'UDN pourra présenter une centaine de candidatures aux législatives dans près de 600 circonscriptions.

Citation :
Présidentielle : Carl Lang n'y croit plus 4 mars
Carl Lang, candidat de l'extrême droite à l'élection présidentielle, a annoncé samedi qu'il ne disposait que de 380 parrainages d'élus.

« Ça va être très dur. » Lucide, Carl Lang, candidat de l'extrême droite à l'élection présidentielle, envisage sa propre absence du premier tour. Samedi, il a annoncé ne disposer « que » de 380 parrainages d'élus sur les 500 nécessaires pour se présenter à l'élection. « C'est déjà un exploit d'être là où nous en sommes », a-t-il reconnu lors d'une réunion publique à Paris de l'Union de la droite nationale. Un exploit cependant insuffisant, même si l'intéressé use de la méthode Coué : « Nous ne sommes pas si loin du but que cela », assure-t-il. Mais, 120 signatures, à moins de deux semaines de la date limite du dépôt des-dits parrainages au Conseil constitutionnel, la tâche est semble-t-il trop grande pour Carl Lang.

Cette absence probable du premier tour de l'élection présidentielle, Lang l'attribue largement à une personne : Marine Le Pen. Selon lui, la candidate du Front national, qui prétend manquer de 48 parrainages, a « déjà réuni les 500 signatures ». Mais elle affirmerait le contraire, selon lui, pour récolter d'autres signatures et empêcher Lang de se présenter. Marine Le Pen, dans cette vision, entendrait ainsi « garder le monopole électoral, en plus du monopole médiatique ».
Carl Lang a d'ailleurs copieusement attaqué la présidente du Front national. « Aujourd'hui, Mme Le Pen est la représentante du gaucho-lepénisme, a-t-il déclaré, pas de la droite nationale. » Pour autant, le politique d'extrême droite, qui avait soutenu Bruno Gollnisch lors de la campagne pour la succession à Jean-Marie Le Pen, n'exclut pas d'appeler à voter pour la candidate du FN lors du premier tour. « Nous n'en sommes pas là. Nous verrons le jour J ce qu'il faudra dire ou ne pas dire », a-t-il dit.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mar 6 Mar - 2:17

Citation :
Les identitaires et la démocratie

Depuis quelques jours la campagne de victimisation des identitaires toulousains nous émeut beaucoup. Nos fascistes du 36 allées de barcelone, entre messages sur facebook et autres vidéos, parlent de 2 tentatives de vandalisme en moins d’une semaine. On a les yeux rouges quand le petit chef identitaire, Matthieu Clique parle dans une interview d’un sérieux manque de démocratie à Toulouse. On pleure à chaudes larmes quand on pense que tous les soirs, ils défendent héroïquement leur local au péril de leur vie. On les admire avec fierté comme la fois où ils ont tabassé un étudiant qui rentrant chez lui avait eu l’outrecuidance de manger un kebab en passant devant le local des fachos.

Plus sérieusement, petit retour sur quelques faits marquants de 2011 où les identitaires toulousains donnent des leçons de démocratie à Toulouse.

27 mai 2011


Une quarantaine d'identitaire défilent à Toulouse le 27 mai 2011 pour commémorer la Bataille de Toulouse du 9 juin 721. Le défilé au flambeau est accompagné de violence.
Ce jour là nos valeureux guerriers effectuent une manifestation surprise, ils commémorent la Bataille de Toulouse du 9 juin 721 [1]. Nous reviendrons prochainement sur cette mascarade, sur ce détournement éhonté de l’histoire. Nous préférons dénoncer les multiples agressions qui ont précédé et suivi la manifestation. Ce jour là, les indignés toulousains, qui occupaient la place du capitole, se sont fait agresser par les identitaires. Plus tard, plusieurs personnes ont été frappées dans le quartier Arnaud Bernard. Ainsi c’est une vingtaine de fachos qui ont déambulé librement dans les rues de Toulouse agressant des passants le tout avec la bienveillance de la police [2]. La soirée s’est ainsi terminée en dégradant le local d’un syndicat de travailleurs. Le local de la CNT 31 situé aux 18 avenues de la gloire a été détérioré et tagué par nos petits fascistes. Ci-dessous quelques preuves éloquentes.

Local de la CNT avant:



Local de la CNT après:



Les dégradations et les tags portent la marque des fachos : les croix celtiques sont sans appel. Dans les jours suivants, on est agréablement surpris de voir que l’attaque est revendiquée par une vidéo postée sur youtube. Le son et l’image sont très marqués néo-nazis. On y voit un groupe aux visages cachés posant avec la devanture arrachée du local syndical, on peut y voir un ou deux saluts hitlériens…

http://www.youtube.com/v/w9nJLuKarlk

Fort heureusement, on a retrouvé la photo originale et la surprise est de taille : ce sont les identitaires toulousains. En vrac, nous y reconnaissons Matthieu Clique, Romain Carrière, Victor Lenta, Francois Catala et bien d’autres… Nous reviendrons bien entendu sur ces individus dans de prochains articles pour mieux vous les présenter.



21 juin 2011
Fête de la musique à Toulouse, ZEP, un groupe de musique qui dénonce la lepénisation de la société, la banalisation des discours racistes, le chantage à l’intégration, le néo-colonialisme, les conditions de vie des sans papiers et des minorités joue place des Tiercerettes à Arnaud Bernard. Ce jour là une dizaine d’identitaires tenteront vainement d’attaquer le concert à coups de torches fumigènes et d’un tazer. Ils seront repoussés par le public et des militants antifascistes.



17 septembre 2011
Encore une journée qui a tenu toutes ses promesses… Nous y avions consacré un article. Pour résumer, les identitaires prévoyaient d’organiser un concert d’Hotel Stella dans le quartier Saint Michel. Hotel Stella groupe musical parisien composé exclusivement de militants identitaires participant activement à la sulfureuse tribune Boulogne du PSG (tendance hooligan facho). Le concert a été annulé grâce à l’intervention de militants antifascistes qui ont juste eu besoin de sensibiliser l’établissement qui devait accueillir la soirée. Pour autant, les identitaires avaient prévu la solution de secours, un semblant de concert a bien eu lieu dans une grande maison bourgeoise : chez les parents de Matthieu Clique!!! Plus tard dans la soirée, un groupe d’identitaires attaquera un bar d’Arnaud Bernard où se tenait une soirée organisée par un collectif trans-pédé-bi-gouines.



Trois journées relatées succinctement qui reflètent bien le véritable visage des Jeunesses Identitaires et à fortiori du Bloc Identitaire. Ces exemples parmi beaucoup d’autres sont révélateurs du degré de violence qui anime ces fachos. Chaque prétexte est bon pour une virée en ville afin de « cartonner » des gens, d’attaquer des lieux et des symboles. Les fachos n’ont besoin de personne pour les motiver à user de violence [3]. Nous nous inquiétons de la tournure que pourrait prendre les évènements avec l’ouverture récente du local identitaire au 36 allées de Barcelone. Ce lieu risque rapidement de devenir le vecteur de l’intensification de leur activité et donc des violences qui ponctuent leurs initiatives.

[1] On les soupçonne aussi de fêter le 14 juillet le 15 aout, mais chut… Petite blagounette pour mieux cacher notre déception et notre vexation de ne pas avoir su que les identitaires sortiraient le bout de leur nez ce jour là…

[2] On s’interroge de plus en plus sur l’état de grâce dont jouissent les Jeunesse Identitaires à Toulouse auprès des forces de l’ordre. Malgré les agressions et la propagande raciste les fachos ouvrent tranquillement un local et peuvent compter sur la protection policière lors de leurs soirées.

[3] Ces exemples balaient les théories les plus farfelues comme celle qui voudrait faire passer ces agitations fascistes comme une réaction à des provocations de militants antifascistes. Ou encore la position du mollasson qui consiste à renvoyer dos à dos des camps « extrêmes » et « opposés ».

NB : Nous appelons les gens, qui ont été témoins des diverses attaques et agressions facsistes à Toulouse durant l’année 2011, à nous envoyer leurs témoignages et souvenirs (exemple : photos et/ou vidéos prises avec un portable) par mail à l’adresse : antifa.toulouse@gmail.com.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mer 7 Mar - 22:42

Citation :
Pas de locaux pour les fachos !!!

L’Union Antifasciste Toulousaine tient à dénoncer l’ouverture d’un « local identitaire ». Son nom, « l’Oustal » fait passer le lieu pour une belle maison promouvant la culture occitane alors que c’est le Bloc Identitaire et les Jeunesses Identitaires qui essayent encore de se cacher pour mieux brouiller les pistes en instrumentalisant la culture occitane.

Pour Rappel

Le Bloc Identitaire se veut depuis 10 ans (déjà !) la nouvelle organisation politique qui voudrait rompre avec le folklore et le romantisme qui caractérise l’extrême droite radicale, incarné par le bonehead, le skinhead d’extrême droite. Le Bloc essaie de se donner une image moderne, jeune, dynamique et surtout sans tatouages (visible), sans crânes rasés, sans rangers et sans dérapages (public). Une image sans cesse écornée au fil des années par leurs nombreuses apparitions publiques qui s’accompagnent souvent de débordements violents et racistes. Pas si étonnant lorsqu’on connaît le pédigrée des chefs et l’origine du mouvement. Le Bloc a été fondé par des anciens d’Unité Radicale, une organisation dissoute par les autorités suite à la tentative d’assassinat ratée de Jacques Chirac, le « terroriste » faisait activement partie d’Unité Radicale.

Un local pour et par les fachos

Le 11 février 2012 se tenait l’inauguration privée de « l’Oustal » situé au 36 des allées de Barcelone. Une trentaine de personnes y assistaient, un public majoritairement masculin. Étaient présent Richard et Olivier Roudier [1] mais aussi quelques boneheads toulousains [2]. Tout ce beau monde a pu pendant plusieurs heures satisfaire l’égo surdimensionné de Matthieu Clique [3], véritable instigateur de cette triste initiative. Une première soirée et déjà des débordements : plusieurs convives ont passé la nuit au commissariat et seront convoqués prochainement devant la justice… On pouvait aussi compter sur Actutoulouse avec l’étudiante journaliste Céline Lemaire qui multiplie les reportages amicaux et convenus avec les identitaires toulousains [4].

Hold-up sur la culture occitane et le reste

On note qu’ils reprennent ouvertement le nom du siège des associations occitanes situé lui aussi à Toulouse : l’Ostal d’Occitania. On attend avec impatience la réaction des véritables associations occitanes sur cette honteuse récupération. On reste dubitatif quand on sait que le chef des Identitaires Toulousains, qui s’autoproclame grand défenseur de l’occitanie, est grenoblois et étudie à Toulouse depuis moins de 3 ans ; ca manque de légitimité pour un rôle aussi important… On doute aussi que les militants identitaires puissent aligner une phrase en occitan. On doute que leur local ne comporte la moindre promotion de la culture occitane ou alors en quantité et qualité minimale pour en mettre plein la vue aux visiteurs non avertis ou à Céline Lemaire [5]… Le militant identitaire se fout de la culture, il est là pour s’implanter coûte que coûte en manipulant les identités, le terroir, la culture locale pour mieux semer le trouble dans les esprits et se forger une légitimité de terrain afin de mieux vomir sa haine de l’étranger. Avant d’être une maison occitane, ce lieu sera avant tout le local politique du Bloc Identitaire et des Jeunesses Identitaires. Un lieu pour faire des réunions, pour inviter des intellectuels d’extrême droite, pour s’entrainer à la boxe, pour boire de la Kronenbourg et aller ratonner en ville.

Triste lendemain

On ne peut que s’inquiéter de l’implantation de ce local. L’expérience des autres villes où ce type de lieu a vu le jour est édifiante. Ce lieu est voué a devenir le point de rencontre de l’extrême droite locale qui sera redynamisée par cette victoire (implantation concrète) [6]. C’est ce qui manquait à Toulouse, un lieu pour réunir les divers fachos, boneheads et autres hooligans du TFC. L’Union Antifasciste Toulousaine s’insurge ouvertement contre ce nouvel épisode marquant la triste histoire de l’extrême droite toulousaine. L’Union Antifasciste Toulousaine demande la fermeture du local situé au 36 allées de Barcelone. L’Union Antifasciste Toulousaine appelle dès à présent les associations, les structures, les organisations progressistes et toutes les bonnes volontés à se mobiliser ensemble pour établir un front commun et laver la réputation d’une ville :

Toulouse est et restera une ville antifasciste !!!

[1] Un livre ne suffirait pas pour évoquer les condamnations des nazillons : plusieurs affaires suivies ou non de condamnations pour violences, port d’arme et le tout, toujours accompagné d’actes racistes.

[2] Nous avons bien entendu, les preuves de tout ce que nous affirmons.

[3] Étudiant catholique intégriste issu d’une famille bourgeoise. Il est très tôt membre de SOS Tout Petit Grenoble (ville d’origine). Il débarque à Toulouse il y a 3 ans et y réactive la cellule anti-avortement toulousaine avant d’intégrer et devenir chef des Jeunesses Identitaires Toulousaines. En pleine crise d’adolescence tardive, il est plus satisfaisant de jouer au jeune guerrier rebelle que de fréquenter les grenouilles de bénitier « non pas avant le mariage ».

[4] On se demande encore si Céline est ingénue ou si elle milite au Bloc Identitaire ? Plus sérieusement, oui à la liberté de la presse et à l’investigation, non à la publicité partisane.

[5] On imagine aussi qu’avec ces quelques lignes critiques, les fachos vont s’empresser de se mettre à jour pour mieux paraître occitan. On prédit l’explosion des ventes de bérets et de dicos occitans dans les semaines à venir.

[6] On pensait avoir fait le tour avec les fachos toulousains qui multiplient les exactions fascistes et racistes depuis plus d’un an maintenant : dégradation de locaux syndicaux, agressions physiques, attaques de bars, attaques de concerts…



Citation :
Le clash des militants de l'extrême

Depuis quelques jours, les altercations se multiplient entre militants et sympathisants de gauche et des membres du Bloc identitaire, mouvement politique d'extrême-droite.

La situation et les provocations empirent dans les deux camps depuis l'inauguration samedi dernier d'un local du Bloc aux allées de Barcelone à Toulouse. Baptisé « maison des identités », s'entend identités régionale, française et européenne, le lieu semble faire affront aux combattants de la xénophobie et islamophobie.

Un militant du Parti de gauche a porté plainte contre X. « Mercredi soir, il a été agressé alors qu'il rentrait chez lui par les allées de Barcelone au moment où il passait devant le local. Il a été filmé, tapé et gazé parce qu'il a été identifié comme militant politique de gauche à la faculté de droit, parce qu'il mangeait un Kebab, de la « bouffe étrangère de merde » (selon les agresseurs) », rapporte Jean-Christophe Sellin, porte-parole du parti de Gauche, dans un communiqué.

La partie adverse, elle aussi, a porté plainte. Le Bloc identitaire dénonce des dégradations commises sur leur local. Mais aussi une prise à partie constante du camp adverse.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Ven 9 Mar - 1:49

Citation :
Bayonne : deux personnes en garde à vue après des échauffourées avec des militants identitaires 02/03/2012 Véronique Fourcade

Le Bloc identitaire, parti d'extrême droite, lançait sa section basque hier jeudi.
Le Bloc identitaire avait soulevé des protestations en Gironde en janvier.

Journée décidément mouvementée à Bayonne ce jeudi. La soirée de lancement de la section du Bloc identitaire du Pays basque qui avait lieu hier soir jeudi à Bayonne a été marquée par une échauffourée avec des militants anti-fascistes.

La police est intervenue et a interpellé deux de ces protestataires qui ont été placés en garde à vue pour des faits d'outrage sur un policier et pour destruction de bien public.

Citation :
Bayonne : à l'assaut du Bloc Identitaire 05/03/2012 Emmanuelle Fère

Des « antifascistes» ont lancé jeudi des projectiles sur l'hôtel où était réuni le parti politique. Trois personnes ont été interpellées.

Il faut le voir pour le croire. La vidéo sur le blog des « antifascistes du Pays basque nord » (1) offre un aperçu saisissant des affrontements qui ont opposé forces de l'ordre et militants antifascistes jeudi soir, à Bayonne, à proximité de l'hôtel Amatcho, au rond-point Saint-Léon. Ambiance rose fumigène, slogans criés, bannière « Euskal Herria Antifaxista », gaz lacrymogène, et coups échangés.

Un peu avant 20 heures, une dizaine d'individus appartenant au mouvement IPEH Antifaxista se sont regroupé devant l'hôtel où le parti politique le Bloc Identitaire organisait une réunion pour créer sa section Pays basque. Le groupe de manifestants a rapidement grossi. D'abord une trentaine, à s'organiser en deux groupes, puis une cinquantaine à sortir les cagoules. Le commissariat a alors déployé la Section d'intervention départementale (SID), preuve que l'ambiance était montée d'un cran.

Policier blessé

Selon la police, les manifestants ont jeté pierres et peinture sur la façade de l'établissement. Les forces de l'ordre les ont fait reculer. Plusieurs individus ont mis le feu à trois conteneurs poubelle. Un représentant des forces de l'ordre s'est retrouvé à terre, blessé suite aux affrontements. Un individu a alors été interpellé pour dégradation, violence contre personne dépositaire de l'autorité publique.

L'homme a été placé en garde à vue, puis laissé libre pour la poursuite de l'enquête. Né en 1981, il réside à Anglet, et il est sans emploi. Au total, la chaude soirée s'est soldée par trois interpellations. La police a identifié et interpellé le lendemain des faits un autre individu, qui avait jeté des pierres. Il fera l'objet d'une convocation par officier de police judiciaire (COPJ) ce mois. Né en 1992, il est sans emploi et connu des services de police.

« Prise de guerre »

Un troisième individu a été interpellé le soir-même par la Brigade anticriminalité dans le Petit Bayonne, place Paul-Bert, où il tentait de mettre le feu à des poubelles. Il était détenteur d'une cagoule et de plusieurs briquets. L'homme né en 1982 est sans domicile et sans emploi. Il a été présenté samedi devant le magistrat et placé sous contrôle judiciaire. Il sera jugé ce mois à l'audience correctionnelle.

Les membres du Bloc Identitaire n'ont pas participé aux affrontements. Alain de Peretti et Christophe Pacotte, coordinateurs régionaux du parti politique étaient dans l'hôtel, avec une dizaine d'adhérents.

« Ce sont des punks à chien, crassouilles hirsutes, dont le cerveau est limité par l'usage de stupéfiants », lance Christophe Pacotte. Et encore : « Des asociaux. On est tombé sur des fous. » Alain de Peretti confie que la bannière des manifestants trône désormais dans le local du Bloc Identitaire à Bordeaux. « Une prise de guerre. »

Car après notamment Bordeaux, ou Pau, le parti politique entend bien transformer son essai (lire par ailleurs) d'implantation d'une section locale. Le Bloc Identitaire est classé à l'extrême droite de l'échiquier politique. Alain de Peretti, qui a été élu du Front national, le décrit comme porteur d'« un combat pour les identités. « Le Bloc Identitaire ne rentre pas dans les classifications simplificatrices du passé (fasciste - antifasciste). »

Alain de Peretti entend bien vendre le label identitaire en Pays basque. « C'est une région à forte identité. Nous voulons apporter des réponses locales, dans le cadre d'une philosophie générale », prône le coordinateur régional.

« Tout le monde est d'accord que la politique, c'est du grand guignol. Les vrais sujets ne sont pas évoqués. Nous souhaitons établir une démocratie locale, par des votations, comme dans le système suisse. Si l'on organisait une votation sur la Ligne à grande vitesse, cela résoudrait tous les problèmes. »

(1) L'adresse du blog en question : http ://ipehantifaxista.blogspot.com

Citation :
TAGS NAZI A BILLERE !



Les panneaux d'affichage de l'UPPA ont été tagués dans la nuit de slogans prônant la suprématie de la race blanche, accompagnés de "croix celtiques". Au delà du caractère profondément odieux de ces actes qu'il faut condamner, qu'auriez-vous à dire à vos lecteurs à ce sujet ? On sait déjà que des groupuscules comme le Bloc Identitaire (pour ne citer qu'eux) avaient sévi contre le ô combien important "mur des expulsés" à Billère. Alors, bis repetita ?

Citation :
Réponse d’un antifasciste du Pays Basque au Bloc identitaire 07/03/2012 Joel SISTIAGUE / Membre d’EH Antifaxista

Je tenais à revenir sur le rassemblement qui s’est déroulé le jeudi 1er mars à Bayonne, contre la réunion du Bloc identitaire (groupe d’extrême droite) ce jour-là.
A l’appel du groupe antifasciste et d’autres organisations antiracistes, nous nous dirigeons vers le lieu de la réunion (il fait beau, il fait facho chez Amat…). Le slogan : “Euskal Herria antifaxista” (traduction en français : le Pays Basque antifasciste). Je me sens l’obligation de le souligner vu que le Bloc parle d’une langue incompréhensible. Pour des gens qui veulent défendre l’identité basque quand même, parler de l’euskara dans ces termes… Normal quand l’on vient de Bordeaux ! Enfin bref.
Faut-il dire le nombre de participants à votre réunion ? Oui, car cela me fait plaisir : sept (je compte aussi les personnes venant de l’extérieur du Pays Basque).
“Mais malgré cette tentative ridicule d’intimidation, réunion constructive ! Les Identitaires de Bayonne prennent leur envol avec à leur tête Claudia, jeune mère de famille courageuse et volontaire”, selon votre site. Bravo, que dire de plus… Les lecteurs se feront leurs propres conclusions.
Charges policières, gaz, coups, injures sexistes, etc., et j’en passe et des meilleures. Résultat : des personnes blessées. Des dégradations ? La violence répond à la violence.
Au passage, la banderole qui orne votre local, vous parlez de “donateurs”. Vous parlez des antifascistes ou bien la police qui vous protègent ? Car vu votre comportement provocateur derrière des vitres, je ne pense pas que vous êtes allés la chercher vous-mêmes. Du grand courage !
Tout ça pour dire que le Pays Basque est antifasciste et le restera ! Vos idées racistes, nauséabondes, on n’en veut pas ici. Les “gauchos”, comme vous dites, nous serons toujours face à vous, les têtes hautes, en criant : Euskal Herria antifaxista !!!
Non au Bloc identitaire ici ou ailleurs !
Un grand merci aux personnes qui sont venues, et soutien aux personnes détenues.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Ven 9 Mar - 22:28

Citation :
Tags anti-FN : Christophe Boudot condamne l'extrême gauche 08/03/2012 J.E.M.

''No pasaran'', ''Non aux fachos''. Dans la nuit du mercredi 7 au jeudi 8 mars, la salle des fêtes du parc Chabrières à Oullins a été vandalisée. Des individus ont tagué, sur l'intégralité d'une des façades du bâtiment, "des inscriptions antifascistes et anti-policières", d’après la mairie de Oullins. Ce local doit accueillir Jean-Marie Le Pen, vendredi 9 mars à 19h30 pour un dîner-débat en présence de 300 militants du Front national.
Pour Christophe Boudot, secrétaire départemental du FN dans le Rhône ''cet événement ne fait que renforcer notre détermination''. L'élu, qui se fait l'écho de tags visant directement le président d’honneur du parti frontiste, dénonce un ''appel à la violence de la part de l'extrême gauche'' et enjoint ''le Front de gauche à se désolidariser de ces faits''.
A l'appel du collectif Coordination de vigilance oullinoise, des manifestations d’hostilité au Front national sont attendues vendredi 9 mars dès 18h30, à proximité de la mairie d'Oullins et devraient se déplacer jusqu'à la salle des fêtes. La préfecture confirme la présence de forces de l'ordre en ''nombre suffisant''.

Citation :
Jean-Marie Le Pen ce soir à Oullins dans un climat tendu Geoffrey Mercier

La salle qui doit l’accueillir a été taguée sur près de 25 mètres. Une manifestation sous haute surveillance est prévue aujourd’hui

« Le Pen paiera, A mort la Patrie, Solidarité Sans Papiers, A mort les fafs, Un flic une balle, un faf une rafale… ».

La salle des fêtes du Parc Chabrières d’Oullins, qui doit accueillir ce soir « un banquet patriotique » organisé dans le cadre de la venue de Jean-Marie Le Pen, a été la cible de tags hostiles au FN et à la police dans la nuit de mercredi à jeudi. La mairie d’Oullins qui estime le préjudice à 5 000 €, a déposé une plainte contre X hier après-midi.

« Je suis pour la liberté de manifester insistait hier Christophe Boudot, responsable départemental de la fédération du Front national, mais je suis également pour la liberté de réunion ! Pas pour l’intimidation à laquelle certains se livrent ! ». Une autre plainte, pour injure, devrait également être déposée par le parti frontiste.

Plusieurs associations de gauche et d’extrême gauche ont en parallèle appelé à manifester devant la mairie d’Oullins contre la présence de Jean-Marie Le Pen, lequel devrait intervenir devant deux à trois cents militants de la région en début de soirée. C’est donc une nouvelle fois sous tension que devrait se dérouler cette réunion publique.

Du côté de la préfecture, on prévient déjà que des forces de l’ordre seront largement déployées pour éviter tout éventuel débordement. La participation à ce rassemblement d’éléments radicaux et le risque de confrontation n’étant pas exclus par les services de police.

Hasard du calendrier, le garde des Sceaux, Michel Mercier, sera présent à la même heure à l’Hôtel de Ville pour une remise de décoration au premier adjoint de la ville.

Citation :
Une manifestation contre la venue de JMLP à Oullins
Alors que le président d’honneur du Front National est attendu vendredi soir au parc Chabrières d’Oullins, à l'initiative du FN du Rhône, pour un "banquet patriotique" réunissant près de 200 invités, plusieurs partis politiques (Front de Gauche, PCF, EELV, PS) et associations (Collectif de vigilance contre l’extrême -droite) appellent à manifester contre l’évènement. "Face au FN et sa politique de haine, de racisme, et de division, sa remise en cause des droits fondamentaux (droit du sol, IVG, …), nous réaffirmerons nos valeurs de démocratie, laïcité, égalité et solidarité", explique le collectif lyonnais d’actions citoyennes dans un communiqué. Le rendez-vous est donné à 18h30 devant la mairie d’Oullins et sera suivi d’une manifestation dans la Grande Rue.

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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 10 Mar - 12:02

Citation :
300 personnes à la manifestation anti FN à Oullins

Les 300 manifestants se sont réunis vendredi soir devant la mairie pour protester contre la venue de Jean-Marie Le Pen.
L'ancien président du Front National tient en soirée un "banquet patriotique" au parc Chabrières dans un local qui été tagué dans la semaine pour protester contre cette venue (le FN du Rhône a porté plainte). Une compagnie de CRS venue de Grenoble ainsi que la BAC ont encadré le mouvement initié par plusieurs syndicats et partis politiques. La circulation des bus a été interrompue jusqu'à 20h.

Citation :
JMLP à Oullins : un diner presque parfait

Le gotha régional du Front National s’est réuni vendredi soir dans la banlieue lyonnaise autour de son président d’honneur pour son "banquet patriote". Une façon de déguster le FN à toutes les sauces.

Les 250 militants frontistes ont bravé les manifestants antifascistes, "ces imbéciles porteurs de drapeaux rouges, ces descendants des guillotineurs de 1789". Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch ont réussi à atteindre vers 21 heures la salle des fêtes du parc Chabrières, avec un certain retard dû au blocage du centre d’Oullins par "la garde de Mélenchon". Pour passer le barrage de CRS et l’escouade du service d’ordre du Front National, il fallait "montrer patte blanche", comme a lancé un des hôtes, dans un grand éclat de rire. Véritable prophète en son pays, l’arrivée Jean-Marie Le Pen se transforme en véritable ovation. Christophe Boudot, secrétaire fédéral rhodanien, a la responsabilité de souhaiter la bienvenue à tout son monde et de lancer les hostilités avec une copieuse salade périgourdine. Chaque convive à droit à une idée du programme électoral inscrit sur un bout de plastique, glissé sous la miche de pain. "La laïcité doit redevenir une valeur au cœur du projet républicain", par exemple. Avec ça, sûr que le veau aux girolles servi n’est pas halal. Plusieurs générations garnissent l’assemblée, preuve de l’hétéroclisme de l’électorat de Marine Le Pen. Certains sont des soutiens de la première heure. Ils racontent leur parcours idéologique : "Je suis socialiste au départ, mais le virage patriote a eu lieu dans les années 81-82". Ils sont venus "pour rencontrer ceux qui défendent leurs intérêts et leur point de vue".

Les parrainages, bluff ou réelle anxiété ?

Les serveurs s’activent lorsque Bruno Gollnisch monte sur l’estrade. Ce qu’il annonce à la tribune semble traduire l’état d’esprit dans lequel se trouve la majorité de ses auditeurs. Le Front National est un parti qui a confiance en sa force. Mais il est en proie au doute au moment où la quête élyséenne est encore conditionnée par l’obtention des 500 parrainages. "Nous avons un ministre des affaires étrangères, Monsieur Juppé, qui déplore que la candidature d’un chanteur (ndlr – Youssou N’Dour) n’a pas été validée au Sénégal, constate l’historique bras-droit de Le Pen père. Il devrait plutôt se préoccuper d’abord de la démocratie en France !". Et cette inquiétude masquée d’indignation est partagée autour des tables drapées de bleu-blanc-rouge. "Si notre candidate ne peut pas se présenter, je prendrai un bulletin au hasard, je rayerai le nom et j’écrirai Marine Le Pen au verso", menace un militant originaire de Gap. La tension redescend à l’arrivée du gratin dauphinois.
Le One Jean-Marie Show

Pendant que l’attention est portée sur les assiettes qui défilent, le fondateur du FN fait discrètement son apparition sur scène. Tout le monde lâche couteaux et fourchettes pour mieux applaudir celui qui participe à sa huitième joute électorale, dont sept en étant candidat. Et s'il n'est plus à l'affiche, ses premières phrases ont tout d’un discours de campagne. "Nous sommes engagés dans une bataille décisive" s’exclame-t-il. Lui aussi revient sur le problème que lui pose le parrainage des maires : "A ceux qui ont peur de perdre leurs subventions, je leur réponds ‘Votre futur imam s’en chargera’ ". Entre fromage et dessert, il tire le portrait de nombreux adversaires. "Hollande n’est pas facile à cerner, disserte le leader frontiste. C’est quelqu’un d’ectoplasmique et un substitut à Strauss-Kahn. DSK, c’est celui qui représentait le mieux ce parti socialiste mais il s’est pris les pieds dans le tapis de la salle de bain. Il est le phénix des hôtes de ces bois". Un militant glisse : "Si DSK passait, je serais parti au Canada ! Avec la réputation qu’il a, merci pour l’image de la France…". Pour Jean-Marie Le Pen, Nicolas Sarkozy "a le culot que n’a pas un marchand de brettelles sur le marché". Les spectateurs semblent apprécier le ton piquant du chansonnier qu’est à cet instant Le Pen.

Quand Bachar Al-Assad et Gabriac s’invitent

Trêve de rigolade, il est temps de revenir aux bases du discours du FN : immigration, protectionnisme, sécurité et patrimoine. Un silence religieux accompagne l’hommage rendu aux harkis, en réponse au discours de Nicolas Sarkozy à Nice le jour même. Cette torpeur s’éternise lorsque le massacre des Vendéens est remémoré : "Il est plus facile de parler des autres génocides que des nôtres" remarque-t-il, en référence au débat sur le génocide arménien. Par ailleurs, la grande tolérance diplomatique de la France verrait le pays accepter un trop grand nombre de réfugiés politiques. "On veut intervenir contre des dictateurs, comme Bachar Al-Assad en Syrie qui se bat contre une armée de déserteur, déclare le nationaliste. Mais après on s’étonne de voir des Tunisiennes à petites jupes venir dès la charia instaurée". Pour lui, le problème en France est que "l’étranger est mieux traité que les nationaux". Voilà comment finir le repas sur une note sucrée. Le retraité politique Jean-Marie Le Pen a gardé son sens inné de la phrase bien sentie. Les vieilles habites ne se perdent pas, surtout lorsque, sur les coups de 23 heures, apparaît Alexandre Gabriac, fondateur des Jeunesses nationalistes, rejoignant les représentants d’un parti qui l’a banni pour son extrêmisme.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 11 Mar - 15:18

Citation :
NDA : le Fig Mag a dénaturé mes propos 10 Mars 2012

C'est la polémique du jour, interviewé par le «Figaro Magazine», Nicolas Dupont-Aignan a répondu « Marine Le Pen » à la question « un Premier ministre que vous pourriez choisir ? » En exclusivité pour Marianne2, le leader de Debout la République s'explique.

Marianne : Pourquoi avoir répondu au Figaro Magazine que « vous pourriez choisir » Marine Le Pen comme Premier ministre si vous étiez élu ?

Nicolas Dupont-Aignan : J’ai été comme beaucoup surpris à la lecture de l’interview du Figaro Magazine intitulé : « Dans la tête de Nicolas Dupont-Aignan »
A la question : « Un Premier Ministre que vous pourriez choisir ? », Le Figaro fait un raccourci qui dénature l’esprit de ma réponse. Il choisit de ne retenir que le nom de Marine Le Pen, mais a oublié de citer les autres patriotes que j’avais évoqués : Montebourg ou Chevènement, par exemple.

Que vouliez-vous dire précisément ?

Que voulais-je dire sur le ton de la provocation ? Que tout simplement j’étais le seul candidat à pouvoir rassembler tous les patriotes, d’où qu’ils viennent. Que je sache ? Dans la résistance se côtoyaient tous les courants politiques. Et ce sont bien eux qui ont libéré la France ! Quand la maison brule, on a besoin de tous les pompiers.

L’important, en revanche, est bien évidemment de savoir sur quelle ligne politique se rassemblent des personnalités politiques différentes. Et la mienne est irréprochable.

La polémique autour de cette interview commence à s'amplifier sur les réseaux sociaux. Que répondez-vous à ceux qui, comme Claude Askolovitch sur Twitter, vous accusent de « parier sur la non-présence de Marine Le Pen au premier tour » et espérer avec cette interview au Fig Mag récupérer ses voix ?
Personne ne peut mettre en doute un instant mes valeurs gaullistes et républicaines. Je suis candidat à la Présidence de la République justement car je crois qu’on peut mettre en œuvre en France un patriotisme ouvert serein et tranquille, si loin des outrances et des excès du FN que j’ai toujours condamnés.

Quant à Madame Le Pen : soit elle continue à s’enfermer dans un parti qui divise les Français et qui fait, en fin de compte, le jeu du PS et de l’UMP, soit elle a le courage de rompre avec les siens et de me rejoindre pour vraiment défendre une France républicaine.
Je connais déjà sa réponse : elle préférera rester avec les siens à proposer le déremboursement de l’IVG et l’interdiction de la viande Halal.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Lun 12 Mar - 9:31

Citation :
Front national : Adrien Grosjean à la pêche aux signatures pour Marine

Le jeune candidat frontiste aux législatives dans la 8e est discipliné. Il vient d'adresser des courriers aux élus du bassin cannois pour leur demander de parrainer Marine Le Pen. Ainsi, Bernard Brochand, député-maire de Cannes; Alain Gumiel, conseiller général et maire de Vallauris; Henri Leroy, conseiller général et maire de Mandelieu; David Lisnard, conseiller général de Cannes est; Daniel Mansanti, maire de Théoule-sur-Mer et Philippe Tabarot, conseiller général de Cannes centre, ont été sollicités. Le hic, c'est qu'il s'agit exclusivement d'élus UMP dont on doute qu'ils aient très envie d'aider la patronne du FN...

Citation :
CARL LANG : « MARINE LE PEN AURA SES PARRAINAGES »

(...)

Quand vous étiez au Front national, vous vous occupiez justement de recueillir les parrainages pour Jean-Marie Le Pen…

Oui. Et souvent, c’est passé très juste ! C’est pour cela que je suis persuadé que Marine Le Pen aura les siens.

Elle semble pourtant inquiète…

Elle a cru qu’il suffisait d’avoir un accès facile aux médias – ce qui n’était pas le cas de son père – pour facilement avoir ses signatures. Et jusqu’à Noël, l’appareil du FN ne s’était pas mis en marche pour récolter les parrainages. Depuis début janvier, il est dans la précipitation, l’affolement, mais aujourd’hui, il me semble inconcevable qu’elle ne puisse pas être candidate, même si elle agit dans la légèreté et la facilité.

http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/regardez-parrainages-le-fn-pendu-au-telephone-10-03-2012-1439827_324.php
http://elections.lefigaro.fr/presidentielle-2012/2012/03/11/01039-20120311ARTFIG00171-marine-le-pen-devrait-obtenir-ses-500-parrainages.php

Citation :
Dans un chat sur Francetv2012, Marine Le Pen déplore " un manque de 30 signatures " Propos recueillis par Olivier Biffaud 09/03/2012

Invitée jeudi 8 mars à participer à un chat sur Francetv2012, Marine Le Pen a regretté que certains maires n'aient pas respecté leur engagement, ce qui l'a privait encore de "30 signatures" à cinq jours ouvrables du dépôt des parrainages.

jeandet : Combien de signatures reçues ce jour, 8 mars ?

Marine Le Pen : 470. La mauvaise nouvelle, c'est que 25 maires qui avaient présigné, qui s'étaient engagés à signer, n'ont pas respecté leur parole. Du coup, nous nous retrouvons avec un manque de 30 signatures à 5 jours ouvrables du délai définitif de dépôt.

Karl Schoemer : Qu'allez vous faire si vous n'avez pas vos 500 parrainages ?

Je n'ai pas du tout envie de me mettre dans cette situation, nous dépensons une énergie folle pour trouver la dernière poignée de courageux qui vont sauver la démocratie en France.

Après tout, le pire n'est jamais sûr.

(...)

Citation :
Marine Le Pen sur un fil
La candidate annonce au JDD avoir récolté 480 signatures mais s’inquiète toujours.
Nicolas Prissette - 11 mars 2012

Plus que 20 signatures à engranger. Le feuilleton Marine Le Pen n’est pas terminé. La candidate du FN a indiqué, samedi, au JDD, avoir recueilli 480 parrainages, après avoir passé sa matinée à appeler des élus locaux. À cinq jours de la fermeture des portes au Conseil constitutionnel, sa présence sur la ligne de départ n’est pas encore assurée. "Si on rate, ce sera à deux ou trois signatures près. C’est une hypothèse que je ne peux pas exclure", dit-elle.

L’objectif se rapproche, toutefois. Vendredi, sur le plateau de Canal +, elle a estimé qu’il était à sa portée : "C’est jouable". Elle est apparue détendue et souriante. L’émission s’est taillé un franc succès, suivie par 2,3millions de téléspectateurs en moyenne, soit 9,5% de part d’audience.

La candidate, en légère remontée dans les sondages, a mis un bémol à sa polémique sur la "grève" des maires. Plus question de les stigmatiser. Le discours a également changé à l’UMP. " Il serait normal qu’elle soit présente dans la compétition qui s’ouvre", a estimé mercredi le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. "Je regretterais que des courants qui représentent des millions de gens en France ne puissent pas s’exprimer", a renchéri Nicolas Sarkozy le lendemain. Elle y voit une manipulation. "L’UMP continue d’empêcher des maires de signer pour moi".

Sa nouvelle cible : le Conseil constitutionnel

Tout en critiquant le camp présidentiel, Marine Le Pen s’en prend désormais au Conseil constitutionnel : " Il se comporte mal, il ne nous dit pas quels parrainages sont validés ou pas". Les responsables du FN voudraient connaître le nom des maires invalidés et de ceux qui ont envoyé leurs formulaires directement rue de Montpensier où, chaque jour, des émissaires du FN viennent déposer eux-mêmes une petite liasse de signatures. Jeudi, il y en avait 17. Mais la règle est la même pour tous les prétendants à l’Élysée.

Pour assurer sa candidature, Marine Le Pen veut dépasser la barre requise des 500 afin de parer aux invalidations. "Il me faut un matelas de réserve, au moins 510 pour être rassurée", explique-t-elle. Les militants frontistes ont été priés de redoubler d’efforts. Et une société de télémarketing "en province" continue de travailler pour elle.

Des élus reviennent sur leur promesse

Au siège du parti, à Nanterre dans la banlieue parisienne, une petite cellule s’active au téléphone. Trois jeunes font tourner nerveusement un stylo entre leurs doigts. La candidate, sa soeur Yann et leur père leur prêtent parfois main-forte depuis leurs bureaux. Jeudi soir, Steeve Briois, secrétaire général du Front national, a pris place dans cette pièce aux murs ornés d’affiches à l’effigie de leur championne. Il tient en ligne un élu de la Vienne, lui parle de De Gaulle, en bien, et de Cheminade, en mal. Au bout du fil, le maire lui promet son parrainage "si elle ne les a pas lundi". Devant un autre poste, le responsable des Jeunes avec Marine, Julien Rochedy, raccroche son combiné en pestant : "C’est normal que les maires ne signent pas : il y a plein de journaux qui disent que nous sommes des fascistes".

Le FN se désole de voir "entre 10% et 20%" d’élus locaux revenir sur leur promesse de signature. Dans l’entourage de Marine Le Pen, certains avaient même envisagé de rendre publics leurs noms. L’idée n’a pas abouti. "Cela aurait fait 'petite candidate'", tranche un de ses proches. Ces édiles sont rappelés en priorité. Le FN a aussi contacté les maires encore en place qui avaient soutenu Chevènement en 2002. Un seul aurait répondu. En cas de qualification, les meetings annulés à Auxerre et Clermont-Ferrand pour cause de caisses vides seront reprogrammés. Le prochain est prévu samedi à Ajaccio. Si les 500 parrainages sont réunis.

Citation :
Il manque "une quinzaine de signatures" à Marine Le PenPARIS (AFP) - 11.03.2012

La candidate du Front national, Marine Le Pen, a indiqué dimanche sur France 3 qu'il lui manquait une quinzaine de signatures pour parvenir aux 500 parrainages d'ici la date butoir du 16 mars.

La candidate de l'extrême droite Marine Le Pen, le 9 mars 2012 sur un plateau de télévision à Paris
La candidate du Front national, Marine Le Pen, a indiqué dimanche sur France 3 qu'il lui manquait une quinzaine de signatures pour parvenir aux 500 parrainages d'ici la date butoir du 16 mars.
"Il me manque encore une quinzaine de signatures", a indiqué Mme Le Pen. "Rien ne me permet aujourd'hui d'être rassurée. Je saurai vendredi, j'espère. En tous cas, je me suis engagée à le dire aux Français dès que je le saurai", a-t-elle ajouté.
"Je cherche, je me bats, je téléphone aux maires pour arriver à les convaincre. Le système n'arrivera pas à avoir notre peau, du moins je l'espère", a-t-elle poursuivi.
Interrogée sur le fait que Jacques Cheminade soit parvenu à recueillir 500 signatures, Mme Le Pen a expliqué qu'il ne fait "peur à personne". "Il n'a pas la possibilité d'être au second tour. Ca ne dérange pas qu'il ait ses parrainages. Moi ça dérange l'UMP parce que l'UMP craint que je puisse être présente au second tour à la place de M. Sarkozy", a-t-il ajouté.
La candidate du Front National, Marine Le Pen, a par ailleurs jugé "absurde" la proposition de François Hollande de supprimer la mention "race" de la Constitution, la qualifiant d'"utopie".
"La proposition de M. Hollande est absurde. S'il n'y a plus de races, il n'y a plus de racisme alors ? Il ne suffit pas de supprimer un mot et comme cela, cela n'existe plus. Cela s'appelle de l'utopie", a-t-elle lancé.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mer 14 Mar - 3:17

Citation :
Marine Le Pen franchit l'obstacle des 500 signatures Gérard Bon, Avec Chine Labbé, édité par Patrick Vignal| Reuters

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen a franchi le principal obstacle de sa campagne présidentielle en annonçant disposer des 500 parrainages requis pour pouvoir briguer l'Elysée lors du scrutin d'avril-mai.

"J'ai mes 500 parrainages, je serai donc candidate à l'élection présidentielle", a-t-elle dit à Reuters.
La présidente du Front national devait faire une déclaration officielle de candidature mardi à 16h00 à Hénin-Beaumont, sur ses terres électorales du Pas-de-Calais où elle a obtenu ses meilleurs scores électoraux.
Marine Le Pen avait semé le doute sur sa capacité à briguer l'Elysée en faisant état de ses difficultés à recueillir les parrainages, sans convaincre une partie de la classe politique qui dénonçait une mise en scène.
L'équipe de campagne de Marine Le Pen a exprimé son "immense soulagement", soulignant que les banques ne voulaient pas prêter à la candidate les fonds nécessaires à sa campagne tant qu'un doute subsistait sur sa participation.
"Ca va vraiment commencer, tout va changer", a dit le directeur stratégique de campagne Florian Philippot sur i>Télé.
"A partir de maintenant, elle est libérée de cette angoisse, de ce poids financier, elle va pouvoir dire à ses électeurs 'je suis là', a assuré de son côté Gilbert Collard, le président de son comité de soutien, sur France 2.
L'incertitude des parrainages étant levée, une ou plusieurs banques ont donné leur accord pour un prêt de 4 millions d'euros, soit la moitié du budget de la candidate, a déclaré mardi le trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just.
Le virement est conditionné à la validation des parrainages, "mais le prêt est sûr", a-t-il, confirmant une information d'Europe 1.
Louis Aliot, le vice-président du parti, a démenti que Marine Le Pen ait bénéficié d'un coup de pouce de l'UMP, comme le suggèrent des politologues qui jugent que Nicolas Sarkozy n'a de chance de l'emporter qu'en bénéficiant de bons reports de voix du FN au second tour.
"On a des dizaines de preuves qui prouvent le contraire et l'UMP a maintenu une pression jusqu'au bout pour nous empêcher de les avoir", a-t-il dit sur i-télé.

" LE SKETCH DES SIGNATURES "

La validité de chaque parrainage sera vérifiée par le Conseil constitutionnel. La date-butoir pour le dépôt des parrainages est fixée au vendredi 16 mars.
Sur son compte Twitter, Marine Le Pen écrit : "Je serai candidate à l'élection présidentielle. Le système qui a voulu m'en empêcher vient de perdre une bataille".
La présidente du FN avait dénoncé à plusieurs reprises le système des parrainage - et saisi sans succès le Conseil constitutionnel -, estimant que les élus susceptibles de la parrainer subissaient des pressions.
A droite comme à gauche, les adversaires de Marine Le Pen dénoncent une mise en scène destinée à victimiser la candidate du FN.
"Il n'y a qu'elle qui entretenait ce suspense", a réagi Manuel Valls, directeur de la communication du candidat socialiste François Hollande, sur Europe 1.
"La famille Le Pen a toujours eu ses signatures et donc nous savions parfaitement qu'elle aurait encore ses signatures. Pour le débat, c'est important qu'une force politique soit représentée, bien évidemment, mais moi je n'avais aucun doute", a-t-il ajouté.
Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy, "c'est la plus vieille série de la vie politique française. Même à la télé, il n'y en a pas qui durent aussi longtemps."
"Cela fait trente ans que l'on a le sketch des signatures", a-t-elle ajouté sur BFMTV et RMC.
Dans un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, Europe 1 et Public Sénat, diffusé lundi, Marine Le Pen est créditée de 16% des voix au premier tour. Elle obtenait 17% des intentions de vote dans une précédente édition de ce sondage fin février.
La dirigeante du front national, qui semblait il y a plusieurs mois en mesure de pouvoir troubler le duel Sarkozy-Hollande, pâtit du forcing du président-candidat.
Après avoir creusé l'écart ces dernières semaines avec Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy devance le prétendant socialiste (28,5% contre 27%) dans cette même enquête.

Citation :
Louis Aliot accuse l'UMP d'avoir " maintenu la pression jusqu'au bout "

Sur I>Télé, Louis Aliot, vice-président du FN, a nié le fait que le parti d'extrême droite ait bénéficié d'un coup de pouce de l'UMP. "On a des dizaines de preuves qui prouvent le contraire et l'UMP a maintenu la pression jusqu'au bout pour nous empêcher de les (parrainages, ndlr) avoir", a-t-il assuré.
Les parrainages, "nous les devons non seulement aux militants du FN qui sont allés les chercher un par un, mais aussi à l'esprit démocratique et républicain d'un certain nombre de maires qui ne veulent pas que la démocratie française se résume à l'UMPS".

Citation :
Marine Le Pen en lice, ce que ça change

Marine Le Pen est donc candidate. La validation de ses signatures est une nouvelle importante. Qui peut changer bien des choses.

D'abord, mettons un terme à l'accusation selon laquelle Marine Le Pen aurait entretenu le suspense pour se victmiser: je peux vous dire, avec certitude, qu'avant ce mardi, elle ne les avait pas et que ce n'était pas du tout un sketch, comme le dit l'UMP.
Plus simplement, Marine Le Pen avait surestimé l'attrait d'un FN qu'elle pensait devenu plus fréquentable. Peut-être avait-elle négligé l'effet Carl Lang, l'ex-monsieur élection du FN, qui a asséché le terrain de Martine Le Pen en draînant plusieurs centaines de signatures. Résultat des courses, le FN a sa candidate, et c'est très bien pour la démocratie. Et pour Nicolas Sarkozy qui aurait eu à essuyer une revanche.
Faut-il modifier le mode de sélection des candidats ? Dans une présidentielle, il faut une offre suffisante pour représenter les grandes sensibilités de l'opinion, mais pas trop large pour éviter les candidatures fantaisistes ou ne représentant qu'un lobby. L'idéal pour la qualité du débat, serait qu'il y ait juste assez de candidats pour pouvoir organiser une confrontation du type primaire socialiste.
Alors, faut-il 500 signatures de maires? 1000 signatures de conseillers municipaux? Un million de signatures citoyennes? Il reste un peu de temps pour y répondre avant 2017.
Que va changer la candidature de Marine Le Pen ? Libérée de ce poids et assurée de disposer de financements, la candidate va se donner à fond pendant six semaines. Alors que les sondages joue au yo-yo, elle va aussi contribuer à animer le débatAu grand dam de Nicolas Sarkozy qui avait droitisé son discours dans l'espoir secret de capter ses 15 à 20% d'électeurs.
Le président candidat, sur les terrains de l'Europe, de l'immigration, de la sécurité, du protectionnisme, va se trouver face à une concurrente qui saura lui rappeler chaque jour qu'il a fait le contraire de ce qu'il promet. Elle peut ainsi freiner l'ascension de Nicolas Sarkozy dans les sondages. Encore une journée politiquement chaude !

Citation :
« Nicolas Sarkozy sera battu », selon Jean-Marie Le Pen

Marine Le Pen au second tour de la présidentielle? «J'y crois fort», a déclaré ce mardi soir son père dans le Bas-Rhin après l'obtention des 500 signatures nécessaires à sa candidature. «Nous vivions dans l'angoisse de ne pas les avoir», a lâché Jean-Marie Le Pen fustigeant ceux prétendant le contraire. Pour le leader historique du Front national, Nicolas Sarkozy est désormais «l'adversaire le plus dangereux» pour sa fille, celui-ci disposant d'importants «moyens» de campagne. «Il n'a pas été un bon président mais c'est un bon candidat, un bon vendeur, dit-il. Mais est-ce que les électeurs se laisseront à nouveau séduire? Je pense que non. Sarkozy sera battu.»
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 17 Mar - 5:32

Citation :
Carl Lang : « Une campagne de communication » 06 mars

Le candidat de l’Union de la droite nationale à l’élection présidentielle, regrette que la campagne manque de profondeur. Et Carl Lang continue d’asticoter Marine Le Pen, la patronne de son ancien parti.

Carl Lang, dont les moyens financiers et humains sont aux antipodes de ceux des grands partis, a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle (22 avril et 6 mai) pour l’Union de la Droite Nationale en septembre dernier, organise « un déplacement par semaine en province. Je rencontre la presse, et j’organise des apéro-débats avec nos militants ou ceux qui sont intéressés par ma candidature. » Celui qui espère être « le candidat surprise » de cette élection observe avec intérêt la campagne qui précède le premier tour. « On assiste à tout, sauf à un débat d’idées, alors que c’est justement cela qui intéresse les Français. C’est le tout-médiatique, on est dans l’instant T, et on n’entend que des formules, des attaques et des invectives. C’est le degré zéro de la politique, alors que la France va mal.» Comme d’autres petits candidats, Lang se plaint d’être ostensiblement ignoré par la presse nationale. « C’est toujours comme ça », souffle l’ancien cadre du Front National. Au second tour, le candidat de la Droite Nationale n’envisage visiblement pas de donner de consigne de vote. « Le bilan de Nicolas Sarkozy est très insuffisant. Honnêtement, je ne vois guère de différence entre lui et François Hollande. » Les intéressés apprécieront…

« Encore beaucoup de contacts au Front National »

Plus de trois ans après avoir quitté le FN (en novembre 2008), Carl Lang assure avoir conservé de solides contacts au sein du parti aujourd‘hui présidé par Marine Le Pen. Ses relations avec la candidate frontiste à l’élection présidentielle sont notoirement mauvaises, mais Lang conserve visiblement un bon souvenir de Jean-Marie Le Pen. « Il avait la capacité à défendre ses idées, même si elles n’étaient pas populaires. Marine Le Pen, elle, est uniquement dans une démarche électoraliste. Elle aseptise son discours, fait preuve de démagogie, dans le seul but de faire du chiffre. » Et cette posture dérangerait au sein même du FN, où la présidente n’a pas que des amis. « Elle a son fan-club, mais il y a des cadres et des militants qui font la même analyse que moi. » Mais le chef du Parti de la France (fondé en 2009) assure ne pas être fâché avec le FN. « Le jour où la direction reviendra aux fondamentaux, on pourra peut-être rediscuter… » Carl Lang devra certainement attendre que Marine Le Pen ne soit plus à la tête du FN. Et si elle dure aussi longtemps que son père, cela ne représente jamais que quarante années de patience…

Citation :
Carl Lang : « Marine Le Pen aura ses parrainages » 07/03/2012 | La Gazette de Côte d'Or n° 286

Candidat à l’élection présidentielle, Carl Lang, le président du Parti de la France, ne ménage pas Marine Le Pen, qu’il a côtoyée lorsqu’il était au Front national. Confiant pour ses signatures, il développe ici les principales idées de son programme.

LA GAZETTE : Êtes-vous aujourd’hui en mesure d’affirmer que vous pourrez déposer la liste de vos 500 parrainages le 16 mars ?

CARL LANG : Je suis confiant. J’ai annoncé ma candidature le 13 septembre dernier, et je n’ai pas tardé, avec des membres du Parti de la France, à effectuer les démarches nécessaires. Nous faisons un travail énorme, bénévole, car nous ne disposons pas de moyens financiers conséquents. J’espère être malgré tout le candidat surprise à cette élection. Car je n’ai quasiment pas accès à la presse nationale. Il y a de véritables concessions accordées aux principaux partis en place, et le Parti de la France, comme quelques autres, en est exclu. Or, la présidentielle n’est pas une élection de partis, mais de personnes.

Quand vous étiez au Front national, vous vous occupiez justement de recueillir les parrainages pour Jean-Marie Le Pen…

Oui. Et souvent, c’est passé très juste ! C’est pour cela que je suis persuadé que Marine Le Pen aura les siens.
Elle semble pourtant inquiète…
Elle a cru qu’il suffisait d’avoir un accès facile aux médias – ce qui n’était pas le cas de son père – pour facilement avoir ses signatures. Et jusqu’à Noël, l’appareil du FN ne s’était pas mis en marche pour récolter les parrainages. Depuis début janvier, il est dans la précipitation, l’affolement, mais aujourd’hui, il me semble inconcevable qu’elle ne puisse pas être candidate, même si elle agit dans la légèreté et la facilité.

Marine Le Pen est-elle votre principale adversaire ?

Pas du tout. Je constate qu’elle est dans une logique médiatique, et qu’elle oublie les idées et le combat politique. Moi, je me considère comme le candidat de la droite nationale et européenne, avec au cœur de ce débat un enjeu de civilisation. Marine Le Pen affiche de son côté une démagogie sociale purement électoraliste.

Sur quels thèmes ?

Par exemple, le retour de la retraite à 60 ans, avec quarante annuités de cotisation. C’est une aberration, que même les socialistes ne demandent pas ! Jean-Marie Le Pen affirmait souvent que la retraite à 60 ans est un contresens. Ou encore sur les 35 heures. Elle ne souhaite pas revenir dessus, alors que cette mesure n’a fait qu’affaiblir l’économie française. Et puis, elle ne fait qu’attaquer Nicolas Sarkozy. En faisant cela, elle fait le jeu de la gauche et de François Hollande.

Elle souhaite également que la France sorte de l’Union européenne et donc de la zone euro…

L’Union européenne telle qu’elle est n’est pas satisfaisante. Pour autant, dans l’enjeu de civilisation de ce XXIe siècle, la France – comme le reste de l’Europe – ne peut pas se refermer sur elle-même. Je ne rejette pas le principe de l’Europe. Je serais même favorable à un axe Paris-Berlin-Moscou ! Il faut une Europe libre et indépendante, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Pour vous, la sortie de l’euro est-elle une nécessité ?

J’étais hostile au passage à l’euro. Mais en sortir aujourd’hui de manière unilatérale serait une catastrophe financière, économique et diplomatique. Cela ferait de l’Allemagne le leader incontesté de la zone euro, et la France perdrait quasiment toute influence au sein de l’Union européenne. Si la France devait abandonner la monnaie unique, il faudrait que tous les autres pays de la zone euro le fassent également.

Vous semblez hostile au libre échange, en tout cas à celui qui est en vigueur actuellement…

Le dogme du libre échange et du marché ouvert, un des principes de l’Union européenne, a été dévastateur pour les pays. Il ne faut pas continuer ainsi, car cela entraîne désindustrialisation, délocalisations et régression. Il faut tourner le dos à cette dictature, mais la réponse ne passe pas par la fermeture des frontières. Je crois à l’échange régulé, à une politique de régulation commerciale. Si on ne régule pas les marchés, leur dictature s’impose. Il faut selon moi redéfinir les règles des échanges commerciaux, avec davantage de réciprocité.

En revanche, vous êtes un farouche défenseur du protectionnisme social. Cela signifie-t-il pour vous la fin de l’immigration ?

D’abord, le patriotisme social signifie que les aides soient seulement accordées aux nationaux. Il faut que cela soit partout le cas dans les pays de l’UE. La France est endettée, et elle ne peut plus se permettre d’accueillir des gens qui viennent non pas pour travailler, mais pour obtenir des aides. En mettant fin à ce système, cela dissuadera des migrants de venir en France et en Europe. Accueillir ceux qui ont la promesse d’un travail, je suis d’accord. Le problème de la France, c’est qu’elle favorise depuis trop longtemps une immigration de peuplement. On voit aujourd’hui où le laxisme l’a conduite. Je suis favorable à une immigration presque exclusivement européenne.

Vous insistez souvent sur l’islamisation de la France et de l’Europe…

Est-il normal d’envisager que dans certaines communes, dans certaines villes françaises, les Franco-Français soient non seulement en minorité chez eux, mais qu’ils subissent un jour la charia ? Moi, je ne l’accepte pas. L’islamisation est le facteur aggravant de l’immigration. Les valeurs de l’islam ne sont pas compatibles avec les valeurs de la civilisation européenne et chrétienne. Les règles du droit islamique ne sont pas compatibles avec les nôtres, avec notre histoire, nos traditions, nos valeurs. Quand nos responsables politiques finiront enfin par l’admettre et prendre les mesures qui s’imposent ? Marine Le Pen croit que la laïcité est une protection contre l’islamisme. Elle se trompe.

Pourquoi ?

Parce que les islamistes s’appuient sur cette laïcité pour islamiser la société française. Et une fois que ces islamistes auront réussi cette première étape, ils passeront à la seconde étape, qui consistera à certains endroits à faire appliquer la charia. Ce sera alors le début d’un changement de civilisation, et je ne veux pas de cela. Le processus révolutionnaire islamiste en est marche dans des pays arabes comme la Libye, la Tunisie et l’Égypte. L’islam est politique.

Vous expliquez régulièrement votre crainte de voir cela dégénérer… N’est pas un peu excessif ?

Absolument pas. La France doit préserver son unité nationale, et défendre son identité. La France et l’Europe n’ont pas à imposer leur façon de vivre et leur culture ailleurs. Eh bien, la réciprocité vaut pour les autres. Je ne veux pas voir des musulmans prier dans la rue, je ne veux pas voir des minarets, je ne veux pas consommer de viande halal à mon insu. Marine Le Pen aborde tous ces problèmes d’une façon qui n’est pas satisfaisante. Et je sais – car j’ai toujours des contacts réguliers avec des cadres ou des militants du Front national – que cela déplaît au sein même du parti. Marine Le Pen est un drôle de mélange entre Jean-Luc Mélenchon et Jean-Pierre Chevènement…

Citation :
En déplacement à Saint-Quentin Carl Lang et la guerre des mondes Jean-Michel ROUSTAND

SAINT-QUENTIN (Aisne). Pour le représentant de l'union de la droite nationale, un défi des civilisations est inéluctable. C'est même « le sens » de sa candidature.

ON peut se considérer comme « le seul représentant de la droite nationale européenne » et dénoncer le « gauchisme à mi-chemin entre Chevènement et Mélenchon » de Marine Le Pen. Maintenant qu'il a fondé le Parti de la France et qu'il est, depuis le 13 septembre, candidat à l'élection présidentielle de l'union de la droite nationale, l'ancien frontiste Carl Lang insiste volontiers sur ce qui le sépare du Front national. De passage mardi soir à Saint-Quentin, dans l'Aisne, il a ironisé sur le retour à la retraite à 60 ans « auquel même le PS ne croit plus et qui est d'une démagogie sociale absolue » ou la création d'une tranche d'imposition à 46 % alors que lui dénonce « l'étatisme et le fiscalisme qui sont à l'origine de l'explosion des dépenses publiques qui étouffent le pays. C'est à l'Etat et aux collectivités territoriales de se serrer la ceinture, pas aux Français ». Divergence aussi sur l'Europe : « Il ne fallait pas prendre le train de l'euro. Mais, maintenant, je ne vois que des inconvénients à une sortie unilatérale de la monnaie unique : explosion du coût de la dette et explosion du prix des matières premières, sans compter que cela signifie confier la zone euro à la seule Allemagne. »

« Les auteurs de ce geste indigne seront poursuivis »

Si la droite que veut incarner Carl Lang est franchement nationale en ratissant large sur le thème « la France aux Français », il se revendique aussi de la droite européenne, parce qu'il considère « qu'il ne faut pas couper la France du reste de l'Europe ». C'est « le sens de sa campagne » : pour lui, tous les pays du Vieux Continent partagent le même avenir : « Ensemble, nous devons relever un défi de civilisations. Pour défendre notre héritage humaniste et chrétien nous allons devoir préserver nos cultures. » Pour Carl Lang, « la France et l'Europe sont en situation de colonisation culturelle, financière et islamique. Je ne crois pas que nos valeurs soient compatibles avec la charia ».
Ce défi, il le décrit comme un phénomène « révolutionnaire mais non violent » qui, à l'en croire, s'appuiera sur « une subversion démographique qui amènera le communautarisme qui, fort, logiquement, voudra vivre selon ses propres valeurs ».
Logique avec lui-même, il refuse tout droit de vote aux étrangers : « Sinon le peuple français perd sa souveraineté. » Et de préciser à qui en douterait : « C'est un point de rupture non négociable avec la gauche. » Laquelle semble englober Nicolas Sarkozy : « Le problème avec lui, ce n'est pas ce qu'il dit mais ce qu'il ne fait pas. Je lui reproche surtout de ne pas nous avoir sortis du socialisme. »
En attendant le choc des civilisations, Carl Lang a un combat plus immédiat à livrer. « Je dois avoir dépassé de peu les 400 signatures, ce qui est déjà un exploit. Il me reste dix jours pour obtenir la centaine qui me manque. » Pour arracher les signatures qui lui font défaut, Carl Lang prend vis-à-vis des maires qui le parrainent l'engagement d'un anonymat total s'il n'atteint pas son objectif : « Ou je déposerai 500 signatures au Conseil constitutionnel ou je n'en déposerai aucune. »
Quel que soit le verdict du 16 mars, date limite de dépôt des parrainages, le candidat de l'union de la droite nationale pense déjà aux législatives qui suivront. « S'il n'y avait pas le frein financier, nous aurions des candidats de partout. Ce ne sera pas le cas et nous devrons faire des choix. La Picardie, parce qu'elle présente un très fort potentiel électoral pour nous, sera une zone prioritaire », explique celui qui se souvient que cette région fait aussi partie de la circonscription qui lui permit d'être député européen. Et de conclure sur le score de ses listes aux dernières régionales dans les quatre régions où elles étaient présentes : « 2, 7 % des suffrages en moyenne, ce qui en politique est loin d'être neutre. » Des voix qu'il affirme ne pas vouloir marchander : « Si je ne parviens pas à participer au premier tour, les électeurs se détermineront en leur âme et conscience. »

Citation :
« Il y a un choix de civilisation à faire » 09 mars Propos recueillis par Jérôme POINSU

Carl Lang s'oppose au « gaucho-lepénisme » de Marine Le Pen à qui il reproche d'être « plus à gauche que le PS et le modem de François Bayrou ».

AISNE - Ancien frontiste, Carl Lang, candidat de l’Union de la droite nationale, de passage mardi à Saint-Quentin, ne veut pas d’un « peuple français minoritaire. »

Au fil de la campagne présidentielle, Saint-Quentin s'affirme comme une ville de passage prisée pour les « petits candidats ». Après Nicolas Dupont-Aignan, (Debout la république), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Jacques Cheminade (Solidarité et progrès), Carl Lang, président du Parti de la France a tenu une conférence de presse à l'espace Matisse mardi… au lendemain de la visite de Nicolas Sarkozy à l'établissement public d'insertion de la Défense (Epide).
Ancien numéro trois du Front national, Carl Lang avait été exclu du parti fondé par Jean-Marie Le Pen lors des élections européennes de 2009, car il présentait dans la circonscription Nord-ouest une liste dissidente de celle menée par Marine Le Pen.
Dans la foulée, il crée le Parti de la France, toujours bien ancré à l'extrême droite, « seule représentante de la droite nationale européenne » qui veut répondre à la « triple colonisation, financière, migratoire, et islamique ».
Opposé à une sortie de l'euro - contrairement à Marine Le Pen « qui n'aurait que des inconvénients immédiats », il est le candidat de l'Union de la droite nationale qui rassemble le parti de la France, le Mouvement national républicain (MNR), et la Nouvelle droite populaire. A noter qu'Yvan Bendetti, président de l'Œuvre française - mouvement nationaliste qui prône « la France aux Français » et veut que l'économie, la finance, et même la presse « soit aux mains de Français authentiques, serviteurs de la patrie et non de Bruxelles et Washington ou Jérusalem » - le soutient.

Vous marchez dans les pas de Nicolas Sarkozy qui a visité l'Epide de Saint-Quentin, lundi. Simple hasard de calendrier ?

C'est un hasard de calendrier. Je devais venir la semaine dernière au départ, et j'ai dû reporter, de toute façon, je ne cale pas mon agenda par rapport aux candidats du système.

Pour Nicolas Sarkozy, « Le premier sujet de préoccupation des Français, c'est cette question de la viande halal » Vous êtes d'accord ?

La question de la viande halal est secondaire, c'est la question de l'islamisation, de l'identité française et européenne. Il faut répondre à cette question à travers l'islamisation de la France et de l'Europe. Il y a un processus révolutionnaire d'une certaine communauté qui veut imposer son bloc culturel selon l'Islam et s'organiser selon les règles de la charia.

Par contre, vous êtes exactement sur la même ligne que le président de la République qui s'oppose au droit de vote des étrangers.

Le droit de vote doit rester accessible aux nationaux, car le peuple reste souverain, c'est un élément qui n'est pas négociable.

C'est donc un point de convergence avec Nicolas Sarkozy…

- Thomas Joly, semblant légèrement excédé, prend la parole.
Oui, enfin quand on voit le nombre de fois où il a changé d'avis…

Sur le site internet de votre parti vous déclarez « si la volonté de décolonisation n'est pas portée par le peuple français, la France sera dans 20 ans à l'image de la Seine-Saint-Denis. Vous trouvez qu'il y a trop d'immigrés en Seine-Saint-Denis ?

Il y a un choix de civilisation à faire, et moi, j'assure que nos valeurs ne sont pas compatibles à celles portées par la charia.

Qu'est-ce que vous répondez aux personnes qui accusent l'extrême droite de tenir des propos racistes ?

Si on ne change pas de politique, le Français ne sera plus maître chez lui, le peuple français sera minoritaire. Il est important de savoir si la France veut rester française.

En fin de semaine dernière, vous indiquiez à la presse nationale disposer de 380 parrainages, et aujourd'hui ?

Nous en sommes à 400.

Si vous n'arrivez pas à vous présenter, vous appellerez à voter Marine Le Pen ?

Très probablement, si nous ne sommes pas présents, nous ne laisserons pas la démocratie confisquer par les partis. Nous ne donnerons pas de consignes, car nous ne nous retrouvons pas dans le discours de Marine Le Pen.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 17 Mar - 17:20

Citation :
A Toulouse, une gangrène s’est installée au 36 allée de Barcelone. Prétextant l’ouverture d’une maison de « l’identité toulousaine » dénommée l’Oustal, le Bloc identitaire profite de l’occasion pour ouvrir sa succursale et s’implanter dans notre ville. Organisation d’extrême droite puante, ouvertement raciste, xénophobe, homophobe et sexiste, le Bloc identitaire s’est illustré par l’organisation de la « marche des cochons » pour dénoncer la présence de produits halal dans les commerces mais aussi par les apéros saucissons-pinards pour défendre leur vision de la France laïque. Toute leur agitation n’a qu’un seul but : stigmatiser quotidiennement les étranger-e-s et les immigré-e-s et distiller son racisme et sa xénophobie sous la forme de l’anti-islam et de l’ultra-nationalisme.

Au-delà de leurs idées nauséabondes, le Bloc est aussi un groupuscule violent. Dans les différentes villes où ces locaux se sont implantés, on a vu un renouveau de l’extrême droite. Le fait d’avoir un lieu de rassemblement attire tous les hooligans, les néo-nazis et autres nationalistes de la région ce qui se traduit par une augmentation de la violence et des agressions. Depuis deux ans, ils multiplient les attaques. Attaque du groupe ZEP à la fête de la musique, attaque de bars, menaces sur des militant-e-s associatif, syndicaux et politiques… ces petites terreurs cherchent à gagner le terrain de la rue alors que Toulouse est et restera une ville antifasciste.
Toulouse est une terre de lutte, et nous travailleur-euse-s, chômeueuse-s, exploité-e-s depuis tant de générations, nous ne sommes pas dupes ! Nous avons appris que depuis toujours les groupuscules fascistes sont liés aux classes dominantes et nous continuerons à nous battre pour chasser les fascistes hors de nos vies. C’est pourquoi nous appelons toutes et tous à s’unir et à démontrer que Toulouse ne leur appartiendra jamais.

Citation :
Le local du Bloc identitaire suscite la polémique

Depuis plus d'un mois, le ton monte parmi les militants des associations de droits de l'Homme et diverses organisations de gauche. En cause, l'inauguration en toute intimité de « l'Oustal », le 11 février dernier, au 36 allée de Barcelone. Beaucoup craignent, pour ne pas dire parient, que ce local ne devienne le lieu de rendez-vous des groupuscules et mouvements de l'extrême-droite. Une manifestation est organisée samedi 17 mars pour exiger sa fermeture. Et le climat aux abord du lieu est déjà assez tendu.

Car l'association Toulouse identité, forte aujourd'hui d'une cinquantaine d'adhérents et qui gère le lieu, rassemble des membres du Bloc identitaire (voir encadré). Le bureau de cette « maison de l'identité », le premier local du genre en ville, ne cache pas ses liens avec le parti au sanglier. « Nous avons passé un partenariat avec le Bloc identitaire, mais c'est un local métapolitique, il n'est pas voué qu'à de l'action militante », défend Matthieu Clique, secrétaire de Toulouse identité et responsable local des jeunes identitaires.

Dans ses statuts, l'association ne met pas en avant sa ligne politique : « elle a pour but la découverte et la transmission de l'identité culturelle toulousaine et occitane ; la promotion et la participation à des activités culturelles et sportives
[…] » « Ne nous leurrons pas, ce local n'est qu'une façade pour le Bloc. C'est une organisation d'extrême droit raciste et xénophobe malgré leurs piètres recherches de respectabilité », annoncent les sympathisants du comité de vigilance contre l'extrême droite, né il y a quelques mois à Toulouse et composé entre autres de la LDH et de divers partis et associations de gauche. « Nous avons une grande légitimité à Toulouse. La culture occitane n'est pas forcément réservée à la gauche », assure Matthieu Clique. « Ils perturbent parfois nos manifestations, nous n'en voulons pas », explique Jean-François Laffont de convergence occitane. Leurs théories sont totalement incompatibles avec la culture occitane, résultat de multiples invasions, même si la langue appartient à tout le monde. Nos valeurs ont mille ans. C'est « convivencia et paratge ». Cela signifie l'art de vivre ensemble, de rechercher le contact de l'autre et l'égalité, la parité. C'est tout l'opposé de '' Soi d'aqui '', je suis d'ici, leur credo. Nous, on nie le sang pur occitan et nous sommes fiers d'être métèques. »

Qui sont-ils ?

Le Bloc identitaire, parti symbolisé parun sanglier noir, a été créé en 2002 sur les cendres d'Unité radicale, dissoute après la tentative d'assassinat de Jacques Chirac par l'un de ses membres. Fort de 500 à 600 adhérents en France, il est dirigé par Fabrice Robert, un ancien du FN. Les identitaires font la promotion du fédéralisme européen et avancent des thèses islamophobes. À Toulouse, ils sont une dizaine. Et s'ils ont déposé plainte pour plusieurs dégradations de leur local, les mouvements de gauche leur prêtent plusieurs dérapages violents. Un étudiant originaire de Grenoble, Matthieu Clique, 23 ans, est responsable local des jeunesses identitaires. Il a autrefois fait partie de SOS Tout-petits, un mouvement anti avortement, catholique et radical.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 18 Mar - 13:09

Citation :
La manif antifasciste placée sous vigilance

Impossible de dire combien de manifestants rassemblés sous les bannières antifascistes toulousaines rejoindront la place Arnaud Bernard cet après-midi à 14 heures pour réclamer la fermeture du local apparenté au Bloc identitaire il y a un mois (notre édition du 10 mars dernier). Dans tous les cas, les services d'ordre vont déployer un « gros dispositif » sans plus de précision. Déjà pour le meeting de Marine Le Pen début février, la police toulousaine avait prévu de mobiliser près de 350 fonctionnaires, civils, en tenue et compagnies de CRS hypothèse « basse » du dispositif. Le recours à la force n'avait pas été nécessaire. « Samedi, on ne cherchera pas à en venir aux mains, ça pourrait décrédibiliser notre combat. Mais s'ils nous cherchent… », avertit cependant un participant.

Depuis plusieurs jours, les adversaires des jeunesses identitaires de Toulouse ont lancé une grande campagne d'affichage notamment au bord de la rocade pour dénoncer l'ouverture du local, allée de Barcelone. Ils craignent que celui-ci ne devienne le repaire et le lieu de rendez-vous des groupuscules d'extrême droite, à l'origine selon eux de nombreux débordements et violences. « En juin 2011, Fête de la musique à Toulouse, ZEP, un groupe de musique qui dénonce la lepénisation de la société, la banalisation des discours racistes joue place des Tiercerettes à Arnaud Bernard. Ce jour-là une dizaine d'identitaires a tenté d'attaquer le concert à coups de torches fumigènes et d'un Taser. Ils ont été repoussés par le public et des militants antifascistes », relatent des militants. De leur côté, les Identitaires toulousains ont déposé plainte à plusieurs reprises pour dégradations de leur local.

Citation :
Les militants antifascistes mobilisent contre les identitaires

La manifestation antifasciste a réuni plus de 300 personnes hier à Toulouse. Un cortège bruyant, très encadré, qui ne s'est autorisé aucun excès ou dégradation. Les associations de l'ultra-gauche, (CNT, No Pasaran, Al, UAT, Libertat sud, etc) ont largement mobilisé hier après-midi à Toulouse. La manifestation visait à s'opposer à la création de « L'Oustal », un local associatif maison « de l'identité toulousaine », selon ses créateurs. « Une succursale du Bloc identitaire », affirment au contraire les organisateurs du rassemblement, très remontés contre cette « organisation » qu'ils jugent « puante, ouvertement raciste, xénophobe et homophobe ! »

Parti de la place Arnaud-Bernard, escorté par un service d'ordre important mais discret (policiers en civil), le cortège a progressé jusqu'au boulevard Armand-Duportal aux sons de slogans assez classiques : « Pas de fascistes dans nos quartiers », « Non au local des identitaires, « Toulouse restera toujours une ville antifasciste » « Toulouse mixité et populaire »…

Une fois arrivé sur les allées de Barcelone, où se trouve le local « L'Oustal », la tension est montée d'un cran. Pas à cause de l'imposant barrage mis en place par les CRS pour empêcher l'accès à l'adresse de toutes les colères. Mais très vite, les manifestants ont remarqué la présence de Matthieu Clique, qui filmait la manifestation depuis un balcon. Cet étudiant de 23 ans est le responsable du local des jeunesses identitaires. Sa présence, tous sourires, caméra à la main, a provoqué la colère de nombreux participants au rassemblement. Les gestes injurieux, les insultes, les provocations ont volé bas sous le regard stoïque des forces de l'ordre. Puis le cortège a repris sa route sans pouvoir emprunter la rue Lejeune, elle aussi barré, cette fois par un cordon de gendarmes mobiles.

Un dernier tour sur les allées de Barcelone, à l'angle du boulevard Leclerc pour raviver les slogans antifascistes et le cortège a repris la direction de Compas Caffarelli via la place Heracles dans le calme. Les manifestants ont même observé un silence total et respectueux lorsqu'ils ont croisé sur le chemin pompiers et équipe du SMUR 31 en train d'essayer de sauver un motard blessé dans un accident de la route (lire ci-dessous).

La manifestation qui, c'est une première, avait fait l'objet d'une déclaration en préfecture et avait son propre service d'ordre, s'est ensuite disloquée sans incident. Il est probable que les rencontres entre les deux camps vont se poursuivre dans les prochaines semaines. Loin de regards et des services d'ordre et pas seulement pour échanger des idées…
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mar 20 Mar - 21:31

Citation :
L'ex-FN Richard Garcia appelle à voter Sarkozy !

Il y a à peine plus d'un mois, Richard Garcia tenait une conférence de presse de soutien à Marine Le Pen. Il appelle aujourd'hui à voter pour Nicolas Sarkozy...Cyril Dodergny

Il était conseiller économique de Marine Le Pen et a longtemps convoité l'investiture du FN aux législatives dans la 7e circonscription. Mais en fin de compte, le 22 avril, c'est un bulletin de vote Nicolas Sarkozy que l'Antibois Richard Garcia glissera dans l'urne ! Une décision que le chef d'entreprise justifie par la double trahison dont il dit avoir été victime.« Une trahison localement humaine, d'abord, puisque les instances du FN n'ont pas jugé bon de m'investir sur un territoire dans lequel je me suis impliqué avec passion ; une trahison idéologique ensuite, puisque je considère que la campagne que mène aujourd'hui Marine Le Pen n'a plus rien à voir avec ce qui était prévu. Elle opère un vrai retour aux fondamentaux de son père et quand j'entends parler d'Aubrac ou de Mussolini, j'ai les cheveux qui se hérissent sur la tête… »

Personne n'ignore toutefois que Richard Garcia a tenté et perdu le putsch qu'il voulait faire sur la fédération 06 du FN et ses démêlés avec l'actuelle secrétaire départementale Lydia Schenardi. De là à voir dans ce ralliement à Nicolas Sarkozy une vengeance savamment calculée… « Pas du tout, affirme l'ex-candidat aux cantonales sous les couleurs frontistes. Je laisse Mme Schenardi à ses incompétences et je préfère regarder du côté du président de la République qui, depuis quelques jours, fait des propositions qui me conviennent, notamment en matière de politique économique ou d'immigration. De plus, c'est le seul qui peut faire barrage à François Hollande et à ses alliés du Front de gauche et des Verts qui, en cas de victoire, nous emmèneraient droit dans le mur. »Reste à savoir comment le soutien de Richard Garcia qui se dit aujourd'hui très en phase avec la Droite populaire sera accueilli par l'UMP azuréenne…
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