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 Printemps européens et au-delà pour les indignés

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Newo



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MessageSujet: Les Indignés   Dim 19 Juin - 22:57














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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Lun 20 Juin - 21:36


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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Jeu 23 Juin - 0:59

Citation :
Les « indignés » ou la révolution de baltringues

C’est clairement un échec, la révolution des indignés n’aura pas lieu. Pourquoi ont-ils échoué ? Une analyse de Maxime Jacquet.

Les « indignés » de Bastille ont été délogés par les forces de l’ordre des marches de l’opéra de la Bastille le 29 mai dernier. Après avoir vainement tenté de surfer sur les révolutions arabes et le piètre exemple espagnol, plus aucun média ne fait attention à eux. Notre reporter nous livre ici ses quelques notes… réelles et sarcastiques !


Choisir la Bastille, c’est un peu présomptueux, en effet, quand le peuple prend la Bastille en 1789, il prend les armes, il fait couler le sang. Bien évidemment, si l’opéra avait été construit à l’époque, nul doute qu’il se serait contenté de poser séant sur ses marches.

A la question de savoir si ce mouvement est politisé, il faut répondre par l’affirmative. Oui, ce mouvement est bel et bien politisé. J’ai observé que ceux qui y participent, ou du moins ceux qui publient sur les réseaux sociaux, sont plutôt de sensibilité ultra-gauche. Les revendications, aussi diffuses et éparses soient-elles, ne sont pas celles de l’UMP, ni du PS, ni du FN. D’ailleurs, pour voir à quel point ce mouvement est a-politique, mettons-y quelques militants FN, histoire de voir comment ils seront reçus. Si les actions coup-de-poing de Jeudi Noir ou l’Appel et la Pioche sont très amusantes et tout à fait légitimes (à mon sens), leur tentation NPA et leur présence remarquable parmi ces « manifestants » laissent à penser que la politique y occupe bel et bien une place prépondérante. D’ailleurs, ces revendications appellent à une réponse politique.

J’aime entendre les voix discordantes des dits-manifestants. D’aucuns se félicitent du côté désorganisé du mouvement, « preuve qu’il est libre », d’autres en appellent à l’organisation ; dès qu’une fronde populaire doit s’organiser, ce sont des syndicats ou partis politiques qui s’y collent. Avec, généralement, une certaine efficacité. Ici, on voit bien – et pardon d’y revenir – que les organisations de sensibilité ultra-gauche s’expriment beaucoup plus que les a-politiques. La faute aux médias, sûrement, qui aiment à discuter avec des « porte-parole », avec des gens qui représentent quelque chose, que l’on peut identifier (et donc « sourcer »).

A la question de savoir si ce mouvement est la résultante du « Printemps Arabe », il faut répondre par la négative. Non, ce n’est pas la contagion des révolutions arabes qui se manifeste. Ni même celle de Madrid. Les premiers ont manifesté un peu plus bruyamment, et pour des motifs un peu moins « petit-bourgeois ». Les seconds campent, squattent littéralement ; ils ne se donnent pas rendez-vous pour s’asseoir le 29 mai, soit un dimanche ; une révolution, pourquoi pas, mais pas pendant les jours ouvrables.

Soyons réalistes, comme dirait l’autre… Voir une centaine de jeunes assis sur les marches de l’opéra Bastille en lieu et place des jongleurs et/ou punks à chiens et/ou SDF, voilà qui risque de rassurer plus que d’apeurer. Pardon pour cette digression, mais ces marches sont toujours squattées.

Dans les faits, on est en droit de douter de la pérennité de ce mouvement. Les étudiants partiront en vacances, et l’été est toujours une période où les mouvements sociaux de tout poil s’essoufflent ; le personnel politique tire souvent profit de cette période de glandouille généralisée. Quid, en ce cas, des réponses attendues ?

Et quitte à faire une révolution, autant la faire par 25°. Gageons que dès que les premières gouttes de pluie tomberont, la police fera l’économie de camions à lances à eau : les indignés déguerpiront d’eux-mêmes, la nature se suffit à elle même, dur, dur la « sélection naturelle ».

Quant à revenir sur le sens littéral du mot « révolution », ne comptez pas sur moi pour être si tatillon.

Maxime Jacquet est journaliste, ancien de Science-Po Toulouse et de l’ESJ-Paris.


http://www.lesgrandesoreilles.com

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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Dim 26 Juin - 21:32


Les Indignés bruxellois sont-ils à la hauteur de leurs ambitions ?
Publié par Badi Baltazar

http://www.lebuvardbavard.com/2011/06/les-indignes-bruxellois-sont-ils-la.html

Violence policière

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Nico37



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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Mar 28 Juin - 0:50

Citation :
Le rôle joué en Espagne par l’ex-gauche dans les protestations de los indignados Par Robert Stevens 28 juin 2011

La fin de l’occupation au bout de plus de trois semaines par les indignados (les indignés) de la place principale Puerta del Sol à Madrid donne l’occasion d’examiner une fois de plus la perspective d’« autonomie/pas de politique » mise en avant par sa direction.

Les occupations des places partout dans les principales villes d’Espagne ont été déclenchées par une misère et une pauvreté grandissantes auxquelles les travailleurs et les jeunes se voient confrontés. Ils se sont opposés aux mesures d’austérité imposées par le gouvernement du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de Jose Zapatero.

Les protestations initiales du 15 mai, qui ont par la suite souvent donné au mouvement le nom de M-15, et desquelles ont émergé le « campement » au centre de Madrid sur la Puerta del Sol, avaient été organisées à l'appel de plusieurs campagnes lancées sur internet, dont celle « Pour une vraie démocratie maintenant ». Alors que ces occupations reflétaient la colère grandissante de la population en général contre le PSOE et l’opposition conservatrice du Parti Populaire (PP), elles n’ont à aucun moment menacé le gouvernement.

Les principaux groupes impliqués ont insisté pour dire que les protestations étaient fondées sur le « principe » de n’avoir « aucune direction. » Il avait été dit qu’au lieu d’être un mouvement « coopté » par des partis politiques, de nombreux collectifs se réuniraient dans des assemblées autogérées pour décider dans une structure « horizontale » du déroulement à venir des protestations.

Diverses formations soi-disant de gauche ont à la fois préconisé l’écran de fumée du « pas de politique » tout en se dissimulant derrière, dans le but d’empêcher l’émergence d’un véritable défi politique à la contre-révolution sociale du PSOE et de maintenir la mainmise de la bureaucratie syndicale sur la classe ouvrière.

Un rôle crucial est joué par l’Izquierda Anticapitalista (IA, Gauche anticapitaliste), représentants espagnols de la tendance politique appelée pablisme. Cette tendance a rompu avec le trotskysme dans les années 1950 en affirmant que les bureaucraties staliniennes et sociales-démocrates ainsi que divers mouvements nationalistes bourgeois étaient le véhicule de la transformation socialiste de la société. Des décennies plus tard, de nombreux pablistes occupent des positions influentes dans des partis qui cherchent à unir divers restes des vieux partis staliniens et maoïstes dans une alliance avec l’appareil de la bureaucratie syndicale.

Juste avant la levée du campement de la Puerta del Sol, Esther Vivas, dirigeante de l’IA en Catalogne et membre de la rédaction de la revue pabliste Viento Sur, a écrit, « Le mouvement de citoyens qui occupe depuis le 15 mai la Puerta del Sol et d’autres places dans diverses villes d’Espagne a rétabli le débat politique dans la rue et remis en question le rôle politique des partis. »

C’est un mensonge. Aux côtés de groupes comme En Lucha (En Lutte) – l’organisation sœur du Parti socialiste des Travailleurs (Socialist Workers Party, SWP) britannique – les pablistes ont été déterminants à garantir que le mouvement ne défie jamais les partis politiques et les syndicats qui ont placé les travailleurs et les jeunes dans une situation aussi désespérée.

Le 21 mai, Miguel Romero, rédacteur de Viento Sur, a accordé une interview révélatrice à la principale publication pabliste, International Viewpoint, et qui expose leur rôle crucial à empêcher la formation d’un mouvement de la classe ouvrière qui soit indépendant.

Le 29 septembre de l’année dernière, 10 millions de travailleurs, soit près de 70 pour cent de la main-d’œuvre espagnole, avaient soutenu une grève générale de 24 heures. Peu de temps après, de crainte que cette opposition massive contre le PSOE ne s’intensifie en échappant à leur contrôle, les syndicats avaient refusé d’organiser toute nouvelle action. Au lieu de cela, en février, les syndicats ont noué un « grand pacte social » avec le gouvernement Zapatero et l’association des employeurs. Le pacte comprenait un relèvement de l’âge de départ à la retraite de 65 à 67 ans d’ici 2013. Il prévoyait des réductions de salaire dans le secteur public et des coupes dans les dépenses sociales ainsi que des « réformes » réactionnaires des lois relatives à la sécurité du travail.

Romero mentionne l’hostilité à l’égard des syndicats que ceci a généré notamment parmi les jeunes. Il écrit, « Ceci a cependant entraîné la colère chez les jeunes qui avaient soutenu la grève [de septembre] et qui s’étaient solidarisés avec les piquets de grève, etc. L’idée s’est répandue qu’il n’y a rien à attendre des syndicats majoritaires. Pour ce qui est des syndicats minoritaires, comme la CGT [anarcho-syndicaliste], ils ont peu de poids. »

« Début 2011, on sentait une certaine tension dans les universités, » indique-t-il avant d’ajouter, « Mais, au niveau de la gauche anticapitaliste nous étions assez pessimistes » (italiques ajoutés.)

Le pessimisme de la « gauche anticapitaliste » était entièrement dû à la perte de confiance dans la bureaucratie syndicale où bon nombre d’entre eux se sont confortablement installés et sur laquelle ils comptent pour contrôler et réprimer la lutte de classe.

Leur réaction a été de jouer un rôle central dans la formulation et la promulgation de l’ordre du jour pro-capitaliste qui a fini par dominer le mouvement des los indignados. Ils ont été en mesure de le faire en entretenant des relations avec la direction du campement de la Puerta del Sol.

Romero déclare, « La coordination compte une soixantaine de personnes. Leur âge varie entre 25 et 28 ans. Ce sont des gens hautement diplômés avec une bonne qualification professionnelle, en chômage, précaires, subissant de mauvaises conditions de travail et sans expérience ou affiliation politiques. Il n’y a pas d’étudiants parmi eux. Dans les rassemblements, il y a fort peu de jeunes issus des quartiers populaires. »

Alors que l’ensemble du mouvement comprenait de vastes sections de la population de Madrid, dont de nombreux jeunes étudiants, la description de Romero de la direction du mouvement est exacte. Ce n’était pas un mouvement de la classe ouvrière mais un mouvement qui était basé sur des sections de la classe moyenne touchées par la crise. Les pablistes ont décidé de travailler assidûment au sein de ce groupe afin de canaliser le mouvement plus large hors du champ d’une confrontation avec le gouvernement et ses alliés dans les syndicats.

Romero explique, « Quant au manifeste [du mouvement M-15], il n'était pas mal. » En le décrivant comme un « programme de réformes démocratiques et sociales, » il ajoute, « L’écologie est présente, mais de façon marginale. Il n’y a pas de grande conscience anticapitaliste. Le slogan ‘a-a-a-anticapitalista’ est souvent repris dans les manifestations mais sans qu’il ait un grand contenu idéologique » (italiques ajoutés)

Toujours-est-il que Romero a non seulement loué le manifeste, mais il a reconnu qu’Izquierda Anticapitalista a en fait aidé à le formuler et a même été présent dans les instances dirigeantes des groupes prétendument « non politiques » qui en étaient les auteurs officiels.

« Nous sommes présents dans les rassemblements depuis le début. Auparavant, nous étions déjà présents dans le groupe ‘Jovenes sin future’ [Jeunes sans avenir]. Nous avons participé ensuite à la rédaction du Manifeste, » précise-t-il.

Le site internet de Jovenes sin future fait une énumération des partisans issus de la Gauche unie (Izquierda Unida, IU) menée par les staliniens et d’autres groupements dont le pabliste influent, Jaime Pastor. En 1969 alors en exil à Paris, Pastor rejoignait la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) dirigée par Alain Krivine. En 1971, il contribua à créer la LCR espagnole et joua un rôle majeur durant des décennies au sein du mouvement. Lorsque la LCR espagnole rejoignit la Gauche unie en 1995, Pastor devint membre de son conseil politique national.

La création d’Izquierda Anticapitalista en 2008, faisait partie d’une tentative internationale des pablistes de se distancer sur le plan organisationnel de leur alliance politique désastreuse avec les staliniens. En 2009, elle fut suivie par la transformation de la LCR française en Nouveau parti anticapitaliste (NPA) fondée sur un appel à un regroupement de diverses tendances petites bourgeoises.

Le manifeste du mouvement los indignados est adapté aux objectifs politiques des pablistes sans même mentionner le PSOE par son nom. Il n’est jamais fait référence ni au capitalisme ni à la défaillance du système de profit, le manifeste se contente de dire, « Le fonctionnement actuel de notre gouvernement et du système économique ne tient pas compte de ces droits [démocratiques et sociaux] et constitue à bien des égards un obstacle au progrès de l’humanité. » (italiques ajoutés)

Il parle de « vérités inaliénables » tout en critiquant un système économique et « une classe politique qui ne nous écoute pas ». Il conclut en lançant un appel à « une révolution éthique. »

Romero poursuit en disant, « Nous avons de très bons rapports avec le courant autonome non-sectaire qui est très présent dans le mouvement. D’une façon générale, il faut être très prudent et réservé, notamment par rapport à l’auto-affirmation : drapeaux, autocollants, etc. »

Leurs « très bons rapports » avec le « courant autonome non-sectaire » étaient fondés sur le fait de dissimuler leur identité et leur véritable programme jour politique. Les objectifs ultimes de cette escroquerie politique étaient toutefois la grande masse des travailleurs et des jeunes espagnols. C’est eux qui étaient bernés et induits à croire que « l’autonomie » adoptée par le mouvement M-15 représentait une forme fondamentalement nouvelle de « l’auto-organisation démocratique », plutôt qu’une couverture pour les activités des organisations pourries et corrompues de l’establishment politique.

L’IA, avec le soutien des pablistes français, a contribué à établir et à mettre en avant diverses campagnes lancées sur internet et auxquelles les médias espagnols ont ensuite accordé une vaste couverture. Quiconque cherchait peut-être vraiment au sein de ce mouvement à s’opposer au PSOE et au PP, en a été empêché du fait de l’interdiction de toute discussion de perspective politique et de programme.

Ailleurs dans son interview, Romero dit, « Pour notre courant (jeune, non sectaire, non doctrinaire, très lié aux mouvements sociaux), c’est une opportunité. »

Dans le dictionnaire politique des pablistes, les termes de « non sectaire » et de « non doctrinaire » sont des aveux de leur opposition au développement d’un mouvement socialiste et révolutionnaire contre le capitalisme, et de leur volonté de défendre les partis de l’establishment et la bureaucratie syndicale à cet effet.

(Article original paru le 23 juin 2011)
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Nico37



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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Dim 3 Juil - 21:00

Citation :
"L'apolitisme" est une mystification dangereuse pour la classe ouvrière Publié par ICConline le 1 July, 2011 - 22:13

Dans le mouvement des "indignés" en Espagne comme en France et dans tous les pays, le collectif Democracia Real Ya (DRY) ! ("Démocratie Réelle Maintenant !"), a exploité le dégoût légitime des jeunes envers les partis politiques bourgeois (et la corruption des politiciens), pour promouvoir une idéologie extrêmement pernicieuse : celle de "l'a-politisme". Ainsi, partout, on a pu entendre les mentors de DRY faire croire aux "indignés" que leur mouvement de protestation contre les effets de la crise du capitalisme (notamment le chômage des jeunes) devait rester un mouvement "apolitique", en dehors et contre tous les partis, associations et syndicats. Partout, les éléments politisés devaient donc respecter la consigne : ne pas prendre la parole au nom de leur groupe politique mais uniquement en tant que simples "citoyens"1. Tous ceux qui font de la politique étaient ainsi suspectés de vouloir diviser ou récupérer le mouvement pour le compte de leur propre "chapelle".

L'hypocrisie sans borne de DRY atteint son comble lorsqu'on sait que derrière cette vitrine prétendue "apolitique" se cachent en réalité non seulement toute la brochette des partis de la gauche du capital (PS, PC, NPA, Front de Gauche, etc…), mais également des partis de droite et d'extrême-droite (puisque leurs militants ont droit de cité dans les assemblées en tant que "citoyens au-dessus de tout soupçon").

C'est en réalité à une union sacrée de toutes les bonnes âmes respectueuses de la "citoyenneté" capitaliste que nous convie la politique démagogique et populiste de DRY. En réalité, ce que visent les leaders de DRY, c'est à attacher les jeunes prolétaires au char de l'ordre capitaliste.

Lorsque DRY appelle à revendiquer une réforme de la loi électorale en Espagne, lorsqu'elle nous demande d'aller voter et de rester ainsi de bons "citoyens", lorsque ses slogans mensongers nous appellent à lutter contre la "dictature des banques" et nous fait croire qu'un capitalisme "propre", "éthique", à "visage humain" est possible, DRY ne fait rien d'autre que de la… "politique" ! Et cette politique réformiste, de gestion de la crise économique, c'est celle des partis de la gauche du capital, avec ses politiciens plus ou moins "propres" et corrompus (comme Strauss-Kahn, Zapatero, Papandréou et consorts).

L'"apolitisme" est une pure mystification et un piège dangereux pour les exploités ! Cette idéologie hypocrite ne vise qu'à les déposséder de leurs propres moyens de lutte afin de les rabattre sur le terrain pourri de la "légalité" de la "démocratie" bourgeoise. Les partis de gauche et les syndicats, après avoir porté tant de coups à notre classe, ont de plus en plus de mal à déverser leurs poisons : les divisions corporatistes ou sectorielles, le noyautage des luttes et des assemblées générales et, surtout, les illusions réformistes et électorales… Les exploités sont animés d'une méfiance grandissante à leurs égards, voire d'un réflexe de rejet ; ils ont appris à détecter la puanteur de leurs poisons. "L'apolitisme" de l'alter-mondialisme a donc pour mission de nous refourguer ce même poison mais en le rendant préalablement inodore ! Il s'agit d'un tour de passe-passe, ni plus ni moins, qui vise au bout du compte à ramener les prolétaires dans le giron des ennemis officiellement rejetés : les partis de gauche et les syndicats !

La classe exploitée ne doit pas oublier que c'est au nom de "l'apolitisme" que le fascisme est arrivé au pouvoir dans les années 1930. C'est sous couvert "d'apolitisme" que les mouvements sociaux ont toujours été récupérés par ceux qui se font les promoteurs patentés de cette idéologie, tels les "altermondialistes" de DRY ou d'ATTAC.

C'est ce que nous avions vu, par exemple en France, dans le mouvement des étudiants contre le CPE au printemps 2006 où de nombreux enfants de la classe ouvrière ont été récupérés, entre autres par le NPA, dans la perspective des élections présidentielles de 2007. Ils ont été dévoyés sur le terrain des isoloirs électoraux derrière un front uni "anti-Sarko".

Pour ne pas se faire "récupérer" et dévorer par des loups déguisés en agneaux, les jeunes générations d'aujourd'hui doivent se souvenir du slogan des étudiants de Mai 68 : "Si tu ne t'intéresses pas à la politique, la politique s'intéressera à toi".

Oui, il faut s'intéresser à la "politique" ! Confronter les idées politiques dans les assemblées générales est le seul moyen de démasquer nos faux amis, de déjouer leurs pièges et de ne pas se laisser confisquer nos luttes par des politicards "spécialistes" de la négociation et de la magouille. C'est dans la confrontation et le débat politique, notamment au sein des assemblées souveraines, que les exploités en lutte peuvent faire la distinction entre les groupes politiques qui défendent vraiment leurs intérêts et ceux qui jouent le rôle de chiens de garde du Capital.

La lutte de la classe exploitée contre la classe exploiteuse est toujours un combat politique. C'est uniquement dans ce combat, à travers le débat le plus large possible que les exploités peuvent construire un rapport de force en leur faveur face à l'ignominie du Capital et de ses politiciens de tous bords. C'est dans ce combat politique, dans la rue et au sein des assemblées massives, qu'ils peuvent retrouver leur identité de classe, développer leur solidarité, leur unité, et retrouver confiance en leur propre force.

La classe exploitée, qu'elle soit salariée ou au chômage, est la seule force politique qui puisse changer le monde, renverser le capitalisme et construire une société véritablement humaine, sans crise, sans guerre, sans exploitation.

Sofiane (29 juin)

1 Voir notre article "Altercation entre Democracia Real et le CCI : Notre indignation face aux méthodes 'démocratiques' de DRY" sur notre site web.
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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Lun 4 Juil - 10:24

http://www.lebuvardbavard.com/2011/07/les-indignes-bruxellois-passent-la.html

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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Sam 9 Juil - 0:15

Citation :
Les «indignés» espagnols mobilisés contre les expulsions
Mis à jour le 06.07.11 à 21h0, MetroFrance

Deux cents manifestants se sont opposés ce mercredi à Madrid à l'expulsion pour cause de traites impayées d'une femme et de ses deux enfants, dont l'un est handicapé.

Les rassemblements de ce genre se multiplient depuis mai à l'initiative des «indignés», qui ont occupé la Puerta del Sol pendant plusieurs semaines pour dénoncer les mesures d'austérité prises par le gouvernement et son incapacité à enrayé la hausse du chômage, qui affecte 21% de la population active, un record en Europe.

«Avec l'éclatement de la bulle immobilière et la montée du chômage, les gens ont dû faire des choix: soit ils nourrissent leurs enfants, soit ils payent leur hypothèque», a résumé un manifestant, membre d'une association d'aide aux victimes.

Plusieurs manifestations similaires, organisées via les réseaux sociaux, ont lieu chaque semaine en Espagne. Dans quelques dizaines de cas, la foule est parvenue à empêcher la délivrance d'avis d'expulsion.

Difficulté d'acquérir un logement

La plupart des 300.000 personnes expulsées de leurs logements ces deux dernières années font partie des cinq millions de sans-emploi, dont les indemnités cessent au bout de deux ans environ.

Madrid a promis la semaine dernière des mesures d'aide aux ménages qui ne parviennent plus à faire face aux échéances de leurs crédits, mais les associations de consommateurs jugent qu'elles ne profiteront qu'à une minorité.

Le coût des emprunts immobiliers a pratiquement doublé entre 2004 et 2009 et de nombreux Espagnols, convaincus il y a quelques années par des crédits séduisants, se trouvent désormais dans une situation délicate.

«Tout le monde a spéculé d'une certaine façon, ce qui a laissé l'impression que les prix allaient continuer à augmenter sans cesse», observe Fernando Encinar, analyste chez Idealista.com, une compagnie immobilière.

Depuis le pic de 2007, les prix de l'immobilier ont baissé de 16% à Madrid et, pour beaucoup, la vente ne permet plus le remboursement des emprunts souscrits pour acquérir un logement.

Reuters

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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Dim 10 Juil - 23:29

Citation :
Les Indignés d'Europe en ligne de mire
Publié par Badi Baltazar


Bruxelles est en effervescence ces derniers jours. L'été a débuté avec son lot d'Apéros Urbains et de festivals. Les terrasses sont pleines à craquer et Bruxelles-les-bains a ouvert ses portes. La Foire du Midi s'installe et la Grand-Place et ses alentours sont bondés de touristes/paparazzi sans voix devant les attributs de notre ketje national. Il est vrai que je pourrais consacrer quelques lignes à ces évènements et aux nombreuses joyeusetés qui vont rythmer la période estivale sans oublier bien sûr les sempiternels combats de coqs de basse-cour qui se déroulent au sein de nos institutions nationales, mais il se fait que d'autres sujets me paraissent bien plus importants tant l'actualité du militantisme citoyen est chargée : les diverses tentatives d'expulsions des campements d'Indignés liégeois, les assemblées populaires qui continuent à se tenir aux quatre coins de la capitale et du monde, les milliers de personnes plus que jamais mobilisées en Egypte, des délégations d'indignés de plusieurs villes européennes qui se réunissent en ce dimanche 10 juillet à Lisbonne pour participer à une Assemblée Générale Internationale à laquelle seront également présents des citoyens venus d'Islande dont entre autres Gunnar Sigurdsson (Open Civic Forum of Iceland) qui y feront part de l'expérience de démocratie participative à laquelle la révolution citoyenne islandaise a donné naissance ainsi que des pistes de collaborations citoyennes internationales, les Indignés Grecs de la place Syntagma ont publié un avertissement adressé à la Troïka, aux banques et aux investisseurs suite à leur Assemblée populaire du 3 juillet dernier sans oublier l'actualité de la flottille vers Gaza et le blocage révélateur dont elle est victime.

Plus proche de nous encore, rappelons qu'alors que des dizaines de citoyens Européens du collectif "Bienvenue en Palestine" se sont vu interdir l'accès aux vols Bruxelles/Tel-Aviv et Paris/Tel-Aviv de ce vendredi matin sous prétexte d'être suspectés d'être des terroristes sanguinolants en puissance ou que sais-je encore, plus d'une trentaine d'entre eux ont néanmoins pu passer à travers les mailles du filet tendu par des compagnies aériennes (dont Swiss Air, Al Italia) qui - il faut le noter - ont accepté de filtrer le flux des passagers sur base d'une liste "noire" fournie par les autorités israéliennes. Les citoyens belges, français, espagnols, hollandais et allemands ayant donc pu atterrir à Tel-Aviv ont été interpellés par la police à leur arrivée à l'aéroport Ben Gourion et sont actuellement détenus à la prison Givon de Ramla. A noter que 5 mineurs belges feraient partie du groupe. Je vous laisse seul juge de ces pratiques illégales et révélatrices un fois encore du caractère violent et répressif de la politique du gouvernement israélien, sans oublier le concours de certaines compagnies aériennes privées européennes qui ont elles aussi, démontrer leur impuissance, leur soumission ou leur complicité avec la politique du gouvernement sioniste. Au-delà même de l'inadmissible que constitue cette machination antidémocratique dont l'autoproclamée "Communauté Internationale" est à la fois complice et commanditaire, comment peut-on décemment accepter que ces citoyens hier encore libres de leur mouvement en Europe, comme vous et moi, soient aujourd'hui illégalement détenus dans des prisons israéliennes ?


Abdellah Boudami, co-auteur du livre Israël, parlons-en!, et d'autres pacifistes de la mission Bienvenue en Palestine sont retenus à l'aéroport de Tel-Aviv. Pour contacter le ministre belge des Affaires étrangères: Steven Vanackere,kab.bz@diplobel.fed.be, +32 (0)2.501.85.91 et l'ambassade belge à Tel-Aviv: http://www.diplomatie.be/telav​ivfr, +972 3 6138130

Merci pour votre soutien.



Ces multiples informations étant à présent relayées et la possibilité vous étant donnée de vous y intéresser plus en détail, je vous propose de prendre le temps de nous arrêter sur la problématique des réfugiés afghans grévistes de la faim à Bruxelles tout en essayant de comprendre la nature des liens qui peuvent exister entre eux et les Indignés bruxellois. Si je mets ce sujet sensible sur la table d'autopsie, c'est parce que comme prévu dans mon précédent buvard, je me suis rendu au Polygone ce samedi. Et que de fil en aiguille, j'y ai passé toute la journée. Des tas de rencontres et d'échanges. De points de vue en points de mire, je vais tenter de vous décrire ce qui s'y passe afin que vous compreniez ce qui se trame derrière les peu de propos dont la presse a daigné se faire l'écho.

Pour vous situer dans le contexte spatio-temporel des faits qui vont nous occuper, vous devez savoir que les réfugiés afghans dont il est question représentent une centaine de personnes ayant fui l'Afghanistan, pays en guerre depuis bientôt 10 ans (sans compter les précédentes guerres dont ce pays a été le théâtre). Certains d'entre eux sont en Belgique depuis plus de 5 ans, parfois même 7. Ils sont issus des plusieurs ethnies cohabitant tant bien que mal en Afghanistan, dont les plus importantes sont les Pachtouns, les Tadjiks et les Hazaras. Aussi divergentes puissent être leurs cultures et leurs spiritualités, ils ont uni leurs forces dans une lutte commune pour la régularisation administrative. Ils ont déjà tenté toute une série d'actions pour faire valoir leurs droits ainsi que les obligations des autorités belges à les accueillir et à leur permettre de retrouver la dignité à laquelle chaque être humain aspire. Je pourrais développer les raisons qui motivent leur arrivée en Belgique pendant des heures, mais je pense que la majorité d'entre vous se rend bien compte de l'horreur et de l'inhumanité que ces gens ont quitté pour arriver chez nous.

De squat en squat, d'actions en actions, d'espoir en désillusion, ils n'ont jamais cessé de se battre pour être reconnus. Sur leur route, ils ont aussi rencontré une avocate belge il y a quelques années, Selma Ben Khelifa, elle-même mariée à un réfugié afghan. Au fil du temps, elle a gagné leur confiance. Elle serait d'après ce que j'ai pu obtenir comme informations auprès de diverses sources, à l'origine de leur décision d'entamer une grève de la faim. Selon elle, ce moyen s'impose à eux pour pouvoir faire pression sur les autorités compétentes et l'opinion publique. En parallèle, de nombreux Indignés sur place font m'ont fait part de leurs inquiétudes quant à l'influence que leur avocate pourrait avoir sur leur libre-arbitre. Ce qui, je le pense aussi, n'est pas dénué de sens. Ne perdons pas de vue que ces gens n'ont pas une connaissance suffisante des systèmes politiques de nos sociétés. En quelques sorte, leur avocat est aussi leur principal repère, à la fois porte-parole et conseillère. Expulsés de la rue de la Concorde à Ixelles il y a quelques semaines, certains se sont rendus au campement du Carré de Moscou à la rencontre des Indignés. Face à l'urgence de leur situation et dans un esprit de solidarité, les Indignés et les Afghans se sont indépendamment et conjointement décidés à occuper un bâtiment. Ce bâtiment porte le nom de Polygone et se situe en plein de coeur de la capitale, au 227b de la Chaussée d'Ixelles. Il abritait jadis les locaux de la chaîne de télévision belge AB3.

Parallèlement, les Indignés ont commencé à organiser la vie quotidienne du Polygone, par des ateliers, des assemblées quotidiennes et la mise en fonction d'une cuisine populaire par exemple. Mais il va s'en dire que le cas des grévistes de la faim est au centre des préoccupations. Il a quelques jours, le cabinet du Ministre Melchior Wathelet a proposé aux réfugiés grévistes de bénéficier, à titre exceptionnel, d'un permis de séjour C d'une durée de 6 mois, dont le renouvellement est sujet à une série de conditions telles que celle de pouvoir justifier d'un emploi, ce qui semble totalement inapproprié dans le cas présent. Comment pourrait-on imaginer que ces réfugiés, en grève de la faim depuis 40 jours, pourraient en l'espace de 6 mois, retrouver une santé qui leur permettrait de se mettre à chercher un hypothétique travail qu'ils ne trouveront sans doute jamais ? Il n'en demeure pas moins qu'une cinquantaine d'entre eux ont accepté la proposition du Ministre, qui notons le, a délibérément pris une décision politique sans qu'aucun organe juridique ou parlementaire du pays ne soit consulté. En revanche, quelque 35 réfugiés afghans ont décidé de refuser la proposition. Ils estiment que les conditions dont elle est assortie sont inacceptables. Pour eux, les autorités veulent gagner du temps, elle ne font que déplacer le problème à plus tard. Certains d'entre eux sont déjà passé par ce genre de procédure et ils savent pertinemment qu'elles ne mènent à rien et qu'à chaque fois, ils se retrouvent face aux même constat d'échec. Pour toutes ces raisons, ils ont décidé de poursuivre leur action jusqu'au finish.

Le propriétaire des lieux, jusqu'alors sympathisant de la cause des occupants, a été contacté par le cabinet du Ministre qui lui a suggéré d'introduire un recours en extrême urgence pour permettre l'expulsion des personnes qui occupent le bâtiment, et ce sous prétexte que s'il devait y avoir un mort, le propriétaire serait civilement et pénalement responsable. Ce qui, vous l'imaginer bien, n'a pas manqué d'inquiéter le propriétaire qui a donc prit contact avec des Indignés pour les prévenir que si les Afghans grévistes ne mettaient pas un terme à leur action, il serait contraint de permettre à la police d'expulser tous les occupants du bâtiment. Bien que ce ne soit pas son souhait, le propriétaire ne veut pas prendre le risque de se retrouver dans une situation qui pourrait avoir de graves conséquences pour lui. Ce qui, vous en conviendrez, est légitime.

Suite à l'Assemblée Populaire de ce vendredi soir, les Indignés ont réaffirmé leur intention de poursuivre l'occupation du Polygone et ils ont contacté le propriétaire afin de le rassurer et de lui faire part de leur volonté de nouer le dialogue avec les grévistes. Jusque-là, tous sont d'accord. Mais il semble que les avis soient partagés quant à l'issue des actions entreprises. Certains veulent convaincre les grévistes d'arrêter leur action estimant que celle-ci est contreproductive car c'est leur santé et leur vie qu'ils mettent en otage. Le fait qu'ils soient prêts à sacrifier leur vie pour obtenir des papiers leur semble irrationnel et insensé. Et d'autres sont plutôt d'avis qu'il s'agit de leur liberté et que l'acte politique qu'ils posent est tout à fait sensé et qu'ils en sont les seuls responsables.

Quelques minutes avant l'Assemblée Populaire à laquelle j'ai assisté ce samedi soir, la confirmation d'un avocat quant à la pertinence des menaces émanant du cabinet du Ministre est tombée. Il en ressort clairement qu'en aucun cas, le propriétaire ne pourrait être considéré comme responsable de la mort ou des problèmes de santé qui pourraient survenir dans son bâtiment, tout comme personne ne peut être reconnu comme responsable d'un suicide qui se serait déroulé chez lui. L'unique raison pour laquelle il pourrait être inquiété serait due aux dégâts que le bâtiment pourrait causer aux occupants, risque pour lequel il est assuré. En d'autres termes, il ressort que l'argument utilisé par le Cabinet du Ministre des Affaires Etrangères pour faire pression sur le propriétaire et in fine, sur les Afghans et les Indignés, est un piètre mensonge. Je suppose que vous conviendrez que ce constat est plutôt accablant ?

Un élément important à relever également est le défilé des ambulances qui est pour le moins impressionnant. Rien que pour la journée de samedi, l'ambulancier que j'ai pu voir intervenir avant l'Assemblée Populaire de 20h aurait affirmé en être à sa 8ème intervention de la journée. Ce qui commence à créer des problèmes de saturation au niveau des services 100 et 101 d'après les agents de police avec qui j'ai pu m'entretenir au cours d'une d'entre elles.

Lors de l'Assemblée Populaire, une dizaine de réfugiés ayant pris la décision d'arrêter le grève ainsi que 3 grévistes dont leur représentant étaient présents. La session fut l'occasion de prendre connaissance des informations que chacun pouvait avoir à partager et des solutions à trouver avec les Afghans pour éviter le pire. Malgré les tentatives de négociation et d'explication qui se sont succédées, les grévistes ont réaffirmé leur volonté d'aller jusqu'au bout de leur action. Ils sont conscients des risques graves qu'ils encourent mais ils sont déterminés à poursuivre leur combat. Ils ont par ailleurs tenu à remercier les Indignés pour le soutien et l'énergie dont ils ont témoigné. Suite à l'Assemblée Populaire, le sentiment d'impuissance des Indignés sur place était indéniable, bien qu'ils fassent beaucoup pour soutenir les réfugiés. Il est fort probable que des évènements importants aient lieu dans les jours qui viennent. Je vous suggère de rester à l'écoute si le coeur vous en dit. Car il paraît évident dans cette urgence que le risque d'expulsion ou encore de décès sont très importants. Et la position des autorités face aux problèmes ne fait qu'appuyer d'avantage ce triste constat.

Voilà, je pense que je vais poser le stylo ici en espérant que tous les éléments dont vous avez pris connaissance vous seront utiles pour vous faire votre opinion ou du moins qu'ils vous auront donné envie d'en savoir plus et de vous aussi vous faire relai des innombrables voix de citoyens écrasées sous le poids de la pensée unique que l'on nous sert en permanence. N'hésitez pas à en débattre autour de vous, à prendre des initiatives et à vous joindre à cette dynamique citoyenne historique qui, je l'espère, n'a pas fini de faire parler d'elle.

A bon entendeur !

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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Sam 16 Juil - 2:22

Citation :
Les indignés : écart ou sur-place ? Désobéissance, résistance et insubordination juillet 2011, Temps critiques

1 Ce texte n’est pas le produit de l’actualité immédiate puisqu’il a été initié, il y a plusieurs mois déjà, dans la perspective de replacer de façon plus théorique différentes expériences de lutte dites de « résistance » ou de « désobéissance » auxquelles certains d’entre nous ont participé de manière pratique mais aussi critique. C’est tout naturellement que nous avons décidé, au vu des événements actuels dans différents pays, de les intégrer à ce cadre théorique. Qui ne voudrait pas se plier à cette « discipline » de lecture méthodologique peut se reporter directement au point 6 et suivants.

http://tempscritiques.free.fr/spip.php?article283
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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Sam 23 Juil - 15:33

Citation :
Les «indignés» espagnols convergent vers Madrid
Sept caravanes de manifestants venues de toute l’Espagne doivent se retrouver samedi dans la capitale.
22 réactions


Sept caravanes de manifestants venues de toute l’Espagne convergent samedi vers Madrid à la veille d’une nouvelle journée de protestation des «indignés», le mouvement né il y a deux mois pour dénoncer le chômage, les excès du capitalisme ou la corruption.

Depuis un mois, de petits groupes de manifestants équipés de sacs de couchage et matériel de camping ont parcouru le pays, depuis de nombreuses villes dont Barcelone, Malaga ou Valence, s’arrêtant dans les villages pour y organiser des assemblées populaires.

L’une des marches les plus longues, qui comptait 130 personnes en fin de parcours, est partie le 24 juin de Saint-Jacques de Compostelle, dans le nord-ouest, pour parcourir plus de 600 kilomètres jusqu’à Madrid.
«Nous avons été très bien reçus. Les gens voient bien que nous disons la vérité», expliquait Santi, un étudiant en journalisme de 22 ans joint par téléphone, alors que la marche approchait de Madrid.

Selon les participants, un peu plus de 500 personnes ont participé à ces caravanes. Elles doivent se rassembler samedi soir sur la place de la Puerta del Sol, point de départ emblématique du mouvement il y a deux mois, rejointes par des manifestants partis en bus d’une trentaine de villes.

Dimanche soir, les «indignés» prévoient de manifester dans les rues de Madrid, jusqu’à la Puerta del Sol, un mois après leur dernière grande journée de mobilisation, le 19 juin, qui avait rassemblé au moins 200.000 personnes dans toute l’Espagne

Le mouvement, apparu le 15 mai et sans précédent dans ce pays, rassemble des jeunes, mais aussi des Espagnols de tous horizons réunis autour de revendications hétéroclites: un chômage record (21,29%), la précarité sociale, les hommes politiques accusés de ne pas représenter les citoyens, les dérives du capitalisme.

(Source AFP)
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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Jeu 4 Aoû - 23:29

Citation :
ISRAEL. Les tentes de la colère veulent-elles déloger Netanyahu ?
par Le Nouvel Observateur

La presse souligne déjà le poids que pourrait avoir un parti issu de la contestation.


Une histoire de logement, mais pas seulement. Cela fait plus de deux semaines que des tentes sont installées le long du boulevard Rothschild à Tel Aviv pour protester contre une hausse effrénée du prix des logements à l'achat et à la location. Criant "le peuple veut plus de justice sociale", ce sont plus de 100.000 Israéliens qui ont défilé dans les rues des villes israéliennes samedi soir 30 juillet qui marque la fin du week-end en Israël. Ce mouvement social, qui a débuté dans les rangs des organisations étudiantes, s'est depuis étendu à d'autres villes et d'autres catégories sociales, fort du soutien de 87% des Israéliens selon un sondage du quotidien "Haaretz".

La colère des manifestants ne s'est pas tue avec le vote mercredi 3 août d'une loi à la Knesset prévoyant la mise en place d'une "sous-commission nationale de la construction" et le début de chantiers pour accroître l'offre de logements disponibles. Un plan critiqué pour être susceptible de donner le feu vert à la construction de logements de luxe.

Un train de vie qui file à toute allure

Les exigences des manifestants rédigées par les principaux représentants du mouvement de protestation sociale vont au-delà de la question du logement. Elles concernent aussi la santé, l'éducation et le système fiscal. "Le recours aux assurances complémentaires privées de santé s'est accrue à mesure que des restrictions budgétaires ont été décidées dans le domaine de la santé publique, et certaines personnes ne peuvent pas se le permettre", avoue Sam Lehman-Wilzig, professeur à l'université de Bar-Ilan à Tel-Aviv.

Daphni Leef, une jeune femme de 25 ans qui a été la première à installer sa tente sur ce boulevard huppé, explique sa colère : "Le sentiment général est que peu importe le temps passé à travailler durement, on n'arrive pas à joindre les deux bouts". Les salaires stagnent, le prix des produits de première nécessité augmentent. Sam Lehman-Wilzig nous explique que la situation oligopolistique des supermarchés en Israël, les chaînes Blue Square et Super-Sol en tête, peut entraîner cette hausse des prix, forçant leurs concurrents à les imiter.

Mouvement social ou politique ?

La frontière est poreuse, en ce que les manifestants veulent imposer un agenda aux autorités politiques. Un des porte-paroles du mouvement, Roee Neuman affirme que le mouvement n'a aucune intention de se transformer en parti politique mais il constate "un large soutien du mouvement qui transcende toutes les catégories de la société israélienne".

Un sondage réalisé par l'institut Smith pour le quotidien "Jerusalem Post" postule que si le mouvement de contestation se présentait à des élections législatives aujourd'hui, il pourrait rafler 20 sièges, soit un sixième de la Knesset. Au-delà de ce résultat inattendu, le sondage révèle que ce faisant, ce nouveau parti prendrait 2 à 3 sièges au parti travailliste Avoda, autant qu'au Likoud, parti actuellement au pouvoir. "Les valeurs de social-démocratie ne sont pas actuellement représentées au Parlement israélien et il pourrait y avoir un vide politique à combler", juge Shlomo Mizrahi. L'ampleur du mouvement pourrait avoir, par ailleurs, un impact sur les débats précédant la prochaine primaire du parti travailliste le 12 septembre prochain.

Quelle récupération politique ?

Le principal parti d'opposition, Kadima, mené par Tzipi Livni, ancienne ministre sous le premier cabinet Netanyahu, a adopté une position ambigüe pour le professeur de science politique Ira Sharkansky qui tient un blog pour le "Jerusalem Post". Pour lui, celle qui n'est pas encore allée à la rencontre des manifestants est "soit effrayée à l'idée de recevoir des débris de poubelle comme un autre politicien en a reçu soit elle joue un jeu avec leurs réclamations en prétendant qu'elle ne fait pas de la politique conventionnelle". La question de l'alternative politique se pose, alors que travaillistes et centristes de Kadima ont toujours participé à des coalitions politiques. "Une bonne part de ce mouvement peut être expliquée par une frustration envers l'attitude des gouvernements consécutifs", explique Shlomo Mizrahi, professeur en science politique à l'université Ben-Gurion de Beer-Sheva.

Pour l'instant, le gouvernement de Netanyahu persiste dans sa politique néolibérale arguant que des "mesures irresponsables et populistes pourraient conduire le pays à une situation similaire à certains pays européens au bord de la banqueroute et du chômage de masse". Pourtant, la croissance économique est toujours prévue à 5% cette année, et le chômage a baissé à 5,7% récemment. "Le gouvernement mésinterprète la situation et pensent que le mouvement s'essoufflera avant même que des mesures soient mises en place", estime Shlomo Mizrahi.

La fin d'une façon de faire de la politique?

Les manifestants veulent discuter des réformes avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en personne "et non pas en secret dans des bureaux comme cela a toujours été le cas jusqu'à présent", a affirmé une représentante des manifestants Orly Weissenberg à la radio militaire. Une attitude frontale qui fait des mécontents. Le secrétaire général de la centrale syndicale Histadrut, Ofer Eini, a précisé qu'il ne "soutiendrait pas un mouvement de protestation dont le but serait d'humilier ou de provoquer la chute du Premier ministre". "Comme en Tunisie ou en Egypte", ajoute t-il.

Le printemps arabe, l'été israélien. La comparaison est vite faite par les éditorialistes israéliens et par les habitants de Tel Aviv qui défilent dans la rue. "Les Israéliens ont regardé leurs voisins arabes se révolter contre leurs dirigeants, et bien qu'Israël ne soit pas une dictature, ils veulent prouver eux aussi qu'ils peuvent défendre des valeurs", avance Sam Lehman-Wilzig.

Judith Chetrit


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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Jeu 4 Aoû - 23:37







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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Sam 6 Aoû - 9:07




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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Dim 7 Aoû - 11:49

Citation :
Israël: la contestation sociale est sans précédent

Selon les médias, avec 300 000 personnes dans la rue, c'est un «nouveau pays». Le «peuple d'Israël» tout entier appelle au changement.


La contestation sociale en Israël qui a mobilisé samedi plus de 300.000 manifestants est sans précédent et pose au Premier ministre Benjamin Netanyahu un défi incontournable, estimaient dimanche les médias israéliens.

«Un nouveau pays», «Israël est dans la rue», titrait en page de couverture et en bleu et blanc -les couleurs nationales-, Yédiot Aharonot, principal quotidien du pays.

«Netanyahu et ses ministres ne pourront pas ignorer ce cri, parce qu’il exprime une force qui menace leur maintien au pouvoir», estime son éditorialiste-vedette Nahoum Barnéa.

«Il me semble qu’il s’agit de la plus grande manifestation de défiance qui ait jamais été organisée dans les rues de Tel-Aviv», enchérit Sima Kadmon, spécialiste des questions politiques du journal.

«Le peuple s’est levé», titre de son côté en Une le Maariv (populaire) sur une photo aérienne montrant des rues bondées de manifestants.

«Le peuple d'Israël»

«Ni gauche, ni droite, ni centre, ni marginaux. C’est le peuple d’Israël qui est mécontent de la vie ici, des charges pesant sur lui, du système injuste qui permet à une minorité de festoyer sur le compte des masses écrasées», écrit Ben Caspit dans un éditorial.

Le quotidien de gauche Haaretz montre lui aussi en Une les rues bondées de Tel-Aviv. Et Gideon Levy en conclut qu’«un régime demeurant impavide face à un rassemblement d’un tel gigantisme est voué à chuter». Dithyrambique, il ajoute: «c’est ainsi qu’un peuple apparaît quand il gagne son indépendance, quand il se libère et se réveille de son hibernation».

Le Jerusalem Post (droite) convient que «Tel-Aviv a été samedi le théâtre de l’une des plus grandes manifestations de son histoire». Et d’expliquer que les manifestants ont ainsi clairement fait savoir «qu’ils avaient le sentiment que le gouvernement ne les entendait pas».

Même ton pour «Israël Hayom», journal gratuit ouvertement favorable à M. Netanyahu, qui consacre lui aussi sa Une à une photo montrant une foule immense de manifestants avec ce titre: «un sentiment d’union pour les masses».

Beaucoup plus enthousiaste, Niv Raskin a ouvert dimanche son bulletin d’informations à la radio militaire avec ces mots: «c’est l’Israël d’antan qui revient, l’Israël solidaire, celui qui soulève l’empathie».

Libé (Source AFP)

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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Sam 13 Aoû - 13:13

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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Dim 14 Aoû - 11:48

Citation :
ISRAEL. La contestation sociale sort de Tel Aviv
"L'essentiel pour nous, c'est de montrer que le peuple est uni, que nous vivons dans un seul et même pays et qu'il faut tout faire pour combler les disparités sociales", plaide une des dirigeante du mouvement.


Des dizaines de milliers d'Israéliens se sont rassemblés samedi 13 août au soir contre la vie chère dans une douzaine de localités du pays, des manifestations sortant de Tel Aviv et Jérusalem pour la première fois depuis le début du mouvement de contestation sociale il y a un mois.

"L'essentiel pour nous, c'est de montrer que le peuple est uni, que nous vivons dans un seul et même pays et qu'il faut tout faire pour combler les disparités sociales", a plaidé Stav Shafir, une des dirigeante du mouvement.

Si la mobilisation n'a pas atteint le niveau historique de samedi dernier à Tel Aviv - 300.000 personnes, du jamais vu pour un mouvement social en Israël -, elle témoigne néanmoins d'un ancrage national qui n'avait pas encore eu l'occasion de s'exprimer.

50.000 manifestants selon la police

Selon le porte-parole de la police nationale, Micky Rosenfeld, les manifestations ont réuni samedi soir un peu plus de 50.000 personnes, dont 25.000 à Haïfa, la capitale du nord d'Israël, et 15.000 à Beersheva, la grande ville du Néguev, au sud, une région défavorisée.

Les médias ont estimé à plus de 73.000 le nombre de manifestants tandis que les organisateurs donnaient le chiffre de 100.000 dans tout le pays, dont 40.000 pour la seule ville de Beersheva.

Les dirigeants du mouvement et militants de base ont affiché leur satisfaction d'avoir pu mobiliser en dehors des deux plus grandes villes d'Israël.

"Pour un Etat providence maintenant"

"On entend finalement la voix de gens du Sud, pas seulement celle de Tel Aviv", a expliqué Adar Meron, une danseuse de flamenco, la première à dresser un tente de protestation à Beersheva, après la naissance du mouvement à Tel Aviv.

Sur une grande place de Beersheva, une immense banderole était déployée, sur laquelle était écrit: "Le Néguev se réveille", tandis que des manifestants brandissaient des pancartes: "Israël m'est cher", "Le Sud en colère", "Pour un Etat providence maintenant".

Pour Haïm Bar-Yaakov, 53 ans, un travailleur social de Beersheva, cette manifestation a constitué "un moment historique". "J'habite depuis 40 ans dans cette ville, je n'ai jamais vu une telle mobilisation. Le peuple tout entier, Juifs et Arabes, Sépharades et Ashkenazes (juifs orientaux et d'Europe de l'est), est uni pour une société plus juste", a-t-il expliqué. Des Bédouins et des juifs religieux se sont aussi mêlés aux constestataires.

Mobilisation les classes populaires

Des rassemblements ont également eu lieu notamment à Afula, en Galilée, dans le nord, à Modiin (centre) et Eilat (extrême sud).

Les foules ont de nouveau scandé: "Le peuple exige la justice sociale", le slogan adopté par la contestation depuis son début à la mi-juillet avec l'apparition des premières tentes de protestations le long du boulevard Rothschild, dans le quartier le plus chic de Tel-Aviv.

Samedi, l'objectif déclaré des organisateurs n'était pas seulement d'étendre le mouvement à la "périphérie" mais aussi de mobiliser les classes populaires afin de ne pas apparaître comme une protestation de "bobos" (bourgeois bohème) de Tel Aviv, caricaturés sous les vocables d'"amateurs de sushis et fumeurs de narguilé".

Création d'une commission chargée de proposer des réformes


Depuis le début de la contestation, ce sont surtout les classes moyennes et les étudiants qui ont été les plus actifs.

Selon un sondage rendu public mardi, une très grande majorité de la population israélienne (88%) soutient cette grogne sociale, la première du genre d'une telle ampleur en Israël et 53% d'entre eux se disent prêts à participer à des manifestations.

Soumis à cette pression, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est dit prêt à infléchir son approche ultra-libérale de l'économie pour répondre aux exigences des manifestants.

Il a créé une commission chargée de proposer des réformes avec les partenaires sociaux et de présenter des recommandations au gouvernement d'ici un mois.

Le Nouvel Observateur - AFP

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MessageSujet: Re: Printemps européens et au-delà pour les indignés   Aujourd'hui à 12:51

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