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 Nature déchaînée contre technologie japonaise

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Newo

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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Jeu 23 Juin - 14:42

Citation :
Nouveau séisme de force 6,7 au Japon

Un séisme de magnitude 6,7 s’est produit mercredi 22 juin dans le nord-est de l’archipel nippon, entraînant une alerte au tsunami rapidement levée. Aucune victime n’est actuellement à déplorer.


Mercredi à 21h51 GMT (soit jeudi 06h51 heure locale), un tremblement de terre de magnitude 6,7 a frappé la côte nord-est du Japon. La nouvelle a été annoncée par les services météorologiques nippons. Pas de victimes, de blessés ou de dégâts ne sont pour l’instant à déplorer. Toutefois les autorités, après avoir émis une alerte au tsunami ont mis en garde la population de la région contre des risques de coulées de boue. Finalement elle a été levée au bout d'une heure.

Le phénomène s’est produit à 20 000 mètres sous l'océan Pacifique, à une cinquantaine de kilomètres au large de Miyako (préfecture d'Iwate), une région déjà dévastée le 11 mars dernier par le séisme de magnitude 9 et le tsunami consécutif, qui ont fait 28.000 morts et disparus, provoquant l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi.

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Nico37



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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Sam 25 Juin - 18:24

Citation :
Nouvelles de Fukushima: Seconde quinzaine de Juin 2011

Nouvelles du 2 mai au 14 mai 2011
Nouvelles du 15 mai au 29 mai 2011
Nouvelles du 29 mai au 17 juin 2011

L’article de Dominique: Fukushima/2012: Contamination radioactive de la chaîne alimentaire planétaire est ici sur le blog.

Nous conseillons, de plus, à toute personne intéressée par les conséquences permanentes du désastre de Fukushima de consulter le site de Next-up ou bien le site de Aweb2u pour ses excellentes traductions ou bien encore le blog de Fukushima. Avertissement: toute information émanant de TEPCO, du Gouvernement Japonais ou des psychopathes de l’AIEA est bien évidemment à prendre avec des pincettes. Ce sont des menteurs et ils ont menti depuis plus de trois mois.

Toute révélation émanant de TEPCO ne peut que cacher une situation considérablement plus désastreuse.

Les Veilleurs de Fukushima. Un recensement de tous les veilleurs/lanceurs d’alerte sur la problématique de Fukushima.

- 25 juin 2011: Et qu’en est-il de la méga-barge arrivée à Fukushima fin mai? On n’entend plus parler de cette plate-forme sur vagues, d’une capacité de stockage de 10 000 tonnes, amarrée à quai. Attend-elle le prochain tsunami avec une cargaison de 10 000 tonnes d’eau tarchi-contaminée. Il y avait, avant-hier, un tremblement de terre de 6,7 dans la zone de Fukushima. Qui a donné l’assurance à TEPCO qu’il n’y aurait pas d’autre tsunami dans les mois qui viennent?

Certains militants de l’info commencent à se poser des questions sur des mouvements étranges de très grosses grues à la centrale de Fuskuhima 1, pour ne pas mentionner de troublantes incohérences dans la transcription du Réel par deux caméras vidéos différentes, et pour ne pas mentionner la modification de certaines vidéos par TEPCO afin d’occulter quelques explosions intempestives, etc, etc. Serions nous paranoïaques? TEPCO a menti effrontément (ils ne sont pas les seuls) à la planète entière pendant trois longs mois. Donc, il n’est pas étonnant que certains se demandent si TEPCO ne serait pas en train de larguer des barres de combustible usagé à l’océan, lorsque le brouillard recouvre le paysage. Sincèrement, n’est-ce pas ce que l’industrie nucléaire a pratiqué pendant de longues, longues années: le stockage de centaines de milliers de tonnes de déchets radioactifs au coeur de l’océan, en faisant mine de les accompagner par des containers de béton éclatant à la première occasion?

Ne serait-pas temps de lancer des Tribunaux Internationaux afin d’y convier tous les criminels de l’industrie nucléaire, militaire et civile?

- 25 juin 2011: Alerte Radioactive à Hawaï dans l’île de Kauai. La station de détection radioactive amateur a enregistré le 22 juin à 8 h du matin une alerte radioactive, qui a duré 3 minutes, de l’ordre de 209, 456, et 186 cpm. Des pics similaires se sont ensuite manifestés durant le début de l’après-midi. Cette île de Kauai est la plus proche du Japon (5600 km) et est très pluvieuse (1500 mm à 2000 mm de pluviométrie annuelle). Il pleuvait le jour de l’alerte. La détection s’est faite avec un compteur Geiger très sensible.

- 25 juin 2011: Progression de la décontamination de l’eau radioactive à Fukushima. C’est officiel: le système de décontamination commence à fonctionner, surtout le sous-système AREVA car le sous-système Kurion laisse à désirer. Selon TEPCO, les filtres de Kurion ne fonctionnent pour l’instant qu’avec une capacité de réduction à 1/16 ème de la radioactivité pour un résultat final espéré de réduction à 1/1000 ème. Le sous-système d’Areva, quant à lui, aurait fonctionné, selon TEPCO, avec une capacité de réduction à 1/6700 ème du césium radioactif.

Si le système de décontamination fonctionne durablement ( ce qui reste à prouver car le désastre nucléaire de Fukushima est un territoire non balisé), TEPCO pourra continuer à déverser à hauteur de 500 tonnes d’eau quotidiennement pour tenter (ou faire mine) de refroidir les coriums qui sont présentement en train de se frayer un chemin vers le bas. Vers quelle destination finale? L’Océan Pacifique ou la nappe phréatique?

- 24 juin 2011: Une Edition spéciale chez Next-Up concernant la centrale nucléaire de Fort Calhoun. Elle est complètement inondée et l’eau va encore monter pendant deux mois ou plus. Il semblerait que cela soit une nouvelle stratégie de l’industrie nucléaire: promouvoir des inondations pour garantir que le combustible soit toujours maintenu au frais. Comme le dit Mme Lauvergeon, chez Fukushima, ils n’ont pas su doser la Vague. En bref, tout va bien.

- 24 juin 2011: Un hélicoptère de type drone T-Hawk s’est écrasé sur le toit du réacteur 2. TEPCO ne sait décidément plus quoi inventer pour amuser la galerie et faire distraction. L’hélicoptère était en mission spéciale pour collecter des échantillons d’air afin de mesurer la radioactivité ambiante.

- 24 juin 2011: Grand succès à Monju au Japon! Ils viennent enfin, après 24 tentatives (et le « suicide » du chef de service en janvier passé) de récupérer la grue de 3 tonnes et le couvercle du réacteur tous deux tombés dans le dit réacteur du surgénérateur au plutonium de Monju (refroidi au sodium liquide, tous aux abris!). Et comme le dit avec humeur un blogger avisé: « chic, ils vont de nouveau à Monju commencer à ne pas produire de l’électricité pendant 15 ans », faisant allusion au fait que ce surgénérateur au plutonium n’a jamais fonctionné pour cause de dysfonctionnement! Le nucléaire, c’est parfois du fonctionnement aléatoire. Le surgénérateur au plutonium est-il bâti sur une faille sismique? Oui, bien sûr, mais ils ont une dispense. De plus, il n’existe pas de loi internationale interdisant de bâtir une centrale nucléaire sur une faille. Sinon, des 440 réacteurs nucléaires en fonctionnement de par le monde, peu existeraient si ce type de régulation prévalait.

- 24 juin 2011: Selon la presse US et Australienne, il ne s’est rien passé à la rencontre de l’AIEA à Vienne à laquelle assistaient plus de 1000 délégués. Selon Bloomberg, rien n’est sorti de cette rencontre sur le plan des décisions. C’était une rencontre préparatoire – faisant suite à une autre rencontre préparatoire des ministres du G8-G20 sur la sécurité nucléaire le 7 juin – en attendant de prendre des non-décisions lors de la prochaine rencontre préparatoire à New-York le 22 septembre 2011 (High-Level Meeting on Nuclear Safety and Security). L’une des non-décisions, de cette rencontre qui se clôt aujourd’hui, fut le refus de l’industrie nucléaire de se prêter à des inspections aléatoires de ses 440 centrales nucléaires. Franchement, quel est l’anarchiste qui a émis une telle proposition frisant le terrorisme domestique?

Et quid de Fukushima-Daichi à cette rencontre de plus de 1000 délégués de l’AIEA sur la sécurité nucléaire? Fukushima, quel Fukushima? Fuck/you/shima Die Itchy, sans doute. Et, planétairement parlant, peut-être même un peu plus encore, si affinités isotopiques…

Ne serait-il pas temps que les Autorités Françaises nous fassent l’honneur et la grâce d’une conférence de presse tenue par Mme Anne Lauvergeon et la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet: Toute la Vérité sur Fukushima, et rien que la Vérité sur Fukushima!!! Avec comme animateur/modérateur surprise le militant anti-nucléaire de très longue date… Nicolas Hulot. Quel bonheur.

- 24 juin 2011: Un nouveau scandale d’opacité: du 20 au 24 juin se tient une réunion à huis clos de l’AIEA à Vienne sur le désastre de Fukushima. C’est un énorme scandale que cette réunion soit tenue secrète ou, du moins, sans la présence d’un seul journaliste (tout en sachant que tellement de journalistes sont à la solde de la mafia globaliste que sans doute cela ne ferait pas grande différence). La ministre Nathalie Kosciusko-Morizet est présente à cette rencontre top-secret.

Répétons-le une nouvelle fois. AREVA, l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, TEPCO, le Gouvernement Japonais, les Gouvernements US et Français, l’OMS, etc, etc, tous savaient dès le 11 mars 2011 que les trois réacteurs de Fukushima étaient en fusion totale. Et Anne Lauvergeon – la présidente du directoire d’AREVA, dont le capital est à plus de 90 % dans les mains sales de l’Etat Français – a osé annoncer officiellement le 14 mars que nous « avions échappé au désastre nucléaire ».

Fukushima est en train de générer un événement d’extinction planétaire et l’AIEA se réunit à huis clos! Ce cirque d’opacité va t-il perdurer encore longtemps? Toutes les Autorités sont parfaitement informées de la situation depuis le 11 mars 2011 mais, à part quelques bricolages de TEPCO, rien ne se passe. On a parfois l’impression, d’ailleurs, que les bricolages de TEPCO, à la sauce AREVA ou non, ne sont mis en oeuvre que pour amuser la galerie et faire durer le plaisir. On commencerait même à prêter quelque attention à ces rumeurs persistantes sur la toile qui évoquent des programmes d’extermination et de dépeuplement de cette planète Terre.

- 24 juin 2011: Le Gouvernement Japonais a institué des doses limites de radioactivité pour se baigner à l’océan. Ces niveaux sont très bas: 30 becquerels/litre pour l’iode 131 et 50 becquerels/litre pour les césium 134 et 137. Ce qui est fantastique, c’est que ces niveaux sont plus bas que ceux de l’eau de boisson et du lait pour les nourrissons, à savoir 100 becquerels/litre pour l’iode 131 et 100 becquerels/litre pour les césium 134 et 137. Pour le reste de la population, pour le lait et l’eau de boisson, ils sont de 300 becquerels/litre pour l’iode 131 et 200 becquerels/litre pour les césium 134 et 137. Le gouvernement Japonais a précisé que les niveaux de radioactivité permise pour le lait et l’eau de boisson des petits enfants sont plus élevés que pour les eaux de baignade parce que l’eau et le lait sont des éléments indispensables à la vie et pas la baignade. Comprenne qui pourra. Le Gouvernement Japonais veut-il dire qu’il est préférable de tolérer des niveaux de radioactivité très élevés pour tout ce qui est indispensable à la vie et dont on ne peut pas se passer. Est-ce bien cela? Si oui, est-ce une tentative d’éradication d’une partie du peuple Japonais?

Ce qui est ubuesque, c’est de comparer ces niveaux « alimentaires » avec le niveau autorisé de radiations des eaux sortant d’une centrale nucléaire au Japon: 40 becquerels/litre pour l’iode 131 et 60 becquerels/litre pour le césium 134 et 90 becquerels/litre pour le césium 137. On vit une époque formidable, n’est-ce pas?

- 24 juin 2011: Un premier procès Fukushima à l’encontre du Gouvernement Japonais. Le 23 juin, un premier procès a été ouvert au Tribunal de Tokyo à l’encontre du Gouvernement Japonais par un citoyen du pays déclarant que son enfant souffre de problèmes de santé suite au désastre nucléaire de Fukushima. Le procès porte sur la légalité de l’exploitation de la centrale nucléaire de Fukushima 1. A quand le premier procès d’envergure à l’encontre de l’Etat Français pour empoisonnement nucléaire systématique du peuple Français et des peuples avoisinants?

- 24 juin 2011: Les promesses de psychopathes de l’AIEA.Tous des menteurs. L’Agence Internationale pour l’Energie Atomique a déclaré qu’il fallait mettre en place un protocole international d’informations relatives aux situations d’alertes nucléaires. Sans plaisanter: pourquoi l’AIEA n’a t-elle pas donné l’exemple en informant le monde entier, le 11 mars 2011, que trois réacteurs nucléaires à Fukushima étaient en fusion totale puisqu’ils le savaient dès le jour J?

- 24 juin 2011: A Noda, la municipalité refuse le nouveau niveau de contamination du Gouvernement Japonais pour les enfants. Cette cité dans la préfecture de Chiba, à 200 km au sud-est de Fukushima, a réinstitué l’ancien niveau de radiation admissible, à savoir 1 millisievert/an pour les enfants. Rappelons que le gouvernement avait remonté ce niveau après Fukushima à 20 millisievert/an pour les enfants. Niveau qu’ils ne respectent pas évidemment eux-mêmes, pour preuve le niveau de 710 millisievert/an dans la ville de Fukushima City. La municipalité de Chiba a donc décidé d’analyser les niveaux de radiation dans toutes les écoles, jardins d’enfants et de prendre les mesures nécessaires dès que le niveau dépasse 0,3 microsieverts/heure. Bravo. Un terrain de jeu dans une école de Noda a été déjà été décrété « hors limites » de par son niveau: 0,25 microsieverts/heure.

- 24 juin 2011: Les Veilleurs de Fukushima. Un recensement de tous les veilleurs/lanceurs d’alerte sur la problématique de Fukushima. Bravo, excellent article.

- 24 juin 2011: La température de la piscine du réacteur 4 est proche de l’ébullition. Depuis 3 jours, la température de cette piscine a atteint 92/93°C.

- 23 juin 2011: Obama et la Croix-Rouge déclarent l’état d’alerte pour les deux centrales nucléaires du Nebraska. Cette déclaration est toute fraîche: les USA ont été obligés de réagir car la presse internationale commençait à être un peu trop bavarde, surtout la presse alternative d’ailleurs. La centrale nucléaire de Cooper est toujours opérationnelle et elle est à 10 cm (de crue) de stopper toute activité. Quant à celle de Fort Calhoun, l’eau monte inexorablement et va encore monter plus. La situation n’a pas été facilitée par le passage récent de tornades sur le Nebraska. La centrale de Fort Calhoun a vu passer des vents de 140 km/heure. Ces tornades avaient d’ailleurs été annoncées, deux jours avant, par le blogger Dutchinse, un expert à déceler les anneaux de HAARP! Il n’y a pas qu’à Fukushima que cela bricole ferme.

- 23 juin 2011: Situation alarmante dans les centrales nucléaires russes. Un article chez le Monde. Cocorico: le chaudron Français qui traite la marmite Russe de cul noir!

- 23 juin 2011: A Fukushima City: 81,37 microsieverts/heure = 710 millisieverts/année! Et Le Gouvernement Japonais dirait sûrement que ce ne sont que de méchantes rumeurs! C’est tout simplement 710 fois supérieur à la norme, l’ancienne norme Japonaise qui est toujours prévalente en France. Faut-il répéter: 710 fois supérieur à la norme. Ne serait-ce pas un seuil limite d’évacuation? Rappelons que Fukushima-City, à 60 km de la centrale nucléaire, ne fait pas partie de la zone d’évacuation. Rappelons aussi que le seuil d’évacuation pour Tchernobyl était de 5 millisieverts/année. GENOCIDE.

- 23 juin 2011: Fukushima made in Paluel? Nucléaire: incidents en série à la centrale de Paluel. Un article chez Mediapart. L’article est aussi posté ici. Peut-être ne sont-ce que des rumeurs? On ne va quand même pas lui laisser se couper un bras?

- 23 juin 2011: Le réacteur 2 de Fukushima est à 430 millisieverts/heure. C’est, selon TEPCO, le plus haut niveau de radioactivité qu’ils viennent de déceler le 21 juin, dans ce réacteur, suite à une mission d’exploration pour laquelle les employés de TEPCO (et autres intérimaires: la problématique santé de centaines de personnes travaillant pour TEPCO pourrait faire l’objet d’un dossier en soi très copieux) se sont pris une dose, en 10 minutes, de 2,16 à 5,52 millisieverts.

- 23 juin 2011: Fukushima: les vallées nucléaires de la mort. Une traduction d’un article du Docteur Mark Sircus chez Bistrobarblog.

- 22 juin 2011: Une devinette: Mais où est le combustible usagé à Fort Calhoun? En 2009, la piscine de stockage du combustible usagé était pleine. Donc, l’opérateur a fait transférer une partie de ce combustible ailleurs, afin de laisser de la place aux évacuations subséquentes d’uranium ayant rendu de fiers services à la Patrie. Dans les centrales nucléaires des USA, « ailleurs » n’est jamais franchement bien loin. Donc, le combustible usagé a été stocké sur le site, à sec, dans des containers nucléaires. Où sont-ils? Et bien, selon les informations non officielles, ils seraient dans le petit bâtiment à côté du réservoir blanc. Les pieds dans l’eau? Bien évidemment mais peut-être même plus encore mais, pas de soucis, tout va bien: dans le Nebraska, il s’agit d’une inondation catastrophique, il est vrai, mais pas encore d’un tsunami.

Et les containers, c’est du lourd et du costaud: chacun fait près de 150 tonnes une fois chargé d’uranium en déperdition. Quelle est la société responsable de ce type de manipulation: Transnuclear Inc, une division du très célèbre AREVA, l’empoisonneur public n°1 en France dont le capital est à plus de 90 % dans les mains très sales de l’Etat Français.

Pour les curieux, sur ce dossier image, de nombreuses illustrations de containers de stockage de déchets radioactifs en sus de l’histoire de la construction de Fukushima.

- 22 juin 2011: Décontamination désastreuse par AREVA-KURION: des promesses de psychopathes. TEPCO vient de publier les premiers résultats du processus de décontamination de l’eau radioactive de Fukushima par AREVA-KURION. Pour Kurion, c’est franchement le désastre: le système a fonctionné à 4,6 % de sa capacité optimale de décontamination. Pour AREVA, les résultats officiels ne sont pas disponibles mais selon TEPCO (attention, les menteurs!), le système AREVA aurait fonctionné à moins de 40 % de sa capacité optimale de décontamination (c’est assurément une information archi-sujette à caution!!!). En bref, selon un quotidien Japonais, cette première tentative de décontamination, avec tout le système Areva/Kurion/Hitashi/Toshiba n’a filtré que 1 % du césium 134 et du césium 137.

- 22 juin 2011: Les 100 jours de Fukushima : 621 millions de Curie d’effluents aériens. Un nouvel article sur le site de l’AIPRI.

- 22 juin 2011: Fukushima et le Syndrome du Couvercle. Bande dessinée chez Maliki.

- 21 juin 2011: Le cauchemar radioactif de Fukushima-City. La troisième ville et la capitale de la Préfecture, Fukushima-City, se situe à 60 km de la centrale nucléaire de Fukushima 1 et accueille 300 000 habitants. Elle ne fait pas partie de la zone d’évacuation obligatoire, facultative ou même à prévoir. Un citoyen de cette ville, Seiichi Nakate, a créé une association, pour évaluer le niveau de désastre en cette ville, qui s’appelle Fukushima Network to Protect Children from Radiation. Rappelons que le 19 avril, le Gouvernement Japonais avait fait passer le seuil de radioactivité admissible pour les enfants de 1 à 20 millisieverts/an. Seiichi Nakate, très en colère, a donc demandé à l’organisation Greenpeace de venir analyser les sols de la ville et ces analyses ont commencé le 7 juin. Ce sont du césium-134, du césium-137, et du cobalt-60 qui ont détectés. Par exemple, au Lycée de Watari, le niveau de radioactivité était de 45 microsieverts/heure après que la couche de sol de surface eût été ôtée. Seiichi Nakate avait mesuré la couche de sol de surface, avant qu’elle ne fût ôtée, et elle titrait alors 360 microsieverts/heure, ce qui à louche doit correspondre à 2000 millisieverts/an. Pour comparaison, la dose admissible en France est de 1 millisievert/an, à savoir 2000 fois inférieure.

Au jardin d’enfants près du lycée, un taux de 35 microsieverts/heure (200 millisieverts/an) fut détecté sous une gouttière. Dans ce même jardin d’enfants, le directeur avoua que le sol de surface avait été retiré mais qu’il ne savait pas ce qu’il fallait en faire car le Gouvernement n’a pas encore transmis d’instructions.

Faut-il préciser une fois de plus que tout le nord du Japon devrait être évacué d’urgence, y compris Tokyo? Nous sommes les témoins, en live, du génocide nucléaire du peuple Japonais et personne ne bronche.

- 21 juin 2011: Thés radioactifs dans la Préfecture de Kanagawa. Suite à la destruction d’une cargaison de thé à Roissy, le gouvernement de la Préfecture de Shizuoka a déclaré que le thé incriminé n’était pas en fait du « Genmai-cha » (thé avec du riz complet grillé) mais du « Ryoku-cha » (thé vert). De plus, selon le quotidien Shinbun, des thés radioactifs, contenant plus de 1000 becquerels de césium radioactif par kilo de feuilles, ont été détectés dans trois régions de la Préfecture de Kanagawa.

- 21 juin 2011: Le système de décontamination de l’eau radioactive une nouvelle fois en panne. Cette fois, c’est le sous-système d’AREVA qui ne fonctionne pas. On n’entend plus guère de cocoricos du côté des psychopathes d’AREVA. Sont-ils partis en vacances dans l’hémisphère sud?

- 21 juin 2011: Des nouvelles de la centrale nucléaire de Fort Calhoun au Nebraska. Un dossier magnifiquement élaboré chez Next-Up. Et pour des photos très évocatrices de l’inondation spectaculaire du Missouri, c’est ici.

- 21 juin 2011: A Tokyo, la radioactivité s’accroît. Ce sont 6.46 microsieverts/heure qui ont été détectés par un particulier muni d’un compteur à Kashiwa, dans la banlieue de Tokyo, le 20 juin 2011, au niveau du sol. La détection a été faite juste à côté d’un parc pour enfants.

- 21 juin 2011: Au Canada, les paysans ne trouvent personne pour analyser la contamination des sols. Selon ces dernières nouvelles, des paysans se sont vus refuser toute analyse de sol agricole, permettant d’évaluer le niveau de contamination radioactive émanant de Fukushima. Ce refus a été signifié par des universités, des laboratoires privés et les agences gouvernementales. Pourquoi? Nul besoin parce que tout va bien.

Refus des medias de parler de Fukushima, impossibilité de faire faire des analyses de sols, censure sur la toile par Facebook, Google et YouTube… Tout va très bien.

- 20 juin 2011: Le bricolage à la sauce TEPCO. Il suffisait d’y penser: comme le système de décontamination de l’eau radioactive ne fonctionne pas, pour cause de niveau de radioactivité non conforme aux estimations, les bricoleurs de chez TEPCO ont décidé d’inverser le processus de décontamination. Donc, c’est d’abord les filtres de chez Toshiba, ensuite les trois types de filtres-zéolite de Kurion (technétium, césium, et iode), ensuite le système de décontamination d’Areva et finalement la désalinisation chez Hitashi. Avant que les dirigeants de TEPCO puissent se désaltérer avec de l’eau (H2O) de Fuksuhima-Daichi exempte de toute trace de radioactivité, il va couler beaucoup d’eau dans le Mississippi et dans le Missouri. Et en ce qui concerne le Missouri, peut-être beaucoup d’eau radioactive au flux où cela s’écoule: à savoir pour les eaux du Mississippi – dès le mois de mai, selon certaines estimations – plus de 20 fois le débit des chutes du du Niagara.

- 20 juin 2011: Toute la vérité sur l’eau radioactive de Fukushima. TEPCO a annoncé que le système de décontamination d’AREVA-KURION a failli en raison du fait que l’eau soit beaucoup plus radioactive que ce qu’ils avaient escompté. L’estimation était de 720 000 terabecquerels de substances radioactives. Le niveau de radioactivité maximale, pour les filtres de zéolite de Kurion, a été atteint en 5 heures au lieu d’1 mois, à savoir 144 fois plus vite que prévu. Devons nous déduire que le niveau de radioactivité des 110 000 tonnes d’eau contaminée est 144 fois supérieur, à savoir 144 X 720 000 Terabecquerels = 104 millions de Terabecquerels, à savoir 18,5 fois le niveau de contamination radioactive de Tchernobyl (5,6 million Terabecquerels)? Et ce, juste pour l’eau contaminée de Fukushima, sans parler du reste. D’ailleurs, il semblerait qu’AREVA reste étrangement silencieux sur le blog en langue anglaise après avoir tant pavoisé par l’intermédiaire de son ex-capitaine remerciée par l’Etat, Anne Lauvergeon, celle que certains bloggers surnomment « Anne Atomic Comic »!

- 20 juin 2011: Alerte à la Tornade au-dessus de la centrale nucléaire inondée de Forth Calhoun dans le Nebraska. C’est une époque formidable: à se demander si certains psychopathes ne s’amusent pas à bricoler même le climat local.

- 20 juin 2011: L’eau a monté d’1 mètre de plus à la centrale nucléaire de Cooper dans le Nebraska. Un mètre d’eau de plus durant le week-end, ce n’est que le début. Le Missouri est maintenant quasiment à 15 mètres de hauteur. Autour de Brownville, les digues sont sur le point de lâcher. Lesquelles, celles en aval ou en amont? L’industrie nucléaire devrait se diversifier dans la gestion de sacs de sable!

- 20 juin 2011: Next-Up a remis en ligne la vidéo d’Alex. C’est ici. Bravo Next-Up pour tout. Et de plus, elle vient d’être remise sur DailyMotion.

- 20 juin 2011: Les débris radioactifs vont être brûlés au Japon. C’est ce qu’a décidé le Ministère de l’Environnement après, bien sûr, avoir consulté des EXPERTS! Donc, tous les déchets radioactifs peuvent être brûlés et leurs cendres enterrées à moins qu’elles ne dépassent 8000 becquerels de substances radioactives par kilo. Dans, ce cas, il faudrait les stocker temporairement (avant de les larguer dans l’océan, ni vu ni connu). Ce qui est sous entendu dans tout cela, c’est que l’idéal est de brûler les déchets radioactifs avec des déchets non radioactifs pour que les cendres ne dépassent pas les 8000 becquerels. La solution à la radioactivité, c’est la dilution: un vieux refrain bien connu. Quant à la contamination de l’atmosphère… quelle atmosphère?

- 20 juin 2011: Les vidéos d’Alex ont été supprimées sur YouTube. Selon YouTube, c’est l’utilisateur qui a supprimé ces vidéos. C’est la guerre, non seulement la guerre nucléaire mais la guerre de l’info. Les psychopathes de la clique militaro-industrielle ont peur et la répression fait rage sur internet. Ce sont de multiples censures qui sont signalées chez Google, chez YouTube et bien sûr chez Facebook, le principal outil de renseignement de la mafia globaliste, qui s’attaque maintenant aux activistes. Facebook constitue bien évidemment le paroxysme de l’asservissement: les gentils esclaves confient volontairement toute leur vie, sans restrictions aucunes, sur la toile, au grand bénéfice de leurs maîtres bienveillants!

- 19 juin 2011: TEPCO va ouvrir la double porte du réacteur 2 le 19 juin. C’est le même cirque que pour le réacteur 1. TEPCO prétend que leur système de ventilation, installé depuis le 11 juin, a réduit le niveau de radioactivité à 10 %. C’est un spectacle pour la galerie, le même que pour le réacteur 1 lorsque leur système de ventilation n’avait rien ventilé du tout. La seule conséquence désastreuse est une fois de plus de sacrifier la santé de travailleurs du nucléaire pour des cacahuètes.

- 19 juin 2011: La seconde centrale nucléaire du Nebraska se joint à la danse. La seconde centrale nucléaire du Nebraska, celle de Cooper, a déclaré aujourd’hui un « événement inhabituel », le premier niveau de l’alerte nucléaire. Cette centrale nucléaire est tout autant inondée que la première, celle de Fort Calhoun.

- 19 juin 2011: Quel est le plan B pour la décontamination de l’eau radioactive? Le NISA (Agence d’Insécurité Nucléaire du Japon) a déclaré qu’il n’y avait pas de plan B au cas où le système de décontamination de AREVA-KURION ne fonctionnerait pas du tout. Il est clair que si le corium de trois réacteurs est en train de se faire la valise et de grignoter inexorablement les fondations de béton, TEPCO va peut-être abandonner le refroidissement par aspersion de milliers de tonnes d’eau.

- 18 juin 2011. Le système de décontamination ne sera pas relancé avant une semaine. TEPCO doit être dans un affolement frénétique car les piscines de rétention d’eau archi-contaminée vont déborder: celle du réacteur 1 est à 15 cm du bord et celle du réacteur 2 à 30 cm.

- 18 juin 2011: Désastre intégral pour le système de décontamination d’AREVA-KURION. TEPCO a lancé le système de décontamination de l’eau radioactive le 17 juin à 20 heures. Six heures après, le système a dû être stoppé manuellement car les tours d’adsorption de Kurion (fonctionnant à la zéolite synthétique) enregistraient un niveau de radioactivité de 4.7 millisieverts/heure. En fait, 4 millisieverts/heure constitue le seuil à partir duquel les filtres de Kurion doivent être ôtés et remplacés. Le problème: ces filtres auraient dû tenir 1 mois entier, et non pas 5 heures, avant d’atteindre le seuil fatidique.

- 18 juin 2011: Dans la nuit du 18 juin, de grands geysers de vapeur à Fukushima. Ces geysers peuvent être observés sur une des cameras en live de TEPCO.

- 18 juin 2011: De vastes zones du Japon complètement contaminées par la radioactivité. La société civile au Japon est en train de prendre en main les analyses des niveaux de contamination radioactive. En bref, la situation est strictement hors contrôle.

- 18 juin 2011: Une cargaison de thé radioactif bloquée à Roissy. Ce sont 162 kilos de thé vert en provenance de la Préfecture de Shizuoka qui vont être détruits à l’aéroport de Roissy. Ils contiennent 1038 becquerels de césium radioactif/kilogramme. Nous renvoyons les lecteurs à une brève que nous avons rédigée le 17 juin: Le Gouvernement Japonais n’analyse que 0,1% des produits alimentaires du Japon.

- 18 juin 2011: Trois lapins nés sans oreilles dans le sud de la Chine. Après le lapin blanc né à Fukushima sans oreilles le mois passé, ce sont trois lapins gris qui viennent de naître en Chine du sud.

- 18 juin 2011: TEPCO a démarré le système de décontamination de l’eau archi-radioactive. Ce système de décontamination est une joint-venture d’Areva, de Kurion, de Toshiba et de Hitashi. C’était une urgence absolue car les réservoirs de stockage étaient pleins et allaient commencer à déborder. C’est pour cela que les test ont été de très courte durée, d’autant plus courts que le système fuyait comme une passoire (6000 litres d’eau de bas « niveau » de contamination ont fui). TEPCO se lance donc dans une première mondiale: la décontamination de 110 000 tonnes d’eau tellement radioactive que personne ne sait comment conserver et stocker les concentrés toxiques dont une première estimation stipule qu’il y en aura 2000 tonnes pour cette année seulement.

- 18 juin 2011: Fort Calhoun: c’est une centrale nucléaire à risques! Une inspection conduite entre janvier et juin 2010 par le NRC (Nuclear Regulatory Commission) aux USA avait mis en exergue que les installations de la centrale nucléaire de Fort Calhun n’étaient pas conformes et qu’il y avait un risque de malfonctionnement de certains systèmes de refroidissement en cas d’inondations. Pas de panique: tout va mal et la situation est encore plus grave que ce qu’affirment les médias à la solde de la mafia globaliste. En effet, contrairement à ce qu’ils prétendent tous, il reste encore 2/3 de combustible actif au coeur du réacteur de Fort Calhoun (selon les informations transmises par le Bulletin of the Atomic Scientists by Dawn Stover, June 16, 2011). Pas de panique, ce n’est que le début de l’aventure: en effet, les deux centrales nucléaires du Nebraska sont encerclées par les eaux. Pas de panique: il n’y a qu’une quinzaine de centrales nucléaires qui sont en danger d’inondations de par les crues catastrophiques du Mississippi et du Missouri qui vont continuer à monter de niveau tout l’été. Rappelons que ce sont des millions d’hectares de terres agricoles qui sont présentement inondées dans les vallées de l’Ohio, du Mississippi et du Missouri et tout cela ne va faire qu’aggraver la crise alimentaire de 2011 et des années subséquentes.

- 17 juin 2011: Le village d’Itate mesure une radioactivité 3 fois supérieure à celle annoncée par la Préfecture. La radioactivité est présentement de 8,9 microsierverts/heure alors que la mesure du gouvernement de la préfecture n’est que de 2,8 microsierverts/heure.

- 17 juin 2011: Un problème de pression dans les tours du système de décontamination de Kurion. La fuite, qui a été décelée, a laissé couler 6000 litres d’eau. TEPCO va changer les pièces déficientes dans les tours d’adsorption du césium de Kurion. Ces tours fonctionnement tout simplement avec de la zéolite. (On se demande franchement ce qui motive la participation dans le capital de cette société de l’ancien directeur de la CIA, James Woolsey). Bref, c’est la panique chez TEPCO car le processus de décontamination des plus de 100 000 tonnes d’eau radioactive devait commencer le 17 juin avec le système AREVA-KURION. Et les réservoirs de rétention de l’eau radioactive à Fukushima vont commencer à déborder. Et personne au monde ne sait comment ce système va se comporter, sur le plan de la résistance, car ce niveau de contamination est une première mondiale.

- 17 juin 2011: Mortalité néo-natale excessive aux USA depuis Fukushima. Deux rapports récents ont émergé aux USA quant à l’augmentation de la mortalité néo-natale aux USA. Un premier rapport concerne la région du nord-ouest des USA et le second rapport concerne la région de Philadelphie en Pennsylvannie. Rappelons que Philadelphie a enregistré les niveaux les plus élevés de contamination radioactive, émanant de Fukushima, dans l’eau potable (dont un très haut niveau d’iode 131). Quant à une cité telle que Seattle, selon Arnie Gundersen, les citoyens de cette grande ville US ont respiré une dizaine de particules radioactives par jour en mars et avril (césium, plutonium…), à savoir 50 % de ce que les habitants de Tokyo ont respiré durant la même période.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Dim 26 Juin - 14:37

Citation :
Quand le nucléaire prend eau de toute part Publié le 18 juin 2011 par cabanel

Le 8 juin 2011, dans l’indifférence médiatique dont nous sommes désormais habitués lorsqu’il s’agit de nucléaire, la centrale nucléaire de Fort Calhoun, dans l’Etat du Nebraska est encerclée par les eaux d’un Missouri en crue, et le niveau 4, comme à Fukushima au début de la catastrophe, a été décidé.

Et pourtant, ce n’est peut-être pas le plus important, car cette inondation vient de mettre en évidence des problèmes graves de sécurité nucléaire concernant cette centrale, problèmes que les autorités nucléaires espéraient garder secrets.

C’est un rapport du 8 juin qui confirme que la centrale a momentanément perdu le système de refroidissement qui sécurise les piscines de combustible usagé (et peut être neuf !).

Pour mieux contrôler l’information, les autorités ont demandé à la FAA (Federal Aviation Administration) de mettre en place une « no-fly-zone » qui en toute vraisemblance est destinée à empêcher les curieux de venir photographier le site inondé, montrant que les aires de stockage extérieures étaient sous l’eau.

http://www.youtube.com/watch?v=mSvvmrB7qEg

Elisabeth Cory Ishan, porte parole de la FFA, a bien au contraire justifié la décision en argumentant « il y a un risque de collision en vol qui pourrait compromettre les opérations sur le terrain. Nous devons garantir la sécurité des personnes sur la zone de la centrale nucléaire ».

Actuellement, la centrale nucléaire est donc devenue une ile, et il est devenu difficile, voire impossible de s’en approcher, même pour les journalistes, et même en bateau, puisqu’il y a interdiction de naviguer sur le fleuve. lien

Tout comme à Fukushima, la communication est essentielle, et Victor Drick, porte parole de la NRC (Nuclear Regulatory Commission), a déclaré le 16 juin : « Nous pensons qu’ils ont les mesures adéquates pour protéger la centrale nucléaire et assurer en permanence la sécurité ».

Tim Burke, vice président de l’OPPD (Omaha Public Power District) gestionnaire de la centrale lui a répondu en écho : « les digues de la centrale sont en cours de construction pour un niveau qui permettra de protéger contre la pluie et la libération prévue d’important lâchers de barrage, en amont du fleuve ».

Le mot de la fin, on le doit au maire d’Omaha : « nous ne voyons pas de préoccupation autour de la centrale nucléaire de Fort Calhoun ».

Ce n’est pas tout à fait l’avis de David Lochbaum, directeur d’une association de premier plan « l’Union des scientifiques » qui s’occupe particulièrement de la sécurité nucléaire et ses conclusions sont diamétralement opposées à l’optimisme officiel.

Il a déclaré : « à Fukushima, l’opérateur avait moins d’une heure pour réagir à la catastrophe, et à Fort Calhoun nous avons eu plusieurs semaines pour nous préparer à l’inondation de la centrale ».

Il n’a cessé d’alerter les autorités, avec d’autres spécialistes américains, des graves problèmes de sécurité susceptibles d’impacter la sécurité nucléaire, affirmant que tous les clignotants étaient au rouge, que les responsables le savaient, et qu’ils n’ont rien fait.

Un an auparavant, les inspecteurs de la NRC avaient dénoncé une totale impréparation en cas d’une prévisible crue du Missouri, et que des sacs de sables étaient largement insuffisants comme réponse à une éventuelle inondation.

L’OPPD, gestionnaire de la centrale affirme qu’il attendait début juin, en vain, que l’agence fédérale signe l’autorisation de modernisation contre le risque d’inondation.

Des le mois de mai 2011 l’ACE (Army Corps of Engineers) avait prévenu les autorités d’un risque imminent d’inondation.

Le 21 mai, des sacs de sable avaient été mis en place pour protéger les bâtiments de la centrale, ce qui n’a pas empêché l’incendie d’une installation électrique, qui a perturbé le refroidissement des barres de combustible usagées, stockées dans la piscine de refroidissement.

Actuellement le problème essentiel serait de maintenir le refroidissement des combustibles nucléaires, et pour cela, des monticules de terre ont été érigés afin de protéger les installations électriques qui permettent l’alimentation de la centrale.

Victor Drick, de la NRC, affirme, calculs à l’appui que la piscine de stockage du combustible pourrait tenir 83 heures avant l’ébullition.

Comme l’écrit le site « cartoradiations » : « les autorités n’ont plus conscience de ce qu’elles disent, elles semblent être dans ce que nous pourrions appeler le « délire nucléaire » qui sous entend que tout est sous contrôle prévoyant avec « précision » la hauteur de la crue en cours, soit 1,60 m à 2,30m au dessus du niveau d’alerte d’inondation » (.pdf).

On peut raisonnablement douter de l’efficacité des sacs de sable et des digues tubulaires en caoutchouc remplies d’eau, car ce type de protection ne tient pas si le niveau de crue dépasse les 2/3 de leur propre hauteur, et à ce moment, sous la poussée de l’eau, toute l’installation se disloquerait.

La question qui se pose maintenant étant : si la crue en cours dépasse les prévisions, que se passera-t-il, sachant que beaucoup d’installations névralgiques sont au niveau du sol, ou même en sous sol ?

Et question subsidiaire, comment réagiront les containers de stockage, actuellement sous l’eau ?

Pendant ce temps, à Fukushima, on est dans un scénario digne des Danaïdes, en tentant de remplir des vases qui se vident, et en tentant de dépolluer des milliers de tonnes de litres d’eau radioactive avant que tout ne déborde, et ne rejoigne l’océan.

On commence à peine à parler de l’explosion qui s’est passé le 14 juin dans le réacteur n°3, celui qui contient du mox (plutonium et uranium enrichi).
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=vThV0k3IZEc#t=28s

La Corée du Sud s’inquiète à son tour, puisque d’importants taux de radioactivité, provenant de Fukushima ont été mesurés.

Pendant que l’Italie, après une bonne partie de l’Europe, rejoint le clan de la sortie du nucléaire, isolant un peu plus la France dans son obscurantisme entêté, la Chine s’interroge sur le nucléaire, en suspendant la ratification de nouvelles centrales.

Bernard Laponche a beau démontrer qu’il y a une forte probabilité d’accident nucléaire majeur en Europe, le petit chef de l’état français, droit dans ses bottes, campe sur ses positions.

En Egypte, on a encore très peu de nouvelles sur l’explosion qui a eu lieu le 4 juin dernier, suite à une fuite d’eau radioactive, sur un réacteur, à Inchas.

D’autant que de nombreux accidents nucléaires survenus récemment ont été passés sous silence, comme celui du 9 avril à Washington, celui du 11 avril en Corée du Nord, celui du 14 avril en Tchécoslovaquie, celui de Surry aux USA le 19 avril, etc.…

Comment tout cela va-t-il finir ?

Pour l’instant personne n’a la réponse, et comme dit parfois mon vieil ami africain : « le sage s’organise, le fou regrette ».
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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Mar 28 Juin - 18:48

Citation :
Japon : les actionnaires de Tepco pour le maintien du nucléaire
La Tribune

Citation :
L’opinion japonaise hostile au redémarrage des centrales nucléaires
Ouest-France

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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Mer 29 Juin - 2:35

Citation :
LOS ANGELES - USA: fermeture d'un centre de recherche nucléaire menacé par les flammes AFP

Créé le 28/06/2011 à 20h10 -- Mis à jour le 28/06/2011 à 20h12

LOS ANGELES - Le centre de recherche américain de Los Alamos (Nouveau-Mexique, sud), qui abrite du matériel nucléaire, restera fermé jusqu'à mercredi au moins, alors qu'un feu de forêt menace toujours ses installations et a entraîné l'évacuation de plusieurs milliers de personnes.

Les autorités ont assuré mardi, sur le site internet d'information sur les incendies du Nouveau-Mexique, que "tout le matériel nucléaire et dangereux" du Laboratoire national de Los Alamos (LANL), où fut développée la bombe atomique américaine pendant la seconde guerre mondiale, "ainsi que le principal site de stockage du laboratoire, la Zone G, sont protégés et sous contrôle".

Le LANL a également précisé, sur son propre site internet, qu'il resterait fermé jusqu'à mercredi au moins, alors que les pompiers ont ordonné l'évacuation de milliers de personnes dans la ville voisine de Los Alamos.

"Seuls les employés figurant sur une liste de missions indispensables pourront avoir accès au laboratoire pendant la fermeture", explique le LANL, dont environ 42% des 11.800 employés habitent à Los Alamos.

Le site d'information sur les incendies souligne par ailleurs que les flammes n'ont pas pénétré dans les terrains du LANL dans la nuit de lundi à mardi. Lundi, le feu avait brûlé moins d'un demi hectare (une acre) dans la partie sud-ouest du domaine. "Les contrôles du LANL n'ont révélé aucune dispersion de matière radioactive", précise le site.

Outre les produits radioactifs entreposés dans les bâtiments du laboratoire à des fins de recherche, sont également stockés sur ses terrains des déchets radioactifs.

L'évacuation de Los Alamos et des régions alentour "a été ordonnée lundi, après que les flammes eurent franchi les lignes de sécurité", a expliqué à l'AFP Michael Thompson, porte-parole des pompiers.

"Aujourd'hui, nous anticipons davantage de vent, qui va faire avancer les flammes dans le forêt qui s'étend au-dessus de Los Alamos et menace nos lignes de sécurité", a-t-il ajouté.

"Mais nous avons eu le temps de nous y préparer et nous nous tenons prêts", a-t-il poursuivi.

Sur le front des inondations, cette fois, les autorités nucléaires continuent de surveiller de près la centrale de Fort Calhoun dans le Nebraska (centre), après qu'une barrière de protection du fleuve Missouri eut cédé face à la montée des eaux.

Cette barrière de 600 mètres a cédé dimanche et les eaux ont depuis envahi la centrale.

L'autorité de régulation nucléaire a cependant affirmé dans un communiqué que les installations pouvaient résister à une inondation atteignant "309 mètres au-dessus du niveau de la mer".

Les eaux atteignent actuellement 306,7 mètres mais ne devraient pas dépasser les 307,2 mètres, affirme le communiqué.
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MessageSujet: Alex Japon   Jeu 7 Juil - 19:37


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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Dim 10 Juil - 21:23

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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Lun 11 Juil - 22:56

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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Mer 13 Juil - 0:34

Citation :
Fuwa Tetsuzo, directeur de l’Institut de sciences sociales du Parti communiste japonais, a déclaré le 10 mai dernier que l’accident nucléaire de Fukushima a clairement illustré deux problèmes fondamentaux du capitalisme. Ce qui suit est le discours de Fuwa prononcé au siège du PCJ :

La menace du principe des « profits d’abord »
Nous pouvons désormais facilement reconnaître la menace du principe des « profits d’abord » du capitalisme en lisant les journaux.

Les médias se demandent pourquoi TEPCO n’a pas immédiatement verser de l’eau de mer sur les réacteurs afin d’essayer de les refroidir. Le retard dans la réaction de l’entreprise est rendu responsable pour eux de l’aggravation de la situation. Certains rapports indiquent que TEPCO ne pouvait pas prendre une décision immédiate car il savait qu’une fois que l’eau de mer aurait été versée dans les réacteurs, ils ne pourraient plus fonctionner. Cella illustre le principe des « profits d’abord », l’intention de conserver les réacteurs en état même après que se soit produit un incident de cette gravité.

De même, au Japon, pourquoi tant de réacteurs nucléaires concentrés au même endroit ? Puisque cela coûte beaucoup d’argent et de temps pour obtenir des terrains pour une centrale nucléaire, ils veulent construire autant de réacteurs que possible une fois en possession du terrain. Donc la réponse est simple : réduire les coûts.

Cependant, des séismes se produisent fréquemment au Japon. Cela serait désastreux si un séisme majeure frappait une région où sont concentrés les réacteurs nucléaires. Bien sûr, les promoteurs des centrales nucléaires sont conscients de cela, mais ils continuent à construire des installations nucléaires, même dans des zones sismiques, juste parce qu’ils peuvent économiser de l’argent de cette façon.

Par ailleurs, nos réacteurs nucléaires sont très vieux. Sur les 54 réacteurs que compte le pays, 20 ont été construits il y a plus de 30 ans. Il n’y a pas de durée de vie déterminée internationalement reconnue pour les centrales nucléaires, mais bien sûr, au plus elles ont fonctionné sur une longue période, au plus elles ressortent affaiblies par l’usure du temps.

Une chose dont nous sommes sûrs, c’est que les taxes foncières sur les centrales nucléaires ne sont collectées que sur une période d’amortissement de 16 ans. En d’autres termes, les entreprises n’ont pas à payer de taxes foncières une fois que leurs centrales ont passé plus de 16 ans en service. Voilà pourquoi ils veulent continuer à utiliser leurs installations aussi longtemps qu’ils le peuvent. Bien que les six réacteurs de la centrale No.1 de Fukushima étaient vieux, TEPCO a encore hésité à y verser de l’eau de mer. Cela montre à quel point est enraciné le principe des « profits d’abord ».

« Le capitalisme sans règles » dans la production d’énergie nucléaire et les gouvernements successifs
Cette politique des « profits d’abord » guide l’industrie nucléaire actuelle. Les gouvernements successifs ont également laissé toute la question de la sécurité des personnes à l’industrie, donc ce à quoi nous assistons désormais avec l’accident de Fukushima est le cas le plus grave jamais causé par ce « capitalisme sans règles ». Nous devons réflechir pour savoir si nous pouvons nous permettre de garder la situation telle qu’elle est ou non.

Le Parti libéral-démocrate (PLD) s’empresse de mettre en cause le Parti démocrate (PDJ). Il est vrai que le gouvernement de Kan est coupable d’avoir mené une politique indigne de confiance, mais qui est vraiment responsable de la situation actuelle ? Quand j’étais député, j’ai soulevé la question des risques de l’énergie nucléaire à plusieurs reprises dans des débats parlementaires avec les gouvernements Miki, Ohira, Suzuki et Obuchi. Ils s’agissaient de gouvernements libéraux-démocrates. Dans les années 2000, l’élu communiste Yoshii Hidekatsu a souligné les risques concrets en prévoyant quelle catastrophe pourrait se produire avec les réacteurs nucléaires de Fukushima en cas de tremblement de terre et de tsunami majeur. Dans ses questions parlementaires, il en appelé à l’adoption de certaines mesures, déclarant que la centrale de Fukushima était hautement vulnérable à une catastrophe. Cependant tous les gouvernements, de ceux libéraux-démocrates de Koizumi et Abe à celui démocrate de Hatoyama, ont ignoré cet avertissement. Bien que le PLD soit le parti qui ait promu la politique de l’énergie nucléaire et soit responsable de la catastrophe actuelle, il oublie son propre rôle et pointe du doigt le Parti démocrate. Bien sûr, le Parti démocrate agit de façon irresponsable au gouvernement, mais le PLD devrait également être tenu comme responsable de la crise en cours.

Sortir de la production d’énergie nucléaire et créer des structures mettant la « sécurité d’abord » pour contrôler l’énergie nucléaire
Le PCJ fera de son mieux pour assurer le succès des efforts importants réalisés actuellement pour limiter la catastrophe nucléaire et ranimer les zones sinistrées en exigeant que le gouvernement démocrate fasse ce que nous pensons nécessaire et en dévoilant son attitude négligeante et irresponsable.

Avec les questions liées à la reconstruction, le peuple Japonais doit désormais prendre en considération d’autres questions d’importance.

Autrement dit, le peuple Japonais doit aborder franchement les questions de comment traiter la question de l’énergie nucléaire et quelle politique énergétique choisir, et trouver une solution raisonnable avec de brillantes perspectives pour un avenir durable.

Dans cet effort, les deux points suivants sont importants.

(1)– Comme approche stratégique, nous devons décider de soustraire la politique énergétique Japonaise actuelle de sa dépendance envers l’énergie nucléaire. Bien sûr, cela prendra un certain temps pour réaliser un tel changement. Mais nous devons prendre la décision maintenant et établir une stratégie nationale pour y parvenir.

(2)- Comme approche urgente à court-terme, il est essentiel de mettre sur pied une structure pour contrôler et inspecter les équipements nucléaires avec la priorité donnée à la sécurité en rompant clairement avec le règne du « capitalisme sans règles » instauré dans le domaine de l’énergie nucléaire basé sur le « mythe de la sécurité » nucléaire. Au Japon, nous avons de nombreux scientifiques et ingénieurs du nucléaire sans lien direct avec les grandes entreprises du secteur. Nous avons aussi le Conseil scientifique Japonais, une organisation publique de scientifiques ayant une responsabilité sociale. De plus, certaines personnes autrefois engagées dans des projets d’énergie nucléaire reconnaissent l’effondrement du « mythe de la sécurité » et commencent à élever leurs voix contre la promotion aveugle de l’énergie nucléaire. En utilisant l’expertise de ces personnes, nous devons mettre en place le meilleur système de sécurité pour l’énergie nucléaire dans le monde afin de contrôler les installations nucléaires avec la priorité absolue donnée à la sécurité tandis que dans le même temps on déclasse les centrales.

Sans ce système, le retrait de l’énergie nucléaire ne pourra être réalisé car la fermeture des centrales nucléaires suppose un certain nombre d’étapes. Après que la centrale cesse de fonctionner, le combustible nucléaire usé doit être retiré des réacteurs et éliminé. Puisque les réacteurs sans le combustible usé dégagent encore une quantité importante de radiations, les radiations doivent être éliminées. Ensuite, les réacteurs doivent être démantelés. Des mesures sont aussi nécessaires pour se débarrasser des réacteurs déclassés et de leurs déchets nucléaires. En outre, nous devons envisager l’utilisation des sites après que les réacteurs aient été enlevés. Ces processus prendront au moins 20 ans. Et toutes les étapes doivent être menées sous le strict contrôle d’un système plaçant la priorité sur la sécurité.

Ces deux points – stratégiquement décider de rompre avec la production d’énergie nucléaire et créer dans l’urgence un cadre pour contrôler et réguler l’énergie nucléaire avec un mandat et une responsabilité accordant une grande importance à la sécurité – doivent être discutés nationalement. Dans l’arène politique nationale, ces deux questions deviendront probablement des sujets majeurs de discussion. J’espère que vous pourrez utiliser ce dont je viens de vous parler ce soir comme des suggestions utiles dans ce débat.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Jeu 14 Juil - 17:46

Citation :
Le premier ministre japonais d’accord pour sortir du nucléaire

"Nous devons concevoir une société qui puisse se passer du nucléaire", a déclaré le premier ministre japonais Naoto Kan. Karyn Poupée (AFP) - 14 juillet 2011

TOKYO — Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, s’est prononcé mercredi 13 juillet en faveur d’une sortie progressive du nucléaire, sans donner de calendrier, quatre mois après l’accident de la centrale de Fukushima.

Compte tenu de la gravité de l’accident de Fukushima, "on ne peut plus soutenir que la politique menée jusqu’à présent garantisse la sécurité de l’exploitation de l’énergie nucléaire. Nous devons concevoir une société qui puisse s’en passer", a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse.

Le chef du gouvernement juge nécessaire de revoir de fond en comble la politique énergétique du pays, qui prévoyait avant la crise de Fukushima une augmentation de la part de l’électricité nucléaire dans la production totale à plus de 50% d’ici à 2030, contre quelque 30% en 2010.

La catastrophe, la plus grave depuis celle de Tchernobyl en 1986, a forcé plus de 80.000 personnes à évacuer les environs de la centrale.

M. Kan plaide pour une "réduction progressive" de la part de l’électricité nucléaire au profit des énergies renouvelables (solaire, éolienne, biomasse, etc.) avec pour objectif de s’en affranchir totalement.

Le Premier ministre n’a toutefois pas présenté de calendrier de sortie du nucléaire.

L’archipel compte actuellement 54 réacteurs, mais 35 sont stoppés, à cause de séismes ou pour maintenance. M. Kan a ordonné des tests de résistance qui décideront ou non de leur redémarrage.

Pour faire face à la chute de la capacité de production, le gouvernement a imposé aux grandes entreprises et aux administrations de la région de Tokyo et du Tohoku (nord-est) de réduire leur consommation de 5 % à 15 % durant l’été, période où les climatiseurs tournent à plein régime. Il a aussi demandé aux particuliers de diminuer l’usage des appareils électriques.

"Grâce à ces efforts il sera possible de fournir l’électricité nécessaire cet été et cet hiver", a assuré le chef du gouvernement de centre-gauche.

"Il est de la responsabilité de l’Etat de garantir l’approvisionnement", a-t-il insisté.

M. Kan, 64 ans, nommé il y a à peine 13 mois, est extrêmement impopulaire et critiqué pour la gestion des conséquences du séisme et du tsunami dans le Tohoku le 11 mars, et de l’accident nucléaire de la centrale Fukushima Daiichi.

Il a récemment indiqué qu’il quitterait le pouvoir une fois adoptées au Parlement trois lois qu’il juge prioritaires : une deuxième rallonge budgétaire pour la reconstruction, une loi autorisant l’émission d’obligations d’Etat et un texte sur les énergies renouvelables.

Les débats sur ce dernier projet de loi doivent commencer jeudi au Parlement, a précisé M. Kan.

Des gouverneurs d’importantes préfectures s’activent actuellement pour favoriser l’installation de systèmes solaires et plaident pour un assouplissement de la réglementation afin de faciliter la production alternative d’énergie.

La plus grande fédération patronale nippone, le Keidanren, juge pour sa part que la troisième puissance économique mondiale ne peut se passer de l’énergie nucléaire, sauf à risquer des délocalisations et une désindustrialisation du pays.

A court terme, le Japon doit réactiver des centrales thermiques au gaz, au pétrole ou au charbon, ce qui va augmenter les émissions de gaz à effet de serre et pourrait rendre caduque la promesse d’une réduction de 25 % de ces rejets en 2020, par rapport au niveau de 1990.

Depuis l’accident de Fukushima, quelques pays, comme l’Allemagne, l’Italie et la Suisse, ont décidé de renoncer progressivement à l’atome civil. D’autres, comme la France, les Etats-Unis ou plusieurs nations d’Europe de l’Est, ont au contraire réaffirmé leur attachement à cette énergie.
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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Sam 16 Juil - 11:47

Citation :
Vidéo, extraits de la conférence CRIIRAD du 29 juin 2011, à Lyon : " L'impact des rejets de Fukushima Daiichi en France et au Japon". Intervention de Bruno Chareyron concernant le volet "JAPON" (durée : 32 min)

http://www.youtube.com/v/EDktcbrIMJY&hl

CRIIRAD, dossier spécial Accidents nucléaires au Japon : http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon_bis/sommaire.html
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Nico37



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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Dim 17 Juil - 17:24

Citation :
Bernard Laponche : “Il y a une forte probabilité d'un accident nucléaire majeur en Europe”
Le 19 juin 2011 à 18h00 - Mis à jour le 27 juin 2011 à 11h24

Physicien nucléaire, polytechnicien, Bernard Laponche est formel : la France est dans l'erreur. Avec le nucléaire, elle s'obstine à privilégier une énergie non seulement dangereuse mais obsolète. Alors que d'autres solutions existent, grâce auxquelles les Allemands ont déjà commencé leur transition énergétique.

Il est des leurs. Enfin, il était des leurs. Polytechnicien, physicien nucléaire, Bernard Laponche a participé, dans les années 1960, au sein du Commissariat à l'énergie atomique, à l'élaboration des premières centrales françaises. La découverte des conditions de travail des salariés de la Hague sera pour lui un choc : il prend conscience du danger de l'atome, qu'il juge moralement inacceptable. Dès les années 1980, Bernard Laponche, désormais militant au sein de la CFDT, prône la maîtrise de la consommation énergétique et le développement des énergies renouvelables. Les décennies suivantes lui ont donné raison. Mais la France, seul pays au monde à avoir choisi l'option du tout-nucléaire, s'obstine dans l'erreur, déplore-t-il, et s'aveugle : énergie du passé, sans innovation possible, le nucléaire ne représente pas seulement une menace terrifiante, pour nous et pour les générations qui suivront ; il condamne notre pays à rater le train de l'indispensable révolution énergétique.

On présente toujours l'énergie nucléaire comme une technologie très sophistiquée. Vous dites qu'il s'agit juste du « moyen le plus dangereux de faire bouillir de l'eau chaude » (1) . C'est provocateur, non ?

Pas vraiment... Un réacteur nucléaire n'est qu'une chaudière : il produit de la chaleur. Mais au lieu que la chaleur, comme dans les centrales thermiques, provienne de la combustion du charbon ou du gaz, elle est le résultat de la fission de l'uranium. Cette chaleur, sous forme de vapeur d'eau, entraîne une turbine qui produit de l'électricité. L'énergie nucléaire n'est donc pas ce truc miraculeux qui verrait l'électricité « sortir » du réacteur, comme s'il y avait une production presque spontanée...

Pourquoi cette image s'est-elle imposée ?

Les promoteurs du nucléaire ne tiennent pas à mettre en avant la matière première, l'uranium. C'est lié au fait qu'à l'origine le nucléaire était militaire, donc stratégique. Et puis en laissant penser que l'électricité est produite directement, ils lui donnent un côté magique, ainsi qu'une puissance trois fois plus élevée, car c'est la chaleur produite que l'on évalue, pas l'électricité. Or les deux tiers de la chaleur sont perdus, ils réchauffent l'eau des fleuves ou de la mer qui sert à refroidir les réacteurs.


Parlons donc du combustible...

Ce sont des crayons d'uranium, de l'uranium légèrement enrichi en isotope 235, pour les réacteurs français. La fission est une découverte récente (1938) : un neutron tape un noyau d'uranium qui explose, produit des fragments, donc de l'énergie, et des neutrons, qui vont taper d'autres noyaux – c'est la réaction en chaîne. La multiplication des fissions produit de la chaleur. Or les fragments de la fission sont de nouveaux produits radioactifs, qui émettent des rayons alpha, bêta, gamma... A l'intérieur des réacteurs, vous produisez donc de la chaleur, c'est le côté positif, mais aussi des produits radioactifs, notamment du plutonium, le corps le plus dangereux qu'on puisse imaginer, qui n'existe qu'à l'état de trace dans la nature. On aurait dû s'interroger dès l'origine : ce moyen de produire de l'eau chaude est-il acceptable ?

Cette réaction en chaîne, on peut tout de même l'arrêter à chaque instant, non ?

Dans un fonctionnement normal, on abaisse les barres de contrôle dans le cœur du réacteur : elles sont constituées de matériaux qui absorbent les neutrons, ce qui arrête la réaction en chaîne. Mais il faut continuer de refroidir les réacteurs une fois arrêtés, car les produits radioactifs continuent de produire de la chaleur. La nature même de la technique est donc source de risques multiples : s'il y a une panne dans les barres de contrôle, il y a un emballement de la réaction en chaîne, ce qui peut provoquer une explosion nucléaire ; s'il y a une fissure dans le circuit d'eau, il y a perte de refroidissement, la chaleur extrême détruit les gaines du combustible, certains produits radioactifs s'échappent, on assiste à la formation d'hydrogène, cet hydrogène entraîne des matières radioactives et peut exploser.

Mais on multiplie les systèmes de protection...

Vous avez beau les multiplier, il y a toujours des situations dans lesquelles ces protections ne tiennent pas. A Tchernobyl, on a invoqué, à juste titre, un défaut du réacteur et une erreur d'expérimentation ; à Fukushima, l'inondation causée par le tsunami. Au Blayais, en Gironde, où la centrale a été inondée et où on a frôlé un accident majeur, on n'avait pas prévu la tempête de 1999. Mais on a vu des accidents sans tsunami ni inondation, comme à Three Mile Island, aux Etats-Unis, en 1979. On peut aussi imaginer, dans de nombreux pays, un conflit armé, un sabotage... Puisque le point de départ, c'est la création de produits radioactifs en grande quantité, la catastrophe est intrinsèque à la technique. Le réacteur fabrique les moyens de sa propre destruction.

Y a-t-il eu des innovations en matière nucléaire ?

Aucun progrès technologique majeur dans le nucléaire depuis sa naissance, dans les années 1940 et 1950. Les réacteurs actuels en France sont les moteurs des sous-marins atomiques américains des années 1950. En plus gros. Les réacteurs, l'enrichissement de l'uranium et le retraitement, sont des technologies héritées de la Seconde Guerre mondiale. On a juste augmenté la puissance et ajouté des protections. Mais parce que le système est de plus en plus compliqué, on s'aperçoit que ces protections ne renforcent pas toujours la sûreté.

On a du mal à croire qu'il n'y ait eu aucune innovation majeure...

Si, le surgénérateur ! Avec Superphénix, on changeait de modèle de réacteur. Et heureusement qu'on l'a arrêté en 1998, car il était basé sur l'utilisation du plutonium. Le plutonium est un million de fois plus radioactif que l'uranium. Comment a-t-on pu imaginer faire d'un matériau aussi dangereux le combustible d'une filière de réacteurs exportable dans le monde entier ?

Nicolas Sarkozy affirme que si l'on refuse le nucléaire, on doit accepter de s'éclairer à la bougie. Qu'en pensez-vous ?

Il est lassant d'entendre des dirigeants qui n'y connaissent rien continuer à dire n'importe quoi. Nicolas Sarkozy ne croit pas si bien dire ; un jour, et pourquoi pas dès cet été, les Français s'éclaireront à la bougie : comme nous sommes le seul pays au monde à avoir choisi de produire 80 % de notre électricité avec une seule source, le nucléaire, et une seule technique, le réacteur à eau pressurisée, si nous sommes contraints d'arrêter nos réacteurs, nous retournerons à la bougie ! Pas besoin d'une catastrophe, juste un gros pépin générique, ou une sécheresse et une canicule exceptionnelles. Car on ne peut pas faire bouillir l'eau des rivières. En revanche, si l'on décidait de sortir du nucléaire en vingt ans, on pourrait démultiplier notre inventivité énergétique pour justement éviter la bougie.

Les défenseurs du nucléaire disent qu'en France, avec notre nouveau réacteur, l'EPR, que l'on construit à Flamanville, on arrive à un risque quasi nul...

Chaque pays assure que ses réacteurs sont mieux que les autres. Avant Fukushima, le discours des Japonais était le même que celui des Français. On en est déjà à cinq réacteurs détruits (Three Mile Island, Tchernobyl, et trois réacteurs à Fukushima) sur quatre cent cinquante réacteurs dans le monde, des centaines de kilomètres carrés inhabitables. La probabilité théorique, selon les experts de la sûreté nucléaire, devait être de un pour cent mille « années-réacteur » [une année-réacteur, c'est un réacteur fonctionnant pendant un an, NDLR], voire un million d'années-réacteur pour un accident majeur, type Tchernobyl ! La réalité de ce qui a été constaté est trois cents fois supérieure à ces savants calculs. Il y a donc une forte probabilité d'un accident nucléaire majeur en Europe.

Une innovation majeure pourrait-elle vous conduire à revoir votre jugement ?

Je ne vois pas de solution dans l'état actuel, non pas de l'ingénierie, mais de la connaissance scientifique. Je ne dis pas qu'un jour un savant ne trouvera pas un moyen d'utiliser l'énergie de liaison des noyaux de façon astucieuse, qui ne crée pas ces montagnes de produits radioactifs. Mais pour le moment, il n'y a pas !

Pourquoi vous opposez-vous à Iter, expérience sur la fusion menée à Cadarache, sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ?

La fusion, c'est l'inverse de la fission. On soude deux petits noyaux, deux isotopes de l'hydrogène, le deutérium (un proton et un neutron) et le tritium (un proton et deux neutrons), et cette soudure dégage de l'énergie. Mais il faut arriver à les souder, ces noyaux ! Dans le Soleil, ils se soudent du fait de la gravitation. Sur Terre, on peut utiliser une bombe atomique, ça marche très bien. L'explosion provoque la fusion des deux noyaux, qui provoque une seconde explosion beaucoup plus forte : c'est la bombe à hydrogène, la bombe H. Pour une fusion sans bombe, il faut créer des champs magnétiques colossaux afin d'atteindre des températures de cent millions de degrés. Iter, à l'origine un projet soviétique, est une expérience de laboratoire à une échelle pharaonique, des neutrons extrêmement puissants bombardent les parois en acier du réacteur, ces matériaux deviennent radioactifs et doivent d'ailleurs être remplacés très souvent. Je ne suis pas spécialiste de la fusion, mais je me souviens que nos deux derniers Prix Nobel français de physique, Pierre-Gilles de Gennes et Georges Charpak, avaient dit qu'Iter n'était pas une bonne idée. Ils prônaient les recherches fondamentales avant de construire cet énorme bazar. Personne n'a tenu compte de leur avis, et nos politiques se sont précipités, sur des arguments de pure communication – on refait l'énergie du Soleil – pour qu'Iter se fasse en France.

Pourquoi ?

Parce que les Français veulent être les champions du nucléaire dans le monde. Les Japonais voulaient Iter, mais leur Prix Nobel de physique Masatoshi Koshiba a dit « pas question », à cause du risque sismique. Je pense que ce projet va s'arrêter parce que son prix augmente de façon exponentielle. Et personne ne s'est posé la question : si jamais ça marchait ? Que serait un réacteur à fusion ? Comme disent les gens de l'association négaWatt, pourquoi vouloir recréer sur Terre l'énergie du Soleil puisqu'elle nous arrive en grande quantité ?

Que répondez-vous à ceux qui pensent que l'impératif du réchauffement climatique, donc la nécessaire réduction des émissions de CO2, nous impose d'en passer par le nucléaire ?

Tout d'abord, on ne peut pas faire des émissions de CO2 le seul critère de choix entre les techniques de production d'électricité. Faut-il accepter qu'au nom du climat, tous les cinq ou dix ans, un accident de type Fukushima se produise quelque part dans le monde ? Ensuite, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a montré que si l'on voulait tenir nos objectifs de réduction des émissions de CO2, la moitié de l'effort devait porter sur les économies d'énergie. Pour l'autre moitié, le recours aux énergies renouvelables est essentiel, la part du nucléaire n'en représentant que 6 %. Il faut donc relativiser l'avantage du nucléaire.

Vous avez commencé votre carrière au CEA et avez été un artisan de cette énergie. Que s'est-il passé ?

J'ai même fait une thèse sur le plutonium, et je ne me posais aucune question. Tout est très compartimenté au CEA, je faisais mes calculs sur la centrale EDF 3 de Chinon, n'avais aucune idée des risques d'accident ni du problème des déchets. Je travaillais avec des gens brillants. Et puis j'ai commencé à militer à la CFDT, après 68, et on s'est intéressé aux conditions de travail des travailleurs de la Hague. Je me suis aperçu que, moi, ingénieur dans mon bureau, je ne connaissais rien de leurs conditions de travail, et que les gens de la Hague ne savaient pas ce qu'était un réacteur nucléaire. On a donc écrit, en 1975, un bouquin collectif qui a été un best-seller, L'Electronucléaire en France. Le patron du CEA de l'époque a d'ailleurs reconnu la qualité de ce travail. Pour cela, j'ai travaillé pendant six mois à partir de documents américains, parce qu'en France il n'y avait rien. La CFDT a alors pris position contre le programme nucléaire. J'ai commencé à travailler sur les alternatives au nucléaire et, en 1982, je suis entré à l'Agence française pour la maîtrise de l'énergie.

Cela fait trente ans... Que prôniez-vous à l'époque ?

Mais la même chose qu'aujourd'hui : économies d'énergie et énergies renouvelables ! Les principes de l'électricité photovoltaïque, donc des panneaux solaires, étaient déjà connus. Aujourd'hui, on ne parle que de l'électricité, mais ce qu'il faudrait d'abord installer partout, c'est des chauffe-eau solaires ! Rien de plus simple : un fluide caloporteur circule dans un tube sous un panneau vitré, et permet d'obtenir de l'eau à 60 degrés. L'Allemagne, pays moins ensoleillé que la France, a dix fois plus de chauffe-eau solaires. Dans le Midi, il n'y en a pas, ou si peu !

Cela ne demande pas beaucoup d'innovation...

L'innovation permet avant tout de réduire les coûts. L'éolien, sa compétitivité face au nucléaire est acquise. En ce qui concerne le photovoltaïque, les Allemands anticipent des coûts en baisse de 5 % chaque année. Il y a beaucoup de recherches à faire sur les énergies marines, les courants, l'énergie des vagues, la chaleur de la terre avec la géothermie. Les énergies renouvelables, sous un mot collectif, sont très différentes, et peuvent couvrir à peu près tous les besoins énergétiques. Les Allemands estiment qu'elles couvriront 80 % des leurs d'ici à 2050. C'est plus que crédible, à condition de toujours rechercher les économies d'énergie.


Le fait qu'on ait produit de l'électricité à partir du nucléaire à un coût modique, ne prenant pas en compte les coûts du démantèlement et de la gestion à long terme des déchets radioactifs, a-t-il pénalisé les énergies renouvelables ?

Oui, et comme on a fait trop de centrales nucléaires, il y a toujours eu pression pour la consommation d'électricité, et en particulier pour son usage le plus imbécile, le chauffage électrique, pour lequel la France est championne d'Europe. On construit des logements médiocres, l'installation de convecteurs ne coûte rien, cela crée du coup un problème de puissance électrique globale : en Europe, la différence entre la consommation moyenne et la pointe hivernale est due pour moitié à la France ! Résultat, l'hiver, nous devons acheter de l'électricité à l'Allemagne, qui produit cette électricité avec du charbon… Hors chauffage, les Français consomment encore 25 % de plus d'électricité par habitant que les Allemands. Qui n'ont pas seulement des maisons mieux isolées, mais aussi des appareils électroménagers plus efficaces, et qui font plus attention, car l'électricité est un peu plus chère chez eux.

Quelles sont les grandes innovations à venir en matière d'énergie ?

Les « smart grids », les réseaux intelligents ! Grâce à l'informatique, on peut optimiser la production et la distribution d'électricité. A l'échelle d'un village, d'une ville ou d'un département, vous pilotez la consommation, vous pouvez faire en sorte, par exemple, que tous les réfrigérateurs ne démarrent pas en même temps. Les défenseurs du nucléaire mettent toujours en avant le fait que les énergies renouvelables sont fluctuantes – le vent ne souffle pas toujours, il n'y a pas toujours du soleil – pour asséner que si l'on supprime le nucléaire, il faudra tant de millions d'éoliennes... Mais tout change si l'on raisonne en termes de combinaisons ! Les Allemands étudient des réseaux qui combinent biomasse, hydraulique, éolien, photovoltaïque. Et ils travaillent sur la demande : la demande la nuit est plus faible, donc avec l'éolien, la nuit, on pompe l'eau qui va réalimenter un barrage qui fonctionnera pour la pointe de jour... C'est cela, la grande innovation de la transition énergétique, et elle est totalement opposée à un gros système centralisé comme le nucléaire. Le système du futur ? Un territoire, avec des compteurs intelligents, qui font la jonction parfaite entre consommation et production locale. Small is beautiful. Les Allemands réussissent en ce moment cette transition énergétique. Parce qu'ils l'ont décidée. C'est cela, le principal : il faut prendre la décision. Cela suppose une vraie prise de conscience.

Comment expliquez-vous l'inconscience française ?

Par l'arrogance du Corps des ingénieurs des Mines, d'une part, et la servilité des politiques, de l'autre. Une petite caste techno-bureaucratique a gouverné les questions énergétiques depuis toujours, puisque ce sont eux qui tenaient les Charbonnages, puis le pétrole, et ensuite le nucléaire. Ils ont toujours poussé jusqu'à l'extrême, et imposé aux politiques, la manie mono-énergétique.

Cela vient de notre pouvoir centralisé ?

Complètement ! Dans les années 1970, un chercheur suédois a écrit une étude sur le fait que le nucléaire marche dans certains pays et pas dans d'autres. Et il en a conclu qu'une structure politico-administrative autoritaire et centralisée avait permis qu'il se développe dans deux pays : l'URSS et la France. Pour de fausses raisons – indépendance énergétique, puissance de la France –, on maintient le lien entre le nucléaire civil et militaire – le CEA a une branche applications militaires, Areva fournit du plutonium à l'armée. Ce complexe militaro-étatico-industriel fait qu'ici on considère madame Merkel comme une folle. Au lieu de se dire que si les Allemands font autrement, on pourrait peut-être regarder… Non, on décide que les Allemands sont des cons. Nos responsables claironnent qu'on a les réacteurs les plus sûrs, que le nucléaire c'est l'avenir, et qu'on va en vendre partout. C'est l'argument qu'on utilise depuis toujours, et on a vendu péniblement neuf réacteurs en cinquante ans, plus les deux qui sont en construction en Chine. Ce n'est pas ce qui était prévu… En dix ans, les Allemands, eux, ont créé près de 400 000 emplois dans les énergies renouvelables.

En dehors des écologistes, personne, y compris à gauche, ne remet en cause le nucléaire...

Les choses évoluent vite. Fukushima ébranle les pro-nucléaire honnêtes. Je pense que la décision allemande aura une influence, pas sur nos dirigeants actuels, mais sur nos industriels et aussi sur les financiers. Ils doivent se dire : vais-je continuer à mettre mes billes dans un truc comme ça ? Il y avait jadis l'alliance Areva-Siemens pour proposer des réacteurs EPR, mais Siemens en est sorti depuis des années. On peut toujours se rassurer en pensant que les Allemands se trompent, mais on peut difficilement soutenir qu'ils aient fait ces dernières décennies de mauvais choix et que leur industrie soit faiblarde...

Les écologistes peuvent-ils peser sur les socialistes ?

Bien sûr. Déjà, en 2000, tout était prêt pour l'EPR, mais Dominique Voynet, ministre de l'Environnement, a dit à Lionel Jospin : « Si tu fais l'EPR, je démissionne. » C'est la seule fois où elle a mis sa démission dans la balance et l'EPR ne s'est pas fait à l'époque. Je travaillais auprès d'elle comme conseiller sur ces questions, j'ai pondu trois cent cinquante notes. Il y avait une bagarre quotidienne entre le ministère de l'Environnement et le ministère de l'Industrie, qui se moquait complètement de la sécurité. Malheureusement, l'EPR est reparti avec Chirac en 2002. Et il va nous coûter très cher. En un demi-siècle, on a gaspillé l'énergie, on a fait n'importe quoi. Il est urgent de choisir une civilisation énergétique qui ne menace pas la vie.

Propos recueillis par Vincent Remy Télérama n° 3205

(1) Titre d'une contribution dans les pages Rebonds de « Libération » (24 mars 2011).
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Nico37



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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Mer 20 Juil - 22:15

En réécoutant http://www.youtube.com/watch?v=zFGY1xqY8-o j'ai furieusement l'impression que c'était prémonitoire...
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Nico37



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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Mar 26 Juil - 0:05

Citation :
JAPON : PETITS ARRANGEMENTS ENTRE NUCLÉAIRE ET INCINÉRATION Le 11 juillet 2011

Le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon ont entraîné la production d’environ 25 millions de tonnes de déchets post-catastrophe. L’accident nucléaire de Fukushima ajoute un problème de taille : une partie des déchets produits sont désormais radioactifs, ce qui change totalement la donne quant à leur élimination. Malheureusement, la réponse apportée par le gouvernement japonais ne semble pas la meilleure : une partie de ces déchets vont en effet être brûlés dans des incinérateurs qui vont ainsi relarguer directement dans l’air des poussières radioactives [1] en plus des résidus de combustion. Ces déchets solides seront stockés dans des centres spécifiques… sauf ceux dont la radioactivité sera inférieure 8000 Bq/kg qui seront stockés dans des décharges classiques. Avec quels effets à long terme ? Nul ne peut le dire. La boucle n’étant pas tout à fait bouclée, les autorités s’apprêtent en outre à faire fonctionner les incinérateurs à plein régime pour pallier le manque d’alimentation du réseau en électricité d’origine nucléaire. Voilà comment une catastrophe nucléaire se transforme en opportunité pour les incinérateurs en mal de déchets. Ces derniers jours, l’un des incinérateurs de déchets municipaux de Tokyo (Edogawa-ku – 200 000 t/an) a d’ores et déjà produit des cendres dépassant les seuils de 8000 Bq/kg alors même que les déchets brûlés n’étaient pas censés venir d’une zone contaminée.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Mar 26 Juil - 23:05

Citation :
Fukushima, 4 mois plus tard, la catastrophe continue

Le 11 mars dernier, un violent tremblement de terre suivi d'un tsunami inédit provoquaient la mort ou la disparition de 11.000 personnes ainsi que le plus grave désastre nucléaire depuis l'accident de Tchernobyl, en Ukraine, en 1986. Quatre mois plus tard, quelque 80.000 personnes qui vivaient dans un rayon de 20 km autour de la centrale ont dû évacuer leur domicile et vivent depuis dans des abris de fortune sans espoir de retour avant plusieurs années. Quant à la centrale nucléaire de Fukushima, elle est loin d'être sous contrôle.

Etat des lieux d'une catastrophe au très long cours.

http://www.youtube.com/v/Tk7Vf6ITloQ&hl

Les habitants face à eux-mêmes

Partir ou rester? Les habitants de Fukushima ont toujours bien du mal à se forger une opinion. Pour preuve, la municipalité a affirmé mercredi que ses 300.000 habitants n'étaient pas menacés par les radiations provenant de la centrale nucléaire accidentée. Mais la veille, un groupement de six associations de résidents et d'activistes antinucléaires a exigé l'évacuation des enfants et des femmes enceintes de Fukushima, après avoir détecté des niveaux de radioactivité jusqu'à quatre fois supérieurs à la limite légale dans les sols de la ville.

Un prélèvement effectué en juin dans un égout a notamment fait état d'un taux de césium radioactif de 46.540 becquerels par kilogramme, alors que le taux maximum légal est de 10.000 becquerels au Japon. Selon les associations, ce niveau dépasse le seuil à partir duquel les autorités soviétiques avaient procédé à l'évacuation des populations après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986.

La terre tremble toujours

Un important séisme a touché ce dimanche le nord-est du Japon, cette même région qui avait été dévasté par le tremblement de terre suivi du tsunami il y a quatre mois. Aucun dégât n'est à déplorer mais, par mesure de précaution, les employés travaillant à la remise en marche de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima ont été brièvement évacués du site.
Une alerte au tsunami a été lancée pour la région avant d'être levée un peu avant midi.

Des SDF pour intervenir dans la centrale

A lire sur Fukushima, 11 mars 2011, le blog d'Anne Roy, journaliste de l'Humanité: "Un reportage d’AL Jazeera, en anglais, montre comment les sans abris d’Osaka sont volontaires pour se faire recruter pour aller réparer le réacteur de la centrale de Fukushima accidenté par le tsunami. Au risque de leur vie, et en signant un contrat qui les oblige à renoncer à toute poursuite en cas de problème ultérieur. Un recours aux plus démunis, qui n’est pas sans rappeler ce qui se pratiquait déjà auparavant". Lire la suite ici

Des tests de résistance dévoilés ce lundi

Le gouvernement japonais dévoile ce lundi les détails des tests de résistance auxquels seront soumis les réacteurs nucléaires du pays mis à l'arrêt depuis la catastrophe de Fukushima. Interrogé par la chaîne de télévision Fuji TV, le ministre japonais chargé de la Crise nucléaire, Gohsi Hosono, a par ailleurs fait savoir que le gouvernement profiterait de cette occasion pour annoncer les contours d'un plan de fourniture d'électricité "sur un ou deux ans".

Selon ce même ministre, ces tests doivent déterminer la capacité de résistance des centrales japonaises face à des catastrophes naturelles majeures. Goshi Hosno a toutefois précisé que ces tests seront menés "à la japonaise", en utilisant des points de contrôle et un cahier des charges différents de ceux des Européens.

Actuellement, seuls 19 des 54 réacteurs du pays produisent de l'électricité. Les autres ont été fermés pour maintenance ou vérification, et le gouvernement redoute des pénuries lors des pics de consommation de l'été. Avant la catastrophe du 11 mars, 30% de l'électricité japonaise provenait du nucléaire.

" Des décennies pour remédier aux conséquences de l'accident "

Le Premier ministre japonais Naoto Kan a déclaré samedi que la décontamination du site de la centrale nucléaire de Fukushima prendrait plusieurs dizaines d'années, en présentant pour la première fois un programme de très long terme pour cette opération. "Un grand nombre d'habitants ont été contraints d'évacuer. Il faudra trois, cinq, voire 10 ans pour parvenir à en reprendre le contrôle, et même plusieurs décennies pour remédier aux conséquences de l'accident."

Sur le court terme, le Japon suit un programme pour stabiliser la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, responsable d'émissions radioactives de très haut niveau après la panne de ses systèmes de refroidissement. Ce projet, que s'est procuré NHK, s'inspire d'une étude des données sur la manière dont les Etats Unis ont procédé lors de l'accident nucléaire de la centrale de Three Mile en 1979. Tepco espère réduire les fuites radioactives d'ici à fin juillet et parvenir à refroidir les réacteurs pour les arrêter au plus tard d'ici à janvier prochain.

A plus long terme, la Commission japonaise à l'énergie atomique et l'exploitant de la centrale de Fukushima, Tokyo Electric Power (Tepco), sont convenus de commencer à retirer le combustible nucléaire fondu vers 2021, selon la NHK. La chaîne de télévision publique a rapporté que les autorités, l'opérateur et les fabricants d'équipements estimaient qu'il faudrait "plusieurs décennies" avant de pouvoir démanteler les réacteurs de la centrale.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Dim 31 Juil - 15:09

Citation :
En Allemagne, la sortie du nucléaire ne se fera pas aisément Karl de Meyer (Les Echos) - 13 juillet 2011

Le développement des énergies renouvelables implique des lignes à haute tension et des éoliennes géantes dommageables pour l’environnement. Et des centrales à charbon sont en construction outre-Rhin.

Il faut déjà naviguer une vingtaine de milles marins à partir de Norddeich, petit port au charme batave, à un jet de pierre des Pays-Bas, avant d’apercevoir, à l’horizon, les douze éoliennes du parc offshore Alpha Ventus. On soupçonne alors leur gigantisme. Mais ce n’est qu’au moment où le « Wind Force I » se positionne précisément sous l’une d’elles qu’on en prend la pleine mesure. Les pales de 60 mètres de long, qui tournent autour de leur axe, à 90 mètres au-dessus de l’eau, « nanifient » le bateau et ses passagers. « Et ce n’est que la partie visible, insiste Claus Burkhardt, le patron du projet pilote, dans lequel sont associés les géants E.ON, Vattenfall et le producteur régional EWE. Il faut encore ajouter les 30 mètres d’eau sous le bateau et les fondations, fixées à 40 mètres sous le plancher sous-marin. Au total, chaque construction mesure 220 mètres. »

Le ballet synchrone et étonnamment silencieux des douze géants évoque un film de science-fiction. Et, de fait, Alpha Ventus, c’est l’avenir. Celui du bouquet énergétique allemand. Dans le plan de sortie de l’atome, que le Parlement doit finir, cette semaine, de valider, l’éolien offshore joue un rôle primordial. Il bénéficie d’aides au financement de la banque publique KfW. Et d’une augmentation des tarifs garantis par la nouvelle loi sur les renouvelables, qui fixe un objectif de 35 % d’énergie verte dans la production d’électricité en 2020 (17 % en 2010).

On comprend facilement cette préférence : en pleine mer, le vent souffle plus fort, plus souvent. Les turbines peuvent y fonctionner à pleine capacité quelque 4.000 heures par an, contre 2.000 à terre. Fort de ses 60 mégawatts de capacité installée, Alpha Ventus produit chaque année de quoi approvisionner 50.000 ménages de trois personnes. L’offshore évite en outre, sur le continent, l’extension du phénomène de Verspargelung, un terme utilisé outre-Rhin pour dénoncer l’invasion des éoliennes, ces « asperges » géantes...

Des techniciens au pied marin

Mais ce n’est pas la voie de la facilité, loin de là. Claus Burkhardt expose un long catalogue des difficultés propres à la technologie : « Plus vous allez loin, plus la mer est profonde, plus l’installation est complexe et coûte cher. On est à 60 kilomètres des côtes, car il a fallu tenir compte du parc naturel et des lignes de transit des navires commerciaux. Pour rentabiliser des investissements aussi importants, 250 millions d’euros ici, les éoliennes doivent tourner le plus souvent possible, donc vous devez prévoir des systèmes redondants, pour qu’une panne à un endroit n’entraîne pas automatiquement un arrêt. Les personnels doivent non seulement avoir des compétences en électrotechnique, mais aussi être des marins . » Sans compter que le parc n’est pas toujours accessible, à cause de la météo, et que l’exploitation en haute mer implique une forte corrosion par le sel et de fortes contraintes mécaniques sur les structures.

Le gouvernement aimerait voir essaimer 5.000 éoliennes en mer du Nord et en mer Baltique d’ici à 2025-2030, ce qui assurerait une capacité d’au moins 25.000 mégawatts. Mais, même si cet objectif est atteint, la conversion énergétique du pays n’en sera pas pour autant acquise, loin de là. Une fois le courant produit au nord, encore faut-il le transporter jusqu’au sud industrieux du pays, là où il est consommé.

Or, dans les régions de transit, ça bloque. Petra Enders est une des opposantes les plus résolues aux nouvelles autoroutes de l’électricité prévues par Berlin - on parle de 4.500 kilomètres d’ici à 2020. Maire (gauche radicale) de Grossbreitenbach (2.800 habitants), elle conteste par tous les moyens juridiques la ligne à haute tension que planifie l’opérateur 50Hertz à travers la forêt de Thuringe, « coeur vert de l’Allemagne ». Pas vraiment une « eco-warrior » postcommuniste : elle reçoit à la mairie en petite robe noire, le visage souriant encadré d’anglaises. Mais, l’étude d’un universitaire sous le bras, elle assène un argumentaire visiblement rodé : « Cette nouvelle ligne n’est pas nécessaire. Il y a de nouvelles techniques qui permettraient de faire passer plus de courant dans les câbles existants. » Elle insiste sur les dangers pour la santé des riverains et le tourisme local.

Après avoir passé des vêtements plus sportifs, elle invite à une balade jusqu’au sommet de la colline de la Haube (811 mètres) pour constater les déjà nombreux outrages que la nature a dû subir dans la région. « La ligne à haute tension existante, la carrière de pierre, le tunnel que la Deutsche Bahn creuse pour ses trains rapides et les deux décharges où les roches seront entreposées. Cette nouvelle ligne haute tension, c’est la goutte qui fait déborder le vase. Ce ne sont pas les indemnisations de 40.000 euros par kilomètre du gouvernement qui nous rendront nos arbres. » Petra Enders remet en question la globalité du nouveau concept énergétique : « Il reste dans l’ancienne logique d’une production centralisée, qu’il faut ensuite transporter vers les lieux de consommation. Alors qu’il nous faut un grand nombre d’unités de production décentralisées. » Sur le modèle de Feldheim : un petit village du Brandebourg qui, après quinze ans d’expérimentation, est désormais autosuffisant et qui s’est débranché du réseau. Un parc d’éoliennes sur ce plateau venteux et une unité de biogaz alimentée par la coopérative agricole permettent l’autarcie et des factures allégées.

On comprend bien, toutefois, que le concept ne peut être généralisé à toute l’Allemagne, première puissance industrielle d’Europe. Matthias Kurth, président de l’agence fédérale chargée des réseaux, se montre tout aussi combatif que Petra Enders : « Je vous l’assure, ces nouvelles lignes haute tension sont absolument nécessaires, compte tenu des quantités de courant dont nous avons maintenant besoin. La nouvelle loi va simplifier et unifier les procédures d’autorisation des tracés. Ce qui réduira les possibilités de recours. Ce qu’il nous faut faire, bien sûr, c’est augmenter l’acceptation de la population à ces nouveaux projets d’infrastructures. Donc associer les citoyens dès le début des projets. »

Centrale au charbon et réservoir géant

Ce n’est pas E.ON qui prétendra le contraire. Parce que les renouvelables ne pourront pas compenser immédiatement les capacités du nucléaire et que de vieilles centrales conventionnelles sont progressivement arrêtées, il faudra bien de nouvelles centrales au gaz et au charbon. E.ON a commencé en 2007 la construction d’une centrale au charbon, à Datteln, au coeur de la Ruhr, région industrielle très densément peuplée, hérissée de cheminées. Datteln 4 est une centrale de 1.050 mégawatts, au rendement de 45 %, plus « propre » que les trois anciennes unités voisines qu’elle doit remplacer. Elle devait démarrer cette année, mais la justice, saisie par des riverains et l’ONG BUND, a gelé une partie du chantier en 2009.

Aujourd’hui, sur le site, Andreas Willeke, le patron du projet, est visiblement fier de faire visiter le coeur de l’usine et la tour de refroidissement (180 mètres). « En fait, tout est prêt à 90 %. Les turbines Alstom sont là. Pour éviter qu’elles ne s’oxydent, on a dû acheter des machines pour assécher l’air à l’intérieur. » Les affaires d’E.ON, qui a déjà investi 1 milliard d’euros, semblent s’arranger. Un nouveau plan d’aménagement - juridiquement béton -est en cours de préparation par les autorités locales. Mais Dirk Jansen, qui suit le dossier pour BUND, n’abandonnera pas si facilement : « La Rhénanie-du-Nord-Westphalie, qui affiche des objectifs très ambitieux en matière d’émissions de CO2, est pour l’instant lanterne rouge en Allemagne pour les renouvelables. Et que fait-on ? On investit dans des monstres comme Datteln 4. Désolé, ce n’est pas cohérent. »

Le syndrome Nimby (« not in my backyard ») touche aussi les infrastructures de stockage de l’énergie. Parce que l’électricité éolienne et solaire est par définition volatile, moins prévisible, il faut pouvoir la stocker quand on en produit trop, faute de quoi on déstabilise les réseaux. Les chercheurs travaillent à la mise au point d’un stockage sous forme gazeuse, mais, d’ici là, le procédé le plus éprouvé consiste à pomper de l’eau avec le courant excédentaire vers des réservoirs en altitude. En période de forte consommation, on relâche l’eau pour obtenir de l’électricité hydraulique. Las, le projet de réservoir géant d’Atdorf, dans la Forêt-Noire, se heurte, lui aussi, à de vives résistances, notamment, encore une fois, de la part de la puissante BUND, qui craint pour les espèces animales, végétales et les eaux souterraines. Du coup, l’Allemagne envisage désormais de stocker de l’énergie en Norvège, via de nouveaux câbles sous-marins. Les Norvégiens ont plus de place et savent qu’ils ne pourront vivre éternellement de leur rente dans les hydrocarbures.

Un défi citoyen

Le tournant énergétique allemand représente donc non seulement un immense défi technologique, logistique, organisationnel, mais, presque surtout, citoyen. Angela Merkel appelle d’ailleurs régulièrement à un engagement de chacun. Le fait que l’opposition (Verts et SPD) ait soutenu le paquet énergie, au Bundestag, va dans le sens d’un consensus national. Mais les Allemands vont-ils suivre ? Vont-ils surmonter leurs contradictions ? Une étude de la fondation Bertelsmann, début juin, concluait à une grande méfiance des citoyens à l’égard de leurs représentants. Près de 80 % des sondés souhaitent être plus impliqués, via des référendums locaux ou des initiatives populaires, particulièrement sur les projets d’infrastructures. Il faudra donc, aussi, beaucoup de pédagogie pour réussir la sortie de l’atome en dix ans. On peut penser que le pays, qui a mené à bien sa réunification en moins de vingt ans, saura se mobiliser. L’institut DIW, en mai, a publié une étude optimiste sur le formidable potentiel qu’offre la conversion du modèle énergétique, en termes de recherche, d’emplois et d’exportations futures. On entend d’ailleurs peu d’industriels se lamenter sur les nouveaux plans du gouvernement. En juin, Siemens a annoncé qu’il avait remporté son premier contrat en Chine : 21 éoliennes pour un parc offshore au large du Jiangsu. Et Nordex va, lui, équiper deux champs dans la région du Ningxia. La Chine est, de loin, le premier marché mondial pour l’éolien.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Ven 5 Aoû - 0:48

Citation :
samedi 6 août 2011, 15h Rassemblement à Rocamadour contre le nucléaire militaire et civil

Depuis plusieurs années, le groupe Sortir du nucléaire Lot commémore les bombardements atomiques subis par les populations d’Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 août 1945.
Le 66° anniversaire du bombardement atomique revêt cette année un caractère particulier suite à la catastrophe de Fukushima qui a débuté le 11 mars dernier et touche à nouveau le Japon dans sa chair.
Le choix symbolique de Rocamadour pour cette commémoration s'inscrit dans la continuité des positions antinucléaires de l'église, le Pape Benoit XVI s'est en effet prononcé contre l'énergie nucléaire en réaction à la catastrophe de Fukushima (discours du 9 juin 2011) - après ses prises de position pour le désarmement nucléaire. Rocamadour est en outre situé à quelques kilomètres seulement du Centre d'Études de Gramat (CEA), où des essais de tirs à l'Uranium appauvri ont servi à la France d'expérimentation pour perfectionner ce type d'armes actuellement utilisées par la France contre la Libye sous l'égide de l'OTAN.
L'État français ne peut pas ignorer les effets tératogènes de ce type d'armes et ses conséquences sur les populations civiles et les générations futures puisqu'elles sont responsables du syndrôme dit de la guerre du Golfe. Pas plus ne peuvent l'ignorer les responsables du Centre d'Études de Gramat qui ont effectué plus de 1.000 tirs à l'UA en prenant à chaque fois de multiples mesures - et en prenant à chaque fois toutes les précautions pour confiner les poussières radioactives et chimiques dégagées par les tirs. (voir notre dossier sur ce sujet). Pas plus ne peuvent l'ignorer nos responsables politiques locaux que nous avons à maintes fois avertis et sollicités sur ce sujet, et que nous interrogeons encore une fois ici.
Le groupe Sortir du nucléaire Lot, qui appelle à cette manifestation, demande que l'utilisation de ces armes soit interdite au niveau international. Il appelle la France à en cesser l'utilisation, fusse t-elle avec des munitions concédées par l'OTAN, et l'exorte à revoir sa position sur son usage (cf. question de M. Jean-Luc Warsmann du 9 novembre 2010 au Ministre de la défense sur les armes à uranium appauvri).
Nous appellons les citoyens à venir nombreux nous rejoindre, à Rocamadour, porte du Figuier (première entrée depuis l'Hospital) à partir de 15h, où un tract d'information sera diffusé.

Le Groupe Sortir du nucléaire Lot
http://leliencommun.org/sdnlot / sdnlot@free.fr / 05 65 38 08 39 / 06 30 40 96 64
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Rassemblement-contre-le-nucleaire,2772
http://www.lelotenaction.org/rubrique,rassemblement-a-rocamadour,610090.html
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Nico37



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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Jeu 11 Aoû - 22:44

Citation :
Record de radiations à Fukushima avec 10 sieverts par heure 02/08/2011

La compagnie Tokyo Electric Power annonce que lundi 1er août à Fukushima, les détecteurs de radon de la centrale nucléaire accidentée ce sont affolés affichant au moins 10 sieverts par heure. Un niveau de radiations anormalement élevé entre les réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire japonaise qui a subi un violent tremblement de terre et le tsunami du 11 mars 2011. Suite à cette accident ,c’est plus de 80 000 personnes qui ont du quitter leur domicile en raison de risques pour la santé sur un rayon de 20 kilomètres.

Pour vous donnez un ordre d’idée , le 3 juin avait été enregistré 4 sieverts par heure dans le réacteur numéro 1.

Tepco, exploitante du site, est incapable d’expliquer cette hausse : « Nous sommes toujours en train de vérifier la cause de tels niveaux élevés de radioactivité« . On sait que le gouvernement japonais et Tepco ont prévu de conduire les réacteurs vers « arrêt à froid » d’ici à Janvier 2012.

http://www.youtube.com/v/sdHMZs3mouU
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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Mer 17 Aoû - 12:54

Citation :
Après Fukushima : une extension massive de l'industrie nucléaire mondiale se prépare par William Whitlow 18 juillet 2011

Un rapport de l'Economist Intelligence Unit [le service de recherche et d'analyses du journal The Economist, ndt] prédit une croissance massive sur toute la planète de la production d'énergie nucléaire au cours de la décennie à venir. La prise en compte du désastre de Fukushima, considéré maintenant comme le pire accident industriel de l'histoire, devrait être minime.

Toujours selon ce rapport, la décision de l'Allemagne de fermer ses centrales nucléaires sera plus que compensée par un accroissement de la production nucléaire dans d'autres pays. The Future of Nuclear Energy annonce une croissance de 27 pour cent de la production d'ici à 2020. Les réacteurs prévus en Chine, en Inde et en Russie ajouteront cinq fois la capacité nucléaire que la décision allemande supprimera de la production mondiale.

Il faut 15 ans pour construire une centrale nucléaire, l'augmentation prévue reflète la production estimée des installations déjà en construction. Seize nouveaux réacteurs ont été démarrés en 2010. Dix d'entre eux en Chine et les autres en Russie, en Inde et au Brésil. Même le Japon a repris la construction d'une nouvelle centrale nucléaire, après avoir pris des mesures anti-sismiques supplémentaires. À partir de 2015, un nouveau réacteur entrera en activité chaque mois quelque part dans le monde.

Cette extension massive de l'industrie nucléaire a lieu en dépit du fait qu'aucune des questions de sécurité inhérente à la production d'énergie nucléaire n'a été abordée. Rien que cette semaine, il y a eu une explosion dans une centrale nucléaire française. La centrale de Tricastin a été récemment critiquée par l'Autorité de sécurité nucléaire (ASN) française, qui faisait une liste de 32 mesures de sécurité à appliquer. EDF, qui gère la centrale, a insisté sur le fait que cette explosion avait eu lieu dans une zone non nucléaire de la centrale et ne présentait aucun risque de fuite radioactive. L'expérience de Fukushima a pourtant montré que la défaillance des fonctions non nucléaires, par exemple la perte de l'alimentation électrique, créé un risque pour le réacteur nucléaire. Les centrales nucléaires sont des systèmes dont la conception est très complexe et aucune de leurs parties ne devrait être considérée avec autant de légèreté comme "non-critique."

Toutes les centrales nucléaires françaises sont censées avoir subi une inspection à la suite du désastre de Fukushima. Pour qu'une explosion se produise dans l'une d'entre elles si peu de temps après, et pour qu'EDF la minimise ainsi, donne à penser que l'industrie n'a retenu aucune leçon de Fukushima.

L'extension de l'usage de l'énergie nucléaire est un phénomène international, et l'effet d'un accident quel qu'il soit serait international. Et pourtant il n'existe toujours pas de normes de sécurité internationales ayant force contraignante pour cette industrie. Au lieu de cela, comme l'a mis en évidence le désastre de Fukushima, les gouvernements nationaux et l'industrie nucléaire collaborent dans le dos du public et s'accordent pour passer sous silence les questions de sécurité.

Le Guardian a récemment publié des emails montrant de près la collusion entre le gouvernement britannique et l'industrie nucléaire dans la foulée du désastre de Fukushima. Deux jours après le tremblement de terre, des représentants du gouvernement britannique ont envoyés des courriers à EDF, Areva, Westinghouse [entreprise d'électricité américaine qui intervient fortement dans l'industrie nucléaire, rachetée par le japonais Toshiba en 2006, en France elle est notable pour avoir revendu le brevet de ses centrales à FRAMATOME en 1974, ndt], ainsi qu'à l'Association de l'industrie nucléaire, pour les prévenir que la situation à Fukushima pourrait endommager la confiance du public dans l'énergie nucléaire. Ces représentants insistaient pour qu'il soit dit que ce n'était aussi grave que les images télévisées pouvaient le laisser penser :

« La radioactivité relâchée a été contrôlée - le réacteur a été protégé. C'est la tâche normale des systèmes de sécurité de contrôler et gérer une situation de ce genre. »

Ils ont invité les industriels à envoyer leurs commentaires pour qu'ils puissent être inclus dans une déclaration du gouvernement : « Il faut que nous travaillions tous à partir des mêmes éléments pour faire passer le message aux médias et au public. »

Une campagne de propagande concertée a été organisée, sans aucun égard pour la vérité ou la sécurité de la population. L'industrie nucléaire et le gouvernement britannique ont travaillé main dans la main pour passer sous silence l'étendue du désastre qui se déroulait au Japon et son effet potentiel sur le reste du monde.

« Les opposants au nucléaire de toute l'Europe n'ont pas perdu de temps à assimiler tout ça à Tchernobyl etc. Il faut que nous réduisions au silence toutes les tentatives de comparer cela à Tchernobyl, » affirme l'un de ces e-mails.

En quelques semaines, les représentants japonais ont été contraints d'augmenter le niveau de l'accident de Fukushima de 4 à 7 , comme à Tchernobyl.

Les officiels britanniques se sont clairement considérés comme en lutte médiatique pour la défense de l'industrie nucléaire, comme les ministres se préparaient à ce moment-là à annoncer de nouveaux plans pour la construction de réacteurs nucléaires au Royaume-Uni.

« Cela a le potentiel de faire reculer l'industrie nucléaire partout dans le monde, » dit l'un des 80 e-mails rendus publics, « il faut nous assurer que les antinucléaires ne puissent pas gagner de terrain là-dessus. Il nous faut occuper le terrain et le tenir. Nous avons vraiment besoin de montrer que le nucléaire est sûr. »

Un ex-inspecteur de centrales nucléaires a déclaré au Guardian que le niveau de collusion révélé par ces e-mails est « vraiment choquant. »

Cette collusion n'est pas cantonnée à la Grande-Bretagne. Au Japon, l'ampleur du désastre de Fukushima a été constamment minimisée dès le départ. D'après l'ex-ministre de l'intérieur Haraguchi Kazuhiro, les données des stations de mesure de la radioactivité au Japon ont été jusqu'à cent fois plus élevées que celles révélées à la population.

Les experts sont de plus en plus inquiets des conséquences de Fukushima sur la santé publique. Nishio Masamichi, spécialiste en radiothérapie et directeur du centre de cancérologie d'Hokkaido, a exprimé sa « grande inquiétude » dans le journal des affaires, le Tokyo Kenzai. L'article est intitulé : « Le problème des contre-mesures à l'exposition aux radiations pour l'accident nucléaire de Fukushima : inquiétudes pour la situation actuelle, » il y donne une répartition détaillée des risques pour les travailleurs du site et les résidents de la zone environnante.

Ce fonctionnaire du ministère de la santé s'était initialement associé aux appels au « calme », mais il accuse maintenant la Compagnie électrique de Tokyo (TEPCO) de cacher la vérité sur ce désastre et de faire passer la survie de la compagnie avant la santé publique. Il a condamné l'augmentation par le gouvernement de la limité légale du taux d'exposition aux radiations pour les travailleurs de 100 millisieverts à 250 par an. Les travailleurs du site ne sont « même pas traités comme des êtres humains, » écrit-il.

Les travailleurs sont forcés à dormir et manger sur le site de l'accident, ce qui augmente leur risque d'inhaler ou d'ingérer des produits contaminés, alors qu'à seulement une demi-heure de là, il y a des hôtels vides où ils seraient déjà confrontés à un risque nettement moindre. La compagnie se préoccupe davantage, affirme-t-il, d'empêcher les travailleurs de fuir, que de protéger leur santé.

Toujours selon lui, la compagnie a donné aux travailleurs des compteurs Geiger truqués. Ils ne s'appuient pas sur des mesures effectuées sur tout le corps pour évaluer le niveau d'exposition à des radiations internes. Ils ne mesurent pas non plus les taux de radiations en les répartissant en différents types, radiations alpha émises par le plutonium et beta émises par le strontium. Aucune mesure spécifique n'a été prise pour protéger les travailleurs du MOX (du combustible à Mélange d'OXydes) utilisé dans le réacteur numéro 3. De l'iode est donné aux travailleurs mais, pour Nishio, il faudrait également qu'ils prennent de la Radiogardase (des capsules de bleu de Prusse insoluble).

Nishio a également critiqué les mesures prises par le gouvernement japonais pour protéger les populations locales. Un rayon de 30 kilomètres a été évacué, mais il a indiqué que le risque de contamination n'est pas uniforme, il dépend de la topographie et de la météo. Certaines zones hors de ce rayon ont donné des mesures très élevées.

Certaines mesures de la contamination n'ont pas été divulguées, il écrit : « La seule explication c'est que les taux de radiations élevés n'ont pas été divulgués parce que l'on craignait de provoquer la panique. »

Le taux de radiation légalement admis au Japon est de 1 millisievert par an pour les personnes ne travaillant pas dans l'industrie nucléaire. Mais le gouvernement japonais l'a fait passer à 20 millisieverts après l'accident de Fukushima. Nishio affirme que cela revient à « prendre à la légère la vie des gens. » Il a averti que c'est trop élevé pour les enfants et demandé des mesures spéciales pour mesurer le niveau de strontium, qui peut affecter les enfants parce que leurs os sont encore en développement.

Les citoyens japonais n'ont aucun moyen de mesurer leur niveau personnel d'exposition. Nishio a particulièrement insisté sur le danger de l'exposition interne à des taux de radiation élevés à long terme. Des comparaisons avec une exposition externe dans un environnement médical contrôlé ne sont pas faisables, a-t-il prévenu. Les effets sur la santé des expositions internes à long terme sont imprévisibles et assez peu connus.

La ville de Fukushima abrite 300 000 personnes et est hors du rayon évacué. Des zones de haute contamination y ayant été détectées, les résidents s'en remettent à des solutions improvisées telles que d'enlever la terre de leurs jardins et passer leurs toits au savon pour tenter d'éliminer la contamination.

« Tout et tout le monde est paralysé, et nous nous sentons abandonnés, sans savoir s'il est sûr ou pas pour nous de rester en ville, » a déclaré une mère à l'agence Reuters.

Les autorités enlèvent la couche superficielle de terre des cours d'écoles, mais il n'y a aucun plan général pour enlever la contamination des parcs, des terrains vagues ou des jardins privés. Il n'y a pas non plus d'endroit sûr pour la déposer une fois enlevée. Il n'y a aucun antécédent pour l'ampleur de l'effort de décontamination qu'il faudra faire pour rendre la zone affectée par le désastre de Fukushima à nouveau sûre.

Les conséquences mondiales de Fukushima commencent seulement à apparaître et ne font toujours pas l'objet de commentaires officiels. En juin, TEPCO a révisé ses estimations de la quantité de radiations émises au cours de la première semaine du désastre. Ils ont reconnu qu'elles étaient le double des précédentes pour la quantité totale émise par l'accident.

L'essentiel du surplus de radiations était sous forme de « particules chaudes » - de petites particules de césium, plutonium, uranium, cobalt 60 et d'autres matières radioactives. Les particules chaudes isolées sont trop petites pour être détectées par un compteur Geiger. Pourtant, elles posent un risque sérieux de cancer parce qu'elles peuvent se coincer dans les poumons ou l'appareil digestif, et bombarder une petite zone de tissus pendant une longue période.

Des scientifiques indépendants qui ont inspecté les filtres à air enlevés de véhicules japonais pensent que les habitants de Tokyo ont respiré environs 10 particules chaudes par jour en avril, immédiatement après l'accident. Dans la zone environnant la centrale, les niveaux auraient été 30 à 40 fois plus élevés, et de l'autre côté du Pacifique, à Seattle, des niveaux équivalents à 5 par jour ont été détectés.

Article original, paru le 6 juillet 2011

Citation :
[url=http://www.lecourrier.ch/a_contre_courant_l_afrique_se_rue_sur_le_nucleaire]A contre-courant l'Afrique se rue sur le nucléaire
SAMEDI, 13 AOûT, 2011 Palitza Kristin

ÉNERGIE • Près des deux tiers de la population de l’Afrique subsaharienne vit sans électricité. Pour y remédier, les gouvernements africains se tournent vers le nucléaire.

Alors que la Suisse et l’Allemagne veulent débrancher leurs centrales atomiques, l’Afrique voit dans le nucléaire son avenir énergétique. Pour l’instant, seule l’Afrique du Sud possède une centrale nucléaire civile. Mais la situation devrait radicalement changer dans les deux prochaines décennies. Les gouvernement africains se tournent de plus en plus vers l’atome civil. L’Afrique a ses propres préoccupations, le développement du continent et pour cela l’électricité est nécessaire.

Le Maroc ambitionne de faire son entrée dans l’atomique en 2017 et la Namibie en 2018. Au Nigeria et en Egypte, les premières centrales électronucléaires devraient fonctionner d’ici à 2020. Le gouvernement kényan, de son côté, a investi 1,7 million de francs pour la construction d’un réacteur qui devrait produire 1000 mégawatts d’ici à la fin de cette décennie. Le Ghana, l’Angola, l’Algérie, la Tunisie et l’Ouganda envisagent aussi d’opter pour l’énergie nucléaire. Même les nations les plus pauvres de l’Afrique comme le Burundi, la République démocratique du Congo et le Cap Vert ont fait un pas vers le nucléaire en rejoignant l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Sur le continent, l’Afrique du Sud reste le leader incontesté en termes d’énergie nucléaire: le pays veut construire d’ici à 2023 six nouvelles centrales et couvrir ainsi près d’un quart de ses besoins énergétiques. «L’Afrique du Sud veut aussi exporter son savoir-faire dans la région», analyse David Fig, expert nucléaire sud-africain. Premier client, l’Algérie qui a décidé de confier à l’Afrique du Sud la création de deux réacteurs nucléaires.

Face à cette vague pronucléaire, le Sénégal semble bien isolé. Le pays d’Afrique de l’Ouest est revenu en arrière sur ses plans de construire une première centrale après la catastrophe du Fukushima au Japon. Au mois d’avril, le président Abdoulaye Wade a même soumis une résolution à l’Union africaine (UA) pour déclarer le continent «zone zéro nucléaire». Mais ses chances de succès sont minces.

De l’uranium en abondance

Le combustible nucléaire est pour de nombreux pays africains – riches en matière première – le moindre de leur souci. Le continent regorge d’uranium. Le Niger, la Namibie et l’Afrique du Sud ont d’énormes gisements d’uranium qui représentent ensemble, environ 15% des ressources connues d’uranium dans le monde. Et beaucoup de leurs voisins extraient eux aussi ce métal radioactif.

Les risques engendrés par le nucléaire ne font guère l’objet de débats en Afrique. Combler le déficit énergétique passe en premier. Les risques de catastrophe nucléaire et le problème du stockage des déchets ne font pas le poids face aux promesses du lobby nucléaire de croissance économique et d’emploi. La propagande pronucléaire est particulièrement acharnée, car le marché africain attise les convoitises des entreprises nucléaires, qui peinent désormais à vendre leur technologie dans les pays du Nord. La concurrence est rude entre les firmes russes, françaises et chinoises pour séduire les dirigeant africains. «Les sociétés d’énergie nucléaire tentent désespérément de trouver de nouveaux clients et d’attirer les gouvernements africains avec des offres alléchantes», conclut David Fig.

Pour faire son entrée dans le nucléaire, l’Afrique doit toutefois passer encore quelques obstacles. Avoir son réacteur a un coût, des millions de francs, que de nombreux gouvernements sans l’aide d’investisseurs étrangers ne peuvent se permettre. Mais la barrière la plus forte reste le manque de connaissances techniques. Entre deux cents et mille scientifiques et ingénieurs spécialisés sont nécessaires pour faire fonctionner une centrale nucléaire. Or, moins de dix mille personnes travaillent actuellement dans l’ensemble du secteur nucléaire en Afrique. «Il faudra encore longtemps avant que l’Afrique ait les compétences nécessaires», confie Tristen Taylor, expert en environnement à l’organisation Earthlife. «Sans compter que la plupart des pays ne disposeraient pour l’instant même pas d’un réseau électrique suffisamment dense et puissant pour raccorder un réacteur.» INFOSUD
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Nico37



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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Jeu 18 Aoû - 12:21

Citation :
Fukushima : contamination marine et silence du gouvernement par Greenpeace vendredi 12 août 2011

Nous sommes le 11 août. Depuis 5 mois, le Japon vit une catastrophe nucléaire sans précédent. La contamination se poursuit, sans que de véritables moyens de prévenir la population n’aient été mis en place. L’équipe d’experts en radioprotection de Greenpeace a relevé des niveaux élevés de radioactivité dans les fruits de mer pêchés par les japonais au large des côtes du Japon. Ces relevés ainsi que les informations récentes sur les dissimulations du gouvernement japonais sur l’étendue réelle des radiations à Fukushima, montrent l’urgence d’informer, avec transparence la population et de la mettre à l’abri.

Contamination en mer : la course contre la montre

Le 9 août, lors d’une conférence de presse , Greenpeace a détaillé comment ses experts se sont rendus dans les ports de la préfecture d’Iwaki entre le 22 et le 24 juillet, prélevant des échantillons de fruits de mer avec l’aide des pêcheurs locaux. Les laboratoires français de l‘ACRO et de la CRIIRAD ont détecté des niveaux élevés de radioactivité dans un certain nombre de ces échantillons. Ce qui signifie que la contamination de la côte de Fukushima est toujours très grave.
Greenpeace a donc demandé au gouvernement japonais de rendre l’étiquetage des produits de la mer obligatoires et d’indiquer les niveaux de radiation et la zone de pêche. Les procédures de surveillance des radiations devraient également être renforcés et les règlements de commercialisation des denrées alimentaires rendus plus strictes.
Tout cela devrait être fait aussi vite que possible. Car la saison de pêche au chalut est sur le point de commencer sur les côtes de Fukushima et Ibaraki. C’est une course contre la montre qui commence : la mer est l’une des principales sources d’alimentation pour les japonais. Contrairement à la viande bovine, aucune loi n’est en vigueur pour tracer l’origine des poissons et crustacés. Ce vide légal laisse la porte des marchés nationaux ouverte aux fruits de mer contaminés !

L’assourdissant silence du gouvernement Japonais

Mais les autorités japonaises s’enferrent dans la dissimulation. Le New York Times le révélait en début de semaine : les services publics japonais pouvaient prévoir que le vent ramènerait les particules radioactives vers le Nord, juste après la catastrophe nucléaire, mais ils n’ont rien dit aux populations concernées. Le maire de Namie, à 7 km de Fukushima, dénonce un acte « criminel ». Reportage sur la colère au Japon face aux mensonges des autorités (en anglais) Le gouvernement japonais semble faire de la désinformation. Une note a même été adressée aux principaux médias (télé, radio, presse écrite) par le Ministère des affaires internes et de la Communication Japonais, leur demandant de modérer articles et commentaires traitant du tremblement de terre, du tsunami et de la catastrophe nucléaire allant à l’encontre des communiqués officiels afin de « ne pas propager de rumeurs« .
Cette gestion de la crise ne peut plus continuer : le gouvernement doit assumer son
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Nico37



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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Dim 21 Aoû - 10:57

Citation :
Fukushima, tragédie en sous-sol

Plus de 5 mois se sont écoulés depuis la catastrophe de Fukushima, et les gouvernements, comme les lobbys n’en finissent pas d’agiter des écrans de fumée pour tenter de nous masquer une réalité de plus en plus préoccupante.

Dans une courte vidéo consacrée à Tchernobyl, il est intéressant de faire un parallèle avec la situation qui se déroule à Fukushima.

On y entend Giscard affirmer à plusieurs reprises : « je crois tout d’abord qu’il faut rassurer les Français (…) il y a un taux de radioactivité qui est faible et qui ne peut avoir de conséquences pour la santé de la population ».

Il évoque au sujet de la centrale de Tchernobyl « une technologie rustique » ce qui n’est pas sans nous rappeler la déclaration de Nicolas Sarközi, lors de sa visite au Japon, vantant les mérites de l’EPR, affirmant qu’il est bien plus sur que les centrales japonaises.

« Si on a perdu des marchés et des appels d’offres, c’est parce qu’on est les plus chers. Et si on est les plus chers, c’est parce qu’on est les plus surs » a-t-il déclaré 3 jours après la catastrophe de Fukushima.

Ce qui dénote d'un sérieux manque de diplomatie, et qui de plus est totalement erroné.

Comme le dit Marc Aroman du réseau « sortir du nucléaire" : « les centrales japonaises ont 5 barrières de confinement contre 3 en France (…) les entreprises qui ont construit les centrales nucléaires ont une avance nettement supérieure sur les technologies antisismiques »

Opale Crivello porte parole de cette organisation ajoute : « Fessenheim (et d’autres centrales françaises) ont un problème au niveau des coussinets des groupes électrogènes, sujets à une usure prématurée. En cas de coupure électrique, si ceux-ci ne tiennent pas, les conséquences pourraient être catastrophiques, une fusion partielle du cœur est possible ».

Et Jean Paul Biberian, ingénieur en Physique Nucléaire et Electronique, maitre de conférences de physique à la faculté des sciences de Luminy de conclure : « Personne n’est en mesure d’exclure l’hypothèse d’un accident (…) les centrales françaises ne seront jamais totalement sures (…) ne continuons pas le Concorde nucléaire, faisons l’Airbus des nouvelles énergies ».

On sait que ni le dernier « fleuron » l’EPR, ni les autres centrales, ou l’usine de la Hague, ne résisteront au crash d’un avion de ligne. lien

Mais revenons à Tchernobyl.

C’est ensuite Alain Madelin, alors ministre de l’industrie, des PTT, et du tourisme, qui prend la parole :

« Il faut dans cette affaire du nucléaire jouer complètement le jeu de la transparence (!) On s’aperçoit qu’il n’y a pas eu de maillon faible dans la sécurité des français, il y a eu un maillon faible dans la procédure de communication (…) je tiens à vous dire qu’il n’y a aucun problème de sécurité en France, aucun (…) nous n’avons rien à cacher, nous mettons cartes sur table (…) aucun risque sanitaire (…) aucune inquiétude à avoir ». puis on entend le Professeur Pellerin, responsable du SCPRI (service de protection contre les rayonnements ionisants) : « il s’agit d’une radioactivité qui est notable mais qui ne présente aucun inconvénient sur la santé publique, seulement on a fait tellement de catastrophisme sur le plan du nucléaire qu’on risque de déclencher des paniques (…) ça ne menace personne actuellement sauf peut-être dans le voisinage immédiat de l’usine, et encore c’est surtout dans l’usine que je pense que les Russes ont admis qu’il y avait des personnes lésées »

A la question « est-ce qu’on a constaté quelque chose au dessus de la France ? » il répondait avec assurance et sérénité :

« Non, parce que les vents ne vont pas dans cette direction là, les vents tournent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, il y a pas lieu du tout de s’inquiéter, c’est sans aucun dangers pour la santé publique »

Quand à la ministre française de la santé de l’époque, elle prenait la défense du professeur Pellerin en disant : « ils ont travaillé comme des bêtes pendant un mois, seulement ce n’est pas leur métier de faire de la communication »

Alors on se demande ce que le professeur Pellerin faisait sur les plateaux de télévision martelant d’énormes mensonges avec la plus grande conviction ?

Dans ce court documentaire, une experte physicienne russe conclut : « Le plus dangereux isotope sorti du réacteur de Tchernobyl, ce n’est ni le césium, ni le plutonium, mais le mensonge (…) un mensonge qui s’est propagé comme la radioactivité dans notre pays et dans le monde entier ».

http://www.youtube.com/v/FHhmwQwmDec

Mais revenons à Fukushima.

Les coriums des 3 réacteurs sont manifestement partis jouer les « filles de l’air », et pour bien en comprendre le danger, il faut savoir qu’il peut atteindre 3000°C (la lave d’un volcan est en moyenne à 1000°C), faisant fondre la plupart des matériaux qu’il rencontre, détruisant tout sur son passage : il émet tellement de radioactivité (28 térabecquerels par kilo) que personne ne peut s’en approcher sans trouver la mort en quelques secondes.

Il faudra de longs mois pour amener la température du corium "à froid". (À Tchernobyl, il a fallu entre 6 et 7 mois, mais 18 ans après la catastrophe, on mesurait encore une température de 36° C à proximité du combustible fondu).

D’après de nombreux experts, la cuve du réacteur n°1 a été traversée dès le soir du 11 mars, et elle a traversé la dalle de 8 mètres d’épaisseur dès le 12 mars.

Sa vitesse de progression est inconnue, mais doit être assez rapide, et s’il s'est rassemblé, il a formé un puits d’environ 0,80cm descendant à la verticale, à moins qu’il ne se soit dispersé s’infiltrant dans des failles rocheuses, se divisant en multiples tentacules, ce qui lui ferait perdre de sa puissance.

Les experts pensent que le pire des cas serait que le corium s’enferme dans le béton, ou dans le sol, ce qui lui permettrait de conserver son intégrité, augmentant le nombre de neutrons récupérés, le rendant inaccessible, et donc quasi impossible à refroidir.

Un autre risque existe, en cas de Melt-through, (syndrome chinois) il peut fragiliser les fondations des réacteurs, provoquant des failles supplémentaires dans le béton des constructions, laissant s’échapper les milliers de litres d’eau encore présente dans la centrale et menaçant la stabilité des bâtiments.

Cerise sur le gâteau, comme la centrale n’est qu’à 200 mètres de l’Océan, si le corium rencontre la nappe aquifère en relation avec la mer, la contamination pourrait durer des dizaines d’années, polluant pour longtemps l’ensemble du littoral oriental du Japon.

Les trois coriums de Fukushima représentent 257 tonnes émettant donc plus de 7 millions de terabecquerels. (Celui de Tchernobyl était estimé à un maximum de 80 tonnes).

Il faut aussi se souvenir que le corium du réacteur n°3 contient 300 kg de plutonium.

Le 4 aout, la caméra de surveillance a filmé un énorme dégagement de fumée, et de lumières intenses,
http://www.youtube.com/v/wTJRZ8CNDB4
puis la même situation s’est produite le 13 aout http://www.youtube.com/v/MaQgkERHuNY
le 14 aout http://www.youtube.com/v/L0e3F4L5u3c
et le 18 aout (à partir d’une 1’10’’) http://www.youtube.com/v/NcXZ94dTqyc

Pour beaucoup d’observateurs, il est évident que ces dégagements de vapeur radioactive et de lumières intenses sont provoqués par le corium, chaque fois qu’il rencontre de l’eau.

Dans ces dégagements de vapeur, on trouve du Neptunium, ce qui est la preuve d’une réaction nucléaire en cours, ce Neptunium-239 a une période de 2,4 jours, et se transforme en Plutonium 239, d’où le fort dégagement de chaleur, lorsque ces matières radioactives atteignent des poches d’eau.

Un ouvrier de Fukushima témoigne :

« Des vapeurs massives sortent des fissures de la terre (…) et il semble que la réaction nucléaire arrive du sous-sol. Nous évacuons : prenez garde à la direction du vent (…) nous avons peur ! ».

Un autre ouvrier ajoute :

« Prés des réacteurs, il y a beaucoup de fissures dans la terre, la vapeur sort de la, et nous avons découvert 10Sv/h à 6 endroits différents, malgré les annonces du gouvernement ».

Alors, lorsque ces jets de vapeur se produisent, les ouvriers sont obligés d’évacuer les lieux, pour échapper au danger radioactif.

Paul Gunter évoquant le syndrome chinois, déclare : « 1000 rems sortent de ces fissures (500 rems c’est la dose mortelle) (…) la dose maximale pour le public c’est 100 millirems par an, et là, c’est 1 million de millirems par heure ! Ce sont des doses létales qui sortent du sol.

Ils cherchent à contenir cet accident en construisant des tentes par-dessus les réacteurs, ce qui est un peu absurde et montre qu’on est à un point où on emploie des mesures désespérées.

Mais maintenant la vapeur radioactive remonte du sol par des fissures autour des constructions, ce qui signifie que cet accident est maintenant clairement, sérieusement, bien plus hors de contrôle que ce qu’on veut bien admettre ».

http://www.youtube.com/v/baya8-agPs4

Pas étonnant dès lors qu’avec les quantités de radioactivité que délivrent chaque jour depuis plus de 5 mois les 3 réacteurs en fusion de Fukushima, les médecins aient détecté de l’iode radioactif dans les tyroïdes de nombreux enfants Japonais.

Devant cette situation ingérable, le gouvernement Japonais veut manier une fois de plus la censure, et prépare une révision de la constitution visant à limiter le droit d’expression en cas de catastrophe naturelle.

La désinformation continue de plus belle, comme par exemple ces « scientifiques » affirmant que l’on peut boire du plutonium sans danger.

Pourtant chacun sait qu’un microgramme de plutonium inhalé peut tuer un être humain en moins de 30 jours.

Alors que certains n’hésitent plus à évoquer un génocide http://www.youtube.com/v/PXsUTIJtMLs
ils sont de plus en plus nombreux à réclamer l’évacuation du Japon.

Pour l’expert Christopher Busby, en terme de taux de radioactivité, la situation dans les rues de Tokyo est comparable à celle de Tchernobyl. http://www.youtube.com/v/XNzDg4O9dkw

Mais le silence médiatique mondial continue, puisqu’après le nouveau séisme d’une force de 6,8 qui s’est produit le 19 aout, on pouvait entendre sur l’antenne d’Europe 1, et ailleurs, que cela n’avait pas eu d’incidence sur la centrale nucléaire.

Donc, tout va bien…

Car comme dit mon vieil ami africain : « Le malheur peut être un pas vers le bonheur ».
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Nico37



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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Mar 23 Aoû - 15:07

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Nico37



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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Sam 10 Sep - 23:07

11 septembre 2011 - 6 mois de Fukushima Catastrophe nucléaire majeure au Japon Un dossier d'actualité du Réseau "Sortir du nucléaire"

Citation :
Fukushima, six mois de mensonges et de désinformation

Ce 11 septembre 2011, six mois se seront écoulés depuis le début de la catastrophe nucléaire de Fukushima.
Six mois que Tepco, l’ensemble du lobby nucléaire, le gouvernement japonais, mentent et désinforment les citoyens du Japon et du reste de la planète. Six mois déjà, à lutter contre l’opacité, à tenter de démêler les fils de la vérité, concernant la situation des réacteurs, la contamination de l’environnement, des habitants et des aliments. A la veille du 11 septembre 2011, nous sommes toujours confrontés à un mur de censure.. Les grandes catastrophes nucléaires de l’histoire, de Mayak à Fukushima en passant par Tchernobyl, se suivent… la désinformation reste entière, et nous, citoyens du Japon et d’ailleurs, sommes les premières victimes. Ce silence doit cesser..

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ souhaite ici fournir un aperçu – sans prétendre être exhaustif – de la situation des populations dans la préfecture de Fukushima à ce jour. Ce dossier met en valeurs certains aspects scandaleux de la gestion de la catastrophe par les autorités japonaises qui sont passés inaperçus dans les médias en France. Alors que l’accident n’en est qu’à son commencement, le Japon en a-t-il tiré les leçons ?

• Lire la suite du dossier en ligne : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Lire-en-ligne-la-suite-du-dossier

• Téléchargez le dossier au format pdf : http://groupes.sortirdunucleaire.org/IMG/pdf/_Fukushima_6_mois_apre_s-_dossier_de_presse_SDN-ff2-4-1.pdf
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Nico37



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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Mer 21 Sep - 2:39

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Nico37



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MessageSujet: Re: Nature déchaînée contre technologie japonaise   Sam 29 Oct - 2:15

Citation :
Fukushima : les boues d'épuration et mâchefers d'incinération radioactifs s'accumulent dans le Nord du Japon Article publié le 24 Octobre 2011 Philippe Collet

Le traitement des déchets usuels pose de sérieux problèmes aux autorités japonaises. En cause, la concentration dans les résidus de traitement des éléments radioactifs déposés sur certains déchets et dans l'eau.

L'agence de presse Reuters rapporte qu'un "nombre croissant de villes du Nord du Japon" font état de difficultés face à l'accumulation des mâchefers radioactifs issus de leurs usines d'incinération des déchets. L'incinération des déchets verts contaminés par les retombées radioactives associées à la catastrophe nucléaire de Fukushima serait la principale cause de contamination des cendres.

Le même problème se pose avec les boues de traitement des eaux usées qui, elles aussi, concentrent la pollution radioactive. Selon des chercheurs japonais, ce problème "va perdurer pendant des années", notamment parce que le principal élément à l'origine de la pollution est le césium radioactif dont la demi-vie est de 30 ans.

Limiter les collectes et arrêter les incinérateurs

La ville d'Ohtawara, située à 100 kilomètres au sud-ouest de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, a ainsi annoncé la semaine dernière que d'ici deux semaines, elle manquera de place pour stocker les quelque 400 tonnes de cendres d'incinération radioactives qui ne peuvent être enfouies.

La commune a déjà réduit de moitié la fréquence du ramassage des déchets afin de limiter l'accumulation de ces cendres. Cependant, la mesure est insuffisante et les autorités autoriseront sous peu le stockage des mâchefers dans des sacs disposés à l'air libre.

Plus au sud, la ville de Kashiwa a dû fermer temporairement son incinérateur. En effet, l'installation bénéficie de technologies de pointe permettant de réduire le volume des mâchefers, mais, revers de la médaille, les résidus affichent des concentrations plus importantes de particules radioactives.

Par ailleurs, ces stockages temporaires mobilisent des ressources importantes pour les collectivités locales, à l'image de la ville de Nagareyama à proximité de Kashiwa qui a provisionné 250 millions de yens (2,36 millions d'euros) dans ce but.

Pénurie de sites d'enfouissement

Mi-septembre, le gouvernement a recensé 52.000 tonnes de mâchefers d'incinération et boues déshydratées issues du traitement des eaux usées. Un volume de résidus radioactifs en hausse de 63 % par rapport au recensement réalisé fin juillet. Chaque jour, le volume augmente d'environ 360 tonnes.

Pour le gouvernement japonais, ces résidus peuvent être enfouis, dés lors que la radioactivité est inférieure à 8.000 becquerels par kilogramme (Bk/kg). Reste que les riverains des centres d'enfouissement s'y opposent.

Par ailleurs, le plan provisoire présenté en juillet par le ministère de l'Environnement japonais prévoyait que l'Etat prendrait à sa charge la gestion des résidus d'incinération dont la radioactivité dépasse 8.000 Bq/kg. Cependant, un officiel interrogé par Reuters indique que "rien de concret n'a été décidé depuis". En cause, notamment, la difficulté rencontrée par l'Etat pour trouver des sites de stockage dans un pays qui manque déjà cruellement d'espace.

En septembre 2011, Charlotte Nithart, directrice de Robin des Bois, expliquait, à l'occasion d'une intervention sur le traitement des déchets en situation post-catastrophe, que des cendres contenant jusqu'à 140.000 Bq/kg de substances radioactives ont été découvertes fin mars. "Le Japon est en train de contaminer ses moyens logistiques en même temps que son réseau de traitement des déchets ménagers et d'assainissement", déplorait Robin des Bois.

Fukushima : l'Agence japonaise de sûreté nucléaire réévalue la catastrophe à la hausse (article paru le 08/06/2011) La Nisa juge probable la fonte des cœurs des réacteurs et le percement des cuves. De plus elle réévalue à la hausse les émissions d'éléments radioactifs. Sur le site de Fukushima, de l'eau radioactive pourrait fuir vers l'océan à partir du 20 juin. Lire la news Nucléaire : les populations locales bloquent la remise en service des réacteurs japonais (article paru le 13/07/2011) Le nombre des réacteurs japonais à l'arrêt pour des impératifs de maintenance ne cesse de croître. Faute de pouvoir les redémarrer, le pays pourrait ne plus disposer du moindre réacteur en service en avril 2012. Lire la news Déchets post-catastrophe : le retour d'expérience prouve l'importance de la planification (article paru le 20/09/2011) Faute de préparation, la gestion des déchets en situation post-catastrophe peut tourner au cauchemar. Pour anticiper, certains éléments clés sont à considérer, et en particulier le stockage des déchets, les règles de tri et le traitement lui-même.
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