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 Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue

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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Jeu 9 Juin - 23:38

Citation :
Gaz de schiste: le Sénat adopte le texte 9/6/11 - 20 h 45 AFP - FRANCE

Le Sénat a adopté jeudi soir la proposition de loi UMP interdisant la technique de la fracturation hydraulique sur les gaz de schiste à l'issue d'un débat qui a tourné en monologue de l'opposition accusant une majorité peu diserte de "vouloir gagner du temps".
La discussion au Sénat de ce texte déjà adopté par l'Assemblée n'avait pu être achevée la semaine dernière, le nombre de sénateurs UMP étant insuffisant en séance. Le vote a été acquis par 167 voix contre 152, seule la majorité l'approuvant.
L'antagonisme entre droite et gauche est désormais d'autant plus installé sur les gaz de schiste après la publication mercredi du rapport de la mission d'information parlementaire lancée en mars et dont les deux rapporteurs, Philippe Martin (PS) et François-Michel Gonnot (UMP) aboutissent à des conclusions radicalement opposées.
Cette mission, a été lancée en mars, à la suite d'une fronde des élus locaux et écologistes ulcérés par l'octroi en catimini de permis d'exploration de gaz de schiste en mars 2010 dans le sud de la France.
L'opposition souhaite l'interdiction pure et simple de l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste au nom de la préservation environnementale des sous-sols, tandis que la majorité souhaite ne pas fermer définitivement la porte à ces hydrocarbures non-conventionnels.
La gauche demande l'annulation de tous les permis exclusifs et demande une réforme du code minier.
La proposition de loi du député UMP Christian Jacob prévoyait à l'origine l'interdiction de l'exploration de ces hydrocarbures non conventionnels mais elle a été amendée en première lecture à l'Assemblée et ne propose plus que d'interdire la technique de la facturation hydraulique jugée hautement polluante.
Les titulaires des permis auront deux mois pour déclarer la technique utilisée et c'est seulement s'ils recourent à la fracturation hydraulique, ou s'ils ne répondent pas, que les permis seront abrogés.
La majorité sénatoriale a amendé le texte en rendant cette technique possible mais "à des fins scientifiques".
"L'interdiction de cette seule technique laisse toute latitude à la mise en oeuvre d'une autre méthode toute aussi dévastatrice (...) il faut abroger tous les permis", a critiqué l'écologiste Jean Desessard (EELV).
"Les industriels qui ont les permis pourront les garder" s'est indignée Nicole Bricq (PS). "Le gouvernement a la volonté de faire baisser la mobilisation", a soutenu Didier Guillaume (PS). "Pourquoi ne pas marquer une pause et d'abord réformer le code minier pour y voir plus clair dans ce qui devient de plus en plus illisible", a plaidé Jacques Mirassou (PS).
"Réformer le code minier ne changerait rien pour le passé et donc ne règlerait pas le problème, c'est de l'argumentaire politique" a répondu Benoist Apparu (Logement) représentant le gouvernement en l'absence de la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.
"Vos positions sont trop radicales, le problème de la dépendance énergétique est un problème fondamental, il ne faut pas nous brider et nous ôter toute possibilité", a lancé Philippe Dallier, un des rares intervenants de droite.
"Ceux qui prétendent qu'avec ce texte on ne leur donne pas de sécurité, trompent les citoyens", a aussi soutenu Jacques Blanc (UMP).
Le texte étant inscrit en urgence (une lecture par assemblée), une commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) va maintenant être chargée d'élaborer une version commune aux deux assemblées, version qui reviendra devant le Parlement pour un vote définitif.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 18 Juin - 20:23

Citation :
«Permis de Foix»: l'exploration de gaz de schiste en Ariège a commencé depuis 2007

Il s’agit d’une autorisation passée largement inaperçue depuis maintenant 5 ans, récemment révélée par Mediapart.

Pourtant, avec ce «permis de Foix», dès 2006 l’Etat a autorisé par arrêté ministériel une société canadienne (Encana France) à explorer les sous-sols ariégeois en vue d’une éventuelle exploitation du gaz de schiste.

En 2010, cette autorisation a été prolongée jusqu’en 2014.

Dans ce permis accordé à Encana France, la Haute-Garonne, les Hautes-Pyrénées, l’Aude et l’Ariège (représentant 1/3 de la zone d’exploitation) sont concernés.

Dans le département de l'Ariège, la zone suit le Plantaurel, délimitée à l’ouest par le Salat et l’Arize, convergeant sur Foix, et englobant les Monts d’Olmes.

A l’époque, ce permis d’exploitation n’est pas accordé après appel d’offres mais suite à une candidature spontanée avec dépôt de dossier.

La société Encana obtient alors un laissez-passer exclusif pour la recherche d’hydrocarbures liquides et gazeux (pour 4 ans) pour un engagement de dépense minimum de 15,2 M€.

Et si ce permis d’exploration a été renouvelé, c’est cette fois au profit de la société «Vermillion Pyrénées SAS» (sachant qu’un permis peut être prolongé à deux reprises, à chaque fois de 5 ans au plus, mais avec une réduction de moitié de la surface. Ensuite, si la société juge ses résultats probants, elle peut demander une concession d’exploitation)*.

Les forages déjà effectués seraient les selon François Calvet (conseiller régional Europe Ecologie) qui explique que «déjà deux sites, l’un à Mérigon (Ariège) et l’autre à Franqueville (Haute-Garonne) ont été prospectés» ajoutant que «deux autres sites devraient être prochainement explorés au Mas d’Azil en Ariège et à Proupiary en Haute-Garonne»

Mais problème pour l'élu régional, il n’y a eu aucune concertation, ni avec les habitants, ni avec les élus locaux.

Pourtant, la méthode employée (la fracturation hydraulique) est loin de faire l’unanimité (voir encadré ci-dessous).

Et beaucoup dénoncent aujourd’hui ce qui ressemble à une «démocratie du fait accompli»

D’où le courrier qui vient d’être envoyé par Martin Malvy (président du Conseil Régional Midi-Pyrénées) aux ministres concernés (Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie et Eric Besson, ministre de l’Industrie et de l’Energie).

Il leur demande «au titre du principe de précaution inscrit dans la Constitution française, l’abrogation des permis adoptés et l’arrêt de l’instruction de ceux en cours», compte tenu de «l’absence d’information scientifique fiable sur la nature et la gravité des impacts et des risques environnementaux ainsi que sur les mesures compensatoires prévues le cas échéant»

La recherche de gaz n’est pas nouvelle sur le territoire. Et la liste d’anciens puits d’exploration est longue.

Des recherches ont par exemple déjà eu lieu à Pailhès en 1984 sans révéler aucun indice, pas d’indice non plus au Mas d’Azil en 1963. Autre exemple à Dreuilhe en 1953 où du gaz en condensation est découvert.

Quant aux résultats de ces dernières explorations, rien de concret pour le moment.

Dans un rapport, on peut d’ailleurs lire que le directeur d’Encana Mario Savard a jugé dès 2007 la probabilité de trouver du gaz assez faible, «entre 12 et 15%»

Alors pourquoi chercher? et pourquoi ces sociétés sont elles aujourd’hui attirées par la Région?

Le principal coût pour l’exploitation de gaz naturel est son transport. Et le coût d’acheminement est en général ce qui limite le développement des exploitations.
Il faut savoir que l’atout principal du «permis de Foix» pour les grandes compagnies est sa proximité avec un réseau de gazoduc.
Sachant que le réseau de transport et de stockage gazier dans le sud-ouest de la France est géré par Total.
Voila pourquoi (couplé à l’augmentation du prix des hydrocarbures) des gisements longtemps dédaignés semblent de nouveau attirer la convoitise.

*en France, les substances contenues dans le sous-sol appartiennent à l’Etat. Et selon les dispositions du code minier, le gouvernement peut concéder aux compagnies le droit d’explorer et de produire des hydrocarbures. En contrepartie, l’Etat perçoit une redevance proportionnelle à la production. Il y a aussi des redevances communale et départementales pour les mines.
La «fracturation hydraulique», une technique controversée

Dans ce dossier, l’Etat est en première ligne. On l’accuse d’un manque de transparence et de concertation. Mais pas seulement.
C’est la méthode employée venue des Etats-Unis (la «fracturation hydraulique») qui pose problème.
Outre-Atlantique, certains films «à la Michael Moore» dénoncent déjà les conséquences de cette «ruée vers le gaz»
Dans les méthodes plus conventionnelles, on sortait les hydrocarbures d’une «poche» sous terre (délimitée par une surcouche sédimentaire ayant constitué une sorte de piège).
Mais avec ces gisements de gaz non conventionnels, il faut sortir des gaz diffus de la roche. D’où l’utilisation de la fracturation hydraulique.
A 2000 mètres (voire 3000 ou 4000 mètres de profondeur), elle permet d’extraire les gaz de schiste disséminés dans la roche par des forages horizontaux qui fracturent la roche en injectant d’énormes quantités d’eau, de sable et de produits chimiques.
Plus exactement des substances polymériques complexes contenant de multiples additifs.

Cette technique s’est répandue dans les années 50 pour augmenter la productivité. Et si elle inquiète, c’est parce qu’il y aurait un fort risque de contamination des nappes phréatiques.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 19 Juin - 14:14

Citation :
AFP / 16 juin 2011 18h00

VARSOVIE - Le militant écologiste et eurodéputé français José Bové était jeudi à Varsovie pour protester contre la prospection et l'exploitation du gaz de schiste que la Pologne souhaite développer pour assurer son indépendance énergétique.
On sait que dans les villages polonais où il y a une très grande densité de population, où des gens sont principalement alimentés par des puits, il y a des dizaines de milliers de familles paysannes polonaises qui vont être affectées et qui seront chassées de chez elles à cause de l'exploration de gaz de schiste, a déclaré à l'AFP José Bové.
Dans la matinée, le militant écologiste qui a pris la tête de la mobilisation contre cette nouvelle source d'énergie en France a rencontré le Premier ministre Donald Tusk. Je lui ai expliqué très concrètement ce qui était en train de se passer dans l'est de la Pologne et je lui ai apporté une lettre des paysans qui demandent à M. Tusk de venir sur place pour prendre connaissance des dégâts causés par la prospection du gaz de schiste.
José Bové a également remis au chef du gouvernement polonais une version du film Gasland sous-titré en Polonais, qui dénonce les dangers liés au gaz de schiste. Maintenant, il ne pourra pas dire qu'il ne connaît pas la situation, a souligné M. Bové.
D'après un récent rapport américain, la Pologne possède les plus importants gisements de gaz de schiste en Europe, estimés à 5.300 milliards de mètres cubes, et qui pourraient lui assurer une indépendance énergétique par rapport à la Russie.
M. Bové s'est par ailleurs rendu au siège de la filiale du groupe pétrolier français Total, dans le centre de Varsovie, revêtu pour l'occasion d'une combinaison de protection blanche et y a déposé une bouteille d'eau polluée au guichet.
Total a annoncé en mai avoir pris une part de 49%, aux côtés de l'américain ExxonMobil, dans deux concessions d'exploration de gaz de schiste en Pologne.
La Pologne prenant le 1er juillet la présidence de l'Union européenne, M. Bové a également indiqué avoir demandé un moratoire européen sur la prospection de ce gaz non conventionnel.
En France, les opposants réclament l'interdiction d'exploitation de gaz de schiste, craignant que la technique de fracturation hydraulique de la roche ne pollue les nappes phréatiques.

http://www.youtube.com/watch?v=NgjQhyDRGbc
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 26 Juin - 22:10

Citation :
Traduction partielle de l'article

Les compagnies de gaz naturel ont fait un important pari sur les puits qu'elles allaient forer, en disant qu'ils délivreraient d'énormes profits et fourniraient une importante source d'énergie pour les USA.
Mais le gaz ne fut pas aussi facile et bon marché à extraire que ça des couches profondes de schistes si l'on en croit les centaines de courriels et documents internes de la profession et l'analyse de milliers de données sur des centaines de puits.

Scepticisme des financiers autour de la surestimation des quantités de gaz et le coût de l'extraction.
Surinvestissement sans connaitre les résultats, du type pyramide de Ponzi en période de crise économique.
Les données indiquent que des zones où l'extraction est très active sont entourées de zones de faible activité.
Investissements considérables observés par les autorités fédérales dans l'espoir d'obtenir une énérgie à bas coût et où les coûts d'exploitation dépassent la production atttendue.

Epuisement des puits de façon plus rapide que prévu rendant difficile la rentabilité sur le long terme.
Mais si le gaz naturel se révèle plus cher à exploiter que prévu, les propritaires terriens, les investisseurs pourraient voir leurs bénéfices se réduire en même temps que les consommateurs auraient à payer l'électricité plus cher et des factures plus élevées.

Conséquences environnementales :
Les quantités d'eau utilisées par la fracturation hydraulique sont particulièrement importantes - plus de 3.785 millions de litres par puits et cette eau sera très souvent un déchet car contaminée par le processus d'extraction. Si les quantités prévues à l'extraction diminuent, les firmes vont mutiplier les puits ou hydrofracturer plus souvent, multipliant ainsi les déchets.
Et ces firmes vont avoir un comportement à la Enron, cherchant à dissimuler la vérité.
Certains restent optimistes en affirmant que le prix du gaz va augmenter, en arguant de l'évolution des technologies, la demande croissante avec l'augmentation des aides accordées par le Congrès.

L'études des données : "Je pense que nous avons un gros problème"
Selon une chercheuse, les comptes ne sont pas bons. Les puits s'épuisent plus vite que prévu. D'où d'importantes conséquences pour les économies locales.

Les résidents de Fort Worth titubent avec les revers de fortune provoqués par l'industrie gazière... En 2008 les entreprises faisaient la course auprès des habitants de Fort Worth pour obtenir d'eux qu'ils louent leur terres dans la perspective d'obtenir des puits dénommés "monstre".

Le saint Graal de Wall street
En 2008, pour Wall street , c'était le saint-Graal : des risques faibles et des propositions de profits élevés. Mais fin 2008, la récession a tout suspendu et le prix du gaz a diminué des 2/3, plongeant le business model des entreprises de forage en vrille.

Citation :
Insiders Sound an Alarm Amid a Natural Gas RushBy IAN URBINA

Natural gas companies have been placing enormous bets on the wells they are drilling, saying they will deliver big profits and provide a vast new source of energy for the United States.

But the gas may not be as easy and cheap to extract from shale formations deep underground as the companies are saying, according to hundreds of industry e-mails and internal documents and an analysis of data from thousands of wells.
In the e-mails, energy executives, industry lawyers, state geologists and market analysts voice skepticism about lofty forecasts and question whether companies are intentionally, and even illegally, overstating the productivity of their wells and the size of their reserves. Many of these e-mails also suggest a view that is in stark contrast to more bullish public comments made by the industry, in much the same way that insiders have raised doubts about previous financial bubbles.
“Money is pouring in” from investors even though shale gas is “inherently unprofitable,” an analyst from PNC Wealth Management, an investment company, wrote to a contractor in a February e-mail. “Reminds you of dot-coms.”
“The word in the world of independents is that the shale plays are just giant Ponzi schemes and the economics just do not work,” an analyst from IHS Drilling Data, an energy research company, wrote in an e-mail on Aug. 28, 2009.
Company data for more than 10,000 wells in three major shale gas formations raise further questions about the industry’s prospects. There is undoubtedly a vast amount of gas in the formations. The question remains how affordably it can be extracted.
The data show that while there are some very active wells, they are often surrounded by vast zones of less-productive wells that in some cases cost more to drill and operate than the gas they produce is worth. Also, the amount of gas produced by many of the successful wells is falling much faster than initially predicted by energy companies, making it more difficult for them to turn a profit over the long run.
If the industry does not live up to expectations, the impact will be felt widely. Federal and state lawmakers are considering drastically increasing subsidies for the natural gas business in the hope that it will provide low-cost energy for decades to come.
Video: The battle over natural gas drilling
But if natural gas ultimately proves more expensive to extract from the ground than has been predicted, landowners, investors and lenders could see their investments falter, while consumers will pay a price in higher electricity and home heating bills.
Environmental implications
There are implications for the environment, too. The technology used to get gas flowing out of the ground — called hydraulic fracturing, or hydrofracking — can require over a million gallons of water per well, and some of that water must be disposed of because it becomes contaminated by the process. If shale gas wells fade faster than expected, energy companies will have to drill more wells or hydrofrack them more often, resulting in more toxic waste.
The e-mails were obtained through open-records requests or provided to The New York Times by industry consultants and analysts who say they believe that the public perception of shale gas does not match reality; names and identifying information were redacted to protect these people, who were not authorized to communicate publicly. In the e-mails, some people within the industry voice grave concerns.
“And now these corporate giants are having an Enron moment,” a retired geologist from a major oil and gas company wrote in a February e-mail about other companies invested in shale gas. “They want to bend light to hide the truth.”
Others within the industry remain optimistic. They argue that shale gas economics will improve as the price of gas rises, technology evolves and demand for gas grows with help from increased federal subsidies being considered by Congress. “Shale gas supply is only going to increase,” Steven C. Dixon, executive vice president of Chesapeake Energy, said at an energy industry conference in April in response to skepticism about well performance.
Studying the data
“I think we have a big problem.”
Deborah Rogers, a member of the advisory committee of the Federal Reserve Bank of Dallas, recalled saying that in a May 2010 telephone call to a senior economist at the Reserve, Mine K. Yucel. “We need to take a close look at this right away,” she added.
A former stockbroker with Merrill Lynch, Ms. Rogers said she started studying well data from shale companies in October 2009 after attending a speech by the chief executive of Chesapeake, Aubrey K. McClendon. The math was not adding up, Ms. Rogers said. Her research showed that wells were petering out faster than expected.
“These wells are depleting so quickly that the operators are in an expensive game of ‘catch-up,’ ” Ms. Rogers wrote in an e-mail on Nov. 17, 2009, to a petroleum geologist in Houston, who wrote back that he agreed.
“This could have profound consequences for our local economy,” she explained in the e-mail.
Fort Worth residents were already reeling from the sudden reversal of fortune for the natural gas industry.
In early 2008, energy companies were scrambling in Fort Worth to get residents to lease their land for drilling as they searched for so-called monster wells. Billboards along the highways stoked the boom-time excitement: “If you don’t have a gas lease, get one!” Oil and gas companies were in a fierce bidding war for drilling rights, offering people bonuses as high as $27,500 per acre for signing leases.
The actor Tommy Lee Jones signed on as a pitchman for Chesapeake, one of the largest shale gas companies. “The extremely long-term benefits include new jobs and capital investment and royalties and revenues that pay for public roads, schools and parks,” he said in one television advertisement about drilling in the Barnett shale in and around Fort Worth.
To investors, shale companies had a more sophisticated pitch. With better technology, they had refined a “manufacturing model,” they said, that would allow them to drop a well virtually anywhere in certain parts of a shale formation and expect long-lasting returns.
Wall Street holy grail
For Wall Street, this was the holy grail: a low-risk and high-profit proposition. But by late 2008, the recession took hold and the price of natural gas plunged by nearly two-thirds, throwing the drilling companies’ business model into a tailspin.
In Texas, the advertisements featuring Mr. Jones disappeared. Energy companies rescinded high-priced lease offers to thousands of residents, which prompted class-action lawsuits. Royalty checks dwindled. Tax receipts fell.
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Newo



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 26 Juin - 23:41




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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Lun 27 Juin - 21:43

Citation :
La bulle des gaz de schiste va-t-elle exploser ?Le 27 juin 2011 par Geneviève De Lacour


L'extraction des gaz de schiste s'avère plus onéreuse que prévue.
Des centaines de courriels d’énergéticiens, de géologues, de juristes et d’analystes économiques ont été décortiqués par The New York Times. Deux questions taraudent ces spécialistes: les compagnies pétrolières ne surestiment-elles pas la productivité et la taille des réserves de gaz de schiste? L’article, publié le 25 juin, révèle la teneur de cette vision «de l’intérieur», et souligne le fait que cette industrie naissante n’est pas aussi confiante qu’elle n’en a l’air.
«L’argent des investisseurs coule à flots alors que les gaz de schiste sont intrinsèquement peu rentables», écrit un analyste d’une compagnie d’investissement à l’un de ses sous-traitants. «Rappelez-vous l’effondrement de la bulle Internet.»
L’exploitation des gaz de schiste est née aux Etats-Unis, mais son industrie ne possède que peu de retour d’expérience. En 2009, un ancien salarié d’Enron, célèbre société de courtage en énergie et en matière première qui fit faillite en 2001, écrit: «Je me demande quand ils vont avouer aux gens que ces puits ne sont pas ce qu’ils auraient dû être». Et il ajoute que le comportement des compagnies pétrolières qui exploitent les gaz de schiste lui fait penser à celui d’Enron. «Ils veulent faire diversion pour cacher la réalité.»
Quelle est l’origine de tous ces courriels, ces documents publiés par The New York Times? En fait, ils proviennent d’une demande de consultation de dossiers publics, ou bien ils ont été fournis au journal par des consultants et des analystes qui estiment que la perception du public en matière de gaz de schiste ne correspond pas à la réalité. Par mesure de protection, les noms et toutes informations permettant d’identifier ces sources ont été effacées, précise l’article du quotidien américain.
Les compagnies pétrolières possèdent des données de production pour plus de 10.000 puits. Fournies à l’administration, ces données indiquent clairement que la production n’est pas aussi importante que prévue. Ainsi, en ce qui concerne les trois principales formations géologiques productrices de gaz situées au Texas, en Louisiane et en Arkansas, seules 20% des zones considérées comme productives par l’industrie le sont effectivement.
Et pour les puits les plus rentables, ils sont souvent entourés de zones beaucoup moins productives ce qui fait que le cout du forage et de l’exploitation est parfois plus élevé que le bénéfice généré par la production. Autre élément important, le volume de gaz produit par les puits les plus productifs diminuerait beaucoup plus rapidement que prévu initialement. Leur rentabilité à long terme n’est pas démontrée.
«Ces puits s’essoufflent si rapidement que les opérateurs ont commencé une course contre la montre très onéreuse», écrit dans un courriel daté du 17 novembre 2009 Deborah Rogers, membre du comité consultatif de la Banque fédérale de Dallas à un géologue de Houston qui confirme ses propos. «Cela pourrait avoir de graves conséquences sur notre économie», explique-t-elle aussi.
Même les salariés des sociétés pétrolières doutent. «Nos ingénieurs prévoient une durée de production de 20 à 30 ans mais, selon moi, ces estimations mériteraient d’être prouvées», écrit dans un courriel daté du 17 mars 2011 et adressé à un analyste en énergie au niveau fédéral, un géologue de Chesapeake, la compagnie pétrolière dont l’un des puits a explosé récemment en Pennsylvanie. «En fait je reste assez sceptique quand on examine le taux de baisse dans la première année de production. Actuellement, aucun puits n’est véritablement rentable économiquement.»
Attirés par les chiffres affichés par les pétroliers quant aux réserves de gaz de schiste, les investisseurs se multiplient. Mais comment sont estimées ces réserves? Il s’agit du volume de gaz que les compagnies estiment pouvoir atteindre grâce à leurs puits. Prédire ce volume est difficile. Les premières prédictions sont parfois en deçà de la réalité. En revanche, surestimer ces réserves demeure totalement illégal, car cela pourrait tromper les investisseurs. Pourtant des échanges rapportés par The New York Times montrent que les responsables des compagnies pétrolières s’interrogent souvent quant à l’honnêteté des chiffres avancés par leurs concurrents.
Ces pétroliers prédisent régulièrement que leurs puits pourront produire sur une période allant de 20 à 65 ans. Mais ces chiffres sont calculés à partir de très peu de données de base et nombre d’approximations.
Beaucoup de compagnies prédisent par exemple une chute de production après quelques années d’exploitation, puis une stabilisation. L’examen des données de production suggère que pour bon nombre de puits, la production ne se stabilise pas. Elle continue à chuter.
«Avec ce genre de données, il est devenu de plus en plus difficile de nier le fait que la révolution des gaz de schiste est survendue», déclare Art Berman, géologue basé à Houston qui a travaillé pendant 20 ans au sein d’Amoco et qui est maintenant l’une des voix les plus critiques de cette économie.

La formation géologique de Barnett, située au Texas, qui possède le plus long historique de production, fournit le cas d’étude le plus intéressant pour prédire le potentiel des gaz de schiste. Les données indiquent que l’exploitation ne devrait plus être économiquement viable dans 10 ou 15 ans.

Et même si les responsables des compagnies pétrolières se veulent publiquement confiants quant à la rentabilité de l’exploitation des gaz de schiste, dans leurs échanges privés, ces mêmes dirigeants se montrent beaucoup moins optimistes, voire carrément cyniques.
«Tout est une question d’argent», déclare un officiel de Schlumberger dans un courriel daté de juillet 2010 en parlant des forages en Europe pour lesquels certaines compagnies américaines ont décidé de tenter leur chance. Et quand il évoque la performance des puits européens, il déclare: «C’est vraiment minable!». Avant de rajouter: «Mais les opérateurs vont quand même se lancer, vont parler de potentiel et faire du fric.»
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Newo



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Jeu 30 Juin - 23:46

Citation :

Gaz de schiste : le Parlement bannit la fracturation hydraulique
Une proposition de loi UMP a été approuvée à 176 voix contre 151. L'opposition dénonce un "recul".

Le Parlement a interdit jeudi 30 juin au soir l'utilisation de la technique de la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des gaz et huile de schiste, sous la pression d'une forte mobilisation des populations concernées.

Après l'Assemblée nationale, le Sénat a voté définitivement une proposition de loi UMP qui fera de la France le premier pays au monde à interdire l'usage de cette technique jugée hautement polluante. Le vote a été acquis par 176 voix contre 151. Seule la majorité sénatoriale UMP et centriste a approuvé le texte. La gauche a voté contre, dénonçant un "recul".

Fronde des élus locaux et écologistes

Nicolas Sarkozy a assuré début juin au Premier ministre polonais Donald Tusk qu'il ne voulait "pas créer de difficultés" à la Pologne qui souhaite exploiter ses gigantesques réserves en gaz de schiste évaluées par les spécialistes à 5.300 milliards de m3.

C'est une fronde des élus locaux et écologistes ulcérés par l'octroi en catimini de permis d'exploration de ces hydrocarbures non conventionnels en mars 2010 dans le sud-est de la France ou dans le bassin parisien qui a alerté les pouvoirs publics.

Ces autorisations "n'auraient pas dû être accordées avant les travaux que nous avons lancés", a déclaré la ministre de l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet, évoquant "une activité industrielle qui peut provoquer des risques et nuisances".

Une proposition déposée en urgence

La proposition de loi du chef de file des députés UMP Christian Jacob, "visant à interdire l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures par fracturation hydraulique", déposée en urgence (une lecture par assemblée), prévoyait à l'origine l'interdiction de l'exploration de ces pétroles.

Elle a été amendée en première lecture à l'Assemblée, au grand dam des députés PS qui avaient approuvé le texte d'origine, ne proposant plus que d'interdire la technique de la facturation hydraulique jugée hautement polluante. Les titulaires des permis auront deux mois pour déclarer la technique utilisée et c'est seulement s'ils recourent à la fracturation hydraulique, ou s'ils ne répondent pas, que les permis seront abrogés.

Ce texte "ne clôt pas le débat, l'embrouille"

La majorité et le gouvernement ne souhaitent pas fermer définitivement la porte à ces hydrocarbures, richesse potentielle du sous-sol français.

L'opposition, au contraire, souhaite l'interdiction pure et simple de leur exploration et exploitation au nom de la préservation environnementale. Elle demande l'annulation de tous les permis et une remise à plat du code minier. "L'interdiction de cette seule technique laisse toute latitude à la mise en oeuvre d'une autre méthode toute aussi dévastatrice", avait critiqué le sénateur écologiste Jean Desessard en première lecture.

Ce texte "ne clôt pas le débat, l'embrouille et permet aux sociétés d'attendre des jours meilleurs", a déclaré jeudi Nicole Bricq (PS).

Rassemblement citoyen

La ministre a levé jeudi les doutes sur la possibilité d'expérimentations scientifiques de la fracturation hydraulique votée en première lecture par le Sénat mais non retenue lors de la Commission mixte paritaire (7 sénateurs, 7 députés) chargée d'établir un texte commun entre les deux assemblées. "Il n'y aura pas d'expérimentations scientifiques sans une nouvelle loi", a assuré Nathalie Kosciusko-Morizet.

Les députés PS ont renoncé à saisir le Conseil constitutionnel craignant que tout soit annulé et que les permis déjà accordés soient à nouveau utilisables.

Les collectifs anti-schiste ont lancé l'organisation d'un "rassemblement citoyen" du 26 au 28 août dans les Cévennes, à Lézan (Gard), sur l'avenir énergétique de la France.

NouvelObs

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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 2 Juil - 16:22

Citation :
Les associations locales tiendront un stand d'information le 2 juillet.

Comme annoncé le Collectif viganais contre le gaz de schiste organise samedi 2 juillet au Vigan de 14 heures à 22 heures, un grand rassemblement de citoyens, contre l'exploitation du gaz de schiste. Comme le souligne un responsable du collectif : "Une enquête récente auprès de la population viganaise montre bien que les personnes ne sont pas au courant des nuisances durables, dégradations irréversibles de paysages, pollution de l'eau et des nappes phréatiques, sans oublier les risques sur la santé de nos enfants et petits-enfants que procurerait l'exploitation du gaz de schiste, telle qu'elle nous est proposée. Cette journée à l'initiative de citoyens, sans étiquette politique, apportera des éléments qui devraient convaincre les partisans de l'exploitation et ceux qui n'ont pas d'idée sur la question ou ne pensent qu'à eux-mêmes l."

Voici le programme de cette journée : de14 heures à 15 h 30, parc des Châtaigniers, "La situation actuelle et les perspectives" avec la participation de José Bové, Vincent Espagne (collectif de Lodève), les membres du collectif viganais et ardéchois ; de 16 heures à 17 h 30, auditorium du lycée, Les maires parlent aux maires, débat public avec des élus assignés au tribunal administratif, participation de Roseline Boussac, maire de Bonnevaux, première municipalité gardoise assignée ; de 16 heures à 18 heures, parc des Châtaigniers, forum associatif et citoyen, animé par C. Sunt ; de 19 heures à 22 heures, parc des Châtaigniers, concert avec les groupes Moon (pop rock bilingue), Le Dixie Gang (jazz New-Orleans), Christine Mas (autrice-compositrice), Les Guerriers de l'arc-en-ciel et la chorale du collectif. Le conteur Serge Valentin interviendra pendant l'après-midi ou en soirée.

Les organisateurs du Collectif ( ont pensé à tout : sécurité, publicité, restauration, buvette. Ils proposeront dans l'après-midi, un espace destiné aux enfants. On peut aussi apporter des jeux ou prendre contact au rdevolution@no-log.org pour l'espace enfants.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 3 Juil - 23:34

Citation :
Les anti-schiste veulent élargir le débat à l'avenir énergétique en France

"PARIS - Les collectifs anti-schiste veulent changer de braquet et se saisir de la question plus vaste de l'avenir énergétique de la France, notamment du nucléaire, à l'occasion d'un rassemblement citoyen fin août dans les Cévennes.

L'idée est d'ouvrir la lutte contre les gaz de schiste à un débat sur l'énergie, sur ce que cela implique comme type d'organisation de société, a expliqué mercredi Sylvain Angerand de l'ONG les Amis de la terre lors d'une conférence de presse à Paris.

Pour le journaliste et écologiste Fabrice Nicolino, très engagé dans le combat contre le gaz de schiste, c'est le mouvement qui s'est constitué autour du gaz de schiste qui s'adresse à l'ensemble de la société française et lui dit de prendre en main son destin en ce qui concerne l'énergie.

Les Etats généraux citoyens de nos besoins et de notre avenir énergétique doit avoir lieu du 25 au 28 août à Lézan dans le Gard, et prendra la forme de tables rondes et ateliers.

Selon Aymeric de Valon, de la coordination nationale des Collectifs contre les gaz et huile de schiste, près de 100.000 personnes sont impliqués dans le combat contre les permis d'exploration de gaz et pétrole de schiste.

Une loi proposée par le député UMP Christian Jacob et interdisant la technique contestée de la fracturation hydraulique, utilisée pour faire jaillir le gaz, doit être adoptée définitivement le 30 juin au Sénat.

Elle ne satisfait pas cependant les collectifs, ni l'opposition de gauche, car elle n'abroge pas les permis et n'interdit pas l'exploration et l'exploitation de ces hydrocarbures non-conventionnels.

Pour Fabrice Nicolino, très engagé dans le combat anti-gaz de schiste, il est tout à faire évident que le vote de la loi, largement compris comme un arrêt (de l'exploration), a eu un effet démobilisateur sur un certain nombre de gens, même si la mobilisation reste très forte.

Il y a beaucoup de choses qui ont cristallisé autour de cette question du gaz de schiste, qui ont à voir avec la façon dont les décisions sont prises en France, la manière dont le peuple français a été privé de tout débat sur l'énergie depuis des décennies, a-t-il ajouté.

On peut dire que c'est un second souffle, ça ne me gène pas du tout. Une mobilisation a besoin de rendez-vous, de se relancer de temps à autre, mais si c'est le cas, c'est ouverture géante".
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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 9 Juil - 17:56

Citation :
Un influent eurodéputé souhaite une législation européenne sur le gaz de schiste 08 Juillet 2011 | Actu-Environnement.com

Dans un article du Guardian, l'eurodéputé Jo Leinen (Socialiste, Allemagne) souhaite l'adoption d'une législation européenne sur la qualité de l'énergie.
Le président de la commission Environnement (Envi) du Parlement européen estime qu'il faudrait encadrer l'usage des carburants nocifs pour l'environnement. Une telle législation viserait les hydrocarbures non conventionnels, tels que le pétrole issu des sables bitumineux et surtout le gaz de schiste.
"Nous devons regarder de plus près le gaz de schiste, et les conséquences qu'implique la poursuite de son exploitation", a expliqué le parlementaire européen, précisant qu'un tel cadre juridique serait probablement soutenu car de nombreux eurodéputés sont de plus en plus inquiets s'agissant du rôle du gaz de schiste dans le bouquet énergétique mondial.
La législation pourrait limiter le recours aux hydrocarbures non conventionnels ou sanctionner financièrement les utilisateurs.
Philippe Collet
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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Jeu 14 Juil - 14:37

Citation :
Nouveau texte du PS et des Verts sur les gaz de schiste

PARIS (Reuters) - Le groupe PS de l'Assemblée et les députés Verts ont déposé mercredi une nouvelle proposition de loi qui vise à interdire l'exploration et l'exploitation des huiles et gaz de schiste quel que soit le procédé et qui abroge les permis déjà accordés.
Le Parlement a adopté définitivement le 30 juin une proposition de loi du président du groupe UMP de l'Assemblée, Christian Jacob, qui interdit la technique de la fracturation hydraulique pour l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels.
Très contestée en raison de son impact sur l'environnement, cette technique consiste à injecter à de grandes profondeurs de fortes quantités d'eau mélangée à du sable et des adjuvants chimiques afin de faire remonter les gaz vers la surface.
"Le texte UMP, c'est du bricolage qui ne règle en rien les problèmes", a déclaré mercredi, lors d'une conférence de presse, Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS de l'Assemblée.
Le député écologiste Yves Cochet a souligné pour sa part que le texte voté le 30 juin n'interdit nullement l'exploration et l'exploitation des huiles et gaz de schiste, mais simplement la technique de la fracturation hydraulique.
"Il faut une nouvelle loi qui soit claire", a-t-il ajouté.
La proposition de loi, qui sera examinée le 6 octobre en séance publique vise donc à interdire purement et simplement toute exploration et exploitation d'hydrocarbures non conventionnels.
Elle propose également d'abroger les permis exclusifs de recherche des huiles et gaz de schiste et prévoit de modifier le code minier afin "d'assurer plus de transparence".

Emile Picy, édité par Marc Angrand
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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 16 Juil - 17:33

http://www.youtube.com/watch?v=R2EBD6R2OnA
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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mar 26 Juil - 0:00

Citation :
" Le vrai scandale des gaz de schiste " : un livre de Marine Jobert et François Veillerette, à paraitre aux Ed Les Liens qui Libèrent fin aout 2011.

En décembre 2010, 300 personnes réunies au pied du Larzac lancent un mouvement sans précédent contre l’exploration du gaz de schiste. Un mois plus tard, plus de100 000 personnes les ont rejointes au travers d’une pétition. En 6 mois, des dizaines de collectifs d’insurgés vont naître, rassemblant des foules déchaînées dans des salles trop exigues. De Montélimar à Montpellier, en passant par les Cévennes et le Larzac, puis du Bassin parisien au Jura et à la Lorraine, des milliers de « refusants » vont se lever contre cette menace pour leur environnement et leur santé, contre une décision prise sans information et sans concertation. Pourquoi ? Et pourquoi une classe politique en apparence unanime décide t-elle aussitôt le vote d’une loi qui, au final, ne règle rien? Par peur d’un mouvement populaire qui bousculerait tout sur son passage ? Ce livre répond à ces questions, mais il va beaucoup plus loin.
L’enjeu de cette gigantesque bataille de l’énergie dépasse les frontières françaises et presque partout dans le monde l’on fore déjà à la recherche de ce gaz. Il y a bien une histoire secrète des gaz de schiste, qui mène de l’ancien vice-président américain Dick Cheney au demi-frère d’un certain Patrick Balkany en passant par la haute administration de notre pays. De même qu’il existe des liens profonds entre les milliardaires Paul Desmarais et Albert Frère d’un côté, et le président Sarkozy de l’autre. L’affaire des gaz de schiste est aussi un formidable révélateur de nos appétits de consommation, de notre aveuglement devant la crise climatique et de l’affaissement de l’esprit démocratique. Et elle ne fait que commencer. Brûlerons-nous jusqu’à la dernière molécule de gaz, quitte à détruire paysages, cultures et nappes phréatiques ? N’est-il pas temps de s’arrêter, et de réfléchir ?

(Lire à ce sujet l'article de José Bové page 16 de la Revue de la Terre n 4 : http://www.youblisher.com/p/155970-La-Revue-de-la-Terre-N4)

Marine Jobert est journaliste
François Veillerette est porte parole de Générations Future
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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 30 Juil - 16:07

Citation :
ENERGIES POUR LA PLANÈTE - CONVERGENCE CITOYENNE POUR UNE TRANSITION ENERGÉTIQUE

Cévennes – 26-27 & 28 août 2011

À l’initiative de la Coordination nationale des collectifs contre le gaz de schiste, en partenariat avec les réseaux militants nationaux et internationaux, luttant pour un autre avenir énergétique.

L’extraction des gaz et pétroles de schiste est un phénomène européen, planétaire. Ces hydrocarbures posent, avec une acuité nouvelle, la question clé de l’énergie : sa production, le niveau de sa consommation, la préservation de l’environnement, de l’eau et du climat.

Le niveau de vie de notre société repose sur une gabegie énergétique et, encore, bon marché. Nos objets, nos projets, nos manières de vivre, de nous chauffer, de nous déplacer, …, imposent une offre perpétuellement croissante, stimulée par des logiques industrielles, financières et politiciennes. Les transnationales de l’énergie spolient les peuples, prennent en otage les générations futures et hypothèquent l’avenir même de l’humanité. Est-ce tenable ? Nous répondons : non.

En outre, l’année 2011 restera, définitivement, marquée par le drame atroce de Fukushima. Une fenêtre historique s’ouvre. Prenons le pari de nous y engouffrer et de pousser ensemble à l’adoption d’un projet démocratique sur la production énergétique, construit à la fois sur la mobilisation sociale et l’élaboration d’un scénario crédible, qui permettrait d’entrevoir, en même temps, la sortie du nucléaire, la diminution de nos émissions de gaz à effet de serre, assurant collectivement un avenir aux habitants de notre planète.

La bataille contre les gaz et pétroles de schiste trouverait là sa complète cohérence. Autrement, nous n’aurons, demain, aucune crédibilité à refuser près de chez nous ce que nous acceptons, si facilement, loin. Il s’agit d’états généraux citoyens sur la question de nos besoins énergétiques, embrayant sur une sobriété elle-même prélude à un scénario pour l’avenir totalement différent de celui qui nous est promis. Sans entrer dans les détails, nous avons lancé des pistes autour de plusieurs débats débouchant sur une discussion finale et fondatrice.

Les trois jours abriteraient également, parallèlement aux débats « centraux » des tables rondes et forums, au cours desquels les participants pourront s’exprimer. L’aspect festif, bien que secondaire, serait également et heureusement présent.

Afin de mutualiser et démultiplier nos connaissances et idées, la Coordination nationale des collectifs contre le gaz de schiste invite, dès maintenant, les réseaux militants concernés à la rejoindre pour penser et construire le programme de cette convergence citoyenne pour une transition énergétique.

Contact : organisation@nonaugazdeschiste.com
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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 31 Juil - 14:50

Citation :
Algérie : gaz sous pression 26/07/2011 à 12h:17 Par Michael Pauron

Les gazoducs algériens pourraient bien souffrir de la baisse des exportations d'hydrocarbures.

L’exploitation mondiale des gaz non conventionnels fragilise l’économie algérienne.
L’Algérie est-elle à la veille d’une crise financière ? Une étude du FMI publiée la semaine dernière met en garde le pays, qui doit de toute urgence diversifier son économie, dépendante des hydrocarbures, au risque de voir ses comptes se fissurer. Le FMI appuie son constat sur deux éléments : l’exploitation croissante des ressources de gaz non conventionnels (dont les gaz de schiste) en Europe et aux États-Unis ; et la chute des prix du gaz, en réaction à un marché saturé.

Déficit

Les exportations algériennes de gaz (49 % des exportations totales d’hydrocarbures) pourraient chuter de 5 % par an. Déjà, celles de gaz naturel liquéfié vers les États-Unis et la Belgique (10 % des volumes totaux) ont cessé depuis 2010. Le gazoduc Medgaz, ouvert en mars entre l’Algérie et l’Espagne, comblera dans un premier temps ce déficit. Malgré cela, « la reprise lente de l’activité industrielle, particulièrement en Espagne et en Italie, maintient les exportations à un niveau très bas », bien en deçà de celui d’avant la crise de 2008, souligne le rapport.
Dans la perspective de la mise en production des gaz non conventionnels en Europe, le FMI prévoit, d’ici à 2015, une détérioration de la balance fiscale (– 0,9 % du PIB) dans le cas d’une chute des volumes et des prix, ainsi que des réserves amputées de 45 milliards d’euros. « Les turbulences récentes au Moyen-Orient accentuent la pertinence de cette analyse : les prix du gaz au hub de Zeebrugge [Belgique, NDLR] ont chuté de 10 % depuis le premier trimestre 2011 », conclut le FMI.
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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mar 16 Aoû - 15:54

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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Jeu 25 Aoû - 0:17

Citation :
"Le vrai scandale des GAZ DE SCHISTE" : un livre essentiel à paraître le 31 août prochain ! Par François Veillerette et Marine Jobert, Edition Les Liens qui Libérent, août 2011.

Un livre essentiel sur le prochain grand scandale écologique, préfacé par José Bové.

Accusés de polluer les nappes phréatiques, les sous-sols et d’empoisonner l’air par les produits chimiques utilisés pour leur extraction ; de faire exploser le trafic routier, de provoquer des séismes et d’aggraver le réchauffement climatique par l’intensité des creusages, les gaz et pétrole de schiste sont au cœur d’un débat national. Les opposants ont gagné la première manche, mais les potentiels bénéficiaires préparent déjà leur revanche…Les industriels et les politiques n’entendent pas en effet se priver de nouvelles ressources. Mais en courant après l'indépendance énergétique, ils poursuivent un modèle économique qui génère la crise écologique.
Ce livre est un document précieux décryptant les liens entre haute administration, industriels et politiques. Il démontre pourquoi les projets d’extraction sont encore sur la table malgré les dommages immenses et prouvés de ces exploitations sur l’environnement. A l’heure du grand théâtre de la présidentielle, voici le livre qui permet d’affronter les enjeux énergétique et climatique en connaissance de cause.

>>> Biographie des auteurs : Ecrit par Marine Jobert, journaliste et François Veillerette, notamment coauteur de « Pesticides, révélations sur un scandale français », Fayard 2007 et Porte Parole de l'association écologiste Générations Futures.

Dans quelques jours mise en ligne du site complet du livre avec des documents complémentaires, des interviews, des actualités...
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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Lun 29 Aoû - 13:16

Citation :
L'exploitation des sables bitumineux expliquée en vidéo ÉCRIT PAR : YVES HEUILLARD DANS POLLUTION, COMPRENDRE LE 22 AOÛT 2011

"Si vous n'avez pas entendu parler de l'exploitation des sables bitumineux, préparez-vous à un choc" nous dit Josh Fox, le réalisateur de Gasland. Son montage vidéo montre l'activité la plus sale et la plus polluante jamais créée dans l'histoire de l'industrie.
e film ci-dessous est un film militant. Il a été réalisé dans le cadre d'un appel à la désobéissance civile visant à faire pression sur le gouvernement de Barrack Obama pour ne pas soutenir le projet d'oléoduc géant à travers les États-Unis (voir notre article sur la manifestation du 22 août 2011 devant la Maison Blanche et l'arrestation d'un centaine de militants). Les manifestants ont prévu un roulement devant la Maison Blanche jusqu'au 3 septembre et anticipé des milliers d'arrestations. Après la vidéo vous trouverez la traduction rapide d'une partie du commentaire de Josh Fox.

http://vimeo.com/27902739
Tar Sands Action/ Josh Fox from JFOX on Vimeo.

Traduction partielle du commentaire après les premières secondes consacrées à l'appel à la désobéissance civile comme seul outil pour changer le monde dans les périodes désespérées :

Requiem pour une espèce

La terre du Canada renferme l'un des plus grands gisements de pétrole "exploitable" du monde : "exploitable" si vous acceptez de détruire de façon irréversible une surface de l'ordre de celle de l'Angleterre jusqu'alors occupée par l'un des plus grandes forêts du monde et l'une des dernières à être totalement intacte.
C'est exactement ce qui se passe maintenant. C'est le plus grand projet industriel de tous les temps, le plus grand investissement industriel jamais réalisé, et c'est aussi la promesse de la création d'un petit enfer sur Terre.
Le pétrole est contenu dans le sable ou la roche qui agit comme une éponge. [Le pétrole n'est pas contenu dans un immense réservoir géologique comme c'est le cas dans un gisement conventionnel, ndlr]. Pour l'extraire il ne s'agit pas de le pomper mais d'extraire les sables bitumineux, de les presser, et de les chauffer. Le processus utilise plus d'eau qu'une ville de deux millions d'habitants et produit le chiffre astronomique de 36 millions de tonnes de CO2 par jour, plus que 1,3 millions de voitures ! la quantité d'énergie nécessaire à l'extraction est gigantesque. Pour la seule année 2007, 30 millions de mètres cube de gaz naturel ont été utilisés - par jour - pour extraire le pétrole ; le gaz lui même obtenu par la technique de fracturation hydraulique.
Les réservoirs d'eaux contaminées sont si grands qu'ils peuvent être vus de l'espace formant des lacs toxiques qui rejettent onze millions de litres d'eau par jour dans la nature, les rivières, les nappes phréatiques elles-mêmes sources d'eau potable pour les habitants de la région.
Les compagnies pétrolières ont investi 120 milliards de dollars dans l'exploitation des sables bitumineux et le Président Obama est maintenant face à la proposition de construire un réseau d'oléoducs gigantesque au travers des Etats-Unis, réseau appelé Keystone XL et destiné à transporter le pétrole dans tout le pays et (via ses ports, ndlr) dans le monde entier.

Construire une économie verte

La dernière partie de la vidéo est un appel aux américains à rejoindre les militants pour demander au Président Obama d'être à la hauteur de ses promesses et construire une véritable économie verte plutôt que de faire le lit d'une nouvelle ère de contamination et d'émissions de gaz à effet de serre.
Plus d'info sur la manifestation américaine sur le site de www.tarsandsaction.org
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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 18 Sep - 18:23

Citation :
WikiLeaks éclate une bulle de schiste par Sylvain Lapoix Le 31 août 2011

L'économie des gaz de schiste est une bulle. Les Etats-Unis avaient été prévenus, dès 2009, comme le révèlent des télégrammes diplomatiques d'un consulat américain en Arabie Saoudite.

Dès septembre 2009, l’ancien vice-président de la société pétrolière saoudienne Aramco, Ibrahim al-Husseini prévenait les États-Unis de la surévaluation des capacités du gaz de schiste. Selon lui, le boom de l’industrie des gaz de schiste était une bulle. Dans un télégramme diplomatique du consulat américain de Dharan (en Arabie Saoudite) publié par WikiLeaks, l’analyse de ce membre de la famille régnante, ingénieur pétrogazier d’expérience, n’est pas flatteuse :
Les réserves de gaz de schiste […] sont largement surestimées.
Une conclusion à laquelle se rangeaient de nombreux cadres de l’industrie pétrogazière et de la finance, dont le New York Times a révélé une partie des échanges entre 2009 et 2011. Alertée sur une possible bulle financière autour des gaz de schiste, l’autorité des marchés financiers américaine (la SEC) a depuis assigné en justice de nombreuses compagnies dont Chesapeake, ExxonMobil et Southwestern Energy.
Dans ces dossiers, la SEC exige de connaître la réalité des réserves en gaz de schiste dont les compagnies se sont vantées ; leur permettant de réaliser de copieux profits boursiers.

Folles spéculations

L’enquête apparaît d’autant plus justifiée à la lecture de ces nouveaux éléments apportés par WikiLeaks. En septembre 2009, al-Husseini condamnait cette nouvelle ressource et les folles spéculations dont elle faisait l’objet, avec un argument certes un peu technique, mais imparable :
Alors comme ça, la Marcellus shale [gisement du gaz de schiste du Nord Est des États-Unis] contiendrait plus de gaz que les champs Nord du Qatar ?
Eh bien, c’est formidable, mais même à un rythme de 3,4 millions de pieds cube par jour (scfd) [soit 0,1 million de mètres cubes environ] par an et par puits, ça va prendre un sacré temps pour remplacer un champ de 900 milliards de pieds cube de réserves. Dans le même temps, les États-Unis consomment 63 milliards de scfd de gaz, ce qui nécessiterait quelque chose comme 20 000 puits avec une production de 3 millions de scfd chacun. Et, à la vue de la baisse rapide de production des puits, cela nécessiterait de creuser quelque chose comme 10 000 nouveaux puits par an pour être à l’équilibre.

Fin 2009, déjà, 26 000 puits avaient été fracturés et le rythme n’a fait que s’accélérer depuis. En août 2009, un spécialiste de Anglo-European Energy avait tranché dans le vif :
Je connais bien les caractéristiques des bons puits [d'hydrocarbures] (lent déclin de la production, faible coût d’exploitation, production importante) et, comme vous le savez, les gisements de gaz de schiste n’ont aucune de ces caractéristiques.
Une information inaccessible aux autorités américaines à l’époque mais qui était, au même moment, transmise par la voie d’un document diplomatique à Washington. Télégramme terminé par une considération personnelle du consul de Dharan :
Le scepticisme [sur les ressources pétrolières] hors OPEP et sur ressources d’énergie non-conventionnelle présente un certain intérêt.

Pas sûr que Washington ait su le saisir à temps.
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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 24 Sep - 15:31

Citation :
Alerte de la Confédération paysanne, prospection en cours..

Selon la Confédération paysanne, « des viticulteurs du Languedoc-Roussillon ont reçu de leur Préfecture des lettres leur demandant de laisser libre l’accès de leurs parcelles aux engins de prospection pour les Gaz de Schiste sitôt les vendanges terminées ».

Le syndicat estime que « les évènements vont s’accélérer », relevant que « Total vient de communiquer sur de soi-disant nouvelles méthodes d’exploitation des Gaz de Schiste excluant la fracturation hydraulique interdite par la loi de juin 2011 »

La Confédération paysanne appelle ses adhérents et l’ensemble des paysans à la vigilance et à la résistance non violente contre cette campagne de prospection qui s’annonce.

POSITION DE LA CONFEDERATION PAYSANNE A PROPOS DE L’EXPLOITATION DES GAZ DE SCHISTE

Bagnolet, le 22 septembre 2011

La Confédération Paysanne

Considérant les dégâts avérés que font courir les exploitations des gisements de gaz de schiste sur la ressource en eau par la seule technique existante de la fracturation hydraulique ;

Considérant d’autre part que cette exploitation nécessite l’occupation et la transformation de vastes superficies de terre agricole pour les nombreuses infrastructures et les moyens d’accès ;

Considérant les nuisances causées par les très nombreux transports de poids lourds sur de petites routes communales et la pollution engendrée par ceux-ci ;

Considérant que l’exploitation et l’utilisation de cette énergie fossile auraient pour conséquence directe d’augmenter l’effet de serre et donc le réchauffement climatique déjà catastrophique pour des millions de paysans dans le monde et chez nous (sécheresses répétées) et que cette fausse solution ne fera que retarder la mise en place des énergies renouvelables (solaire, éolienne, géothermique etc.) et la prise en compte de la nécessaire sobriété énergétique (négawatt) ;

Considérant enfin, que les paysans sont d’ores et déjà concernés par les demandes de prospection et qu’ils seront les premiers touchés par la spoliation de leurs terres et par l’appauvrissement ou la disparition de la ressource en eau indispensable pour accomplir leur métier qui est de nourrir la population ;

Considérant que la loi votée par le Parlement en juin 2011 interdit la seule technique possible d’exploitation dite de la « fracturation hydraulique », mais n’abroge pas les permis d’explorer ;

En conséquence, la Confédération paysanne appelle les paysans et les populations concernées à entrer en résistance par tous les moyens non violents contre ces explorations inutiles et dangereuses et à refuser l’entrée sur leurs parcelles à tout engin de forage et d’exploration.

La Confédération paysanne sera à leurs côtés pour lutter contre cette nouvelle chimère qui tend à nous écarter des vraies solutions à la crise énergétique.

Notre terre doit servir à nourrir les humains !
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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mer 5 Oct - 0:44

Citation :
Pétrole, gaz : le point sur les 64 permis en vigueur en France Publié le 03.10.2011, 20h22 | Mise à jour : 21h39 | Boris Horvat

Total maintient son intention d'évaluer la production d'hydrocarbures contenus dans des "schistes" de "très faible perméabilité naturelle".

Quelque 64 permis sont actuellement en vigueur en France pour trouver du pétrole ou du gaz, dont 15 concernent principalement les hydrocarbures dits "non conventionnels". La production de ces gisements, d'environ 20.000 barils par jour, représente seulement un peu plus d'1% de la production nationale.

Gaz de schiste : le gouvernement recule et abroge trois permisTotal veut poursuivre son exploration de gaz de schiste en France 10.000 kilomètres carrés dans le sud de la France, sont ceux pour lesquels la recherche de gaz de schiste apparaissait comme le principal objectif. Schuepbach ne veut pas renoncer à la technique de fracturation hydraulique interdite par la loi en juillet. Total maintient son intention d'évaluer la production d'hydrocarbures contenus dans des "schistes" de "très faible perméabilité naturelle".

Pour les 61 permis en cours de validité, les compagnies détentrices n’ont pas prévu de rechercher des gaz et huiles de schiste «ou y ont renoncé pour se limiter à des gisements conventionnels», a indiqué le gouvernement lundi. Tous ont pris «l’engagement formel» de ne pas recourir à la fracturation hydraulique. L'Etat veillera au respect de ces engagements via des contrôles renforcés sur place, en menaçant les contrevenants «d'amendes ou de peines de prison», selon les ministères de l'Energie et de l'Ecologie.

Parmi ces permis non abrogés, quatre suscitaient la controverse : ceux de la compagnie américaine Toreador à Mairy, Nogent-sur-Seine, Leudon-en-Brie et Château-Thierry. Or, Toreador, qui exploite déjà deux puits classiques dans le bassin géologique parisien produisant environ 850 barils par jour, ne vise plus que des objectifs pour du pétrole conventionnel. «Toreador n'a pas fait de fracturation dans le Bassin parisien et ne compte pas en faire parce que c'est illégal», a confirmé lundi une porte-parole du groupe.

Dernière catégorie : les huit permis pour les gaz de houille, qui se trouvent en quantité dans les mines de charbon épuisées. Situés pour l'essentiel dans le nord et l'est de la France (Moselle, Nord, Pas de Calais, Meurthe-et-Moselle...), ils sont détenus par le canadien Vermilion, les australiens Elixir Petroleum et European Gas Limited ainsi que le français Gazonor. Dans tous ces cas, les industriels se sont engagés à ne pas utiliser la fracturation hydraulique, plusieurs industriels soulignant que l'usage de la fracturation n'a pas d'intérêt.

Enfin, concernant les 49 détenteurs des permis d'exploration d'hydrocarbures "conventionnels" (dont 7 offshore), tous se sont logiquement engagés à ne pas employer la fracturation.

Citation :
Gaz de schiste : 3 permis abrogés. C'est fini ? LE 04 OCTOBRE 2011

Le Gouvernement annonce que trois permis exclusifs de recherche d'hydrocarbures non-conventionnels dans le sous-sol français seront abrogés. Selon le ministère du Développement durable et en application de la loi du 13 juillet 2011, « les titulaires de permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux » devaient remettre avant le 13 septembre dernier « à l’autorité administrative qui a délivré les permis un rapport précisant les techniques employées ou envisagées dans le cadre de leurs activités de recherches ». Les associations considèrent que l'affaire ne s'arrête pas là.

On se rappellera que la Direction Générale de l’Énergie et du Climat (DGEC) a envoyé un courrier aux 64 détenteurs de permis exclusifs de recherche[1] leur rappelant le contenu de la loi et les informant qu’ils devaient "démontrer la pertinence de la démarche exploratoire compte tenu des nouvelles conditions de l’exercice de l’activité d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures définie dans la loi".

À l’issue de l’instruction des 64 rapports reçus, le Gouvernement a saisi ce jour le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) en vue de l’abrogation des trois permis suivants : Nant (détenu par la société Schuepbach), Villeneuve-de-Berg (Schuepbach) et Montélimar (groupe Total).

"Une affaire qui n'est pas réglée" selon les associations

L'association de défense de l'environnement Générations Futures rappelle que l'affaire n'est pas réglée, et que d’autres permis ont été accordés et ne sont pas annoncés comme devant être abrogés. C’est le cas du permis de Château-Thierry, qui est un permis ouvrant des droits d’exploration de pétrole de schiste à la Société Toréador (depuis fusionnée avec Zaza Energy) sur plus de 700 km2.

De même, les permis de la Plaine d’Alès, du Bassin d’Alès ou encore de Navacelles sont toujours valables.

Les associations Greenpeace, Amis de la Terre et le Réseau Action Climat avait suggéré que bénéficiant de l'absence d'une définition de la fracturation hydraulique dans la loi, les titulaires de permis auraient toute la liberté de camoufler une utilisation de la fracturation hydraulique en une technique « verte » à l’impact environnemental et sanitaire nul.

Pour François Veillerette, porte parole de Générations Futures et co-auteur du livre "Le vrai scandale des gaz de schiste" il faut interdire l'exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels de quelque nature qu’ils soient et l’abrogation de tous les permis en cours.

[1] 66 permis de recherche en vigueur apparaissent sur la carte au 1er juillet 2011. Depuis, deux permis sont caducs : ceux de Carret (M588) et de Montaner (M601).
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Ven 7 Oct - 3:24

Citation :
Gaz de schiste, fracturation hydraulique: les questions-clés

PARIS - Le gaz de schiste, dont la France vient de décider d'abroger les trois permis d'exploration, est présenté par les uns comme une manne énergétique sur laquelle il faudra compter, et pour les autres, comme une catastrophe écologique annoncée.

Qu'appelle-t-on les gaz de schiste ?

Les gaz et le pétrole (huile) de schiste (ou de roche-mère) sont des hydrocarbures prisonniers dans des roches très profondes et faiblement poreuses (schiste, argile, calcaire...) dans lesquelles ils sont éparpillés en petite quantité. Pour les extraire, il faut fissurer ces roches avec la fracturation hydraulique.

Il existe d'autres hydrocarbures dit non conventionnels, comme les gaz de houille (le fameux grisou des anciennes mines de charbon) ou les tight gas, contenus dans des réservoirs très profonds difficiles à exploiter.

Avec la raréfaction de l'or noir et du gaz, il devient plus rentable d'aller chercher ces hydrocarbures. Le forage horizontal, mis au point au milieu des années 2000, a ouvert la voie à l'exploitation de ces nouvelles ressources, en premier lieu aux Etats-Unis, où des millions de fracturations ont été réalisées.

La France, dont la production actuelle d'hydrocarbures est infime (1 à 2% de la consommation), est considérée avec la Pologne comme le pays européen ayant le meilleur potentiel en gaz de schiste. Impossible d'en être sûr sans exploration, avancent les industriels...

La fracturation hydraulique, qu'est-ce que c'est ?

La France est devenue en juillet le premier pays à interdire la fracturation hydraulique.

Cette technique controversée consiste à fracturer la roche en grande profondeur (1.500 à 3.000 mètres) avec un mélange d'eau, de sédiments et de produits chimiques projeté à haute pression, afin de libérer les hydrocarbures.

Après un forage, ce mélange est projeté via un tube (parfois percé avec des explosifs) pour fissurer la roche. Le mélange mêlé de gaz remonte alors à la surface, et il faut ensuite traiter l'eau utilisée en grande quantité.

Le risque est de polluer la nappe phréatique ou que l'eau polluée reste dans les sous-sols.

Le documentaire phare des anti-schiste, Gasland, montre ainsi comment aux Etats-Unis, un riverain d'un champ gazier met le feu à l'eau de son robinet, même si ces incidents sont plus probablement liés à des forages mal réalisés qu'à la fracturation.

Permis: que cherche-t-on ?

Il y a actuellement 64 permis en cours pour trouver du gaz et du pétrole en France et outre-mer.

Selon l'administration, la grande majorité (49) concernent le gaz et le pétrole conventionnels, principalement dans les Bassins parisien et aquitain, pour lesquels la fracturation n'est pas nécessaire.

Trois, ceux de Total et de l'américain Schuepbach, concernaient exclusivement le gaz de schiste et vont être annulés pour cette raison.

Quatre, détenus par la compagnie Toreador à l'est de Paris, concernaient initialement le pétrole (huile) de schiste. Mais dans son rapport rendu au gouvernement, Toreador y a renoncé et ne vise plus que des hydrocarbures conventionnels.

Enfin, huit permis ont été accordés pour trouver des gaz de houille. Les détenteurs ont tous renoncé à la fracturation et devront se contenter de forages classiques, selon Bercy.

Y'a-t-il d'autres techniques et qu'est-il prévu pour éviter des abus ?

La fracturation hydraulique est la seule technique utilisée à l'heure actuelle. D'autres techniques sont au stade expérimental. Elles ne sont donc pas autorisées non plus, a précisé mercredi la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet. Pour veiller au respect par les compagnies, le gouvernement a promis des contrôles renforcés, en vérifiant en préfecture que le type de forage est bien précisé. Des inspections sur place et des sanctions pénales sont prévues.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 8 Oct - 15:26

Citation :
La demande de permis de recherche de gaz de schiste « Lyon-Annecy » rejetée, le feuilleton continue
COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Lyon, jeudi 6 octobre 2011

Le collectif Stop Gaz de Schiste 69 apprend ce soir d’une source très bien informée au Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie que la demande déposée pour le permis exclusif de recherche d’hydrocarbure (P.E.R.) dit « Lyon-Annecy » (1) par la Société Schuepbach et dont l’instruction était finalisée : « sera prochainement rejetée, la compagnie n'ayant pas renoncé à l'utilisation de la fracturation hydraulique ».

Un revirement du gouvernement ?

Après l'annonce samedi par la presse puis lundi par le chef de l’Etat du retrait prochain de 3 permis emblématiques de la mobilisation citoyenne (Nant, Villeneuve-de-Berg, Montélimar), les « fuites » continuent... Mais ces déclarations tonitruantes ne sauraient cacher la forêt. Il s'agit là d'un discours opportuniste en cette période électorale, en aucun cas d'une prise de conscience ou d'un changement de cap de la majorité sur cette question.

Et maintenant ?

Les membres du collectif Stop Gaz de Schiste 69 se réjouissent de cette sage décision qui fait échos à la forte mobilisation citoyenne mais attendent des confirmations :

- les demandes de permis de recherche de « Blyes », de « Gex Sud » de « Monfalcon » doivent connaitre le même sort dans les meilleurs délais
- les permis des « Moussières » et de « Gex » doivent être révoqués et les éventuels travaux déclarés par les titulaires bloqués par les préfectures

Il convient de rappeler que ces zones ont toujours été connues pour leur richesse supposée en hydrocarbure, mais techniquement et économiquement inintéressantes pour les industriels. Or leur exploitation débouchera inéluctablement sur des forages en grande profondeur avec stimulation de la roche afin d’en extraire tout hydrocarbure liquide ou gazeux.

Vigilance

Le collectif Stop Gaz de Schiste 69 en appelle à la vigilance des maires et des populations des territoires concernés et notamment dans l’Ain afin qu’aucune convention d’occupation de terrains communaux ou privés ne soient signée.

Le Collectif Stop gaz de schiste 69 invite citoyens et élus à se joindre au rassemblement à Lantenay dans le Haut-Bugey dimanche 9 octobre à partir de 11H00.

**********
(1) Permis N°1592, Zone 16, Surface : 3800 km2 / Pétitionnaire : Schuepbach Energy LLC
à En concurrence avec les permis de Blyes (Realm) et Gex sud (Egdon) soit plus de 5000 km2

**********
· Pour en savoir plus voir notre site : http://nonaugazdeschistelyon.wordpress.com
· Et plus particulièrement les cartes et dossiers de chaque permis : http://nonaugazdeschistelyon.wordpress.com/cartes-de-demande-de-permis

presse.stopgazdeschiste69(at)gmail.com
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mar 25 Oct - 0:15

Citation :
Ils disent non au pétrole de schiste Gilles CORDILLOT | Publié le 24.10.2011, 07h00

Des centaines de personnes se sont rassemblées hier à La Ferté-sous-Jouarre pour redire leur hostilité à l’extraction du pétrole de schiste en Seine-et-Marne.

La ferté-sous-jouarre, hier après-midi. Les opposants à l’extraction du pétrole de schiste ont manifesté dans une ambiance bon enfant. A gauche, le président d’une compagnie pétrolière, coiffé d’un chapeau de cow-boy, a inauguré une statue représentant un émir aux lunettes de soleil en forme de dollars. | (LP/G.CO.)

« L’alcool, non ! Le pétrole, oui ! » ou encore « Le vélo, c’est pour les prolos, l’auto, c’est plus aristo ! »

Hier après-midi, les opposants à l’extraction du pétrole de schiste ont choisi la dérision et la parodie afin de demander une nouvelle fois l’abrogation de tous les permis d’extraction accordés aux compagnies pétrolières.

La guerre du pétrole de schiste redémarre Lors d’un forum citoyen organisé par les collectifs d’Ile-de-France et de Picardie, 300 sympathisants selon les organisateurs (200 pour la gendarmerie) s’étaient massés sur la place de l’église, où se déroulait une comédie à l’humour grinçant.

Sur les planches, le président d’une compagnie pétrolière, coiffé d’un chapeau de cow-boy, s’apprête à inaugurer un monument « en hommage à ces formidables pétroliers, qui font tant de bien à l’humanité et à nos belles régions ». Il y a là une ministre qui lui sert de faire-valoir et qui explique « qu’il n’est pas question d’avoir recours aux énergies renouvelables qui n’apportent pas de taxes… »

L’inquiétude des riverains

La statue représente un émir aux lunettes de soleil en forme de dollars. Il tient une pelle et a un jerrican à ses pieds. Sur sa poitrine est collé un billet de « G20 dollars », à l’effigie du président Nicolas Sarkozy, un cigare à la bouche, surnommé « le président du pouvoir d’achat ».

Mais derrière le sourire se cachait la vive inquiétude des riverains de ces futurs champs d’exploitation de pétrole de schiste. Jean-François Delesalle, le maire de Doue, où des prospections avaient débuté, était présent aux côtés de Marie Richard, conseillère régionale PS, de l’eurodéputée Sandrine Bélier et de la sénatrice PS Nicole Bricq. Ils ont rappelé que si la loi adoptée le 13 juillet 2011 interdit le recours à la fracturation hydraulique, une méthode qui consiste à fracturer la roche à l’aide d’eau mélangée à du sable et des produits chimiques et à l’envoyer dans un puits à très haute pression, les permis d’exploiter ce pétrole n’ont toujours pas été abrogés. De nombreux territoires étant toujours menacés, notamment en Seine-et-Marne, à Doue, Jouarre, Signy-Signets, Blandy-les-Tours ou encore Donnemarie-Dontilly.

Durant tout l’après-midi, une agora citoyenne permettait au public de s’informer sur la question. Entre les stands de Greenpeace, du collectif briard et autres associations militantes, les visiteurs avaient l’embarras du choix pour s’informer. Mais ils pouvaient aussi s’exprimer en lettres et en dessins et apporter leur pierre à l’édifice afin de répondre à la seule question qui ait de l’importance à leurs yeux : comment gagner le combat ?
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mer 2 Nov - 23:35

Citation :
LES GAZ DE SCHISTE FONT TREMBLER L’ANGLETERRE

Malgré des analyses scientifiques liant séismes et forage pour les gaz de schiste, les autorités britanniques font preuve d'une infinie patience vis-à-vis de la société fautive. Notamment parce que ces hydrocarbures pourraient garantir l'autonomie énergétique de la Couronne.

Citation :
Nous n’employons pas le mot « séisme », nous préférons parler de « secousses » car ce sont des phénomènes géologiques qui ne peuvent pas être ressentis par l’homme.

Plusieurs mois après les deux « mini tremblements de terre » qui ont fait trembler la région de Blackpool au moment où la société Cuadrila Resources fracturait des puits de gaz de schiste, scientifiques et porte-paroles du ministère de l’Environnement continuent de sortir les pinces à sucre pour évoquer l’incident. Car cet automne, la Grande-Bretagne a été secouée par deux répliques de la révolution énergétique en cours : l’annonce d’un effondrement accéléré de la production d’hydrocarbures en Mer du Nord (vache à gaz de la Couronne) et une estimation mirobolante de 5,6 milliards de mètres cubes de gaz emprisonnés dans le sous-sol de la région de Blackpool. Tombées à quelques jours d’intervalles, les deux infos ont d’emblée biaisé le débat en faveur des pro-gaz de schiste au niveau gouvernemental.

(...)
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