Forum sur la culture alternative
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
AuteurMessage
Nico37



Nombre de messages : 2247
Date d'inscription : 08/03/2011

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mer 20 Avr - 22:10

Revenir en haut Aller en bas
Newo

avatar

Nombre de messages : 10780
Localisation : Derrière Mars
Date d'inscription : 18/02/2005

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mer 20 Avr - 22:13

J'espère que l'on pourra mater la vidéo en streaming.

_________________
Contre ce Monde, pour l'Humanité.
http://www.dailymotion.com/Newo
Revenir en haut Aller en bas
Nico37



Nombre de messages : 2247
Date d'inscription : 08/03/2011

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 23 Avr - 22:31

Citation :
Un renvoi d’ascenseur qui sent le gaz de schiste par Fabrice Nicolino, dans Charlie Hebdo

Il y a quelques mois déjà, Charlie révélait l’eldorado du gaz de schiste français. Un filon que Sarkozy compte bien offrir clés en main à deux de ses très grands amis: Paul Desmarais et Albert Frère.

Dans la famille gaz de schiste, ne cherchez plus le père, car il s’agit de Paul Desmarais. Le vieux, le vrai, celui qui est né en 1927.
Rappelons — ce ne sera jamais de trop — que l’industrie entend faire de la France un pays producteur de gaz et de pétrole, tous deux piégés dans des couches de schiste, à quelque 2000 mètres de profondeur.

Notre excellent gouvernement a refilé des permis d’exploration, qui ouvrent la voie à l’exploitation, à des compagnies françaises (Total, GDF Suez), mais aussi américaines, comme Hess, farcie d’anciens ministres amerloques de l’époque Bush. C’est un début d’eldorado, sur 10% de la superficie de la France.

Pour commencer: Desmarais. Si vous voulez faire pleurer Sarkozy, rappelez-lui la défaite de Balladur, son chéri, au premier tour de l’élection présidentielle de 1995. Pour notre ami Nicolas, c’est la traversée du désert. Il n’est plus rien. Sauf là-bas, au Canada, chez le milliardaire Paul Desmarais, qui adore les questions d’énergie.
Sarkozy vient lui rendre visite dans son immense domaine de Sagard — trente-deux lacs —, et le mieux est de sortir son mouchoir: «Si je suis aujourd’hui président de la République, je le dois en partie aux conseils, à l’amitié et à la fidélité de Paul Desmarais.

1995 n’était pas une année faste pour moi. Un homme m’a invité au Québec dans sa famille. Nous marchions de longues heures en forêt et il me disait: « Il faut que tu t’accroches, tu vas y arriver, il faut que nous bâtissions une stratégie pour toi. »
Décryptage. Nous sommes le 15 février 2008 à l’Élysée, vers 18h20, et Sarkozy décore Paul Desmarais, la larme à l’œil, des insignes de grand-
croix de la Légion d’honneur.

Non, on ne pouffe pas. C’est notre décoration la plus haute. Il doit y avoir moins de soixante-dix grands-croix en vie. Sont présents pour claquer la bise à Desmarais et à Sarkozy Bernard Arnault, Martin Bouygues, Serge Dassault et l’immense copain en affaires de Desmarais,
le Belge Albert Frère. Ce Frère si proche recevra peu après la même distinction, toujours des mains de Sarkozy.

Deux étrangers grand-croix en si peu de temps, intimes en outre, cela ne s’est encore jamais vu dans toute l’histoire de la République. Bon,
étant entendu que vous n’êtes pas sourdingues, résumons: notre président doit tout à Desmarais, évidemment présent au Fouquet’s le 6
mai 2007, soir de l’élection de Sarkozy. Et pas mal à Frère.

L’affaire des gaz de schiste était-elle déjà dans les tuyaux? C’est bien possible, mais Charlie, ne disposant pas d’un budget suffisant, n’a pas pu acheter l’information. Qui existe sûrement. La chronologie va nous aider à mieux comprendre. Desmarais n’est pas seulement un grand amoureux de Sarkozy. Il est de longue date un proche de la famille Bush, George le père en tête. Il a suivi de près l’essor prodigieux du gaz de schiste aux États-Unis, où en quelques années cinq cent mille puits ont été creusés. Et il ne lui a pas échappé que des gisements existent en Europe, et en France.

Or, qui peut forer et exploiter côté français? GDF, Suez et Total. Pendant des années, à partir de 2002 surtout, le duo Desmarais-Frère manœuvre pour une fusion entre GDF et Suez. Sarkozy, alors ministre de l’Économie, débloque le dossier en 2004 en permettant l’ouverture du
capital de GDF. À la suite de nombreuses péripéties, la fusion est acquise en septembre 2007, après l’élection de Sarkozy. Le Canard enchaîné du 6 septembre 2006 annonçait de son côté que l’opération était en réalité «en projet depuis des mois, voire des années».

La suite ? Elle est belle comme un bilan de société cotée en Bourse. On va essayer de ne pas vous larguer.

Dans le fond, c’est simple. Les intérêts transnationaux de Desmarais et de Frère sont intimement liés dans de nombreuses structures. La plus connue peut-être s’appelle la Compagnie nationale à portefeuille (CNP), qui est une société d’investissements majeure. Avec ses deux filiales Pargesa et GBL, la CNP est en toute simplicité le plus gros actionnaire privé de Total et de GDF Suez, qui poussent tant à l’extraction des gaz de schiste. Fini? Tu parles que non. Albert Frère a créé de son côté une coentreprise avec la société australienne European Gas Limited, vouée à l’extraction de gaz, essentiellement en France. Lecteur, si tu vois sur un permis d’exploration français la mention «European Gas Limited», pense une seconde à Albert, qui l’a bien mérité.

Une dernière pour la route. Frère et Desmarais sont en train de prendre le contrôle de la société chimique Arkema, ancienne filiale de Total. Son dividende a augmenté de 67% en 2010, selon Boursier.com. Et c’est bien normal, car Arkema fournira une belle part des produits chimiques utilisés dans l’extraction des gaz de schiste en France.

Si, bien entendu, l’État impartial accorde le feu vert, pour l’heure orangé.
La décision est attendue avant l’été. Selon des informations sérieuses, mais non recoupées pour le moment, le dossier des gaz de schiste ne serait pas traité, pour l’essentiel, dans les deux ministères directement concernés, celui de l’Écologie et celui de l’Industrie.
Suspense...
Revenir en haut Aller en bas
Newo

avatar

Nombre de messages : 10780
Localisation : Derrière Mars
Date d'inscription : 18/02/2005

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 24 Avr - 5:53











_________________
Contre ce Monde, pour l'Humanité.
http://www.dailymotion.com/Newo
Revenir en haut Aller en bas
Newo

avatar

Nombre de messages : 10780
Localisation : Derrière Mars
Date d'inscription : 18/02/2005

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 24 Avr - 5:55

Citation :
PHILADELPHIE (Etats-Unis) — Des équipes de secours sont parvenues vendredi à colmater un puits de gaz de schiste en Pennsylvanie (est des Etats-Unis) où une explosion s'est produite deux jours plus tôt, mais l'opérateur du puits a suspendu ses forages dans la région.

La gravité de l'accident du point de vue écologique n'était pas connue vendredi mais la compagnie Chesapeeke Energy a suspendu toutes ses opérations de forage en Pennsylvanie dans l'attente des résultats d'une enquête.

Des milliers de litres de liquides potentiellement toxiques se sont répandus, mais on ignorait l'ampleur de la fuite. Un porte-parole du département de Protection de l'environnement de Pennsylvanie, Paul Spadoni, a indiqué que des échantillons avaient été prélevés pour déterminer l'étendue et la nature des dégâts.

Le puits est situé près de la ville de Canton, à plus de 200 km au nord de Philadelphie.

Cet accident a déjà fait ressurgir la polémique autour de la fracturation hydraulique, très contestée par les militants écologistes et les riverains qui en dénoncent les dangers.

La fracturation hydraulique consiste à injecter sous très haute pression un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques dans des puits pour fissurer la roche, afin d'extraire le gaz piégé dans la matrice rocheuse.

La méthode risque de polluer les puits d'eau douce très utilisés par les agriculteurs de la région.

En dépit de la controverse, ce type de forage est en expansion en Pennsylvanie et le reste des Etats-Unis. Les prix élevés du gaz encouragent la prospection et la fracturation hydraulique permet d'atteindre des gisements très profonds.

Si ces forages procurent du travail dans des régions économiquement dévastées, la liste des produits chimiques contenus dans le liquide injecté, dressée récemment par le département de Protection de l'environnement, est dénoncées par les écologistes. Plusieurs de ces produits sont en effet cancérigènes.

Copyright © 2011 AFP.

_________________
Contre ce Monde, pour l'Humanité.
http://www.dailymotion.com/Newo
Revenir en haut Aller en bas
Newo

avatar

Nombre de messages : 10780
Localisation : Derrière Mars
Date d'inscription : 18/02/2005

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 24 Avr - 5:58

Ces mêmes "experts" qui avaient donné leur accord auprès de Borloo pour l'extraction du gaz de shiste.

Citation :
Gaz de schiste : les experts pour la recherche

La mission d'inspection estime «dommageable» pour la France de renoncer à ces hydrocarbures sans une évaluation préalable.

Le dossier des gaz de schiste n'est pas, si l'on peut dire, définitivement enterré. Parlementaires, élus locaux, militants associatifs : tous ceux qui croyaient que la messe était dite, après la décision du gouvernement d'abroger, la semaine dernière, tous les permis d'exploration et d'exploitation attribués ces trois dernières années, en seront pour leurs frais.

Le rapport d'étape de la mission d'inspection sur ces hydrocarbures «de roche-mère», demandé en février par le gouvernement et remis jeudi aux ministres de l'Écologie et de l'Industrie, se prononce en effet pour «la réalisation de travaux de recherche et de tests d'exploration» dans les régions françaises les plus «prometteuses». Le tout à partir «d'un nombre limité de puits expérimentaux» soumis à un «encadrement strict», notamment au regard de la préservation de l'environnement.

Accusés par leurs opposants de polluer les nappes phréatiques lors de leur extraction, ces gaz de schiste ont suscité ces dernières semaines une vive mobilisation dans les zones concernées.

Néanmoins, «il serait dommageable, pour l'économie et pour l'emploi, que notre pays aille jusqu'à s'interdire de disposer d'une évaluation approfondie de la richesse potentielle» de ces gisements, font valoir les auteurs avec un certain bon sens. Peut-on, effet, à l'heure où le nucléaire est montré du doigt, depuis la catastrophe de Fukushima, et que les importations d'hydrocarbures continuent de grever lourdement le budget de la Maison France, tirer un trait définitif sur la possibilité d'exploiter un jour ces ressources avec des technologies moins polluantes ?

«Il reste encore des marges de progrès à réaliser et des approches innovantes à susciter» pour rendre les forages «compatibles avec la protection de l'environnement» , soulignent les auteurs, tous membres du Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) ou du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD). Et d'espérer que, «dans deux ou trois ans, l'expérience acquise, aussi bien dans notre pays qu'en Europe et en Amérique du Nord, permettra de prendre des décisions rationnelles sur l'opportunité d'une exploitation» des gaz et pétrole de schiste en France.
Des « lobbies à la manœuvre»

Des conclusions vivement critiquées par les associations écologistes qui dénoncent un «rapport fumeux» et fustigent «les lobbies à la manœuvre». José Bové, à la pointe de la contestation, parle de «caricature» et appelle à maintenir la mobilisation .

De son côté, le ministre de l'Industrie, Éric Besson, a redit vendredi que «le gouvernement ne veut pas fermer définitivement la porte» au gaz de schiste. Une position déjà défendue par François Fillon, le 13 avril dernier, lorsqu'il a décidé de «tout remettre à plat» en annulant les permis d'exploration réalisés avec les techniques actuelles jugées trop polluantes. Selon la ministre de l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, le premier ministre a demandé à la mission, dont le rapport final était prévu pour fin mai, de poursuivre ses travaux.

Du coup, il est permis de se demander, compte tenu de l'enjeu et du climat préélectoral, si l'examen en procédure d'urgence, le 10 mai prochain, à l'Assemblée nationale, des différentes propositions de loi d'interdiction, dont l'une défendue par Christian Jacob, le président du groupe UMP, n'intervient pas un peu trop tôt.

_________________
Contre ce Monde, pour l'Humanité.
http://www.dailymotion.com/Newo
Revenir en haut Aller en bas
Newo

avatar

Nombre de messages : 10780
Localisation : Derrière Mars
Date d'inscription : 18/02/2005

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 24 Avr - 5:59


_________________
Contre ce Monde, pour l'Humanité.
http://www.dailymotion.com/Newo
Revenir en haut Aller en bas
Nico37



Nombre de messages : 2247
Date d'inscription : 08/03/2011

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Lun 25 Avr - 11:03

Citation :
Suisse : L'État interrompt les recherches de gaz

Le canton ne renouvellera pas le permis de prospection d’hydrocarbures octroyé en 2008 à une société texane. Enjeux environnementaux.

La zone où prospectait la société Schuepbach Energy LCC couvre la Glâne et une partie de la Gruyère et de la Veveyse.

La nouvelle peut surprendre par son incongruité: l’Etat a annoncé hier, dans un communiqué, qu’il suspendait toute recherche d’hydrocarbures sur le territoire fribourgeois! Des hydrocarbures? En fait, du gaz naturel qu’une entreprise américaine prospecte dans le sous-sol de l’ouest du canton depuis bientôt trois ans. Un retour en arrière s’impose. A l’été 2008 (La Gruyère du 5 juillet 2008, puis du 26 mai 2009), *’Américain Martin Schuepbach, propriétaire de Schuepbach Energy LCC à Dallas, une entreprise texane spécialisée dans la prospection d’hydrocarbures, obtient du canton un permis de recherche d’une durée de trois ans.
L’autorisation couvre une grande partie de la Glâne, la zone autour de Bossonnens et une frange de la Gruyère. Il arrive à échéance cet automne.

Espoirs de gaz

D’origine zurichoise, Martin Schuepbach est docteur en géologie et a été chercheur à l’Université de Fribourg il y a une trentaine d’années.
Malgré l’échec de la prospection de pétrole dans les années septante, il espérait trouver du gaz naturel dans le sous-sol fribourgeois. Il s’agissait d’abord d’analyser les données géologiques existantes et de procéder à des tests géochimiques d’échantillons. D’éventuels forages, bien plus chers, seraient intervenus dans une deuxième phase et auraient dû faire l’objet d’une demande de permis de construire.

Revirement total du canton, donc, qui annonce l’arrêt net de toute opération. Aucune concession d’exploitation de gisements ne sera non plus octroyée. Motif? Le canton «n’a pas besoin de nouvelles sources d’énergie» et le Conseil d’Etat entend «favoriser les énergies renouvelables».

Qu’est-ce qui a bien pu pousser le Gouvernement à couper les gaz ?

D’abord, ses services ont appris qu’une demande de forage allait arriver prochainement de la part de Schuepbach Energy LCC. Et une autre demande, de recherche celle-là, a par ailleurs été déposée le 15 février dernier par une entreprise suisse. L’Etat lui a déjà annoncé qu’il la refusait.

«Il s’agit d’être cohérent avec notre nouvelle stratégie de développement durable», résume Georges Godel, directeur de
l’Aménagement, de l’environ-nement et des constructions (DAEC). Une stratégie peaufinée après la délivrance du permis aux chercheurs texans.

Le Glânois se dit aussi inquiet des dommages environnementaux occasionnés par l’extraction d’hydrocarbures. Avec lui, le Gouvernement préfère couper court à tout espoir, sans attendre une éventuelle demande de forage qui aurait pu donner lieu à une levée de boucliers. «C’est une décision très claire, courageuse et cohérente.»

Au risque d’opérer une rupture dans l’action de l’Etat, qui suspend un jour ce qu’il a autorisé la veille? «Cette décision n’est pas
définitive. On pourra en rediscuter quand on nous aura prouvé qu’il n’y a aucune conséquence environnementale à exploiter de tels gisements et qu’on a absolument besoin de telles sources d’énergie», tempère Georges Godel.

Pression du politique

Ne craignant pas de revendications financières – les permis auront coûté quelques dizaines de milliers de francs – il assure que cette décision n’a pas non plus pour but de verdir opportunément sa candidature, à quelques mois des élections cantonales: «Cela n’a strictement rien à voir avec Fukushima. Je pense simplement que le politique doit être très claire dans sa volonté de changement et faire pression pour trouver d’autres solutions.»

On peut s’étonner alors d’une ferveur toute différente dans le dossier nucléaire, le Conseil d’Etat ayant accepté l’idée de la construction d’une nouvelle centrale en Suisse… «Nous avons toujours été très clairs sur notre volonté de sortir du nucléaire. Nous sommes d’accord pour une seule nouvelle centrale, le temps de trouver une alternative.»

Contacté aux Etats-Unis, Martin Schuepbach n’a pas pu répondre dans les temps à nos questions.
Revenir en haut Aller en bas
Nico37



Nombre de messages : 2247
Date d'inscription : 08/03/2011

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mer 27 Avr - 22:54

Citation :
Des substances cancérigènes dans les forages de gaz de schiste

ENERGIE - Une étude américaine révèle la présence de molécules potentiellement cancérigènes dans les produits utilisés pour extraire les gaz de schiste...

Cette étude devrait apporter de l’eau au moulin des anti-gaz de schiste, qui se sont encore rassemblés massivement ce week-end contre les projets d’exploration et d’exploitation de ce gaz «non conventionnel» en France. Dans une étude publiée le 16 avril, les substances chimiques utilisées pour la fracturation hydraulique des roches ont été listées par des scientifiques américains, à la demande des parlementaires démocrates. 29 substances classées cancérigènes aux Etats-Unis ou polluantes dangereuses de l’air ou de l’eau ont été détectées dans les produits utilisés pour exploiter le gaz et le pétrole de schiste.
«Il n’existe pas de fracturation hydraulique propre»

Benzène, toluène, xylène, éthylbenzène, formaldéhyde… Voilà un extrait de la longue liste de produits chimiques nécessaires à l’extraction des gaz de schiste: en tout, 2.500 produits ont été recensés, contenant 750 substances chimiques différentes. Parmi elles, 29 substances ont été classées «dangereuses», soit parce qu’elles sont des cancérigènes « probables ou suspectés », soit parce que ce sont des polluants dangereux de l’air ou de l’eau visées par le Safe drinking water Act, la loi fédérale américaine sur la qualité de l’eau de boisson.

«Ce rapport américain officiel montre clairement que la fracturation hydraulique utilisée dans l’extraction des gaz et pétrole de schiste utilise de nombreux produits chimiques dangereux. C’est la réalité de cette technique et de cette industrie: il n’existe pas de fracturation hydraulique propre», déclare François Veillerette, porte-parole de l’association Générations futures. Le méthanol, produit le plus utilisé entre 2005 et 2009 par les quatorze compagnies ayant participé à l’étude, est un contaminant dangereux pour les eaux et l’air. «Le gouvernement français, à la lumière de ce rapport, doit officiellement et définitivement abroger les projets prévus sur le territoire national et renoncer au recours à ces sources dans le futur», ajoute François Veillerette.
Revenir en haut Aller en bas
Nico37



Nombre de messages : 2247
Date d'inscription : 08/03/2011

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 1 Mai - 18:12

Citation :
Dimanche 17 Avril, Au Ras Du Réel etait à Nant pour Netoyens.info, dans le cadre de la mobilisation contre l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste.

Nous vous proposons deux interview :

Celle de Patrick Herman, journaliste et paysan, membre du collectif de Nant (12)

Gaz de schiste - Patrick Herman, Membre du collectif de Nant (12) : "Ni nucléaire, ni gaz de schiste : sobriété energétique"
Dimanche 17 Avril, Au Ras du Réel se déplaçait à Nant pour Netoyens.info, dans le cadre de la mobilisation contre l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste.Patrick Herman journaliste, paysan, et membre du collectif de Nant fait le point avec nous sur cette mobilisation, après l’annonce de la proposition de loi UMP, déposée par Christian Jacob, visant à interdire l’exploration et l’exploitation de gaz et huiles de schiste. Une loi qui sera débattue à l’Assemblée Nationale le 10 Mai.
Ecouter l'interview :
http://www.netoyens.info/index.php/contrib/28/04/2011/patrick-herman-collectif-de-nant-ni-nucleaire-ni-gaz-de-schiste-sobriete-energetique
Celle de Fabrice Nicolino auteur de "Qui a tué l'écologie" Avril 2011

Fabrice Nicolino : "Crise systémique : la voie à emprunter est une mobilisation sociale de grande ampleur"
Ecouter l'interview :
http://www.netoyens.info/index.php/contrib/29/04/2011/fabrice-nicolino-%3A-crise-systemique-%3A-la-voie-a-empriunter-est-une-mobilisation-sociale-de-grande-ampleur
Revenir en haut Aller en bas
Nico37



Nombre de messages : 2247
Date d'inscription : 08/03/2011

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mar 3 Mai - 22:35

Citation :
Gaz et huiles de schistes : Les lobbies à la manœuvre

Le rapport provisoire sur les gaz et huiles de schiste commandé par Éric Besson et Nathalie Kosciusko-Morizet à deux ingénieurs des Mines et deux ingénieurs des Ponts et des Eaux et Forêts est formel : « Dans deux ou trois ans, l'expérience acquise, aussi bien dans notre pays qu'en Europe et en Amérique du Nord, permettra de prendre des décisions rationnelles sur l'opportunité d'une exploitation de gaz et huiles de roche-mère en France ». Le nouvel eldorado mérite bien un tel exercice de rationalité : le bassin parisien devrait renfermer d'importants gisements d'huile de schiste (100 millions de m3 techniquement exploitables) et le sud de la France du gaz de schiste (500 milliards de m3).

Au moment où les collectivités locales ont de moins en moins de ressources de l'État et sont parfois mises en faillite par leurs emprunts à taux excessifs sur les marchés, ce même rapport préconise « une révision de la fiscalité pétrolière de sorte que les collectivités locales trouvent un intérêt à une exploitation d'hydrocarbures sur leur territoire ». De quoi espérer acheter et faire taire des élus très mobilisés pour la sauvegarde écologique de leur territoire.

Les «experts» français ont malheureusement été devancés par un rapport publié quelques jours avant par la Commission de l'Énergie et du Commerce de la Chambre des Représentants des États-Unis. On y apprend que cette technologie a nécessité entre 2005 et 2009 l'utilisation de plus de 2.500 produits chimiques dont des substances cancérigènes et polluantes (benzène, toluène, xylène, éthylbenzène, regroupés sous le sigle BTEX, ou encore le 2-butoxyéthanol dit Butylglycol qui peut détruire les globules rouges et attaquer la moelle osseuse). Quatorze millions de litres ont été utilisés sur la période à cette fin.

Les temps sont durs pour les apprentis sorciers ! Le 20 avril 2011, des milliers de litres d’eau se sont échappés d’un puits de gaz en Pennsylvanie à la suite d’une explosion, provoquant l’évacuation des habitants de la localité de Leroy Township (Source AFP). Seule consolation majeure : le chiffre d’affaires d’Halliburton, détenteur de la technologie par fragmentation, a explosé lui aussi en 2010 sans dégâts majeurs. Là est la rationalité !

Pendant que Monsieur Borloo occupait la galerie avec le Grenelle de l’environnement, l’opération était déjà engagée, en liaison avec Total, GDF-Suez notamment et quelques ingénieurs des Mines et des Ponts. Alors plus que jamais, nous, citoyens raisonnables et informés, sommes sur le pont ! Nous ne laisserons pas quelques firmes transnationales et leurs alliés détruire des territoires de manière irréversible.

Attac France, Paris, le 22 avril 2011
Revenir en haut Aller en bas
Nico37



Nombre de messages : 2247
Date d'inscription : 08/03/2011

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Jeu 5 Mai - 23:22

Citation :
Le Réseau Environnement Santé (RES) a publié sur son site un lien vers une carte interactive qui recense les "Fraccidents" aux USA.
En cliquant sur chaque localisation, on peut lire (en anglais) les détails et les conséquences de ces accidents (pollution de l'air, des nappes phréatiques, explosions, mort suspectes d'animaux...).

Lien direct vers la carte : http://earthjustice.org/features/campaigns/fracking-across-the-united-states
Revenir en haut Aller en bas
Newo

avatar

Nombre de messages : 10780
Localisation : Derrière Mars
Date d'inscription : 18/02/2005

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Ven 6 Mai - 22:43


Citation :
Gaz de schiste : "les députés sont en pleine reculade"
06/05/11
Le texte visant à interdire l'exploitation a été modifié "sous la pression des industriels", dénoncent les écologistes.

Les écolos avaient flairé l'arnaque. Leurs craintes semblent se confirmer : malgré les promesses gouvernementales d'abroger les permis d'exploitation de gaz de schiste déjà délivrés en France, la partie est loin d'être gagnée pour les opposants à l'hydrocarbure controversé.

La loi portée par Christian Jacob (UMP) sur le gaz de schiste, qui doit être examinée le 10 mai prochain en urgence par l'Assemblée nationale, a été modifiée lors de son adoption ce mercredi 4 mai en Commission. Une " marche-arrière" effectuée "en catimini", dénonce José Bové, chef de file des anti-schiste.

Nuance de taille

Le texte prévoyait jusque-là l'abrogation des "permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux non conventionnels ".

Or le projet de loi vise désormais "à interdire l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique".

Une nuance, certes, mais de taille. Si le texte concerne maintenant tous les hydrocarbures, et pas seulement ceux qualifiés de "non conventionnels", seule l'exploitation par "fracturation hydraulique" serait interdite.

Cette technique, qui consiste à injecter d'énormes quantités d'eau alliées à des produits chimiques dans les mines afin de récupérer la précieuse ressource , est au cœur des craintes des écologistes, qui redoutent une contamination des nappes phréatiques.

"Reculade"

On pourrait croire à une bonne nouvelle. Mais le texte explique que les titulaires de permis de recherches pourront "dans les deux mois" à compter de la publication de la loi "préciser les techniques employées" pour exploiter leurs gisements. Si leurs mines ne sont pas concernées par cette technique, il n'y aura donc pas abrogation.

"Il suffit qu'ils emploient d'autres termes, ou qu'ils disent qu'ils utilisent d'autres techniques pour que ce soit fini !", s'insurge José Bové. "Clairement, les députés sont en pleine reculade devant la pression des industriels et devant le corps des Mines", estime l'eurodéputé Europe Ecologie-Les Verts. "C'est un manque de courage politique évident".

"On demande aux mêmes personnes qui ont délivré les permis, des fonctionnaires issus du corps des Mines, ceux-là même qui ont rédigé le pré-rapport du gouvernement, de décider de maintenir ou non ces autorisations, c'est inacceptable !", ajoute José Bové.

Pression

Le pré-rapport commandé par la ministre de l'Ecologie Nathalie Koscuizco-Morizet et son homologue de l'Industrie Eric Besson avait donné le ton : suspendre, oui, mais "ne fermons pas complètement la porte". Même son de cloche chez François Fillon, qui avait pourtant promis l'abrogation de tous les permis d'exploration déjà délivré par le gouvernement Sarkozy.

Du côté des collectifs locaux anti-gaz de schiste, on se laisse le temps de digérer l'information. Voter cette loi, "c'est déjà un grand pas de fait", tempère Christian Depret, du collectif anti-gaz de schiste du Var. Et puis, "de toute façon, on ne lâchera pas la pression".

Laura Thouny - Le Nouvel Observateur

_________________
Contre ce Monde, pour l'Humanité.
http://www.dailymotion.com/Newo
Revenir en haut Aller en bas
Nico37



Nombre de messages : 2247
Date d'inscription : 08/03/2011

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 8 Mai - 1:46

Citation :
Communiqué de la De la FNIC CGT & de la FNME CGT.
À propos des gaz et huiles de schiste et de charbon.

LE CONSTAT :
La CGT considère que les besoins considérables en énergie s’affichent comme un horizon incontournable, et sur le long terme, pour tous les pays, quels que soient les efforts indispensables pour une plus grande sobriété et une meilleure efficacité industrielle des installations et des matériels et les économies d’énergie.
La réalité démographique et le comblement nécessaire des inégalités dans le niveau de vie font que les besoins en énergie se font de plus en plus pressants en France, comme en Europe et dans le monde, en même temps que la réduction des émissions de gaz à effets de serre est une obligation contre le réchauffement climatique.
La production des gaz et des huiles de schiste, dans l’état actuel des techniques, n’est acceptable nulle part.
Les techniques actuelles utilisées aux USA pour produire des hydrocarbures de schiste occasionnent des dégâts considérables à l’environnement et au cadre de vie des populations. Elles font courir des risques sanitaires et mettent en péril les réserves d’eau potable dans le sous-sol. En outre, le caractère légalement privé du sous-sol américain, contrairement au sous-sol français qui appartient à la Nation, accentue fortement la recherche de rentabilité au détriment de l’environnement.
La CGT estime que l’exploitation des gaz et huiles de schiste, dans ces conditions, n’est pas possible.
Cette interdiction ne doit pas porter seulement sur le sol national en France.
Les multinationales du pétrole vont être tentées de délocaliser dans les pays émergents et les pays pauvres cette production
pour profiter de cadres juridiques et législatifs moins contraignants.
C’est pourquoi, la CGT s’emploiera à faire en sorte que l’exploitation de ces gaz et huiles de schiste ne soit pas développée dans ces pays tant que les recherches dans les technologies ne permettront pas de sauvegarder l’environnement, le cadre de vie des populations et les ressources en eau des territoires.

RISQUES INDUSTRIELS -- RECHERCHE DÉVELOPPEMENT POUR LA SÛRETÉ – RÔLE DES POUVOIRS PUBLICS..
La CGT considère que les craintes que font naître les systèmes de production industrielle dans notre société capitaliste ont leur légitimité en particulier dans l’énergie.
Mais l’instrumentalisation de ces craintes pour refuser l’apport des sciences et des techniques, pour le progrès social dans la vie des gens, est une malhonnêteté caractérisée.
Un aspect essentiel du débat réside dans la quantification des réserves. La phase d’exploration, qui n’utilise pas les mêmes techniques et n’a donc pas d’impact équivalent sur l’environnement, est donc incontournable comme préalable au débat, et le moratoire actuel sur l’exploration est injustifiable.
Les pouvoirs publics doivent y prendre toutes leurs responsabilités.
C’est nécessaire pour la recherche sur les hydrocarbures des très grandes profondeurs des océans, les gaz non conventionnels, comme sur toutes les autres énergies, solaire, éolien, biomasse, charbon et nucléaire comprise.
C’est nécessaire aussi pour concevoir et tester des forages à grandes profondeurs qui seront nécessaires pour séquestrer les gaz à effets de serre produits par les activités économiques.

Cela exige le contrôle de la puissance publique en France, comme dans tous les pays, et la mise en oeuvre d’un cadre juridique des lois et des règlements nationaux et internationaux qui soient réévalués en permanence pour tenir compte des nouvelles techniques.
En particulier, la priorité absolue doit être non pas la profitabilité mais la sécurité des salariés et des populations.
Ce sont les contraintes imposées par les pouvoirs publics et les moyens donnés à la recherche pour le développement des techniques qui ont permis de forer sans problèmes dans le sous-sol plus de 2000 puits en France, que ce soit pour l’utilisation de la géothermie ou pour la production d’hydrocarbures et de gaz naturel comme à Péchelbraun en Alsace ou à Parentis, St Marcet et Lacq dont le gaz initialement très pollué était appelé "non conventionnel" en 1950 en raison de ses composés sulfureux très toxiques.
Ces nouvelles technologies ont permis que le gaz de Lacq ait pu être exploité pour le plus grand intérêt des besoins énergétiques de la France et de l’activité économique des régions Midi Pyrénées et Aquitaine.

LES PROPOSITIONS ::
DANS CE CONTEXTE, LA CGT FORMULLE LES EXIGENCES SUIVANTES ::
1 - Dans l’état actuel des connaissances dans les technologies, la production des gaz et huiles de schisten’est pas possible.
2 - Le moratoire sur l’exploration, qui n’utilise pas les mêmes techniques et n’a pas de conséquences équivalentes sur l’environnement, doit être levé. Les travaux de recherche, engagés actuellement pour une meilleureconnaissance de la géologie du sous-sol et des processus hydrogéologiques par des forages adaptés (évaluation de la ressource et non production), doivent être poursuivis et amplifiés sans queces activités ne servent de paravent à une exploitation ultérieure industrielle des gaz et huiles non conventionnels
ou des matières premières nouvelles que ces recherches auraient mis à jour.
Ces travaux de recherche doivent être coordonnés et placés sous l’autorité des pouvoirs publics dans lecadre juridique d’une filière de recherche publique de façon à répondre aux besoins multiples que ce soit en géothermie, en eau, en séquestration de gaz à effet de serre, en connaissance des matériaux géologiques du sous-sol national. Ces travaux doivent être soumis à l’examen et à l’autorisation du Parlement.
Les travaux de recherche doivent comporter les expérimentations utiles sur des pilotes industriels delaboratoires pour savoir s’il est possible ou non de mettre au point les technologies susceptibles de neutraliser tous les risques sur l’environnement et les populations dans la mise en oeuvre de ces forages.
La CGT propose que cette filière publique spécifique fasse partie du pôle public de l’énergie dont elle revendique la mise en place
3 - Au niveau national, un comité de pilotage indépendant tripartite "Elus - Associations - Personnalités indépendantes qualifiées" doit être créé pour apprécier le contenu et le résultat de ces travaux de recherches.
4 - Au niveau international, tant que les risques pour l’environnement et la santé des populations ne seront pas neutralisés par la mise au point de technologies nouvelles, les démarches doivent être engagées par la France et l’Europe pour que les gaz et huiles non conventionnels ne puissent pas être produits par les multinationales pétrolières ou autres opérateurs qui seraient susceptibles de délocaliser leurs productions dans les pays émergeants et pauvres en raison du cadre juridique et législatif moins contraignant.
Revenir en haut Aller en bas
Newo

avatar

Nombre de messages : 10780
Localisation : Derrière Mars
Date d'inscription : 18/02/2005

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mar 10 Mai - 11:43










Citation :
On cherchait une explication à la mort de 19 bovins en Louisiane en avril 2009, ou aux pluies d'oiseaux qui ont soulevé bien des interrogations aux Etats-Unis en janvier 2011. Un éminent chimiste et toxicologue suggère une explication qui selon lui tient la route : un méfait des fameux gaz de schiste.

On met tous les phénomènes inexpliqués et non naturels sur le gaz de shiste ;) Mais qui sait ?

_________________
Contre ce Monde, pour l'Humanité.
http://www.dailymotion.com/Newo
Revenir en haut Aller en bas
Nico37



Nombre de messages : 2247
Date d'inscription : 08/03/2011

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mer 11 Mai - 19:28

Citation :
Gaz de schiste : Une bataille financière mondiale d’ampleur inédite et une nouvelle catastrophe pour l’environnement

Article de la tendance CLAIRE du NPA à lire ici : http://tendanceclaire.npa.free.fr/contenu/autre/artpdf-232.pdf
Revenir en haut Aller en bas
Nico37



Nombre de messages : 2247
Date d'inscription : 08/03/2011

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Jeu 12 Mai - 19:03

A télécharger : Gaz (Duval MC)
Revenir en haut Aller en bas
Nico37



Nombre de messages : 2247
Date d'inscription : 08/03/2011

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Ven 13 Mai - 22:44

Citation :
Capitalisme et écologie : de l'eau dans le gaz !

A l’heure où les spécialistes de l’environnement tirent la sonnette d’alarme, où les océans, pollués par toute sorte de produits chimiques, sont de plus en plus saturés de déchets plastiques, où boire l’eau du robinet prend une allure de roulette russe, la classe capitaliste et ses spécialistes à la solde des compagnies gazières nous annoncent fièrement qu’ils vont développer une nouvelle méthode de production gazière très rentable : l’extraction du gaz de schiste. Cette “alternative” énergétique permettrait entre autres à la France d’être autonome pour ses besoins en gaz pendant des décennies et ainsi de réduire le coût de ses dépenses en énergie. Bien des Etats se penchent donc sur cette nouvelle recette miracle. En France, le 21 avril dernier, une mission d’inspection des ministères de l’Industrie et de l’Ecologie a rendu un rapport très attendu au gouvernement pour présenter les enjeux des huiles et gaz de schiste dont les sous-sols semblent regorger. En vue de la grande mascarade démocratique de 2012, il faut reconnaître que tous les partis politiques semblent unanimes pour dénoncer le manque de recul et de réflexion pour accorder des permis d’exploration et d’exploitation. “En clair, le gouvernement n’est pas prêt à décider quoi que ce soit avant l’élection présidentielle de 2012, et d’ici là, la loi Jacob aura peut-être été adoptée” (le Monde du 23 avril 2011). Toutefois, il est à noter que ce rapport ne ferme pas la porte à une possible exploration des gaz de schiste : “Il serait dommageable pour l’économie nationale et pour l’emploi que notre pays aille jusqu’à s’interdire, sans pour autant préjuger des suites qu’il entend y donner, de disposer d’une évaluation approfondie de la richesse potentielle.”

De quoi s’agit-il ?
Pour ainsi dire, il n’y a rien de véritablement “révolutionnaire” dans cette production de gaz. Il s’agit de forer le sol à une certaine profondeur jusqu’à atteindre une couche de schiste ou plus précisément de roche sédimentaire argileuse (appelée “shale” par les géologues canadiens) et d’en extraire les hydrocarbures par pompage. Rien de bien nouveau depuis le premier puits de gaz foré en 1821 à Fredonia aux Etats-Unis, dans une formation de schiste du dévonien. Rapidement abandonnée au profit de l’exploitation des réservoirs de gaz conventionnel, cette méthode fait aujourd’hui son retour “en grandes pompes” avec quelques modifications tout à fait stupéfiantes !
La méthode traditionnelle d’extraction de gaz conventionnel consiste en un forage vertical au dessus de la poche de gaz à exploiter. Le nouveau procédé s’appuie sur le forage directionnel (souvent horizontal), associé à la fracturation hydraulique. Le forage directionnel consiste à forer non pas verticalement, mais à une profondeur et un angle qui permettent au puits de rester confiné dans une zones potentiellement productrices (1). La fracturation hydraulique consiste à provoquer un grand nombre de micro-fractures dans la roche contenant du gaz, permettant à celui-ci de se déplacer jusqu’au puits afin d’être récupéré en surface. La fracturation est obtenue par l’injection d’eau à haute pression dans la formation géologique. On injecte également du sable de granulométrie adapté qui va s’insinuer dans les micro-fractures et empêcher qu’elles ne se referment. Du point de vue technique, il faut reconnaître que ce procédé est très astucieux. Mais en y regardant de plus près… il s’avère être une menace immédiate sur le plan écologie et sanitaire. Outre la consommation en eau particulièrement vorace de ce procédé (2), on ajoute des additifs dans l’eau pour améliorer l’efficacité de la fracturation, parmi lesquels figurent :
– des lubrifiants, qui favorisent la pénétration du sable dans les micro-fractures ;
– des biocides destinés à réduire la prolifération bactérienne dans le fluide et dans le puits ;
– des détergents qui augmentent la déportation du gaz et donc la productivité des puits ;
– des produits pour gélifier l’eau et autres anti-corrosions…
La liste est encore longue. Selon le Centre Tyndall (université de Manchester), certains de ces additifs seraient toxiques et cancérigènes.
Pour le forage des douze puits d’une plate-forme, c’est au total jusqu’à 7000 tonnes d’additifs toxiques qui peuvent être déversés dans les sous-sols, risquant ainsi de contaminer l’eau contenue dans les nappes phréatiques environnantes. Si, pour certains spécialistes comme Didier Bonijoly, chef du bureau des recherches géologiques et minières, ce risque serait minime du fait qu’“en général, les couches de schiste visées par les explorations en France sont bien trop profondes pour que les fissures puissent atteindre les nappes phréatiques proches de la surface”, son homologue Bernard Collot, un géologue ancien d’Exxon, a la lucidité de reconnaître : “dans nos régions géologiquement agitées, les couches de schistes sont plissées et fracturées, si bien qu’on peut imaginer une migration verticale des additifs par les failles de schiste”. En France, le risque de pollution à grande échelle est bien réel.
Une nouvelle pollution planétaire à venir

Le film documentaire de Josh Fox intitulé “Gasland”, diffusé sur Canal + en avril dernier, est très explicite et démonstratif. On y voit des familles américaines, vivant à proximité des fameuses plate-formes de forage, condamnées à souffrir des conséquences de cette exploitation sauvage. Par les robinets des maisons, de l’eau pétillante contaminée par les hydrocarbures se déverse devant les yeux pleins de colère des habitants impuissants. Un homme approche une flammèche du filet d’eau trouble… et tout l’évier est envahi de flammes ! Plus tard, on apprend qu’une famille aura bu cette eau contaminée pendant plusieurs années avant de se rendre compte de sa toxicité. Il faut également remarquer que le procédé de fracturation peut entraîner la migration de certains éléments radioactifs contenus dans les sous-sols vers, entre autres, des nappes phréatiques !

Et ce n’est là qu’un début. La société norvégienne Statoil, impliquée dans une coentreprise avec Chesapeake Energy pour produire le gaz de schiste du Marcellus Shale dans le nord-est des Etats-Unis, veut profiter de son “expérience” pour développer le gaz de schiste en Europe. La société russe Gazprom a annoncé en octobre 2009 qu’elle envisageait l’achat d’un producteur américain de gaz de schiste afin d’acquérir une expertise qu’elle pourrait utiliser pour développer le potentiel de la Russie. Dans le Barnett Shale au Texas, la compagnie pétrolière française Total SA participe à une coentreprise avec Chesapeake Energy, alors que la société italienne ENI a acquis une participation dans Quicksilver Resources. En Autriche, l’exploration est en cours. OMV travaille sur un bassin prometteur, près de Vienne. En Allemagne, Exxon Mobil détient des baux sur 750 000 hectares dans le bassin inférieur de la Saxe, où elle projetait de forer dix puits de gaz de schiste en 2009. Cette même compagnie a foré le premier puits de gaz de schiste en Hongrie dans la fosse Mako, en 2009. En Angleterre, Eurenergy Resource Corporation a annoncé son intention de forer pour du gaz de schiste dans le bassin Weald, situé dans le sud du pays. La Royal Dutch Shell évalue la viabilité des schistes d’Alum, dans le sud de la Suède, comme source de gaz de schiste. Beach Petroleum Limited a annoncé son intention de forer pour du gaz de schiste dans le bassin de Cooper, en Australie-Méridionale. La Chine s’est fixé un objectif de production de 30 milliards de mètres cubes par an à partir des schistes…
Voilà se dessiner une fois encore l’avenir glorieux que nous annonce cette société décadente, pourrie jusqu’à la moelle ! Les contraintes économiques qui poussent ces grandes compagnies à développer des méthodes d’extraction toujours plus complexes, profondes et… risquées, rappellent étrangement la catastrophe de la plate-forme Deapwater survenue dans le golfe du Mexique il y a tout juste un an.

Le capitalisme ne s’arrêtera jamais de détruire la planète.
Revenir en haut Aller en bas
Newo

avatar

Nombre de messages : 10780
Localisation : Derrière Mars
Date d'inscription : 18/02/2005

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 14 Mai - 1:53








_________________
Contre ce Monde, pour l'Humanité.
http://www.dailymotion.com/Newo
Revenir en haut Aller en bas
Nico37



Nombre de messages : 2247
Date d'inscription : 08/03/2011

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 14 Mai - 21:17

http://www.youtube.com/v/BLllmdjtbiA
Revenir en haut Aller en bas
Nico37



Nombre de messages : 2247
Date d'inscription : 08/03/2011

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 15 Mai - 13:46

Citation :
Communiqué de presse coordination nationale des collectifs Non au Gaz et Huile de Schiste 14 mai 2011

La Coordination nationale des collectifs « Non au gaz et huile de schiste » s’est réunie le 14 mai 2011 après l’adoption d’une petite loi par l’Assemblée nationale le 11 mai dernier.

La Coordination nationale CONSTATE :
- que cette loi n’abroge pas les permis exclusifs de recherches délivrés ;
- que l’Assemblée nationale autorise la... technique de la fracturation hydraulique pour l’expérimentation.

La Coordination DEPLORE :
- que la représentation nationale n’ait pas eu accès aux dossiers de demandes de permis de recherche ;
- Qu’une majorité de députés s’en est remise aux déclarations des industriels et au Ministère de l’industrie et de l’énergie pour l’instruction de l’abrogation des permis de recherche ;
- que l’Etat refuse d’abroger les permis en dépit des déclarations du 1er Ministre, du Ministre de l’Industrie et du Ministre de l’Ecologie.

La Coordination Nationale EXIGE :
- que le Ministre de l’Industrie et de l’Energie représente le Gouvernement lors de l’examen de la proposition de Loi devant le Sénat ;
- que l’Etat rende public le processus de délivrance des permis de recherche ; et, qu’au nom des principes d’information et de participation du public, il lève le secret industriel sur toutes les techniques et produits de recherche et d’exploitation ;
- que l’Etat abroge les permis de recherche délivrés.

La coordination APPELLE à la poursuite et à l’amplification de la mobilisation des citoyens et des élus locaux.

La coordination nationale des collectifs Non au Gaz et Huile de Schiste
Revenir en haut Aller en bas
Newo

avatar

Nombre de messages : 10780
Localisation : Derrière Mars
Date d'inscription : 18/02/2005

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mar 24 Mai - 14:15

Citation :
Le gaz de schiste enflamme le Net

Il est un gaz qui ne fait rire personne depuis cinq mois. Le gaz de schiste met en rogne les opposants à son exploitation, rassemble contre lui de plus en plus de personnalités qui se disputent la vedette, de Danielle Mitterrand à José Bové ou Nicolas Hulot, et donne de telles sueurs froides au gouvernement qu'il en commet des lapsus fumeux...

Devant l'ampleur de la mobilisation, l'UMP vient de faire voter une loi "compromis" ne fermant pas définitivement la porte aux industriels. Pour les écologistes, il s'agit d'un "tour de passe-passe pour gagner du temps" jusqu'aux prochaines élections.

En langage simple, le gaz de schiste est un gaz naturel emprisonné dans la roche (schiste) à environ 2 000 mètres de profondeur. Son extraction demande une "fracture hydraulique", procédé qui consiste à injecter, à très haute pression, de l'eau, du sable et environ 500 produits chimiques pour briser la roche et en libérer le gaz. Un processus superbement mis en images par une application Owni. Si les industriels voient le gaz de schiste comme une solution à la crise énergétique, les écologistes dénoncent les effets de sa méthode d'extraction : pollution des nappes phréatiques, émission de gaz à effet de serre, risque d'activité sismique...

En mars 2010, Jean Louis Borloo, alors ministre de l'Ecologie, accorde trois permis de recherche, sans consulter les élus locaux, à la société américaine Schuepbach Energy LLC, associée à Total et GDF-Suez. Les premiers départements approchés sont l'Ardèche, la Drôme et l'Aveyron, mais d'autres régions sont concernées (voir la carte de France).

Depuis fin 2010, les manifestations s'enchaînent, les slogans pleuvent ("No gazaran", "Gaz-toi pauv' con"), sites Internet et pétitions en ligne fleurissent. Les contestataires, qualifiés "d'extrémistes retors et chevronnés" par l'avocat de la société Schuepbach, ne manquent pas de créativité pour se faire entendre - surtout quand le pastis de Marseille est menacé. Plus de 4000 signatures de collectifs ont été recueillies lors d'un tour de France pétitionnaire organisé du 20 avril au 10 mai.

Depuis une dizaine d'années, les Etats-Unis ont installé des centaines de milliers de puits d'extraction de gaz de schiste sur leur territoire, gaz qui représente 23% de leur production de gaz naturel. Des accidents ont contaminé des nappes phréatiques et le New York Times a publié une vaste enquête révélant notamment la radioactivité de l'eau rejetée par les puits.

Dans son documentaire Gasland, Josh Fox, "l'empêcheur de forer en rond", montre des images choc, comme de l'eau du robinet qui prend feu à cause du méthane qu'elle contient.

Cet été, Gasland 2 sera tourné en France et dans d'autres pays du monde qui s'inquiètent et demandent un moratoire international.

Béatrice Catanese
Les Inrocks


_________________
Contre ce Monde, pour l'Humanité.
http://www.dailymotion.com/Newo
Revenir en haut Aller en bas
Nico37



Nombre de messages : 2247
Date d'inscription : 08/03/2011

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 28 Mai - 18:22

Citation :
Chevron exploitera du gaz de schiste AFP 28/05/2011 |

La société américaine Chevron a remporté un appel d'offres pour l'exploration d'un gisement de gaz de schiste dans le nord-est de la Bulgarie, a annoncé samedi le ministre de l'Economie et l'Energie Traïtcho Traïkov. "La société qui a gagné a proposé une prime de 30 millions d'euros pour obtenir le droit d'explorer. Cette société est Chevron et son concurrent était (la canadienne) BNK", a-t-il déclaré dans une conférence de presse.

Chevron explorera dans la région de Novi Pazar (nord-est). Des concessions de gaz de schiste seront également accordées dans deux autres régions à l'ouest de Novi Pazar, le résultat des appels d'offres étant attendus vers la fin juin, a-t-il indiqué. La capacité des gisements de gaz de schiste en Bulgarie est estimée de 300 milliards à un trillion m3, selon les sociétés candidates, a déclaré le ministre. La Bulgarie qui dépend presque entièrement des livraisons de gaz russe via l'Ukraine, cherche à diversifier ses sources.

M. Traïkov a assuré que le réseau de distribution de gaz bulgare sera lié en 2014 avec celui de la Grèce, ce qui "permettra de recevoir du gaz de l'Azerbaïdjan", la Bulgarie adhérant ainsi au gazoduc ITG (Azerbaïdjan-Turquie-Grèce-Italie). Des procédures sont en cours pour relier le réseau bulgare aussi avec ceux de la Roumanie, la Serbie et la Turquie, a-t-il rappelé. Le ministre a par ailleurs laissé entendre que la Bulgarie n'était pas prête à signer un accord à long terme de livraison de gaz russe après l'expiration en 2012 de l'accord actuel.

En réponse à une question sur les prochains accords avec la Russie, il a en effet préféré évoquer l'évolution en cours, à savoir "l'entrée en exploitation du gazoduc vers la Grèce, de l'exploitation des gisements dans la Mer Noire et des recherches de gaz de schiste". L'entreprise britannique Melrose Resources exploite depuis octobre deux gisements en Bulgarie dans la Mer Noire, d'une capacité globale de 2,09 milliards m3, qui doivent satisfaire 15% de la consommation de gaz naturel en Bulgarie.

Melrose a découvert en août dernier un troisième gisement, Kavarna Est qu'elle compte bientôt mettre en exploitation. La Bulgarie participe par ailleurs au projet européen de gazoduc Nabucco qui doit contourner la Russie, et au projet russo-italien South Stream qui reliera la Russie à l'Europe par les eaux turques de la Mer noire.
Revenir en haut Aller en bas
Nico37



Nombre de messages : 2247
Date d'inscription : 08/03/2011

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Jeu 2 Juin - 17:49

Citation :
Gaz de schiste : le Sénat se penche à son tour sur la fracturation hydraulique Par Suzette BLOCH Le 01.06.2011 à 20:44

Le Sénat s'est penché à son tour mercredi, après l'Assemblée nationale, sur le texte UMP interdisant la technique de la fracturation hydraulique sur les gaz de schiste mais qui ne satisfait ni les collectifs de citoyens et associations environnementales ni la gauche.

Il n'a finalement pas réussi à achever, en cette veille de jour férié, l'examen du texte qui se déroulait à un rythme d'escargot, et a décidé de suspendre les débats jusqu'à une prochaine date qui sera fixée le 8 juin par la Conférence des présidents du Sénat. La majorité étant minoritaire en nombre dans l'hémicycle, elle a dû recourir sur chaque amendement à une procédure de vote qui lui permet de voter pour les absents mais qui ralentit les débats tandis que l'opposition multipliait les prises de parole.

"Vous cherchez à éteindre la contestation. Vous n'y parviendrez pas", a lancé Nicole Bricq (PS). La proposition de loi du député UMP Christian Jacob, soutenue par le gouvernement, interdit la technique de fracturation hydraulique, accusée de polluer les nappes phréatiques. La version initiale prévoyait une abrogation pure et simple des permis, mais les députés ont finalement décidé que les titulaires des permis auront deux mois pour déclarer la technique utilisée. C'est seulement s'ils recourent à la fracturation hydraulique, ou s'ils ne répondent pas, que les permis seront abrogés.

"Pouvez-vous croire que les sociétés, après avoir obtenu les permis, vont déclarer désormais qu'elles utilisent la technique de fracturation hydraulique ?", s'est indignée Mme Bricq sous les yeux de l'eurodéputé écologiste José Bové présent dans les tribunes du public.

Le sénateur PS de l'Aveyron Alain Fauconnier a brandi la Une du quotidien britannique The Independant évoquant deux séismes dans le nord de l'Angleterre dus, selon lui, à l'utilisation de fracturation hydraulique.

Le président du groupe RDSE (à majorité PRG) Yvon Collin s'est indigné du "manque de concertation" avec les élus. Les élus PS des départements concernés, Didier Guillaume (Drôme), Michel Teston (Ardèche), Alain Fauconnier se sont succédé pour dénoncer "l'opacité", "l'incohérence", la "précipitation" du gouvernement. Ils demandent l'interdiction pure et simple de l'exploration et de l'exploitation des gaz de schiste, l'abrogation des permis accordés et une consultation de la population.

La majorité sénatoriale a fermement défendu le texte qu'elle a complété en commission des Loi, sur proposition du sénateur centriste Claude Biwer, par l'autorisation de la fracturation hydraulique "pour des projets à des fins scientifiques" avec enquête publique préalable.

Ladislas Poniatowski (UMP) a évoqué l'importance des gaz de schiste pour l'approvisionnement énergétique de la France jugeant que "la plupart des critiques se fondent sur les excès constatés aux Etats-Unis". Il a estimé "une recherche indispensable" pour "maîtriser les conditions de mise en oeuvre" de la fracturation hydraulique.

"L'exploitation commerciale de ces gaz, en l'état des connaissances, n'est pas possible sans fracturation hydraulique", a renchéri le rapporteur UMP Michel Houel, laissant entendre que cela suspend de facto les activités d'exploration.

En fait, la majorité juge nocive une "utilisation massive de cette technique" mais ouvre la possibilité de projets d'expérimentation. "Sommes-nous certains que nous pourrons nous priver définitivement de cette opportunité, alors que des pays peu suspects de laxisme dans la protection de l'environnement s'y engagent ?" a questionné M. Houel citant l'Allemagne et les pays scandinaves.

Le texte est inscrit en urgence (une lecture par assemblée).
Revenir en haut Aller en bas
Newo

avatar

Nombre de messages : 10780
Localisation : Derrière Mars
Date d'inscription : 18/02/2005

MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mer 8 Juin - 13:04

Citation :
Un Borloo mal en schiste
Par Nicolas Montard • le 07 juin 2011 •

Pauvre Jean-Louis Borloo. Son erreur de jugement sur le gaz de schiste risque de lui coûter cher un bout de temps. D’autant que malgré son mea culpa, on vient d’apprendre que son peut-être futur directeur de campagne (qui ne le sera donc peut-être plus) défend les adeptes du schiste.

Ça tombe plutôt mal. Pour Jean-Louis Borloo et pour Nicolas Hulot d’ailleurs (qui estimait que Borloo pouvait être écolo-compatible). L’une des principales casseroles que l’on risque de ressortir au député valenciennois s’il se déclare candidat à la Présidentielle ? Sa main un peu trop légère sur l’exploitation des gaz de schiste et de couche (relire nos deux articles : Le Nord – Pas-de-Calais, nouvel Eldorado gazier ? et Le Nord – Pas-de-Calais s’organise en collectif et dévoile la liste des villes concernées). Jean-Louis Borloo en était revenu d’ailleurs et avait tenté de désamorcer la polémique il y a quelques semaines lors d’un très commenté – et suivi – passage sur France 2, en assurant avoir manqué de vigilance (Jean-Louis Borloo y va tout droit)…

Mais voilà, on peut s’autoflageller pour ses erreurs, il y a toujours le problème de l’entourage. Et dans l’entourage de l’ami Jean-Louis, il y a un certain Frédéric Salat-Baroux. Ça ne vous dit rien ? A nous non plus. Sauf pour quelques journalistes – mal intentionnés, ça va de soi – qui ont été chercher la petite bête (voir sur Owni) : le possible futur directeur de campagne de Borloo est également – c’est dommage – l’avocat d’un industriel des hydrocarbures de schistes, une société dénommée Toréador. Deux enseignements : celui qui est par ailleurs le mari de Claude Chirac vient peut-être d’être mis sur la touche avant l’heure ; et Jean-Louis Borloo a intérêt à ramer très fort pour convaincre les écolos.

http://dailynord.fr/

_________________
Contre ce Monde, pour l'Humanité.
http://www.dailymotion.com/Newo
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   

Revenir en haut Aller en bas
 
Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 6Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
 Sujets similaires
-
» Problèmes mixage: stéréophonie, espace sonore
» Nouveaux montages
» Nouveaux bootlegs CD's
» [VENTE] MF - prix sympas - NOUVEAUX OBJETS
» Les nouveaux guérisseurs.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Couteaux & Fleurs :: Des Couteaux Et Des Fleurs :: Ici je discute à moi-même de tout et rien-
Sauter vers: