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 Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue

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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Lun 23 Juil - 0:16

Citation :
Nouvelles inquiétudes autour du gaz de schiste 21 juillet

Le collectif varois compte interpeller la députée européenne de la région Sud-Est Michèle Rivasi (EELV), qui fut une des premières à porter la polémique sur la place publique.virginie Rabisse

Les opposants aux permis autorisant l’exploration du gaz de schiste enfoui dans le sol se posent des questions sur la position de l’État. La ministre de l’Écologie les rassure .

Il y a comme de la suspicion dans l'air. Les opposants au gaz de schiste ne pensent pas passer un été serein. « Le gouvernement manie la langue de bois sur ce sujet. On est en train d'endormir tout le monde » marmonne un farouche adversaire, qui craint un mauvais coup en pleine période estivale.

Les partisans de cette ressource énergétique semblent en effet remonter au créneau. Après la hausse prévue du gaz, la question, lancinante de la production d'hydrocarbures en France revient.

D'où cette hypothèse : pourquoi pas se tourner vers le gaz de schiste dont le sous-sol français, particulièrement dans le sud-est, serait truffé ? Les défenseurs de l'environnement ont-ils raison de craindre un impact sur l'eau, l'air, les paysages ?

Toutefois, les dernières déclarations du ministre de l'Écologie, Delphine Batho, devraient les rassurer. (Lire ci-contre)

Permis à l'étude

Dans le Var, le collectif contre le gaz de schiste, créé en février 2011, se propose de faire publiquement le point sur ce dossier le 27 juillet.

Lors d'une conférence de presse, qui se tiendra au domaine viticole Saint-Jean Baptiste à Lorgues, il rappellera que le permis de Brignoles (6 785 km2 couvrant les trois quarts du département) est toujours à l'étude.

Permis qui aurait dû, selon le collectif, être rejeté depuis longtemps car la société qui le porte (Schuepbach) a confirmé son intention de pratiquer la fracturation hydraulique (en injectant de grandes quantités d'eau dans le sous-sol pour faire exploser la roche). Or, cette technique est interdite depuis juillet 2011.

« Nous nous interrogeons aussi sur la position que prendront les députés européens le 16 septembre » poursuit un membre du collectif.

Bruxelles préparerait en effet un amendement pour autoriser la fracturation hydraulique, qui sera voté ce jour-là. Le collectif varois compte interpeller la députée européenne de la région Sud-Est Michèle Rivasi (EELV), qui fut une des premières à porter la polémique sur la place publique.

« Dossier sensible »

La coordination nationale (dont fait partie le réseau varois) contre le gaz de schiste a par ailleurs écrit à la ministre de l'Écologie Delphine Batho pour évoquer avec elle, au cours d'une rencontre, ce dossier « sensible ».Un sujet « qu'il nous semble primordial de prendre en compte dans la politique environnementale et énergétique de la France » insiste la coordination.

Les associations varoises profiteront enfin de cette réunion du 27 juillet pour faire le point sur les arrêtés municipaux interdisant l'exploration du gaz de schiste.

123 communes - sur 153 que compte le Var - ont pris de telles décisions. Il en reste donc trente (en zone côtière surtout) qui ne sentent pas concernées. Tant que le gaz de schiste, c'est chez les autres…
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 12 Aoû - 14:11

Citation :
Ce week-end des 11 et 12 août 2012, à l'initiative du collectif Briard, les délégués et membres des collectifs et associations mobilisés contre les pétroles et gaz de schiste du Nord la France (Ile-de-France, Picardie, Nord-Pas-de-Calais Bourgogne, Centre, Champagne-Ardennes) ont tenu une réunion de coordination au lieu dit Le Point du Jour à Verdelot (Seine et Marne).

Face à l'imminence du début de nouveaux forages en Seine-et-Marne, cette réunion était principalement destinée à organiser ensemble les mobilisations prévues pour la rentrée 2012 à l'occasion de:
la conférence environnementale organisée par le gouvernement à Paris les 14 et 15 septembre.
la journée internationale contre la fracturation hydraulique du 22 septembre, à l'appel des collectifs de nombreux pays participants au Sommet des Peuples de Rio + 20.
Concernant ces mobilisations, il a été décidé:
la tenue du rassemblement du 22 septembre à Tournan-en-Brie (Seine et Marne), en parallèle avec le rassemblement du Sud de la France qui se tiendra à Alès (Gard).
Une action symbolique le même jour à Paris: l'inauguration du premier derrick intra-muros.
Un appel à la participation des collectifs à une large mobilisation de l'ensemble des représentants des luttes sociaux-environnementales le 14 septembre à l'occasion de la conférence environnementale.
des actions de sensibilisation auprès du grand public à l'occasion de la journée du patrimoine le 15 septembre.
Les collectifs ont aussi travaillé sur les matériels de communication et les argumentaires à élaborer en commun afin de démonter la propagande des pétroliers et des pseudo experts.
Un tour de table nous a permis de faire un état des lieux de l'activité de nos collectifs, de constater nos convergences et d'envisager la mise sur pied de rencontres régulières de coordination, afin d'intensifier la résistance citoyenne et la vigilance face aux tentatives d'exploitation sur nos territoires de toutes les formes d'hydrocarbures de roche-mère.
Pétrole, gaz et huile de schiste
Ni ici, ni ailleurs, ni aujourd'hui, ni demain !

collectif Briard, 07 78 67 26 52 ou 22septembreGPdS@aldeah.org
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mer 15 Aoû - 2:28

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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mer 15 Aoû - 15:33

Citation :
Une délégation contre le gaz de schiste à Brégançon 14 août 2012

Le projet de permis d'exploitation de gaz de schiste dans le Var a suscité de nombreuses manifestations, comme ici à Brignoles.Franck Muller

Leur idée n'est pas d'organiser une manifestation, ni de provoquer un rassemblement gênant. Même s'il est difficile d'empêcher des citoyens de se retrouver spontanément devant le fort de Brégançon ...

Le but des porte-parole de plusieurs collectifs varois contre le gaz de schiste est bien, en tout cas, de profiter du séjour de François Hollande dans le département pour lui remettre (si possible en mains propres), mercredi, une lettre où ils réaffirment l'inquiétude croissante des habitants sur ce sujet. Le Var est concerné par le permis d'exploration dit de Brignoles qui couvre 6 785 km2, soit les trois quarts du département. La délégation d'une dizaine de personnes, composée des représentants des collectifs d'Entrecasteaux, Hyères, Le Lavandou-Bormes, Fayence et Fréjus, espère même arracher un entretien de quelques minutes avec le chef de l'État. Cette démarche a le soutien du collectif départemental.

Avant la conférence nationale

Au-delà de l'impact médiatique visiblement recherché, « il est important d'interpeller le président de la République maintenant, avant la conférence nationale sur la transition énergétique prévue à la mi-septembre. Nous devons le convaincre qu'il existe d'autres alternatives possibles pour assurer notre indépendance énergétique » explique Ivan Daluzeau, un des porte-parole de ce collectif. « Le dossier des gaz de schiste n'est pas enterré »insiste-t-il,même si la ministre de l'écologie Delphine Batho a redit récemment son opposition à la fracturation hydraulique.

Cette technique consistant à creuser d'énormes trous dans le sol pour y injecter des quantités d'eau importantes mélangées à des produits chimiques afin de libérer le gaz de schiste emprisonné dans la roche, est interdite en France depuis juillet 2011. « Mais elle est autorisée pour la recherche scientifique. Nous ne sommes donc pas protégés d'un désastre écologique et sanitaire. On nous enfume »conclut le militant d'Entrecasteaux.

Si elle ne parvient pas à décrocher un rendez-vous avec François Hollande, la délégation fera le pied de grue dès le matin devant le fort de Brégançon, dans l'espoir de croiser le président sortant en promenade ou se rendant à une cérémonie commémorative du 15 août, afin d'échanger avec lui. Une rencontre qui changera le chef de l'État des chasseurs d'autographes croisés sur son chemin depuis le début de ses vacances dans le Var.

Citation :
Six membres des collectifs varois contre le gaz de schiste reçus par François Hollande mercredi 15 août

Six membres des collectifs varois contre le gaz de schiste sont actuellement reçus par François Hollande au fort de Brégançon.

A l'occasion du séjour à Bormes-les-Mimosas du Président, ils ont prévu de lui remettre en main propre une lettre dans laquelle ils réaffirment l'inquiétude croissante des habitants sur ce sujet.

Le Var est concerné par le permis d'exploration dit de Brignoles qui couvre 6 785 km2, soit les trois quarts du département.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Ven 24 Aoû - 1:53

Citation :
Le reportage pro-gaz de schistes était financé par Total

Dans les médias, les arguments en faveur de l’exploitation des gaz de schistes réapparaissent. Mercredi 25 juillet, Le Monde appelait à la reprise des débats sur le sujet et publiait un reportage – financé par Total sans que cela soit révélé aux lecteurs – aux bénéfices économiques de leur exploitation. Le lendemain, le journal dénonçait les conflits d’intérêts autour d’une étude qui concluait à la non-dangerosité de cette source d’énergie. « Selon plusieurs sources interrogées par @si, la question divise sérieusement la rédaction du quotidien. »
Sur son compte Twitter, Pierre Haski, président de Rue89, se demande à haute voix : « et si les médias français s’engageaient à révéler lorsqu’un reportage est réalisé sur invitation »

(...)

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5134
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 25 Aoû - 2:23

Citation :
Gaz de schiste : les ONG environnementales déçues et inquiètes

PARIS - Plusieurs organisations environnementales se montrent déçues et inquiètes des déclarations du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, sur les gaz de schiste, signal négatif qui laisse mal augurer de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre, selon Greenpeace.

Mercredi M. Ayrault a déclaré que le débat sur la question de l'exploitation des gaz de schiste n'est pas tranché et que tout sera mis sur la table lors de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre. Il a aussi évoqué la possibilité d'un recours à d'éventuelles technologies alternatives au système de fracturation hydraulique, qui est interdit en France.

Ca nous surprend et nous inquiète au plus haut point, c'est un mauvais signal, c'est un vrai recul, dit à l'AFP Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France.

Il n'y a pas de technique propre qu'on maîtrise, et de toute façon, l'exploitation des gaz ou pétrole de schiste va à l'encontre de l'ambition de la France de lutter contre le réchauffement climatique et de réduire les gaz à effet de serre.

Si la transition énergétique promise par François Hollande, c'est exploiter le sous-sol français pour trouver de l'énergie, c'est contre-productif, estime-t-il.

Greenpeace a de vrais doutes sur la conférence environnementale, et réserve sa décision d'y participer, indique-t-il. Si c'est se mettre autour de la table pour discuter et débattre sans qu'il y ait rien derrière, ça ne nous intéresse pas.

On est déçus, dit aussi Maryse Arditi, pilote du réseau énergie à France nature environnement (FNE). Il n'y a pas de méthode propre pour récupérer les gaz de schiste, affirme-t-elle.

Quoi qu'on fasse, il faudra fracturer la roche et y envoyer quelque chose, qui remonte tout ce qu'il y a à 3.000 mètres de profondeur, y compris les minéraux et les métaux lourds, dit-elle. En outre une fracturation crée des failles par lesquelles des eaux impropres à la consommation peuvent remonter vers les nappes phréatiques.

Elle souligne aussi que le méthane est un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le gaz carbonique. Il serait beaucoup plus intelligent de réduire la consommation d'énergie pour réduire la production de gaz à effet de serre', dit-elle.

Un porte-parole de WWF France affirme que les gaz de schiste ne sont pas une solution. Aucune technique de fracturation visant à libérer des huiles et gaz de la roche mère ne peut être sans impact sur nos ressources naturelles, dit-elle.

Elle relève que 80% de ce qui est libéré échappe à tout contrôle et migre inexorablement dans les nappes phréatiques et dans l'atmosphère, ce qui pose des problèmes en termes de santé publique car les hydrocarbures sont des cancérigènes avérés.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Ven 31 Aoû - 17:11

Un citoyenniste écrit à PARISOT en réponse à ses déclarations sur les gaz de schiste.

Citation :
Madame PARISOT,

J'ai entendu vos récentes déclarations sur les hydrocarbures non conventionnels, autrement dit les gaz de schiste. Ces déclarations m'ont révolté. Selon vous, l'exploitation de ces ressources permettraient à notre industrie d'être plus compétitive grâce à la baisse du coût de l'énergie.
Manifestement, vous avez une vision bien partial et incomplète du sujet.
Certes, l'exploitation des gaz de schiste réduirait notre dépendance énergétique et réduirait le coût de l'énergie. Cependant, vous semblez ignorer les dommages collatéraux. Ou alors, vous connaissez les dommages sur l'environnement mais vous vous en moquez éperdument. Dans les deux cas, c'est scandaleux. Cela me donne envie de vomir !

Ainsi, l'exploitation des gaz de schiste est une activité très consommatrice d'eau alors même que l'eau vient à manquer et que les sécheresses sont de plus en plus fréquentes et sévères. Les États Unis ont connu, cette année, la plus grande sécheresse de leur histoire, mais les industriels continuent à injecter des millions de litres dans le sous sol pour extraire ces hydrocarbures. Trouvez vous cela normal ?
La technique de la fracturation hydraulique est extrêmement polluante : il faut injecter dans le sol de l'eau mélangée à des produits chimiques très dangereux, et qui risquent de se répandre dans les nappes phréatiques et de polluer lourdement des terres arables. En outre, la fracture de la roche risque de libérer des éléments toxiques présent naturellement dans le sous sol tel que les métaux lourds, l'arsenic, des matières radioactives..... L'étanchéité des puits n'est pas garantie à terme, puisque même dès leur élaboration, il y a des fuites, alors imaginez ce qu'il pourrait advenir dans plusieurs décennies ! Mais cela n'a pas l'air de vous préoccupez, car ce qui vous intéresse manifestement, c'est l'argent, la croissance, et ceci au mépris de notre belle planète Terre et de la santé des humains !
Les preuves de pollution s'accumulent de jour en jour contre cette industrie, et le coût que cette pollution va représenter sera bien plus élevé que ce que cette industrie a généré en profit.
Vous n'êtes pas sans savoir non plus que l'exploitation de ces hydrocarbures, est génératrice d'importantes émissions de gaz à effet de serre, alors même que leur concentration dans l'atmosphère accélère le réchauffement climatique.

Il est suicidaire de vouloir exploiter ces ressources pour toutes les raisons évoquées. Cela va retarder le développement des énergies d'avenir tel que le renouvelable et l'énergie nucléaire du future, ainsi que la mise en œuvre de mesures destinées à la sobriété énergétique.
L'énergie nucléaire, doit être une des énergies d'avenir, mais pas telle qu'on la connaît: que l'on veille faire perdurer les centrales actuelles ou sonner leur glas, il faut admettre que le nucléaire, tel qu'il est à l'heure actuelle, n'est pas satisfaisant et que tôt ou tard, il faudra faire autrement, la question est de savoir quand ! Mais le plus important, est l'énergie nucléaire du future, une énergie très peu polluante, sûre, abondante et bon marché. Cette recherche est au cœur du projet international ITER à CADARACHE dans les Bouches du Rhône. Ce domaine est très prometteur, et il faut lui donner le financement nécessaire.

Si l'on veut faire prospérer l'industrie française, cela doit être par la recherche et le développement dans des énergies nouvelles et des techniques de sobriété, pas en s'engluant dans des schéma obsolètes qui nous conduisent droit dans le mur tel que les gaz de schiste !

Quant bien même il serait découvert une technique non polluante pour exploiter les gaz de schiste, faudrait il pour autant le faire au regard de l'émission de gaz à effet de serre et de leurs conséquences sur le réchauffement climatique ?

Nous verrons que dans quelques années, les États Unis vont se mordre les doigts d'avoir exploité ces ressources. Ne soyons pas les moutons de Panurge en les suivant aveuglés par le reflet éblouissant du filigrane des billets.

Il y en a assez de ces décisions de court terme, qui sacrifient l'aspect humain, social et environnemental pour satisfaire les besoins de profit d'une minorité de privilégiés. Il est temps de changer de modèle d'autant plus que ce modèle sacrifiant notre planète et se fixant comme objectif toujours plus de profit, de croissance et de consommation est un échec en matière économique ; ce modèle est peu être la genèse de la crise.

Posons nous une dernière question : est il bon de toujours plus consommer, des biens inutiles, polluants, achetés à crédits, qui ruinent les ménages et qui les rendent boulimiques et exigeants, alors que ce confort apparent ne rend pas plus heureux, mais produit peut être l'effet inverse.

Réfléchissez Madame PARISOT : quel avenir voulez vous donnez aux enfants de la Terre ? et vous même, voulez vous vivre mieux, dans un environnement préservé ? Ou bien préféreriez vous continuer à polluer, à saboter notre planète ?

Depuis le 22 août, nous vivons à crédit. A crédit de notre planète. Cela signifie que ce que nous consommons est au delà de ce que notre planète peu fournir. Et cette date avancera chaque année. Combien de temps la Terre va t'elle encore supporter ce que nous lui faisons subir ?

Dans l'attente de votre réponse, je vous prie de croire, Madame PARISOT l'expression de mes sentiments les meilleurs.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mer 12 Sep - 0:03

Journée mondiale d'oppositon au gaz de schiste le 22 septembre.

Dans l'hexagone, deux rassemblements, un au sud et un au nord :


JOURNEE MONDIALE D'OPPOSITION AUX GAZ DE SCHISTE

Gaz de schiste, ce n'est pas fini !


Malgré le forcing du lobby pétrolier, malgré la complaisance de certains medias, papier,radio...la lutte contre les gaz de schiste ne faiblit pas. Les collectifs français se rassemblent le 22 septembre à Saint Christol-lez-Alès (Gard) à partir de 10 heures pour le Sud et Tournan-en-Brie (77) pour le nord -dans le cadre du 'Global Frackdown'.

document au format PDF: http://gard.demosphere.eu/files/docs/f-e40c79e999-empty-fname.pdf






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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Ven 14 Sep - 23:12

Citation :
Pourquoi l'exploitation du gaz de schiste en France mérite un débat 14-09 Nicolas Stiel

Alors que François Hollande a rejeté, ce vendredi, 7 demandes de permis d'exploration, Challenges fait le point sur le gaz de schiste qui divise industriels et écologistes. A la clé: une moindre dépendance énergétique et beaucoup d'emplois.

"Si la France était en période de croissance, on n'en aurait jamais reparlé." Pas faux le diagnostic de Jean-Luc Bennahmias, député européen du MoDem et opposant résolu au gaz de schiste. Ce gaz non conventionnel contenu dans des roches sédimentaires argileuses compactes à plus de 2.000 mètres de profondeur est l'un des fils rouges de la conférence environnementale qui a débuté ce vendredi 14 septembre à Paris. François Hollande a d'emblée choisi son camp. "Actuellement, personne ne peut affirmer que l’exploitation des gaz et huile de schiste est exempte de risque pour l’environnement et pour la santé" a expliqué le chef de l'Etat pour justifier le rejet par l'Etat de sept demandes d'exploration.

Mais il y a fort à parier qu'on reparlera du sujet lors du grand débat sur la transition énergétique qui s'ouvrira en octobre. Car la question mérite effectivement qu'on se penche sur les tenants et les aboutissants d'une exploitation susceptible de changer en profondeur la donne pour la France.

Il y a un an, le gaz de schiste était sorti des écrans radars. Après une forte mobilisation citoyenne, le Parlement avait banni la technique controversée de la fracturation hydraulique, seul procédé connu pour l'extraire. Il n'y avait pas eu de débats. L'émotion avait pris le pas sur la raison. Le 13 juillet 2011, l'Assemblée nationale avait voté la loi avant d'entendre le rapport parlementaire. "La France a fermé la porte des gaz de schiste avant de l'ouvrir", avait résumé Gérard Mestrallet, le PDG de GDF Suez. Dans l'ambiance du Grenelle de l'environnement, cette énergie fossile n'avait pas droit de cité. A l'époque, Jean-Marc Ayrault n'avait d'ailleurs pas voté le texte, trop timoré à ses yeux. Les gaz de schiste, il faut les interdire, disait-il alors.

Aujourd'hui, le Premier ministre affirme que le débat n'est pas "tranché". Opposant d'hier rattrapé par le principe de réalité ? Oui, mais pas seulement. Comme le dit Bennahmias, il y a la crise. La crise qui s'est encore aggravée et qui pousse à mener un travail d'introspection, à tout remettre à plat, à analyser secteur par secteur les domaines où l'on peut mieux faire.

Faire face à la montée inexorable du prix de l'électricité

La France importe 99% de son pétrole, 98% de son gaz. Cette dépendance énergétique n'est pas nouvelle. La nouveauté, c'est la flambée du brent et les répercussions qu'elle entraîne. L'an dernier, la facture énergétique a atteint un record de 62 milliards d'euros, 40 milliards de plus qu'au début du siècle. Elle représente 90 % du déficit commercial. Depuis 2005, les tarifs de l'énergie ont explosé: +18% pour l'électricité, +29% pour les carburants, +47% pour le gaz, dont les prix sont indexés sur ceux du pétrole. Cela ne va pas s'arrêter. La rareté des ressources, les tensions au Moyen-Orient, le coût croissant du nucléaire entretiennent le mouvement haussier. Le prix de l'électricité, par exemple, devrait augmenter de 50% d'ici à 2020.

Pendant ce temps, près de 4 millions de ménages vivent en situation de précarité énergétique, consacrant plus de 10 % de leur budget au paiement des factures d'électricité et de gaz. Une situation intolérable qui a fi ni par faire bouger les lignes. Cet été, des experts comme Claude Allègre et des décideurs comme Claude Perdriel (propriétaire de Challenges) ont signé des tribunes en faveur du gaz de schiste. Les lobbyistes de Total et de GDF Suez ont alerté les politiques. Peut-on à la fois se révolter contre l'augmentation du prix du gaz et refuser d'étudier les potentialités d'une nouvelle ressource? Une ressource qui pourrait constituer "un pas vers l'autonomie énergétique", comme l'affirme la dernière étude de la Fondation Concorde ("Gaz de schiste, exploitons nos réserves").

Des réserves qui permettent d'assurer plus de deux siècles de production

"Quand on est dans une situation économique comme aujourd'hui difficile [ ...], ne pas se donner la possibilité de développer du gaz, c'est dommage", déclarait fin août Christophe de Margerie. Le gaz de schiste, le PDG de Total y croit dur comme fer. Et comme la France lui est interdite, le pétrolier plante des drapeaux à l'étranger. Aux Etats-Unis, où il a pris 25 % de deux gisements du spécialiste Chesapeake, en Argentine, en Pologne, au Danemark (forages prévus début 2013), et même en Chine via un accord avec l'entreprise Sinopec.

Avec le schiste, les réserves mondiales de gaz ont quadruplé. On les estime maintenant à 250 ans. Autre point positif, ces réserves sont géographiquement mieux réparties que celles du gaz conventionnel. Du pain bénit pour les pays qui veulent réduire leur dépendance énergétique, et pour les industriels qui rêvent d'un jackpot à l'américaine. Grâce au shale gas, les Etats-Unis sont désormais autosuffisants. Le pays est devenu un laboratoire grandeur nature. Pour Total notamment. Mais aussi pour GDF Suez. La firme n'exploite pas directement le schiste. Mais elle compte bien profiter du gaz américain à prix bradés. Que la ressource soit conventionnelle ou non conventionnelle n'a pas d'importance.

Le Français veut exporter du gaz liquéfié (et une partie sera forcément issue du shale gas). Ce sera possible fin 2016, quand le groupe, avec son partenaire Sempra Energy, aura construit son usine de liquéfaction en Louisiane, sa première unité outre-Atlantique.

Quid de l'exploitation en France ?

GDF Suez n'a en revanche rien en France. L'an dernier, le géant s'était rapproché du spécialiste américain Schuepbach dans l'espoir de décrocher un permis d'exploration de gaz de schiste. L'interdiction de la fracturation hydraulique a mis fi n aux pourparlers. Total, qui avait obtenu un permis d'exploration de 4.000 kilomètres carrés dans la zone de Montélimar, était en phase plus avancée. Mais depuis la loi du 13 juillet 2011, il est au même point - mort - que GDF Suez.

Que pèse le gaz de schiste en France? Personne ne le sait vraiment. Le potentiel techniquement récupérable est très important, estimé à 5 000 milliards de mètres cubes. Soit l'équivalent de 21 fois le gisement gazier de Lacq (Pyrénées-Atlantique) ou un siècle de consommation! Un siècle de consommation d'une ressource qui a déjà doublé dans le bilan énergétique français ; et dont l'Agence internationale de l'énergie promet une nouvelle progression de 50 % d'ici à 2035. Une ressource qui émet deux fois moins de CO2 que le charbon, 30 % de moins que le pétrole.

Ce nouvel eldorado, s'il est confirmé, chamboulerait notre politique gazière. "En 2005, Jacques Chirac, craignant une pénurie de gaz, s'était félicité d'avoir conclu un contrat avec les Russes qui assurait l'avenir énergétique du pays, rappelle Samuel Furfari, conseiller énergie à la Commission européenne. Si, demain, la France exploite le gaz de schiste, cette question sera évacuée." Fini, alors, les tarifs du gaz indexés sur ceux du pétrole, fi ni, les hausses de prix à deux chiffres, fini le désavantage compétitif vis-à-vis des Etats-Unis.

Une facture énergétique allégée de 10 milliards d'euros

A l'inverse, d'heureuses perspectives s'ouvrent pour les industries grosses consommatrices de gaz, comme la chimie et la pétrochimie. "L'an dernier, nos achats de gaz se sont élevés à 500 millions d'euros, indique le PDG de Solvay, Jean-Pierre Clamadieu. Si nous avions bénéficié des prix américains, nous aurions économisé 300 millions." D'après le ministère du Développement durable, l'exploitation du gaz de schiste allégerait la facture énergétique de 10 milliards d'euros. "Quelques dizaines de milliers d'emplois pourraient être créés en France", estime Pascal Baylocq, président du comité de réflexion sur les gaz non conventionnels au sein du Groupement des entreprises pétrolières.

Mais la comparaison avec les Etats-Unis (600 000 emplois créés) ne doit pas aveugler. La France n'est pas l'Amérique. Plus dense, notre pays ne dispose pas des immenses surfaces vierges du Texas et du Dakota propices à l'exploitation intensive. Et les propriétaires fonciers français ne détiennent pas les droits du sous-sol. Il y a donc moins d'intérêt à y faire fructifier l'or gris. Ensuite, on ne connaît pas l'état réel de la ressource. Il n'existe aucune carte officielle des réserves potentielles. En Pologne, les premières prospections ont été décevantes (80 % inférieures aux prévisions), ce qui a conduit le géant Exxon Mobil à plier bagage.

Les écologistes résolument hostiles

Bruno Courme, directeur Europe du gaz de schiste pour Total, balaie cependant la question d'un revers de main: "La question n'est pas de savoir s'il y a du gaz, mais de savoir si on peut le produire." Car, pour le moment, seule la fracturation hydraulique permet de le faire. Cette technologie est interdite. Mais les process ne cessent de s'améliorer, disent en coeur les industriels. Adoption de standards de sécurité plus drastiques, mise en place d'outils de traçabilité assurant l'intégrité des puits, acceptation d'enquêtes publiques préalable aux délivrances de permis (ce qui stipulerait une réforme du Code minier)... les pétroliers sont ouverts à toutes les propositions pour que le dossier soit réexaminé.

Cette perspective fait hurler les écologistes. Pour eux, le shale gas, c'est d'abord une énergie fossile, une énergie du passé dont il faut se désintoxiquer. "Savoir que notre sous-sol possède d'énormes réserves de gaz de roche ne doit pas nous obliger à les exploiter, quels que soient les progrès techniques", estime Noël Mamère, député Europe Ecologie-les Verts de Gironde. Les écologistes craignent aussi que l'exploitation, demain, du gaz de schiste, comme celui du pétrole au large de la Guyane, n'occulte les objectifs du Grenelle de l'environnement.

Paranoïa ? Pas totalement. Les filières éolienne et photovoltaïque ont beaucoup souffert du poids écrasant de l'industrie nucléaire. Peut-on à la fois exploiter un gaz situé à plus de 2.000 mètres de profondeur, militer pour la sobriété et l'efficacité énergétique, et développer les renouvelables ? A cet improbable grand écart, la conférence environnementale va tenter d'apporter une réponse.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 16 Sep - 14:22

Citation :
François Hollande nous refait le coup de Villeneuve de Berg !

Le Président de la République a annoncé lors de son discours d’ouverture de la conférence environnementale le rejet de 7 demandes de permis de recherche d’hydrocarbure. Mais qu'en est-il des 39 autres permis clairement identifiés "hydrocarbures de roche mère" en annexe 3 du rapport "Les Hydrocarbures de roche mère en France" publié en mars 2012 par le CGIET et le CGEDD (http://www.developpement-durable.gouv.fr/Mission-d-inspection-sur-les-gaz.html).

Les demandes de Brignole, Lyon-Annecy, Beaumont de Lomagne, Cahors, Gréoux les Bains, Valence, Montfalcon, + extension de Montelimar devraient être, à la demande du Président de la République, prochainement rejetés par la Ministre de l’Ecologie.

Les Collectifs Stop au gaz de schiste ne peuvent se satisfaire de cette déclaration qui oubli les 39 demandes de permis identifié hydrocarbures de roche mère toujours en cours d’instruction. Pourtant le Président de la République déclare dans ce discours « personne ne peut affirmer que l’exploitation des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique, seule technique aujourd’hui connue, est exempt de risques lourd pour la santé et l’environnement. »

Qu’en est-il également des permis accordés dont les gisements visés sont susceptibles d’être des gisements de roche mère comme c’est le cas du permis « Bassin d’Alès » où la compagnie titulaire, Mouvoil SA, prétend rechercher des hydrocarbures conventionnels à 2400m sous la surface de la terre ?

Pour les Collectifs, cette déclaration vise avant tout à désamorcer et désolidariser la mobilisation citoyenne contre les gaz et huiles de roche mère. Elle nous rappel étrangement l’annonce par l’ancien Président Sarkozy de l’abrogation des permis de Villeneuve de Berg, Montélimar et Nant lors de sa venue dans les Cévennes. Le changement c’est pareil qu’avant !

Les Collectifs demandent :

- Le rejet de l’ensemble des demandes de permis identifiés "roche mère" tel que signalé dans l’annexe 3 du rapport "Les Hydrocarbures de roche mère en France" publié en mars 2012 par le CGIET et le CGEDD.

- Un moratoire sur les permis accordés pour permettre de vérifier la réalité des objectifs poursuivis par les titulaires.

- Plus d’autonomie des territoires dans la gestion et les choix politiques énergétiques et plus largement la mise en œuvre d’une transition énergétique sans énergies fossiles et fissibles.

Une journée de mobilisation internationale est prévue le 22 septembre 2012. En France des rassemblements sont prévu :

· A Beaumont de Lomagne (82)
· À Saint Christol lez Alès (30)
· À Tournon en Brie (77)
· Paris
· Aix les Bains (74)

Les collectifs Stop au gaz et huile de schiste du Gard et de l’Ardèche
coordination@stopaugazdeschiste07.org
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Lun 17 Sep - 20:44

Citation :
CGT: " Ne pas fermer la porte " au gaz de schiste AFP

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, estime qu'il ne faut "pas fermer la porte" aux recherches sur le gaz de schiste et met en garde le gouvernement contre des choix liés à des "coalitions" entre les partis de la majorité, en allusion aux écologistes, dans une interview au Journal de Dimanche.

"Nous ne devons pas fermer la porte aux recherches dans le domaine de l'énergie, y compris pour les gaz de schiste. Investissons au moins pour explorer. S'il s'avère, à partir de recherches incontestables, pour des raisons environnementales ou de sécurité, qu'il n'est pas souhaitable d'extraire ces gaz, cela ne me pose pas de problème", affirme le numéro un de la CGT.
Mais, selon lui, "renoncer à l'exploration est un peu inquiétant. Nous allons finir, alors que notre pays a de véritables atouts énergétiques, par être de plus en plus dépendants dans ce domaine".
"Chacun a conscience qu'on est là dans une problématique politique qui met en jeu les relations entre partis formant la majorité présidentielle", estime Bernard Thibault, en allusion à EELV.
"Il ne faudrait donc pas que la solution apportée à certains problèmes soit seulement le résultat de coalitions plus politiques qu'efficaces pour l'avenir du pays", dit-il.
"Tous les éléments d'appréciation doivent être mis sur la table et présentés aux Français avant de faire des choix uniquement idéologiques", prévient-il.
M. Thibault redit aussi son "regret" d'une "annonce précipitée" de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim fin 2016.
"Cette fermeture ne sera acceptable que si elle est socialement gérable". Selon lui, "on parle un peu trop aisément de reconversion professionnelle" mais "des personnes exerçant des métiers depuis des décennies ne peuvent pas forcément se reconvertir dans une activité alternative".
Le président François Hollande a annoncé vendredi la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) fin 2016 et le rejet de permis d'exploration de gaz de schiste.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Jeu 20 Sep - 22:53

Citation :
A Château-Thierry, Carmen voit rouge 20/09

Près de Château-Thierry, le village de Rozoy-Bellevalle va-t-il accueillir en décembre un forage soupçonné de chercher des huiles de schiste ? Entre le collectif Carmen et le pétrolier Toreador, le poker menteur fait rage. « Restons vigilants »

Le champ est en bordure de Départementale 1, à 17 kilomètres au sud de Château-Thierry. Alentour, les vaches sont encore chez elles. Le terrain est situé sur le territoire de la commune de Rozoy-Bellevalle, au hameau de Guillauche. « Les travaux vont commencer à la mi-décembre. La foreuse est déjà arrivée à Doue, en Seine-et-Marne, pas très loin d'ici. Or, on sait qu'une foreuse intervient sur plusieurs sites », assure Christine Lecque, la porte-parole du collectif Carmen qui s'oppose bec et ongles à l'exploration des hydrocarbures de schiste.
« Carmen » - clin d'œil malicieux au nom de la société Toreador (1) qui a décroché le 4 septembre 2009 le permis de recherche de Château-Thierry - regroupe un millier de personnes. Depuis que le débat autour des gaz de schiste s'est emballé, sept collectifs du genre se sont créés au nord de la Loire. Localement, Carmen est épaulé par les « Intouchables », une association qui regroupe 150 habitants du secteur. « Des citoyens responsables et apolitiques », explique son président Olivier Alers.
De Fontenelle à Château ou La Ferté-sous-Jouarre, les « Intouchables » ont planté des dizaines de panneaux au bord des routes avec la bénédiction des agriculteurs. « Touche pas à ma roche-mère », « Malgré la loi, ils arrivent »… Les formules des militants anti-schiste sont explicites. La mise hors la loi de la fracturation hydraulique ne les rassure pas. Olivier et Christine sont convaincus que les pétroliers n'ont pas baissé les bras. « Pourquoi engloutir autant d'argent (1,6 M€ par forage) si c'est pour renoncer à exploiter le schiste un jour ou l'autre ? »
Soutenu par une flopée d'élus locaux, dont les frères ennemis de Château-Thierry, l'ancien et l'actuel maire de la ville, Dominique Jourdain et Jacques Krabal, le collectif multiplie les réunions et les documents à charge. Un quiz fait par exemple un sort à l'argument de l'emploi, défendu par les tenants de l'exploitation des hydrocarbures de schiste. « Par plus d'une trentaine par forage. Dans le même temps, combien d'emplois perdus dans le tourisme ? », enrage Christine Lecque qui dénonce la menace que feraient peser sur le patrimoine paysager français des installations aussi potentiellement polluantes que disgracieuses. « La France n'est pas les Etats-Unis ! Dans le Dakota du Nord, il y a 4 habitants au kilomètre carré ! Ils ne gênent personne… »
Les « Intouchables », eux, en ont surtout après « l'opacité » des procédures de permis de recherche accordés aux sociétés pétrolières. « Les élus locaux sont souvent informés au dernier moment. S'ils croient que la loi de juillet 2011 les protège, ils se trompent. Restons vigilants. Comme aucune étude concluante ne démontre la dangerosité du fracking… ni l'inverse, il fallait appliquer le principe de précaution et geler toutes les demandes », estime Olivier Alers.
A Château-Thierry, seul permis accordé en Picardie, ce ne fut pas le cas. Mais après tout, depuis cinquante ans, les sociétés pétrolières déposent quantité de demandes d'exploration d'hydrocarbures sans que cela gêne personne. Sauf que le débat sur le gaz de schiste a aiguisé les sensibilités. « Je comprends les craintes mais il est juste inconcevable de recourir à la fracturation hydraulique puisqu'elle est interdite. Qui plus est, en Ile-de-France, il n'y a pas de gaz de schiste, uniquement des huiles », affirme Géraldine Igou de Publicis consultants, chargée d'assurer la communication de Toreador Energy et de Hess Oil France, autre pétrolier autorisé à sonder le sous-sol axonais.
Si elle reconnaît que les deux sociétés vont procéder, fin décembre, à des forages dans la région, aucun ne concernerait donc Rozoy-Bellevalle. « Des plateformes sont en activité ou en projet à Jouarre, Doue, Ecury-sur-Coole et Huiron. Uniquement pour prélever des échantillons de roche », ajoute Mme Igou selon qui, Hess et Toreador, en informant les mairies des travaux programmés « sont allées au-delà de leurs obligations légales. Le code minier actuel n'impose même pas de consultations publiques » !
Pour autant, le collectif Carmen n'en démord pas. L'article 4 de la loi de juillet 2011, qui autorise les « expérimentations à seule fin de recherche scientifique » leur reste en travers de la gorge. « Un texte mal foutu », estime Olivier Alers. « Nul doute que les industriels chercheront à contourner l'interdiction dans une étape ultérieure », assure Christine Lecque. « Dans le permis de l'Ourcq (accordé à la société Galli Coz), par exemple, il est fait mention de la mise en place d'un brin horizontal. Or, on sait que c'est la technique requise pour procéder à de la fracturation hydraulique. De même, il est toujours difficile de faire la distinction sur le terrain entre les forages expérimentaux de recherche et les forages d'exploration ou d'exploitation ». A plusieurs centaines de mètres sous le sol, en effet, les promeneurs sont rares…

(1) Rachetée par une société américaine, Toreador Energy France s'appelle désormais Zaza Energy.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 23 Sep - 11:08

Citation :
Plusieurs manifestations contre le gaz de schiste ont été organisées en France le 22 septembre 2012.

Dès le matin à 11 H 30 s'est tenue une « flash mob » pour inauguration du premier derrick intra muros (Paris).

Samedi après midi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Tournan-en-Brie. Elus et citoyens se sont dit opposés aux nombreux permis et demandes de permis pétroliers visant les gaz et pétrole de schiste compte tenu des risques pour la santé et l'environnement.

Les collectifs picards Carmen (Château-Thierry) et Gazpart (Soissons/Saint-Gobain) étaient présents sur le lieu de la mobilisation.

D'une voix, les collectifs ont une nouvelle fois demandé au gouvernement de rejeter les demandes de permis et de retirer ceux déjà accordés devant l'évidence qu'une grande partie de ces permis (ou demandes) visent l'extraction des gaz et huiles de schiste. Le vote d'une loi interdisant totalement l'expérimentation, l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste, quelle que soit la technique utilisée, est vivement attendue.

Si dans le département de l'Aisne le site de Rozoy-Bellevalle est largement pressenti par les pétroliers, en Seine-et-Marne dès le mois de novembre, plusieurs communes seront concernées par des forages dans le cadre de permis d'exploration d'hydrocarbures.

Le collectif Carmen continue d'affirmer son refus à l'exploration et à l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère et de tous hydrocarbures dont l'extraction nécessite l'utilisation de techniques, quel que soit leur nom, pour fracturer, stimuler ou encore fissurer la roche ayant pour conséquence de porter atteinte à celle-ci.

La mobilisation doit s'intensifier pour éviter l'irréparable..
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mar 25 Sep - 0:59

Citation :
Journée contre la fracturation hydraulique, en passant par Jouarre, Tournan et Doue...

Après la loi de juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique, la conséquence fut une grande démobilisation ; les effets de la dernière déclaration de François Hollande à la conférence environnementale sont les mêmes : tout le monde croit que c'est fini et tout est à recommencer !

Dans notre société de zapping permanent, on n'entend plus les mots, et on ne lit bien sûr pas entre les lignes. Qu'en est-il des permis déjà octroyés, en particulier celui de Château-Thierry ? Les travaux vont commencer prochainement à Doue, puis à Jouarre, puis à Signy Signets, notamment. Bien sûr, la fracturation est interdite pour le moment, mais s'agissant bien de pétrole de schiste à faire remonter, nous savons que les pétroliers veulent gagner du temps en commençant les travaux "légaux". Il s'agit bien d'attendre patiemment de récolter les fruits de leurs actions de lobbying, en manipulant les esprits comme ils savent le faire, et en utilisant les médias rangés de leur côté.

Il est indispensable de montrer notre opposition et, pour cette journée du 22 septembre, nous avons tenu à marquer le coup localement avant de nous rendre au rassemblement de Tournan-en-Brie.

Le matin, nous nous sommes donc installés au carrefour Jehan de Brie (Jouarre à Coulommiers x Doue à Pierre Levée), non loin de la plate-forme de Jouarre au hameau de la Brosse où nous avons aussi disposé une banderole sur un monticule. Nous avons saisi l'opportunité des deux stops en face à face pour interpeler les automobilistes. Beaucoup sont venus naturellement vers nous pour nous demander des explications et échanger des adresses. Certains ont même appris avec grand étonnement l'imminence d'un forage non loin de leur habitation.

Nous avons ensuite rejoint Tournan, et pour finir la journée, nous avons tracté devant l'église de Doue où avait lieu un concert.

Ne baissons pas les bras ! Nous savons depuis le début que cette lutte sera longue. Continuons la mobilisation, organisons-nous, réveillons la population...
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 7 Oct - 14:36

Citation :
Bretagne réveille-toi, le gaz de schiste est à tes Marges du Finistère

au large du Finistère, au large d’ Ouessant, en lisière du parc marin d’Iroise, la société GTO LIMITED a obtenu un permis d’exploration de la part du Ministère du développement durable en 2009.

Il est temps de se mobiliser, de s’associer, citoyens et associations, dans un collectif ‘ non aux gaz de schiste en Bretagne’, de multiplier les moments d’informations, de diffuser l’information par tous les moyens et de militer contre ce projet dévastateur de l’environnement et de la santé humaine.

Voir le dossier complet ci-dessous. Il est urgent de le diffuser

29-Lettre-Marges_du_Finistere : http://bretagnenonaugazdeschiste.unblog.fr/files/2012/08/29-Lettre-Marges_du_Finistere1.pdf

29-Complement-Marges_du_Finistere : http://bretagnenonaugazdeschiste.unblog.fr/files/2012/08/29-Complement-Marges_du_Finistere1.pdf

29-carte-Marges_du_Finistere : http://bretagnenonaugazdeschiste.unblog.fr/files/2012/08/29-carte-Marges_du_Finistere5.pdf

29-Memoire-technique-Marges_du_Finistere : http://bretagnenonaugazdeschiste.unblog.fr/files/2012/08/29-Memoire-technique-Marges_du_Finistere3.pdf

29-Notice-impact-Marges_du_Finistere : http://bretagnenonaugazdeschiste.unblog.fr/files/2012/08/29-Notice-impact-Marges_du_Finistere3.pdf

29-Programme-travaux-Marges_du_Finistere : http://bretagnenonaugazdeschiste.unblog.fr/files/2012/08/29-Programme-travaux-Marges_du_Finistere2.pdf
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Nico37



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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mar 24 Sep - 12:18

Occupation de la plateforme pétrolière de la Petite Brosse à Jouarre (Seine-et-Marne).



Citation :
30 personnes du collectif des DINDONS DE LA FARCE occupent la plateforme pétrolière de la Petite Brosse à Jouarre (Seine-et-Marne). Nous avons escaladé la tour de forage, nous y sommes enchaînés, avons déployé des banderoles et entendons y rester. Par cette action résolue, nous souhaitons attirer l’attention du public et des médias sur la farce qui se déroule sous nos yeux et dont nous refusons d’être les dindons.

La plateforme occupée est celle de la compagnie états-unienne HESS Oil, l’entreprise qui cette dernière année a réalisé plusieurs
forages préparatoires sur des permis de recherche d’hydrocarbures officiellement déclarés comme portant sur l’huile de schiste[1]. Il
est de notoriété publique que l’huile de schiste est impossible à extraire sans recourir à une fracturation et qu’aujourd’hui seule
la technique de fracturation hydraulique présente les conditions de rentabilité jugées satisfaisantes par les pétroliers.

Pourquoi HESS Oil avance dans ses travaux alors qu’une loi (LOI N°2011-835 DU 13 JUILLET 2011 ) lui interdit de passer à l’acte ?
Pourquoi cherche-t-elle des hydrocarbures qu’elle ne pourrait pas exploiter ? Difficile d’imaginer qu’un industriel entreprenne ces
opérations coûteuses (12 millions d’euros par forage, soit plusieurs dizaines de millions d’euros par permis) sans attendre un possible
retour sur investissement. Alors, pourquoi ? Spéculation ? Ou bien les dirigeants d’HESS Oil sont-ils si sûrs que l’interdiction sera
levée comme le laisse craindre la Question Prioritaire de Constitutionnalité déposée par la compagne texane Schuepbach qui cherche à invalider la loi du 13 juillet (la décision du Conseil Constitutionnel sera rendue début octobre) ? Espèrent-ils, aussi, qu’à force de lobbying, un miracle ne rende les dangers de la fracturation hydraulique « socialement acceptables » jusqu’à ce que les dégâts, irréversibles, ne commencent à apparaître ?

Les sites forés sont prêts pour la suite des opérations. Après en avoir terminé avec Jouarre, la foreuse HH300 de la COFOR (filiale de
Vinci), utilisée par HESS Oil et conçue pour forer dans les schistes, partira sur une autre plateforme, probablement celle de Fonteney-de-Bossery (10 Aube), site qui offre une vue plongeante sur la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, à moins de 110 km de Paris, en
bord de Seine.

Alors cette foreuse, pour l’instant, nous la gardons. Pour mettre en lumière la farce en cours. Pour rappeler au Président Hollande - qui déclarait qu’il n’y aurait pas d’exploration d’hydrocarbures non conventionnels en France – de tenir sa parole. Pour que la
Conférence environnementale en cours ne soit pas un nouveau catalogue d’intentions. Pour exiger la fin des forages exploratoires visant le gaz et le pétrole de schiste, de houille et l’huile lourde, l’abrogation de tous les permis de recherche portant sur ces
hydrocarbures, le rejet de toutes les demandes de permis en cours d’instruction, l’abandon de tous les projets similaires et un ferme
engagement pour une vraie transition énergétique et écologique.

Parce que la poursuite de ces travaux est une preuve flagrante des promesses non tenues ;
parce que les lobbies pétro-gaziers sont résolus à avancer dans l’exploration et l’exploitation des sources d’énergie « extrêmes » en France, dans le total mépris du refus de la population ;
pour défendre notre eau et notre air, notre santé, la beauté de nos paysages, les alternatives écologiques et une vision du monde régi par d’autres rêves que le profit : NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTE NI DE HOUILLE, NI AUJOURD’HUI, NI DEMAIN, NI ICI, NI
AILLEURS


CONTACTS PRESSE : COLLECTIF DES DINDONS DE LA FARCE :

Estelle Tardy : 0652621368
Julien Renault : 0675605934
Pour suivre la situation en continu : http://www.aldeah.org/fr/stop-forages-schiste
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