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 Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue

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Newo

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MessageSujet: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Lun 14 Fév - 7:24


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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Lun 14 Fév - 7:35




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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Lun 14 Fév - 7:44

Citation :
Gaz de schiste: un permis passé inaperçu
Par FTV

Le président de Midi-Pyrénées et José Bové dénoncent l'existence d'un permis de recherche près de Foix, passé inaperçu

Le site Médiapart a relevé l'existence de ce permis, attribué début 2006, qui a donné lieu en 2007 à des forages d'exploration en Haute-Garonne et en Ariège, selon la technique discutée de la "fracturation hydraulique".

Jusqu'ici, le gouvernement a fait état de l'existence de trois permis accordés en 2010 en Aveyron, Drôme et Ardèche.

Médiapart a trouvé l'existence de ce permis en examinant le rapport d'activité 2007 de l'ancienne DRIRE (aujourd'hui DREAL, direction régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement) Midi-Pyrénées. Les forages ont été creusés selon la technique américaine de la "fracturation hydraulique": celle-ci permet d'extraire les gaz de schiste disséminés dans la roche par des forages horizontaux qui fracturent la roche en injectant d'énormes quantités d'eau, de sable et de produits chimiques.

Le permis de Foix, accordé en 2006 à Encana France (filiale d'un groupe canadien), a été prolongé en juin 2010 jusqu'en 2014, mais sur une surface ramenée de 3478 à 549 km2 attribuée à Vermilion Pyrénées SAS (filiale d'un autre canadien). Un forage en octobre 2007, avait permis, selon la DRIRE, de trouver du gaz mais "la quantité recueillie ne permet(tait) pas d'avoir une rentabilité économique du forage".

Martin Malvy demande l'abrogation des permis

Le président de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, a dénoncé dans un communiqué la prolongation de ce permis. "Je demande, au titre du principe de précaution inscrit dans la Constitution française, l'abrogation des permis adoptés et l'arrêt de l'instruction de ceux en cours", ajoute-t-il.

Outre le "permis de Foix", il cite le "permis de Nant", attribué à la société américaine Schuepbach Energy alliée à GDF-Suez, et le "permis de Cahors", demandé en août dernier par la société britannique 3 Legs Oil and Gas. Martin Malvy estime en outre que "les acteurs locaux doivent être associés à la mission" gouvernementale sur les enjeux environnementaux.

Les zones concernées en France par des recherches de gaz de schiste s'étendent autour de Nant (Aveyron), Montélimar (Drôme) et Villeneuve-de-Berg (Ardèche) sur une surface d'environ 10.000 km2. Elles couvrent une partie des départements de l'Hérault, de l'Aveyron, de la Lozère, de l'Ardèche et de la Drôme. Zones pour lesquelles le ministre de l'environnement Jean-Louis Borloo avait signé en mars 2010 des permis de prospection.

De son côté, le député européen Europe-Ecologie José Bové, très remonté sur cette question, a protesté dans un communiqué contre "le manque de transparence (...) flagrant et scandaleux" de la nouvelle ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, et de son collègue, Eric Besson, à propos du permis de recherche de Foix.

Jeudi, NKM a rencontré des industriels bénéficiant des permis et les a sommés de "prouver" qu'ils pouvaient forer "autrement qu'à l'américaine" avant de procéder aux premiers forages qu'ils envisagent en octobre 2011. "Comment après ces révélations (sur le permis de Foix) faire encore confiance à cette mission ?", ajoute José Bové en souhaitant qu'elle soit confiée à "un comité pluridisciplinaire de scientifiques indépendants".

"Compiègne et Chantilly

Martin Malvy avait déjà demandé le 4 février un moratoire sur la prospection de gaz de schiste. Le président de la région Midi-Pyrénées dénonçait déjà un "comportement inadmissible" du gouvernement, évoquant des "autorisations délivrées sans aucune
concertation préalable" ni avec les élus ni avec les habitants.

Le gouvernement "n'aurait pas procédé de la même manière en bordure de la forêt de Compiègne ou celle de Chantilly", ajoutait-il. Il soulignait que les sous-sols de "sa" région "sont maillés de rivières souterraines" et qu'une "grande partie de l'espace concerné est situé soit en parcs naturels régionaux, soit en sites protégés".

De son côté, le président de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne (PS), a lui aussi récemment demandé "l'annulation" des permis en soulignant que "l'inquiétude monte" du côté des riverains.

Le PDG de Total "agacé"

Interrogé par des journalistes, le PDG de Total, Christophe de Margerie, s'est dit "agacé" samedi 12 février par la polémique. "Aujourd'hui, on ne sait pas s'il y a des gaz de schiste en France (...). Les chances ne sont pas aussi grosses que ça qu'il y ait quelque chose", a-t-il expliqué.

"Ce qui m'agace, c'est que les gens parlent soit de sujets qu'ils ne connaissent pas, soit de choses qui n'existent pas", a-t-il regretté.

"S'il faut demander l'autorisation pour avoir le droit un jour de demander l'autorisation, on va commencer à tomber dans la paperasserie inutile", a dit Christophe de Margerie pour justifier le fait que les licences étaient accordées sans enquête publique.

France2.fr

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MessageSujet: Gaz de shiste   Lun 14 Fév - 7:55








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Dernière édition par Newo le Sam 19 Fév - 1:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Mar 15 Fév - 16:33















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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 19 Fév - 1:24

Citation :
Gaz de schiste : une bataille mondiale d'ampleur inédite, une nouvelle catastrophe pour l'environnement

Les gaz de schistes connaissent présentement un essor extraordinaire aux États-Unis. En Europe, les compagnies pétrolières commencent à s'intéresser sérieusement à cette ressource de gaz non conventionnels. Leur exploitation causant une dégradation environnementale incommensurable, les écologistes et environnementalistes sont en alerte. C'est dans une certaine discrétion complice que la course aux gaz de schistes vient de commencer en France. Situation cornélienne : son exploitation pourrait nous assurer une indépendance énergétique tout en nous coûtant un cuisant désastre environnemental. Sachant que nos caprices économiques se conjuguent à une incurable myopie écologique, l'issue ne fait hélas aucun doute.

Gaz de schistes : kézako ?

C'est un gaz naturel dont le berceau se situe dans des roches mères organiques, comme les schistes noirs à grain fin. Les prémices de la formation d'un gaz naturel sont la photosynthèse, processus selon lequel les végétaux utilisent l'énergie solaire pour transformer le dioxyde de carbone et l'eau en oxygène et en hydrates de carbone. Au fil de la genèse et de la surcharge sédimentaire, ces hydrates de carbones générés par l'enfouissement des végétaux et de leurs résidus ingérés par les formes animales, se transforment en hydrocarbures sous l'effet de la chaleur induite par la pression. Cette quasi-percolation incite une majeure partie du gaz naturel à migrer des roches mères vers des roches plus poreuses tels le grès et le calcaire. On nomme « gaz de schistes » ceux demeurant dans des roches sédimentaires argileuses très compactes et très imperméables, tels les schistes, et qui renferment au moins 5 à 10 % de matière organique.

Une autre théorie presque oiseuse et dite inorganique avance l'hypothèse que les hydrocarbures ne sont pas issus de matières vivantes enfouies, mais auraient été emprisonnés dans la Terre lors de sa formation.

À part quelques rares pays n'ayant pas de bassins sédimentaires, on peut trouver des « shale gas » à peu près partout. Les réserves mondiales représenteraient quatre fois les ressources de gaz conventionnel. De quoi, si on arrivait à les exploiter, changer la donne de la géopolitique liée aux énergies fossiles. C'est aussi et alors l'occasion pour l'Occident de reprendre la main face à la Russie et aux pays du Sud producteurs de gaz et de pétrole. Un enjeu faramineux et face auquel le souci environnemental fera pâle figure.

La révélation de tels gisements exploitables représente, pour la société énergivore d'un nouvel âge que l'on qualifie d'oléocène, une manne considérable : du gaz dans le sous-sol d'un bout à l'autre de la planète, des milliers de milliards de mètres cubes en Europe, sept fois plus en Amérique du Nord et encore davantage en Asie et censément en quantité astronomique en Australie… Des décennies de gaspillage énergétique sont enfin possibles sans recours aux énergies alternatives et renouvelables, de quoi nous combler, nous enchanter !

Une solution écologiquement finale

Ces types de gaz sont dits non conventionnels parce qu'ils ne peuvent pas être exploités avec les modes de production classiques. Ils sont aujourd'hui produits en grande quantité aux États-Unis où ils représentent déjà plus de 10 % de la production gazière contre seulement 1 % en 2000. En Amérique du Nord, où tout ce qui est exploitable est exploité sur un mode minier et sans vergogne, l'engouement pour cette nouvelle providence a été favorisé par une réglementation environnementale moins contraignante, un droit de propriété privé étendu au sous-sol, le faible coût des forages associé aux avancées technologiques, le tout boosté par des incitations fiscales.

Une telle exploitation ravageuse n'est rendue possible que grâce à la technique de fracturation hydraulique des roches, ainsi qu'à une récente amélioration des méthodes d'extraction, en particulier par forage horizontal. Les gaz de schistes étant dispersés dans la roche imperméable, il est donc nécessaire de forer d'innombrables puits en fracturant la roche. Chaque puits exploitable ne l'est que brièvement, un suivant doit donc être foré quelques centaines de mètres plus loin, et ainsi de suite… À deux ou trois mille mètres de profondeur, la réunion des micro-poches à l'aide d'un explosif détonné pour chacune des brèches occasionne un véritable séisme. La fracturation se fait par un mélange d'eau en grande quantité, de sable et de redoutables produits chimiques propulsés à très haute pression (600 bars), méthode qui génère la remontée du gaz à la surface avec une partie du redoutable liquide de fracturation. Chaque « frack » nécessite quasiment 15 000 mètres cube d'eau (soit 7 à 15 millions de litres), un puits pouvant être fracturé jusqu'à 14 fois.

L'impact environnemental n'est donc pas neutre. L'eau utilisée doit être ensuite traitée car elle est souvent salée et contient des métaux lourds. La multiplication des forages et des réseaux de pipes affectent gravement les paysages, d'autant plus que la zone de drainage autour des puits étant faible, il peut y avoir un puits tous les 500 mètres.

Selon un rapport réalisé l'an dernier par l'EPA (Agence de protection de l'environnement américaine), l'activité du gisement de Barnett Shale, dans le nord du Texas, pollue plus que le tout le trafic automobile de cette ville de 725 000 habitants. Sous la ville de Fort Worth, des milliards de mètre cubes de gaz sont extraits chaque mois des couches profondes de roches de schistes, et des torrents de gaz sont drainés par des milliers de camions. Et si les habitants retrouvent même la présence du gaz à la sortie de leurs robinets, c'est que l'eau achemine des traces de produits chimiques injectés dans les puits. Du seul point de vue paysagé, par exemple dans le Colorado, à Garfield County, le désert est désormais hérissé tous les 200 mètres de puits de gaz de schiste.

Sur le continent européen, les bassins les plus intéressants sont situés en Europe du Nord et de l'Est et plus au sud, notamment en France dans le bassin du Sud-est. Le consortium Gash, auquel participe IFP Energies nouvelles, s'applique à établir une cartographie de ce type de ressources. Total vient d'obtenir un permis d'exploration dans la région de Montélimar. Des permis ont aussi été pris en Suède par Shell, en Allemagne par Exxon Mobil, en Pologne par presque tous les majors, ainsi qu'en Lituanie. Il faut noter que l'impact sur l'environnement ne sera pas du même ordre dans la petite et vieille Europe qu'aux États-Unis qui possèdent d'immenses espaces inoccupés. Le sujet prête donc ici davantage à débat sachant qu'il sera illusoire d'imposer des techniques d'exploitations rationnelles et respectueuses de l'environnement.

Savoir s'asseoir sur le Grenelle de l'environnement

L'atout d'un ministère de l'écologie, c'est de manier les paradoxes en usant du consensus économique, c'est d'exploiter le patrimoine tout en faisant accroire à sa sauvegarde pérenne, tel l'Office National des forêts qui partout protège les arbres en les coupant. Il va sans dire que dans un système qui s'auto-dévore il n'est guère possible de produire et de construire sans détruire. Que pouvait donc faire d'autre Jean-Louis Borloo, homme politique et non écologue militant d'une Terre-patrie, que d'accorder des permis de recherche ? Ils ont été confiés au pétrolier français Total associé au géant Texan Schuepbach (allié « par précaution » à GDF-Suez) pour un total de 9700 kilomètres carrés dans les régions de Montélimar, Nant et Villeneuve de Berg, soit une gigantesque et double cicatrice depuis Montpellier et Montélimar jusqu'aux confins du Parc naturel des Cévennes. Un permis de recherche est un euphémisme implicite qui signifie permis d'exploiter. Et le Larzac (et José Bové…) de ressortir la hache de guerre… Dans quelques mois, Total, GDF-Suez et Schuepbach Energy vont y creuser pour évaluer la rentabilité d'exploitation des milliards de mètres cubes de gaz qui doivent s'y cacher.

La technique de la fracturation hydraulique va à l'encontre de certains engagements arrêtés par le Ministère de l'Écologie qui a pourtant signé l'attribution des permis. Le Grenelle doit, par exemple, protéger les sources d'eau potables et les écosystèmes sensibles. Le Grenelle doit aussi réduire la gestion des émissions de gaz à effet de serre. La région choisie étant frappée d'une sécheresse endémique, tout particulièrement en Ardèche et en Drôme, les quantités d'eau à mobiliser sont incompatibles avec le principe de préservation des ressources aquifères énoncé à l'article 27 du même Grenelle.

Suivant notre devise d'exploiter la Terre jusqu'à la moelle, nous allons droit à un emballement herculéen de la si vaste et si complexe machine climatique, et la France ne va pas s'épargner d'y participer. A la clé : une indépendance énergétique qui vaut bien une catastrophe environnementale finale et réussie.

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MessageSujet: Josh Fox   Sam 19 Fév - 1:42

Voir film plus haut


Citation :
Josh Fox, réalisateur anti-gaz de schiste classé “terroriste”

Metteur en scène de théâtre et réalisateur de fiction, Josh Fox n’avait rien d’autre que sa caméra qui le prédestinait au documentaire. D’une simple lettre d’une compagnie gazière reçue dans sa maison familiale de Pennsylvanie, havre de paix au bord de la rivière Delaware, il s’est immergé tout entier dans le cauchemar des gaz de schistes pendant un an et demi afin de comprendre ce qui arrivait à son pays. Avec un ami monteur, il a produit Gasland, documentaire politique, écologique et expressionniste sur une Amérique prête à sacrifier air pur, eau douce et santé humaine pour quelques mètres cubes de gaz de plus… Devenu hérault de la lutte contre une industrie énergétique sans scrupules, il présentera pour la première fois son film en Europe du 16 au 21 janvier à Londres. En attendant l’arrivée de son film en France, Josh Fox a accepté de livrer à OWNIpolitics quelques détails sur sa mission d’intérêt général.

Comment a commencé le tournage de Gasland ?

Ca s’est passé exactement comme je le raconte dans le film : mon père a reçu une lettre qui nous proposait d’exploiter du gaz sur notre terrain. Il m’a demandé de “jeter un oeil à cette histoire” : la zone du haut Delaware n’est pas une zone d’exploitation d’hydrocarbure, c’est une magnifique région d’étangs où nous n’avions jamais rien vu de tel. Bien sûr, les compagnies de gaz nous ont promis que nous ne les remarquerions même pas, que nous allions gagner énormément d’argent… et c’est ce qu’ils nous ont offert.

D’où est venu l’idée de ce titre, Gasland ?

Le titre ne nous est venu qu’à la toute fin de la réalisation : nous regardions une campagne de pub cinéma des années 1950 pour le gaz naturel en Pennsylvanie et il y avait une réplique qui nous a frappé à propos des pipelines et des puits : “et ce genre de sites et de sons, vous pouvez les voir partout dans le Gasland !” Et là, ça a été le déclic : nous nous sommes regardés avec mon coéquipier : nous avions notre titre !

Comment s’est déroulé la production du film elle-même avant sa projection en salle ?

Nous projetions le film au fur et à mesure que nous le produisions pour informer les habitants de la région du haut Delaware : nous montrions des bouts de 10 minutes, 30 minutes… Nous étions déjà en contact avec notre public, ce qui nous aidait à sélectionner les séquences, et ça nous permettait de voir un peu mieux ce que nous pourrions faire comme film.

Mais le film Gasland lui-même est né d’un travail à deux, avec le monteur, enfermés pendant un an dans une pièce où nous choisissions ce qui nous plaisait le plus en nous inspirant du cinéma expérimental et notamment d’une de nos grandes références : Jean-Luc Godard ! Plutôt que “Que ferait Jésus à notre place ?” pour nous guider, nous avions un WWGD sur notre frigidaire pour “What would Godard do ?” (“que ferait Godard à notre place ?”). Même si nous voulions en faire un projet mainstream, ça nous paraissait essentiel d’y ajouter notre fibre artistique.

Quand avez-vous commencé à sentir de la pression de la part des entreprises exploitantes ?

L’industrie gazière a surfé sur le débat lancé par notre film : ils ont lancé une énorme campagne de publicité, qui à mon avis nous a beaucoup profité car elle a fait monter le buzz. Ils ont été jusqu’à produire leur propre film, en copiant le style “caméra à l’épaule” du nôtre, ce qui est assez flatteur quand on y pense ! Mais leurs efforts se sont retournés contre eux au final : plus ils en faisaient, plus les gens se posaient des questions sur ce qui ne tournait pas rond… Plus ils attaquaient notre film et plus ils attiraient l’attention sur notre initiative, aidant les gens à réaliser que leur défense ne tenait pas debout !

Vous avez tout de même été ajouté sur la Terror Watch List du Department of Homeland Security (ministère de l’Intérieur américain) !

Tout ce truc à propos de la Terror Watch, c’est le genre de chose auquel vous finissez par vous attendre : ces sociétés ont tellement d’argent et de pouvoir, c’est effrayant ! Mais c’est bien plus effrayant de perdre le travail d’une vie : cette maison en Pennsylvanie, mon père l’a construite de ses propres mains. Alors, au pied du mur, vous n’avez pas d’autre choix que de vous battre.

Avez-vous trouvé du soutien en dehors de vos voisins et de vos amis ?

Pour commencer, des centaines de milliers de personnes se sont impliquées à travers les États-Unis, tout le monde se sent concerné, et, pour faire circuler l’information et alerter les gens, l’aide des fondations que nous avons rencontré pendant notre tournée a été cruciale. Nous avons projeté notre film au Congrès, dans tout l’État de New York à l’Environemental Protection Administration (agence de protection de l’environnement) et au ministère de la Justice. Nous avons également reçu un soutien considérable de la communauté du film documentaire qui nous a notamment fourni une aide juridictionnelle quand l’industrie gazière nous a attaqué.

Une ligne est tracée au milieu des États-Unis ceux qui acceptent d’être à la merci des sociétés exploitantes d’hydrocarbures, qui sont dans une mentalité où l’humain n’a pas d’importance, et une armée de personne qui s’inquiète de la “vraie” Amérique et qui défend l’égalité, la liberté, la justice et l’éducation. Et nous, nous sommes entre les deux.

Pouvez-vous nous dire où en est la bataille dans votre région de Pennsylvanie ?

Nous venons de remporter une grande victoire : l’État de New York a voté un moratoire sur la fracturation hydraulique du fait des preuves qui sont sorties, c’est une première ! Pour en arriver là, il a fallu que nous donnions un exemplaire de Gasland à chacun des membres de l’Assemblée de l’État, ce qui fait quelques centaines, plus une à chacun des 70 sénateurs de l’État.

Mais mes voisins sont venus m’expliquer qu’ils avaient jeté un œil au procédé, qui consistait à injecter des produits chimiques dans le sol… Bref, tout ça ressemblait à un énorme projet industriel et j’ai voulu savoir de quoi il en retournait. Je suis donc allé à Dimmick, où ce genre de forage avait déjà eu lieu. Quand je suis revenu, je savais qu’il fallait empêcher que ça se produise chez moi et enquêter là-dessus parce que ça relevait du scandale national. Alors qu’au départ c’était juste un film pour informer mes voisins !

Nous venons de remporter une grande victoire : l’État de New York a voté un moratoire sur la fracturation hydraulique du fait des preuves qui sont sorties, c’est une première ! Pour en arriver là, il a fallu que nous donnions un exemplaire de Gasland à chacun des membres de l’Assemblée de l’État, ce qui fait quelques centaines, plus une à chacun des 70 sénateurs de l’État.

Tom Corbett, nouveau gouverneur de Pennsylvanie, a reçu un million de dollars de l'industrie gazière pour mener sa campagne.

En Pennsylvanie, là où coule la Delaware River, c’est une autre affaire : l’État vient d’élire un gouverneur extrêmement favorable à l’exploitation des gaz de schistes, Tom Corbett, qui a reçu un million de dollars de l’industrie gazière pour financer sa campagne. La commission du bassin du Delaware a approuvé plusieurs puits d’exploration, trois ont été forés et nous avons déjà constaté des signes de contamination de l’eau, l’un d’eux à quelques kilomètres de chez moi. Cela ne fait que plus nous motiver pour nous battre.

Comment expliquez-vous le retard des médias dans la couverture de cette affaire ?

Aux États-Unis, l’information est restée sous la côte d’alerte pendant pas mal de temps. Les premières explosions ont eu lieu au Texas, au Colorado, au Wyoming, qui sont des États peu denses où la production de gaz et de pétrole est déjà bien installée… Pas de quoi faire la Une des médias nationaux. Mais quand l’affaire est remontée jusqu’à New York et à la Pennsylvanie, des zones hyper peuplées, avec une grosse exploitation des nappes phréatiques et sans passif d’exploitation d’hydrocarbures, l’affaire a très vite fait parler.

Vous revenez d’Australie : y alliez-vous également pour enquêter sur les gaz de schistes ?

Nous avons fait des séquences à propos de l’exploitation des couches de charbon méthanier (coalbed methane) en Australie, qui sont très proches de la problématique des schistes : la technique est proche de la fracturation hydraulique et le gouvernement s’est aligné sur les entreprises pour littéralement exproprier les gens. Il y a les mêmes problèmes de contamination de l’eau douce, pollution aérienne, vols des terres agricoles… Comme aux États-Unis, les gens sont poussés au dehors pour faire place à de vastes projets d’exploitation de gaz. Nous avons été là-bas pour soutenir les gens et parler de la situation en Australie.

Avez-vous le projet de réaliser un Gasland 2 ?

Nous ne savons pas encore quelle suite donner à Gasland mais nous en ferons probablement une : tout bouge tellement vite en ce moment que nous n’avons pas encore eu le temps de prendre un pas de recul. Nous réalisons également un film sur les énergies renouvelables.

Vous avez obtenu du soutien de la chaîne câblée HBO : pensez-vous que la télévision soit un medium indispensable pour faire passer votre message ?

Nous avons choisi de faire les deux : une distribution cinéma à notre manière et un partenariat avec HBO. Ils nous ont autorisé à partir en tournée avec notre film avant la diffusion télé et de le passer en salle ensuite. Mais nous savions que le sujet était très grave et nous voulions que ça se sache. Or, quoiqu’on dise, diffuser le film dans 40 millions de foyers, c’est une force de frappe inégalable ! Avoir accès à la télévision, c’est rentrer directement chez les gens et ça nous a énormément aidé. Nous avons bénéficié de leur machine de relation presse qui est fantastique mais nous voulions rester en contact avec les gens, montrer le film à travers le pays et répondre aux questions qu’ils se posaient. Prendre contact avec les organisations locales était un point clé de notre mission.

Comment les gaz de schistes ont-ils changé votre vie ?

En tant que directeur de théâtre, j’ai l’habitude de donner ma vie pour mes projets. Mais ce projet est différent car il a pris une ampleur nationale et que ce que nous faisons fait évoluer le débat. C’est très excitant et ça prend un temps fou mais nous nous battons pour l’État de New York, pour la Pennsylvanie…. Nous nous battons pour tellement de personnes : tous ces gens qui nous livrent leurs histoires, c’est une expérience extraordinaire, mais ça me donne aussi une obligation morale de me battre pour eux.

Pensez-vous être plutôt un réalisateur ou un activiste ?

Je suis un trouveur, je cherche la vérité, et je considère que le fait d’avoir une éducation vous donne des responsabilité. Je suis directeur de théâtre mais j’ai du tout mettre de côté pour ce projet, à la grande déception de ma compagnie. Mais ils comprennent : je n’ai pas choisi cette bataille, c’est elle qui m’a choisi, en arrivant dans ma boîte aux lettres !

Actuellement, je fais tout ce qui est en mon pouvoir : des gens nous contactent du monde entier, chaque jour, pour nous demander de l’aide ou des conseils, de diffuser le film… C’est le genre d’aventure qui ne vous arrive qu’une fois dans une vie, j’y investis donc tout ce que j’ai car c’est un danger mortel. Ce que je veux, c’est qu’on me rende ma maison, ma vie, ce sentiment de paix et de sécurité… Et s’il faut deux ans de campagne acharnée pour que ça s’arrête, alors je la mènerai et je sais que nous gagnerons.

http://ownipolitics.com

Trailer
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=dZe1AeH0Qz8

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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 19 Fév - 2:04

Citation :
Pour mieux comprendre les risques liés à l'exploitation des gaz de schiste, Owni vous propose de « fracturer » vous-même un puits avec une application interactive.

« Du sable, de l'eau et de la pression. » Sur le site officiel d'Halliburton, la recette de l'extraction des gaz de schiste ressemble à celle d'un pâté de sable. Le mélange original n'en était peut-être pas loin quand il a été injecté pour la première fois par la compagnie en 1947 pour remuer le fond des puits de pétrole ou de gaz du champs de Hugoton au Texas afin d'en extraire les dernières gouttes.

Mais ses derniers perfectionnements dans les années 80 et 90 ont poussé la technique de « fracturation hydraulique » à des degrés de raffinement qui confinent au secret défense : interrogé par l'Agence de protection de l'environnement américaine, le géant des hydrocarbures a refusé de livrer la recette de sa potion magique, soupçonnée par les autorités sanitaires d'avoir empoisonné les réserves d'eau potable aux abords de certains puits d'extraction de gaz de schiste utilisant sa technique.

Pour toute aumône aux curieux, Halliburton livre une dizaine d'ingrédients, dont trois types de sables et de l'eau, sur son site internet. Mais, comme pour le Coca, la touche qui fait la différence manque à l'énumération.

De simple système « d'activation » des puits de pétrole et de gaz, cette technologie, alliée à des matériaux souples résistant à de très hautes pressions et à de nouveaux systèmes de forages horizontaux, a rendu accessible les immenses réserves de gaz contenues dans les couches de schiste, dissimulées à 1 200, 2 500 et parfois même 3 000 m sous la surface de la Terre.

Présents quasiment partout sur la planète, ces gisements de milliers de milliards de mètres cubes de gaz représentent une autonomie énergétique potentielle pour les pays… et une manne de contrats pour Halliburton et ses concurrents, Schlumberger ou Baker Hughes.
A la sortie du puits : CO2, NOx et autres gaz à effet de serre

Pour chaque puits, le principe est le même :

* les ingénieurs creusent les fondements du puits,
* installent un coffre de béton,
* commence un forage vertical de 30 cm de diamètre jusqu'à plus de 1 200 m de profondeur avant de « couder » le forage qui avance, horizontalement, dans la couche de schiste censée renfermer du gaz.

Après avoir fait exploser une charge au fond du puits, les ingénieurs y injectent à très haute pression un mélange d'eau, de sable et de divers produits chimiques facilitant le processus : propulsé à 600 bars (deux fois la puissance d'une lance à incendie Cobra), le liquide écarte les fissures formées par l'explosion que le sable garde ouvertes pour en faire échapper le gaz qui remonte avec la moitié du liquide (le reste étant capturé par la roche).

Pour chacune de ses fracturations, 7 à 15 000 m3 d'eau sont nécessaires, dont seulement la moitié remonte à la surface. Or, c'est justement sur le chemin du retour que les dégâts peuvent survenir.

A peine sorti, le gaz est injecté dans un séparateur qui le dissocie de l'eau remontée du puits avant d'être pompée vers un condensateur, sorte d'immense réservoir de 40 000 à 80 000 litres. Le gaz y est séparé de ses autres composantes, laissant échapper des vapeurs d'hydrocarbures : CO2, NOx et autres gaz à effet de serre.

Autant de polluants dont la dispersion dans l'air était inconnue avant les travaux du professeur Al Armendariz du département d'ingénierie civile et environnementale de l'université méthodiste de Dallas.
61% des maladies causées par l'exposition aux gaz toxiques

Autre petit secret, les mystérieux liquides de fracturation s'échappent parfois par des failles dans le coffrage du puits, atteignant des sources ou des roches poreuses par lesquelles ils s'infiltrent parfois avec du gaz jusqu'à atteindre des nappes phréatiques et à remonter dans les tuyaux, mêlés à une eau plus potable du tout.

Pour percer le mystère de ces 0,5% de composants « autres » que l'eau et le sable, le docteur Wilma Subra a suivi en Louisiane le ballet des camions amenant les produits chimiques pour le mélange et celui des tankers emportant au loin les eaux usagées, jusqu'à pouvoir prélever un échantillon à la composition bien plus complexe que la dizaine d'ingrédients suggérés par le site d'Halliburton.

Dans ses éprouvettes, elle a énuméré plus de 596 substances chimiques qui, en plus de leurs qualités d'inhibiteur d'acides, d'anticorrosif ou encore d'épaississant, ont pour certaines des effets dramatiques sur la santé (cancérigènes, tels que l'ethylbenzène, perturbateurs endocriniens, comme le diethylène glycol).

Prenant pour échantillon représentatif la ville texane de Dish, Wilma Subra a conclu que 61% des problèmes de santé constatés chez les habitants de la ville étaient causés par des taux de polluants supérieurs aux normes environnementales admises.

Exposés à des quantités importantes d'ozone, de soufre, de gaz naturel ou d'éther, les habitants ressentaient plusieurs fois par jour nausées, maux de tête, vomissement… jusqu'à des affections respiratoires : 58% des personnes observées souffraient de problèmes de sinus.
L'extraction responsable de faibles tremblements de terre

La corrélation entre fracturation hydraulique et activité sismique reste à établir : Brian Stump et Chris Hayward chercheurs à la Southern methodist university de Dallas, ont enquêté sur le site de Fort Worth au Texas. Ils mettent en garde :

« Nous avons établi un lien entre la sismicité, le moment et le lieu de l'injection d'eau [dans le puits de fracturation, ndlr] ; ce qu'il nous manque ce sont des données sur la sous-surface de cette zone, sur la porosité et la perméabilité de la roche, le chemin qu'empruntent les fluides, et comment ces éléments pourraient provoquer un séisme. »

Les chercheurs et les gaziers s'accordent à dire que la technique d'extraction en elle-même provoque des micro-séismes, « jusqu'à une magnitude de 3,4 sur l'échelle de Richter en surface », selon le géologue Aurèle Parriaux, docteur en géologie de l'ingénieur à l'université polytechnique de Lausanne. Un faible tremblement de terre, perceptible par l'être humain.

Cependant, le réel impact de la fracturation hydraulique reste à prouver, et des études sont encore nécessaires pour déterminer l'influence de ces fissures dans des zones sismiques.

Afin d'établir au plus vite les conséquences de ce procédé, Brian Stump a appelé à une « collaboration entre les universités, l'Etat du Texas, les autorités locales, le secteur de l'énergie, et, éventuellement, le gouvernement fédéral pour l'étude de la question de la sismicité ».

Vue leur mauvaise volonté à livrer la recette de leurs potions magiques, difficile de croire que les sociétés gazières reconnaîtront demain être les auteurs de tremblement de terre.

Owni.fr
Sylvain Lapoix, Ophelia Noor et Pierre Ropert

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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 19 Fév - 2:27


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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 19 Fév - 2:45

Citation :
[Pollution Capitaliste] Gaz de schistes : Plus de 50 permis de recherche d’hydrocarbures en France
Publié le 28 janvier 2011 par Yes


Carte de la DGEC publiée par FNE : en jaune et vert les zones concernée par des permis de recherche, en gris celles faisant l’objet de demandes de permis de recherche. La France a délivré ces dernières années plus de 50 permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux dans l’Hexagone. Pour FNE, ces autorisations concerneraient essentiellement des hydrocarbures gazeux non conventionnels. FNE demande à NKM de saisir la CNDP. Si les médias focalisent depuis quelques jours sur la contestation qui accompagne la délivrance en mars 2010 de permis d’exploration de gaz de schistes à Montélimar (26), à Villeneuve-de-Berg (07) et sur le secteur de Nant à Alès (30), ce n’est pas 3 mais plus de 50 permis de recherche qui ont été accordés aux compagnies pétrolières et gazières en France ces dernières années. Ces permis ne concernent pas nécessairement des gaz de schistes, mais d’une manière plus globale la recherche « d’hydrocarbures liquides ou gazeux », « simplement, commente Adeline Mathien, chargée de mission pour l’énergie chez France nature environnement, s’il y avait du pétrole on le saurait, selon toute vraisemblance c’est bien du gaz que recherchent les industriels ».
Outre la zone qui s’étend de Valence à Montpellier, d’autres secteurs sont aussi concernés en Languedoc-Roussillon, en PACA, en Midi-Pyrénées, en Aquitaine, en Rhône Alpes, en Champagne Ardennes, dans le Nord et en région parisienne (voir carte de la Direction générale énergie et climat). Dans un communiqué publié le 17 janvier, FNE faisait part de sa « stupéfaction » après avoir découvert « le très grand nombre de permis exclusifs de recherche pour des hydrocarbures non conventionnels, en particulier les gaz de schiste, délivrés par le précédent ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo sur des superficies considérables, sans que la moindre information n’ait été donnée au public et aux associations ».

La saisine de la Commission nationale du débat public

Selon l’association, cette démarche entre « en contradiction avec la convention d’Aarhus » qui « porte sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement ». Le ministère de l’écologie assure de son côté que comme le prévoit le code minier et le code de l’environnement les mises en exploitation feraient l’objet d’enquêtes publiques Par ailleurs, alors que le ministère affirme que « ce qui se passe au Canada ou aux USA n’est pas du tout notre modèle » et qu’il faudra trouver des modes d’exploitation respectueux de l’environnement, Adeline Mathien souligne « qu’il n’en existe pas d’autre que celle de la fracturation hydraulique ».
Selon elle, au-delà des risques de pollution de la nappe, cette méthode présente aussi le désavantage d’être fortement émettrice de gaz à effet de serre, « bien plus que celle liée à l’exploitation du charbon » affirme-t-elle. FNE, qui regroupe 3 000 associations de défense de l’environnement en France, demande à Nathalie Kosciusko-Morizet la ministre de l’écologie et du développement durable, de saisir la Commission nationale du débat public « avant toute décision d’exploitation et de prendre un moratoire pour les autorisations déjà délivrées ».
Carte de la DGEC publiée par FNE : en jaune et vert les zones concernée par des permis de recherche, en gris celles faisant l’objet de demandes de permis de recherche. La France a délivré ces dernières années plus de 50 permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux dans l’Hexagone. Pour FNE, ces autorisations concerneraient essentiellement des hydrocarbures gazeux non conventionnels. FNE demande à NKM de saisir la CNDP. Si les médias focalisent depuis quelques jours sur la contestation qui accompagne la délivrance en mars 2010 de permis d’exploration de gaz de schistes à Montélimar (26), à Villeneuve-de-Berg (07) et sur le secteur de Nant à Alès (30), ce n’est pas 3 mais plus de 50 permis de recherche qui ont été accordés aux compagnies pétrolières et gazières en France ces dernières années. Ces permis ne concernent pas nécessairement des gaz de schistes, mais d’une manière plus globale la recherche « d’hydrocarbures liquides ou gazeux », « simplement, commente Adeline Mathien, chargée de mission pour l’énergie chez France nature environnement, s’il y avait du pétrole on le saurait, selon toute vraisemblance c’est bien du gaz que recherchent les industriels ».
Outre la zone qui s’étend de Valence à Montpellier, d’autres secteurs sont aussi concernés en Languedoc-Roussillon, en PACA, en Midi-Pyrénées, en Aquitaine, en Rhône Alpes, en Champagne Ardennes, dans le Nord et en région parisienne (voir carte de la Direction générale énergie et climat). Dans un communiqué publié le 17 janvier, FNE faisait part de sa « stupéfaction » après avoir découvert « le très grand nombre de permis exclusifs de recherche pour des hydrocarbures non conventionnels, en particulier les gaz de schiste, délivrés par le précédent ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo sur des superficies considérables, sans que la moindre information n’ait été donnée au public et aux associations ».

La saisine de la Commission nationale du débat public

Selon l’association, cette démarche entre « en contradiction avec la convention d’Aarhus » qui « porte sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement ». Le ministère de l’écologie assure de son côté que comme le prévoit le code minier et le code de l’environnement les mises en exploitation feraient l’objet d’enquêtes publiques Par ailleurs, alors que le ministère affirme que « ce qui se passe au Canada ou aux USA n’est pas du tout notre modèle » et qu’il faudra trouver des modes d’exploitation respectueux de l’environnement, Adeline Mathien souligne « qu’il n’en existe pas d’autre que celle de la fracturation hydraulique ».
Selon elle, au-delà des risques de pollution de la nappe, cette méthode présente aussi le désavantage d’être fortement émettrice de gaz à effet de serre, « bien plus que celle liée à l’exploitation du charbon » affirme-t-elle. FNE, qui regroupe 3 000 associations de défense de l’environnement en France, demande à Nathalie Kosciusko-Morizet la ministre de l’écologie et du développement durable, de saisir la Commission nationale du débat public « avant toute décision d’exploitation et de prendre un moratoire pour les autorisations déjà délivrées ».

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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 19 Fév - 2:53


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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 19 Fév - 3:01






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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 19 Fév - 3:17













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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Sam 19 Fév - 3:29


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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 20 Fév - 2:22







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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 20 Fév - 18:57

http://www.ladepeche.fr/article/2011/02/20/1017938-Cahors-Gaz-de-schiste-dette-les-points-chauds.html

Citation :
Exploitation du Gaz : le Jean-Marc Vayssouze, maire PS de Cahors se fâche

Le gaz de schiste a également alimenté les débats. « En ce qui concerne l'exploitation du gaz de schiste, notre municipalité devrait vite voter une motion interdisant ces opérations de forage », propose Michel Grinfeder (Parti radical valoisien). « Je suis scandalisé que l'on permette ce type d'exploitation sans consultation des élus sur leur territoire », renchérit le maire.

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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 27 Fév - 14:14

Citation :

No Gazaran ! Manif en Ardèche, omerta des médias, fil d'info du Lot
Le Lot en Action. 27 février 2011 par Bluboux, Le Post

Si les grands médias commencent tout juste à parler du gaz de schiste et de la forte mobilisation citoyenne sur le Larzac, dans la Drôme et dans le Lot, c'est souvent du bout des lèvres et en évitant soigneusement d'aller au fond des choses. L'article publié dans le journal Le Monde d'hier (26 février), relatant la manifestation qui s'est déroulée à Villeneuve de Berg en Ardèche est bien seul dans le paysage médiatique français. Pourtant plus de 20 000 personnes étaient réunies pour demander l'abrogation des permis d'explorer et d'exploiter, dont des centaines d'élus arborant fièrement leur écharpe. Une manifestation non violente, digne. L'omerta des médias sur ce sujet nous indique clairement la façon dont ce gouvernement entend gérer cette affaire : par le mépris, la manipulation et si besoin la force.

Vous trouverez ci-dessous cet article du Monde, ainsi que celui paru dans l'excellent journal Politis, et pour être complet, celui du journal Libération. Bref, si vous souhaitez être informé de la situation, il va falloir persister à lire la presse alternative, internet et les blogs citoyens et à écouter les radios libres (Antenne d'Oc et Décibel) ! Et au passage, vous pouvez également nous soutenir... lorsque nous n'aurons plus que La Dépêche pour nous informer, il sera trop tard pour pleurer (dicton du jour !)

Du coté du Lot, fil d'info en vrac :

- Après la motion prise par la commune de Boissière, pour s'opposer à l'exploitation des gaz de schiste, notons que les mairies de Gourdon et d'Alvignac viennent de faire de même. Nous attendons avec impatiente la réaction de Super Préfet... Le Conseil Général du Lot a lui aussi pris une motion, votée en séance plénière, la semaine dernière. Voilà donc une action concrète que chacun de nous peut mener : saisir nos élus pour qu'ils se bougent les fesses. Vous trouverez ces délibérations sur les blogs des collectifs lotois et en bas de cette page. Nous allons dresser une liste des communes et institutions départementales qui se positionnent clairement. Y compris celle qui s'y refusent...

- Les réunions publiques se multiplient. La semaine dernière à Catus, Prayssac, Capdenac, Gramat. La semaine prochaine Cajarc (2 mars), Villefranche de Rouergue (4 mars). Des citoyens préparent des réunions à Peyrille, Vayrac, St Céré, Figeac. Les jeunes s'en mêlent également. Projection du film en cours de discussion dans plusieurs lycées du département. Les adhésions au collectif lotois continuent également d'affluer (20 nouvelles adhésions lors de la réunion à Gramat). A noter au rang des nouvelles adhésions celle de la Confédération Paysanne du Lot. Si quelqu'un a le temps de contacter la permanence lotoise de la FNSEA, il serait très instructif de connaître leur position officielle...

- Les collectifs s'organisent. La réunion de coordination nationale a eu lieu hier, et nous vous tiendrons bien évidemment informés des décisions qui ont été prises. Dès cette semaine le collectif lotois va commencer à s'organiser de façon plus pragmatique et efficace (tout cela s'est fait dans l'urgence et en à peine deux semaines). Si vous avez un peu de temps disponible, nous avons besoin de bonnes volontés et d'énergie pour organiser ce collectif (réunions, communication, administratif, actions, coordination entre les groupes, etc.). Prenez contact avec les coordinateurs départementaux (collectifcitoyenlotoisnonaugaz@gmail.com ou paysbourian@zerogaz.info) ou avec la rédaction du journal (contac@lelotenaction.org)

Gardons le bon œil sur notre territoire... No Gazaran !

Articles parus dans la presse concernant la manif de Villeneuve

Plusieurs milliers de personnes réunies contre les gaz de schistes en Ardèche (Le Monde, 26 février)

Des élus manifestent contre l'exploitation du gaz de schiste à Villeneuve-de-Berg, en Ardèche, samedi 26 février.

Des élus manifestent contre l'exploitation du gaz de schiste à Villeneuve-de-Berg, en Ardèche, samedi 26 février.AFP/JEAN-PIERRE CLATOT

Plusieurs milliers de personnes, dont José Bové, ont convergé samedi 26 février en Ardèche pour le premier rassemblement national contre l'exploitation du gaz de schiste. Derrière le slogan "No gazaran", entre 10 000 (selon la préfecture) et 20 000 personnes (d'après les organisateurs) ont fait, le temps d'un après-midi, du petit bourg de Villeneuve-sur-Berg l'épicentre de l'opposition croissante à l'exploitation de ce gaz emprisonné à 3 000 mètres sous terre. Lire la suite
Gaz de schiste : « Nous lançons un avertissement aux prospecteurs pétroliers » (Politis, 25 février)

Une manifestation des opposants à l’exploitation du gaz de schiste est prévue demain, samedi 26 février, à Villeneuve-de-Berg (Ardèche) où deux puits doivent être forés d’ici la fin de l’année. Trois questions à Jean-Louis Chopy, porte-parole du collectif « stop au gaz de Schiste ».

Petit à petit, le gaz de schiste se fait un nom en France. Enfermé à des centaines de mètres sous terre depuis près de 20 millions d’années, son exploitation est devenue rentable avec les progrès techniques et la flambée du prix des hydrocarbures. Nous vous parlions le 27 janvier des graves problèmes écologiques qu’entraîne l’extraction de ce gaz, avec la contamination des nappes phréatiques et de l’air (lire « le pétrole est mort ? Vive les gaz de schiste ! », Politis n° 1137)

Des permis ont été accordés à trois sociétés (Total, GDF Suez et Schuepbach Energy), pour mener des forages d’exploration sur une zone qui recouvre le triangle Montélimar–Montpellier–plateau du Larzac. Lire la suite

Gaz de schiste : la mobilisation se renforce (Libération, 26 février)

Aujourd'hui à Villeneuve de Berg, la mobilisation contre l'exploitation des gaz de schiste se renforce. De nombreux rassemblements de citoyens et d'élus se sont tenus, à Villeneuve de Berg où le gymnase était plein à ras bord, comme à Barjac, Cahors, Gagnières, ou se préparent comme à Lanuejols ou Ispagnac.

Ajout: La manifestation de Villeneuve de Berg a réuni entre 10 000 (police) et 20 000 personnes (organisateurs), c'est donc un gros succès de mobilisation.

Cette mobilisation a obtenu un premier succès le 4 février dernier - lire cette note sur le blog - et la déclaration d'une "suspension" des travaux de terrain. Mais des déclarations d'Eric Besson, ministre en charge de l'énergie - "La France n'a pas fermé la porte au gaz de schiste", a t-il déclaré sur Europe 1 le 16 février - montrent clairement que ce premier succès ne suffira pas.

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/02/gaz-de-schiste-la-mobilisation-se-renforce.html

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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 27 Fév - 14:19

Citation :
Mobilisation contre le gaz de schiste
Par Europe1.fr avec AFP

10.000 personnes ont manifesté samedi pour protester contre l’exploitation du gaz de schiste.

Trésor énergétique ou catastrophe écologique ? Le gaz de schiste divise. Des industriels ont obtenus un permis pour explorer une partie du territoire, suspendu début février par la ministre de l’Environnement. Malgré ce coup de frein, une mobilisation sans précédent se met en place.

Un désastre écologique annoncé ?

Entre 10.000 et 20.000 opposants ont participé samedi en Ardèche au premier rassemblement national contre l’exploitation du gaz de schiste. Venus de toute la France, ils se sont rassemblée sur une aire de repos au bord de la route nationale.

Leurs craintes ? Voir les nappes phréatiques polluées et les activités rurales et touristiques dégradées. L’extraction du gaz impose de forer des puits tous les 200 mètres et d’y injecter des millions de m3 d'eau additionnée de sable et de produits chimiques.

"La collectivité n'a rien à y gagner, sauf qu'elle devra entretenir les routes abîmées par les camions", déplore Guillaume Vermorel, spéléologue et l'un des initiateurs du rassemblement.
La contestation s’organise

De nombreux élus locaux et régionaux, des riverains et des écologistes sont mobilisés pour réclamer l’abrogation des permis. Pour appuyer leur combat, les différents collectifs départementaux se sont constitués samedi matin à Valence en coordination nationale.

Fer de lance du mouvement et présent samedi en Ardèche, José Bové posait la question du "gaspillage énergétique". "Il est temps de se demander comment on rend l'énergie plus efficace, renouvelable et non destructrice de l'environnement", plaidait-il.

Des études en cours

Devant la fronde grandissante, Nathalie Kosciusko-Morizet avait annoncé début février la suspension des travaux d'exploration dans l'attente des conclusions d'une mission d'évaluation des enjeux environnementaux, en juin.

Les permis avaient été accordés en mars 2010 par les services de l’ancien ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo aux industriels Schuepbach Energy et GDF-Suez. Ils concernaient l’Ardèche, l’Aveyron et la Drôme.

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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 27 Fév - 14:21







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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Lun 28 Fév - 7:18


Citation :
Le conseil général s'oppose au gaz de schiste
Publié le 28/02/2011 03:49 | LaDepeche.fr

Les élus du conseil général se sont prononcés contre le projet d'extraction du gaz de schiste. Les citoyens s'étaient déjà mobilisés. Et sont désireux de s'informer.

Sus au gaz de schiste ! Après la mobilisation des citoyens (voir notre édition de vendredi), et alors que les réunions publiques sur ce sujet sensible font le plein à travers le département (lire notamment page 12), le conseil général du Lot, lors de sa dernière session, a adopté une motion contre le projet de prospection du sous-sol, pour rechercher la présence de gaz de schiste.

« Considérant les projets d'exploitation de gaz de schiste, énergie fossile et non renouvelable, par le recours à la technique dite de « fracturation hydraulique », consistant à injecter à très haute pression d'importantes quantités d'eau et de produits chimiques afin de fracturer la roche et d'en extraire le gaz ; les permis d'exploration, attribués à plusieurs compagnies pétrolières le 1er mars 2010 par le précédent ministre de l'Écologie, portant sur près de 10 % du territoire national, essentiellement dans le sud du pays ; le projet similaire de réserver un périmètre incluant une très large partie du département du Lot dans la zone dite de Cahors, représentant une surface de 5.710 km2 ; la méthode contestable d'octroi des autorisations sans concertation avec les élus locaux ni consultation des populations concernées ; les graves nuisances potentielles générées par ce type de recherches en termes d'accessibilité, de construction de sites d'exploitation, de protection des paysages et des ressources ; le choix de plusieurs états américains, dont celui de New York, de décréter un moratoire sur ce type d'exploitation, l'impératif de respecter l'esprit et la lettre du Grenelle de l'environnement ; le conseil général du Lot exprime sa forte opposition à ces recherches et demande en conséquence au gouvernement d'y renoncer ».

Une motion qui a fait l'objet d'un débat. Après les interventions fortes de Serge Despeyroux, André Bargues et Gérard Amigues, les élus ont décidé de demander au gouvernement de renoncer aux recherches. Pierre Destic et Christian Delrieu se sont abstenus.

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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Lun 28 Fév - 7:21

Citation :
Que deviendront les puits de gaz de schiste abandonnés?
Un géologue s’interroge sur les risques que le BAPE n’avait pas pour mandat d’évaluer Il croit que Québec a déjà décidé d’aller de l’avant

Le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) concernant le développement de l’industrie du gaz de schiste sera remis au ministre Pierre Arcand lundi. Marc Durand, géologue et ancien professeur à l’UQAM, reste très sceptique vis-à-vis des effets réels qu’auront les recommandations du BAPE.

Le principal danger, selon M. Durand, n’est pas dans l’exploitation elle-même, mais dans la gestion qui sera faite des puits abandonnés. L’évaluation de ce risque ne faisait pas partie du mandat du BAPE. «L’industrie n’exploite que 20 % du gaz par puits, précise le géologue. Après cela, le débit de gaz devient trop lent, et l’exploitation est peu rentable. Or, les techniques de colmatage avec des bouchons de ciment sont peu efficaces à long terme.»

Le professeur ajoute qu’au Québec, les compagnies pé­tro­lières et gazières ne sont pas responsables de leurs puits une fois ceux-ci rebouchés. La facture de l’entretien des sites ou des dégâts potentiels causés par une explosion sera donc assumée par Québec. «C’est inévitable, dans 10 ou 20 ans, on fera face à des fuites de gaz, souligne Marc Durand. À Leclercville, par exemple, on constate déjà des fuites dans des puits tout neufs.»

Par ailleurs, le géologue souligne que la totalité des permis d’exploitation a déjà été vendue aux compagnies par Québec. Il affirme que le gouvernement aurait bradé les droits miniers et la propriété du gaz pour «10 à 50 sous par hectare ». L’adoption d’un moratoire ne serait donc qu’une décision politique et ne durerait que quelques mois. «Il est évident que le gouvernement Charest a décidé depuis longtemps de permettre l’exploitation du gaz de schiste, ajoute M. Durand. La seule chose qui retient les compagnies de procéder à des forages est leur incertitude par rapport à la rentabilité des installations.»

En Alberta, où la présence de gaz de schiste attire également les compagnies gazières, des mesures strictes ont été déjà prises par le gouvernement pour limiter l’exploitation. Selon Marc Durand, la province aurait fixé des redevances très élevées sur l’extraction du gaz. La chute des prix du gaz sur les marchés mondiaux rend donc peu rentables les exploitations en Alberta.

Contestés en France
Tout comme au Québec, l’exploitation des gaz de schiste commence à se heurter à une forte contestation en France. Samedi, une première ma­­­­nifestation nationale a rassemblé environ 15 000 op­­posants dans la région de l’Ardèche. Des élus, des riverains et des associa­tions de tout le pays se sont mobilisés pour dénoncer une «catas­tro­phe écologique annoncée» et réclamer l’abrogation des permis de forage d’exploration accordés aux en­treprises Total, GDF Suez et Schuepbach Energy. PC

Metro France

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MessageSujet: Gaz de shiste   Lun 28 Fév - 7:26










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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Jeu 3 Mar - 15:23


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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Jeu 3 Mar - 15:26

Citation :
GDF SUEZ : discute avec Schuepbach sur le gaz de schiste

PARIS (Dow Jones)--GDF Suez SA (GSZ.FR) est actuellement en discussions avec Schuepbach Energy LLC en vue du développement de potentiels champs de gaz de schiste en France, le groupe énergétique américain possédant des licences d'exploration, a déclaré jeudi le président-directeur général de GDF Suez, Gérard Mestrallet.

Le dirigeant, qui s'exprimait lors d'un entretien accordé à la radio BFM, a déclaré que le développement de champs de gaz de schiste en France pourrait être une question d'intérêt national, et que des travaux d'exploration devaient être menés pour prouver l'existence de réserves avant que le gouvernement n'autorise le démarrage du travail de production.

Le gouvernement français, confronté à un tollé des écologistes et à l'opposition de certaines autorités locales, a suspendu l'exploration des champs potentiels de gaz de schiste dans le pays, près de Paris et dans le Sud-Est; il a commandé une étude sur l'impact environnemental de l'extraction de gaz de schiste.

Un rapport préliminaire est attendu le mois prochain et un rapport final, en juin; ce n'est qu'alors que le gouvernement prendra une décision sur les projets de développement.

Le gouvernement n'a toutefois pas fermé la porte au développement de l'activité de gaz de schiste dans le pays, a déclaré récemment le ministre de l'Industrie et de l'Energie Eric Besson.

Le géant pétrolier Total SA (FR.FR) s'intéresse également à des projets de gaz de schiste en France, de même que l'américain Toreador Resources Corp. (TRGL).

Géraldine Amiel, Dow Jones Newswires; +33 (0)1 40 17 17 40; geraldine.amiel@dowjones.com
(Version française Maylis Jouaret)
(END) Dow Jones Newswires
March 03, 2011 03:50 ET (08:50 GMT)


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MessageSujet: Re: Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue   Dim 6 Mar - 13:42

Citation :
Huile de schiste: forage prévu après le 15 avril en Seine-et-Marne
Posted 4 mars 2011

PARIS – La compagnie pétrolière américaine Hess alliée à la société indépendante Toreador prévoient toujours d’effectuer un forage d’exploration d’huile de schiste sur la commune de Doue (Seine-et-Marne) après le 15 avril, selon une lettre transmise vendredi à l’AFP.

Dans cette lettre adressée aux habitants de Doue, les deux sociétés affirment que cette prospection de pétrole « n’est ni dangereuse ni destructrice de l’environnement ».

Mercredi 3 mars, le conseil municipal de Doue a voté à l’unanimité une motion demandant de surseoir au projet d’exploration « d’hydrocarbures de schistes », selon le site internet de la commune. Une manifestation est prévue à Doue samedi 5 mars contre ce projet de forage, selon ce même site.

Pour les deux sociétés, cette prospection « vise à connaître et tester la nature exacte de la roche enfouie, sa porosité, l’ensemble de ses caractéristiques géologiques et les conditions environnementales », affirment-elles.

Le forage effectué « sera classique comme il en existe des centaines dans la région, selon les mêmes techniques employées depuis plus d’un demi-siècle et ce dans un cadre strict de préservation de l’environnement », assurent Hess et Toreador.

Il permettra de savoir « si ce terrain contient suffisamment de pétrole dit +huile de roche mère+ qui puisse être exploitable dans des conditions respectueuses de l’environnement », selon la lettre.

« C’est à partir du 15 avril prochain (…) que pourrait commencer ce forage », indiquent les sociétés, soit après la remise du rapport d’étape sur le gaz et l’huile de schiste demandé par le gouvernement en pleine polémique sur l’exploitation de ces gisements.

Ce forage devait initialement avoir lieu en mars.

Toreador et Hess s’étaient engagés début février auprès du gouvernement à différer le forage de leurs puits après la remise du rapport d’étape et à n’entreprendre aucune fracturation hydraulique avant la remise des conclusions finales du rapport prévue fin mai.

(©AFP / 04 mars 2011 19h26)

Il faut absolument que les habitants de Doue se mobilisent et empêchent cette prospection,il en va de leur santé et de celle de la Terre…!

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Gaz de shiste, nouveaux problèmes environnementaux en vue
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