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 Grèce 2008 ... et plus si affinités

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Newo



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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Mar 16 Déc - 21:38

Citation :
Grèce, une semaine lacrymogène
Manif’ / mardi 16 décembre par Renaud Chenu

Les « émeutes de la jeunesse en Grèce », déclenchées suite à la mort d’un adolescent tombé sous les balles d’un policier le 6 décembre, ne sont pas terminées.

Vendredi 12 décembre, la tension était encore importante dans les rues d’Athènes. Des manifestants progressant derrière des banderoles « L’Etat tue » et « Le gouvernement est coupable de meurtre » ont tenté d’enfoncer les cordons anti-émeutes à proximité du parlement grec. Dans la journée de samedi, des manifestants s’en sont pris à un bâtiment ministériel. Samedi soir, les heurts ont duré jusqu’à 2h30 du mat’ et la police a annoncé avoir interpellé 86 jeunes au cours de la nuit, 423 depuis le début des « émeutes ». Les dégâts s’élèvent, selon une estimation provisoire, à 200 millions d’euros pour la ville d’Athènes. Plus les gaz lacrymogène ! Selon la journaliste Maria Margaronis, correspondante du Guardian à Athènes, les flics auraient utilisé 4 600 capsules de gaz lacrymo en une semaine.

Un soulèvement populaire

La une de Ta Nea, vendredi 12 décembre, était, à l’image des commentaires de la majeure partie de la presse grecque, pessimiste quant à l’avenir du premier ministre. Et titrait : « Le glas sonne pour Caramanlis ». Dimanche, un sondage paru dans le quotidien Kathimérini révélait que six grecs sur dix estimaient que les événements de la semaine passée étaient un « soulèvement populaire ». 69% des personnes interrogées estimaient que le gouvernement gérait « plutôt mal » la crise, et 20% seulement apportaient leur soutien au premier ministre Caramanlis.

L’assemblée générale de la prestigieuse école Polytechnique occupée d’Athènes, le QG (à forte charge symbolique en raison de son rôle dans la chute des colonels en 74) des étudiants mobilisés car la police n’y entre pas, a lancé un appel mondial vendredi.

« Pour des actions de résistance au niveau Européen et global en mémoire de tous les assassinés, jeunes, migrants et tous ceux qui luttent contre les sbires de l’Etat. Carlo Juliani, les jeunes des banlieues en France, Alexandros Grigoropoulos et tous les autres, partout dans le monde. Nos vies n’appartiennent pas aux Etats ni à leurs assassins ! La mémoire des frères et sœurs, amis et camarades assassinés reste vivante par le biais de nos luttes ! Nous n’oublions pas nos frères et sœurs, nous ne pardonnons pas leurs tueurs. S’il vous plaît, traduisez et diffusez ce message autour de vous pour une journée d’actions de résistance coordonnées dans le plus grand nombre d’endroits possible, autour du monde. »

La peur de l’ultra-gauche

Difficile d’évaluer aujourd’hui la portée et l’impact de l’appel. Une certitude cependant, les polices européennes surveillent de très près le moindre bruissement en Europe pouvant être lié à la vague de contestations grecque.

La semaine passée, on a manifesté en Espagne et en Italie. En France, le rassemblement, vendredi 12, d’un peu plus d’une centaine de personnes à proximité de l’ambassade de Grèce, n’avait rien de menaçant. Quelques jeunes portant fièrement leur keffieh ont certes crié « Police assassin », mais sans violence. Pourtant, six jeunes ont été arrêtés en marge de la manif’, pour « agression sur personne dépositaire de l’autorité publique, jets de pierres, destruction de matériel urbain en réunion ». C’est-à-dire un panneau publicitaire et deux feux tricolores démontés, plus un pare-brise endommagé. Après 48 h, ils sont toujours en garde à vue. 48 h c’est beaucoup pour si peu, mais ce sont peut-être les dangereux terroristes de l’ultra gauche !
Le reflet d’une société en faillite

L’écrivain Grec Takis Théodoropoulos, chroniqueur à Ta Nea déclarait à Thierry Oberlé du Figaro.fr : « Quant aux jeunes, eux, ils (…) dénoncent l’État policier alors que la police est un secteur public qui fonctionne mal, comme d’ailleurs tous les secteurs publics grecs. (…) Cette jeunesse est le reflet d’une société en faillite. Elle en est la partie la plus sensible et exprime de façon plus bruyante une implosion du système politique, économique et social. »

La Grèce est dirigée par trois grandes familles de leaders politiques et leurs amis, les Caramanlis et les Mitsotakis pour Nouvelle Démocratie (parti de droite conservateur) et les Papandréou pour le PASOK (Mouvement Socialiste Panhellénique, social démocrate). Ils sont tout aussi doués pour faire des affaires – les scandales financiers touchent autant les deux partis – que pour se maintenir à la tête des appareils politiques.

Un avenir flou

Depuis une semaine, la seule proposition concrète est avancée par Georges Papandréou. En dehors de « revendiquer le pouvoir », il propose « d’augmenter les crédits de l’éducation ». Un peu maigre pour calmer une jeunesse dont 20% vit sous le seuil de pauvreté et 25% est au chômage. Certain cependant de tenir l’occasion de revenir aux affaires, il a lancé, lundi 17 décembre, à propos de son rival Caramanlis : « Son temps politique est révolu, et sans la confiance du peuple, il reste accroché et traîne le pays dans des aventures (…) Assez, c’est au peuple de donner la solution ».

Si Caramanlis fait pour l’instant face et rejette les appels à la démission, la presse grecque assure que l’unité gouvernementale est une façade. Plusieurs ministres ont déjà proposé de rendre leur tablier et des rumeurs persistantes annoncent la tenue de législatives anticipées pour fin janvier. Le gouvernement est en effet en face de deux options : l’emporter sur le terrain sécuritaire en laissant pourrir la situation, ou trouver la voie d’un dénouement politique rapide, sans presque aucune marge de manœuvre en dehors de la convocation d’élections.

La jeunesse est trop déterminée pour lâcher le morceau et a le soutien de la population. « Je pense, comme les autres manifestants, que ce gouvernement qui assassine doit tomber. En quatre ans, il n’a fait qu’adopter des réformes allant à l’encontre des étudiants », expliquait vendredi Maria, une manifestante de 22 ans. « On ne voit aucun avenir devant nous. Nous n’avons un avenir que par la lutte ». Qui continue.

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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Mar 16 Déc - 21:39


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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Mar 16 Déc - 21:41

Citation :
Athènes : une soirée avec les manifestants dans leur camp retranché
Grèce / vendredi 12 décembre par Leila Minano et Delphine Bauer

Alors que les violences ont diminué dans les rues d’Athènes, l’université polytechnique est toujours occupée par des étudiants et des anarchistes. Nos deux reporters ont pu y pénétrer.

Située dans le centre d’Athènes, l’université polytechnique est toujours occupée par des centaines de jeunes qui en ont fait un camp retranché. Tout autour le chaos règne : rues jonchées de morceaux de verre, distributeurs de billets vandalisés, voitures calcinées, poubelles en flammes… On entend également des détonations, des slogans scandés et des bruits métalliques dans les rues adjacentes désertées.

À quelques dizaines de mètres de l’entrée de la faculté, un groupe de journalistes attend, caméras et appareils photo au poing. Interdit d’entrer. Il faut se faire passer pour des étudiants. Il est à peine 19h. Devant l’entrée principale, Thomas, la vingtaine, étudiant et membre d’une organisation anarchiste déclare : « si nous agissons comme ça, c’est pour venger la mort du gamin de 15 ans [1] ». Avant de montrer fièrement le slogan anar qu’il a tagué sur le mur de la fac.

L’ami qui l’accompagne porte, lui, les stigmates d’une rixe avec la police : une belle blessure à la tête nécessitant plusieurs points de suture. « Je suis recherché et dois aller dans des endroits où il y a plus de monde. Il y a beaucoup de policiers en civil » lâche-t-il avant de filer, visiblement préoccupé.

Feux de camp dans l’enceinte de l’université polytechnique

Le soir venu, la centaine de jeunes rassemblés devant l’université ne se sont pas calmés. Loin de là ! Tout ce qui passe entre leurs mains — bouteilles remplies de farine, cocktails Molotov faits maison, pierres — vole dans les airs. Direction : les forces de l’AMT, la brigade anti-émeute grecque positionnée de l’autre côté de l’avenue.

À l’intérieur de l’université règne une ambiance de camp retranché. Des feux de camps ont été allumés et les tables comme les chaises servent de combustibles. Installés autour, les jeunes discutent, écoutant, à la place des annonces administratives de jadis, des discours et de la musique que crachent les haut-parleurs. On recense des étudiants mais aussi de jeunes actifs et des migrants, hommes et femmes confondus. Beaucoup sont membres d’organisations anarchistes ou sympathisants de cette mouvance. Certains se mettent du sérum dans leurs yeux rougis et de la crème sur le visage pour calmer les brûlures des gaz.

« La rage est trop grande »

Ce 10 décembre au soir, à l’issue d’une cinquième journée de manifestations, ils sont encore une centaine à occuper la « Polyteknio ». Pour protester contre la mort, samedi dernier, d’un adolescent tué par un policier. Mais pas seulement. « La rage est trop grande chez les jeunes Grecs » explique Danaé, 25 ans, salariée et anarchiste. Pour cette jeune femme aux mèches roses, la nouvelle génération subit « attaques sur attaques depuis des années ». Elle a aussi peur du chômage, presque deux fois plus élevé en Grèce que la moyenne européenne. « Il fallait que ça pète : l’université a été occupée dès que le jeune Alexis a été tué. Cette mort a servi de déclencheur à une situation latente ».

Que l’université polytechnique soit devenue une place forte des manifestants ne relève pas du hasard. Danaé qui n’était pas encore née à cette époque rappelle qu’en 1973 une répression militaire sanglante avait eu pour conséquence la mort de dizaines d’étudiants contestataires. « En pénétrant dans le campus, un char a renversé le mur qui est s’est écroulé sur des étudiants » raconte-t-elle. Tout un symbole. Quelques jours plus tard, la dictature militaire de Georgios Papadopoulos tombait.

Mais Danaé n’a pas le temps de terminer son propos. La silhouette titubante d’un jeune homme soutenu par deux camarades sort d’une vapeur gazeuse. Il hurle. Sa jambe est luxée. Allongé par terre, il peine à parler, écrasé par la douleur. Yannis est d’autant plus paniqué par sa blessure qu’il est gymnaste. La conversation s’engage entre les occupants attroupés autour du blessé : il a besoin d’un médecin. Mais l’ambulance n’a pas le droit de pénétrer dans l’université. Le ton monte entre les jeunes même s’il n y a pas de leader. Un étudiant en médecine décide finalement de faire une attelle à Yannis, avec les moyens du bord. Quelque temps plus tard, le jeune homme sera finalement évacué vers un hôpital en voiture.

« Education is the enemy »

Pendant ce temps, des occupants font le va-et-vient entre l’enceinte de l’université et la rue où ils harcèlent les forces de l’ordre. Beaucoup n’arrivent même plus à ouvrir les yeux à cause des gaz lacrymogènes mais ne laissent aucun répit aux policiers.

D’autres jeunes se calfeutrent dans les murs de la fac et se préparent à une longue veillée. Ils attendent l’assemblée générale de cette nuit, « où est choisie la ligne de conduite à adopter » comme l’explique un étudiant assis sur une table dans ce qui fut jadis une salle de classe et aujourd’hui taguée d’un « Education is the enemy » (l’éducation est l’ennemie). Il poursuit : « Les occupants de la Polytekniko se retrouvent trois fois par jour pour discuter dans les anciens amphis. En journée, nous sommes mille, la nuit plutôt deux-cents. Nos choix sont donc collectifs ».

Personne ne semble se soucier des dégâts matériels causés au sein de l’université. « Elle n’est pas détruite. Elle est juste en désordre » affirme même un étudiant. Un euphémisme au vue de l’étendue de la casse : sanitaires devenus insalubres, certains carrément détruits pour servir de projectiles, murs recouverts de slogans, détritus qui jonchent le sol, mobilier brûlé. Seul îlot de calme apparent dans ce chaos : la cafétéria où les jeunes continuent de se restaurer en prenant un café qui les réchauffe comme si de rien n’était. Il est à peine minuit et la nuit s’annonce encore une fois très longue.

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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Jeu 18 Déc - 2:00

Voyage(s) en Grèce.
http://ubifaciunt.blogspot.com/search/label/le%20voyage%20en%20Gr%C3%A8ce

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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Jeu 18 Déc - 4:55

Passage télé forcé
http://www.dailymotion.com/video/x7r7ye_des-tudiants-grecs-piratent-le-jour_news

Il n'ya pas que des jeunes autonomes-anarchistes-ultra-gauche qui s'expriment dans la rue
http://www.dailymotion.com/video/x7rgyb_greek-riots_news

Zemmour donne son avis sur la situation grecque et la raisonnance qu'il peut y avoir en Europe.
http://www.dailymotion.com/video/x7qq7u_france-o-lhebdo-du-13122008-23_news

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Zabos



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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Jeu 18 Déc - 15:31

Y'a quelques photos d'une qualité rare:

http://www.boston.com/bigpicture/2008/12/2008_greek_riots.html
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http://dimanche-lorraine.blogspot.com/
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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Jeu 18 Déc - 15:39

les photos sont splendides,
mais ca fait vachment peur.
c'est affolant ce qu'il se passe.
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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Ven 19 Déc - 3:06

Déjà postées ;)
ubifaciunt a écrit:
http://www.boston.com/bigpicture/2008/12/2008_greek_riots.html



et non, je ne sais pas qui chante newo...

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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Ven 19 Déc - 3:25

La police ciblée par des cocktails Molotov à Athènes
NOUVELOBS.COM | 18.12.2008 | 15:04

Citation :
Des cocktails Molotov ont été lancés, jeudi 18 décembre, sur les forces de l'ordre qui protégeaient le Parlement grec à Athènes, théâtre de manifestations quasi quotidiennes des jeunes depuis la mort d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans, dans la capitale grecque, le 6 décembre.
Au treizième jour de contestation après la mort de l'adolescent sous les balles de la police, quelque 7.000 manifestants voulaient marcher jusqu'au siège de la représentation nationale.
Ils se sont heurtés à un cordon de sécurité. Des échauffourées ont éclaté par endroits entre des groupes de manifestants et des policiers.

Cartouches de gaz

Environ 300 personnes ont également manifesté ce jeudi en début d'après-midi à Salonique, la grande ville du nord de la Grèce.
Mercredi matin, trois cartouches de gaz avaient explosé devant une agence bancaire de la ville provoquant de dégâts mineurs. Quatre autres cartouches de gaz ont également explosé devant un établissement public dans le centre de Salonique.
Des bâtiments de la police ont été régulièrement ciblés par les jeunes au cours des treize derniers jours en Grèce, lors des violences qui ont touché le pays à la suite de la mort de l'adolescent.
Selon la coordination des étudiants, près de 600 établissements scolaires (une centaine, selon le ministère de l'Education) et plusieurs universités continuaient d'être occupés par les lycéens et les étudiants dans le pays pour protester contre la mort d'Alexis Grigoropoulos tué dans le quartier d'Exarchia à Athènes par un policier.

http://www.dailymotion.com/video/x7rr4y_la-rvolte-grecque-peutelle-enflamme_news

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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Sam 20 Déc - 3:50

Citation :
En Grèce, un lycéen blessé par un tir d'origine inconnue

Agé de 16 ans, l'adolescent aurait été touché au poignet par un tir provenant d'une carabine à air comprimé. La police assure qu'aucun de ses agents n'était présent sur place.



Au 13ème jour de mobilisation après la mort d’Alexis Grigoropoulos, 15 ans, tué par un policier, un lycéen a été légèrement blessé en Grèce. D’après les premiers éléments recueillis, l'adolescent aurait été touché par un tir provenant d'une carabine à air comprimé. Le coup a été tiré par une personne non identifiée mercredi soir près de son lycée à Péristeri, dans la banlieue ouest d’Athènes.

Le lycéen âgé de 16 ans, fils d’un syndicaliste connu de la Fédération grecque des instituteurs, a été blessé au poignet alors qu’il était en train de discuter avec d’autres lycéens à environ 200 mètres de l’établissement, dans une rue piétonnière du quartier, a précisé la police qui assure qu'aucun agent ne se trouvait dans cette zone au moment de l’incident.

Le lycéen a été hospitalisé dans la nuit de mercredi à jeudi et devait être opéré jeudi en fin matinée. Le ministère grec de l’Education a de son côté ouvert une enquête sur cette affaire.

Ce jeudi à la mi-journée, lycéens et étudiants doivent manifester à Athènes et dans d’autres villes de Grèce, dans le cadre de protestations quasi quotidiennes depuis le 6 décembre.

(Source AFP)

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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Sam 20 Déc - 3:57

Citation :
Des jeunes attaquent l'Institut Français d'Athènes
NOUVELOBS.COM | 19.12.2008 | 14:44

Un groupe d'une vingtaine de jeunes a fait irruption dans la cour de l'établissement, où ils ont brisé des vitres et lancé un cocktail molotov, provoquant un début d'incendie.

Un groupe d'une vingtaine de jeunes a fait irruption vendredi 19 décembre aux alentours de midi dans la cour de l'Institut Français d'Athènes, où ils ont brisé des vitres et lancé un cocktail molotov, provoquant un début d'incendie, ont indiqué des sources policière et diplomatique.
Aucune personne n'a été blessée durant l'attaque, qui a duré environ cinq minutes, selon une source diplomatique française. Les jeunes, cagoulés, ont ceinturé le gardien, sans le malmener, et brisé les vitres de sa guérite à l'entrée, ainsi que du café et du hall de l'institut, a précisé la même source.

Demande de sécurité renforcée

L'Institut français d'Athènes, chargé notamment de l'action culturelle et où sont dispensés des cours de français, dépend de l'ambassade française en Grèce.
Compte tenu des violences urbaines à Athènes depuis la mort le 6 décembre dernier d'un adolescent tué par un policier, l'ambassade avait demandé un renforcement de la sécurité des établissements français, mais vendredi, aucune garde policière ne protégeait l'institut, selon la source diplomatique.
Les autorités françaises vont réitérer leur demande de sécurité renforcée avec insistance, a ajouté cette source.
L'institut français est situé non loin de la faculté de droit d'Athènes, l'un des centres actuels de la contestation de la jeunesse grecque.

Concert à haut risque

De nouveaux rassemblements sont prévus à Athènes ce vendredi, après 14 jours d'une mobilisation déclenchée par une bavure policière meurtrière.
Les forces de l'ordre sont mobilisées en vue d'un concert, organisé par les coordinations étudiante et lycéenne, prévu vendredi après-midi devant le siège de l'Université d'Athènes.
Les deux principales centrales syndicales, la GSEE pour le secteur privé, l'ADEDY pour la fonction publique, devaient au même moment défiler devant le parlement pour protester contre le budget qu'ils jugent "anti-travailleur". Son vote est prévu dimanche.
Le siège de la GSEE est occupé depuis mercredi par un groupe affirmant être formé de "travailleurs révoltés". Les occupations se poursuivaient dans plusieurs universités de grandes villes et 700 établissements scolaires, selon la coordination lycéenne, un chiffre ramené à une centaine par le ministère de l'Education.

Les forces de l'ordre à l'index

Des lycéens doivent par ailleurs se rassembler à la mi-journée à Péristéri, une banlieue ouest d'Athènes, où l'un des leurs, fils d'un syndicaliste enseignant connu, a été légèrement blessé mercredi soir par une balle tirée par une personne non identifiée. L'incident a été dénoncé par tous les syndicats d'enseignants. La police a exclu qu'un de ses membres ait été à l'origine du tir alors que l'agitation actuelle a débuté après la mort le 6 décembre à Athènes d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans, tué par un policier.
Les critiques grandissent contre la gestion des troubles par le gouvernement conservateur. La police en en effet accusée par les médias de s'être une fois de plus laissée déborder lors d'une reprise des échauffourées, jeudi.
Principale cible depuis de la colère des jeunes, les forces de l'ordre ont mis jeudi plusieurs heures à venir à bout de quelques dizaines de fauteurs de troubles qui ont déclenché une bataille de rue à Athènes à l'issue d'une manifestation de gauche ayant rassemblé dans le calme plus de 5.000 personnes.
La police a annoncé avoir arrêté huit jeunes, dont deux mineurs et "aucun étudiant ni lycéen" pour ces violences, au cours desquelles trois voitures, un drapeau grec et des chaises et tables de cafés ont été incendiés, tandis que les riverains suffoquaient dans un épais nuage de gaz lacrymognènes.

Appel à des élections anticipées


L'opposition socialiste a saisi l'occasion pour accuser le gouvernement d'avoir perdu le contrôle de la situation et pour réitérer son appel à des élections anticipées. Une centaine de personnalités, universitaires, magistrats et économistes, ont de leur côté lancé une pétition appelant le gouvernement et l'ensemble du monde politique à "agir immédiatement pour rétablir la confiance" et la cohésion sociale.
"Des actes", titrait aussi en une vendredi le quotidien socialiste To Vima, tandis que le libéral Kathimérini s'interrogeait sur l'apparent immobilisme gouvernemental face à une violence devenue "une routine tragique". "La majorité des députés conservateurs demandent des changements immédiats, l'heure du remaniement a sonné", écrivait pour sa part le journal de droite Eléftheros Typos.

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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Dim 21 Déc - 2:24

Citation :
Nouvelle manifestation et nouveaux affrontements à Athènes
NOUVELOBS.COM | 20.12.2008 | 17:39

Des militants de gauche ont défilé dans la capitale grecque contre le "pacte européen" sur l'immigration, avant que des incidents n'opposent à nouveaux jeunes et forces de l'ordre.

Environ 200 personnes, des militants de gauche pour la plupart, ont manifesté à Athènes samedi 20 décembre en fin d'après-midi, contre "le Pacte européen sur l'immigration et l'asile de l'Union européenne".
"Ils tuent des immigrés, ils tuent des lycéens", scandaient les manifestants qui se sont rassemblés devant le siège de l'Université d'Athènes dans le centre de la capitale à l'appel du Comité contre la politique européenne sur l'immigration.
"A bas le pacte raciste de Sarkozy-Caramanlis-UE", proclamait une banderole faisant allusion au Premier ministre grec Costas Caramanlis et au président français Nicolas Sarkozy, dont le pays assure la présidence en exercice de l'Union européenne. Le pacte sur l'immigration et l'asile a été adopté par l'UE le 16 octobre.

Sacs poubelles sur le sapin de Noël

Les manifestants ont défilé dans le centre-ville, bouclé à la circulation, avant d'arriver devant le Parlement sur la place centrale de Syntagma où ils ont jeté des ordures et accroché des sacs poubelles pleins aux branches d'un sapin de Noël installé par la ville, que défendait un cordon de forces anti-émeutes.
Une dizaine de jeunes ont lancé divers projectiles contre les forces de l'ordre alors que de nombreux Athéniens faisaient leurs courses de Noël.
Dans la ville de Salonique, au Nord du pays, une trentaine de jeunes ont fait irruption dans la salle du théâtre central d'Olympion, et déployé une banderole marquée du slogan "Solidarité aux détenus" sur la façade de ce théâtre qui abrite tous les ans au mois de novembre le Festival international du film.
En même temps, une dizaine de jeunes ont lancé des pâtisseries contre le maire de la ville, Vassilis Papagéorgopoulos, qui était en train de participer à une fête organisée à l'occasion de Noël par une organisation caritative sur une place centrale de la ville.

Les étudiants restent mobilisés

Un rassemblement des étudiants qui occupent l'école Polytechnique à Athènes, théâtre de plusieurs incidents violents, est prévu samedi soir sur les lieux où a été tué Alexis Grigoropoulos, 15 ans, le 6 décembre, par un policier à Exarchia, quartier du centre d'Athènes. Lycéens et étudiants en lutte doivent se réunir pour décider de l'évolution de leur mouvement après les vacances de Noël.
Selon eux, environ 700 lycées et plusieurs universités dans le pays restaient occupés samedi alors que le ministère de l'Education n'a fait état que d'une centaine de lycées occupés.
Vendredi, une manifestation à l'appel des syndicats et un concert organisé par des coordinations des lycéens et étudiants à Athènes, qui a duré jusque tard dans la soirée, s'étaient déroulés dans le calme.
Les étudiants qui occupent l'Ecole Polytechnique à Exarchia, fief traditionnel de la contestation, ont incendié des poubelles dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris de source policière.
Toutefois, un rythme d'activité plus normal semblait reprendre à Athènes et dans d'autres villes secouées par cette mobilisation, qui a aussi pris une tournure sociale, faisant descendre dans les rues les partis de l'opposition de gauche et les syndicats, critiquant "la mauvaise formation et organisation de la police".

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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Dim 21 Déc - 21:10

LA-GRECE-DES-CAVERNES




« Brûlé de plus de feux que je n’en allumai…. »

Jean Racine, Andromaque.





Ne rien avoir rapporté.

Sinon la joie.

Ne rien avoir emporté non plus, à l’heure de monter dans l’avion, lois d’exceptions permanentes, mesures anti-terroristes, quand un livre devient une pièce à charge et le numéro de téléphone d’un ami étranger la preuve d’un complot international.

Ne pas avoir pris de notes, pendant ces quatre jours, des fois que… Ne rien avoir rapporté, sinon ces souvenirs aussi brumeux que les lacrymos faisant pleurer Athènes.

Ces nuits où la Grèce n’aura jamais été aussi belle du deuil et de la rage, de la fureur et du mystère, du silence et des flammes.

Athènes dont le plus beau marbre est celui jeté à la gueule des porcs assassins d’un gamin de quinze ans, d’un avocat véreux, d’un Etat qui vacille. Athènes où les applaudissements éclatent en même temps que les vitrines. Athènes qui brûle pour Alexis et s’en fait une joie.

Les heures égrènent les vingt gosses de treize ans aux couleurs du PAO, de l’Olympiakos et de l’AEK attaquant ensemble une prison, la grève de l’Acropole, les bouteilles vides qui attendent, les camarades italiens devant Polytechnique, les trottoirs défoncés à coups de barre à mine, les carcasses des bagnoles cramées une troisième fois pour une énième barricade, les motos qui tournent sans fin pour chouffer les keufs, les hélicos qui tournent sans fin pour surveiller la ville, le rire des amis, l’odeur des lacrymos importés d’Israël, les discussions sans fin dans la douceur des orangers.

Et puis nos doutes, aussi, de pauvres petits français peu rompus à une telle guerre de rue. Blanqui a sans doute plus essaimé à Athènes qu’à Paris. Quoi que, par certaines nuits d’un novembre 2005…

Tends-moi ton Molotov, camarade, saurai-je m’en servir, ne tremblerai-je pas, et ces français que je ne connais pas qui sont à nos côtés, tends-moi ton bras et ta confiance, tends-moi ta force, je ne ferai rien ce soir, tends-moi ta joue que je m’excuse et je t’embrasse, camarade et ami.

La vie, la mort, tout ça, l’insupportable combien de gosses tués sous les balles d’un flic pour combien de flics tués. L’addition, s’il vous plaît.

La première manif, sac encore sur le dos, et des slogans comme un chœur de l’époque où ça inventait le théâtre et le monde. Ça monte des tripes, violent, décidé, le chœur chasse les quelques keufs qui osent se pointer sur le parcours. Les pierres volent déjà, la ville est à nous, nous sommes au monde, plus de théâtre.

Retrouver son chemin, lampadaires dépavés et trottoirs éteints, quelques verres de blanc pour la route, les poubelles crament aux carrefours, des cris au loin, les gaz, le feu. Ce vieux qui demande ce qu’on en pense en France ; à Paris… Lui, comme tout le monde il est d’accord pour que les banques soient attaquées, pillées. Rendues au néant.

Une fac occupée et retrouver les amis, comme une évidence. Etre là, simplement, parce qu’il le faut, parce qu’ils l’auraient fait dans l’autre sens, ou, à tout le moins, ils auraient brûlé un consulat si ça avait pété un peu chez nous. Pour la forme.

N’avoir rien à apporter, sinon notre joie d’être là, au milieu d’eux, au milieu de cet autre Alexis de quinze ans qui parle pour la millième fois de la mort de son pote, qui est devenu un symbole malgré lui, que tout ça dépasse bien au-delà des mots, il n’y a plus de mots d’ailleurs ; juste une ville qui vit d’embrassades, de retrouvailles et de banques qui flambent.

Une AG de 300 personnes où la parole circule, fluide et pure, où le langage signifie vraiment le monde et une forme de réel ; ça devait être comme ça, il y a plus de deux mille ans quand ils inventèrent le monde. Atavisme. Tradition. Ou héritage. Et quand bien même ils s’en défendent.

Le lendemain, manif à 13 heures. Les pierres pleuvent dès midi. Des gosses de treize ans chassent les keufs. L’impression de mourir et d’avoir à gerber ses poumons sous les lacrymos que l’Etat grec achète directement à l’armée israélienne. De l’incapacitant que les masques à gaz peinent à filtrer. Coude à coude. Bras à bras. Dans le rudoiement des gaz, les pierres redoublent.

J’apprends plus tard que la manif était soft, pas de cocktails de sortie car il fallait laisser aux étudiants le choix des armes. Ceux-ci avaient juste choisi les pierres, afin que tout le monde puisse participer, le plus naturellement du monde.

Passage par Polytechnique, rumeurs et fausses alertes. Les cagoulés chargés de Molotov veillent à la porte, la lune monte entre les colonnes grecques d’un bâtiment, un feu crépite. C’est la guerre, mondiale, civile et locale, la tension maintient en éveil. La guerre pour la seule cause qui vaille. C’est l’épreuve.

Nouvelle AG à la fac. Toujours autant de monde. Attaque-t-on ce soir ou demain. Ce sera demain. Dormir un peu, voir les amis. Parler. Refaire encore une fois ce monde que nous sommes en train de créer.

Le samedi, une semaine depuis qu’Alexis a été assassiné. Une AG où la parole se tend, les objectifs se précisent et les groupes se forment. Regards, coordination, l’organisation trouve ici son aboutissement. Un minimum de risques pour un maximum de dégâts. Les poings se serrent, tapent sur l’épaule.

Embrassades.
Capuches.

Cent cinquante à bouger, autant à protéger.

Cagoules, gants, écharpes, masses, pavés, cocktails.

Sous chaque masque noir, il y avait un sourire, dans chaque pierre lancée, de la joie, dans chaque corps révolté, il y avait du désir.

Tends-moi ton Molotov, camarade, ce soir je ne fais rien et je t’embrasse. Je suis auprès de toi.

Athènes brûle et s’en fait une joie.

Plus tard, dans Exarchia, la fumée sans qu’on sache s’il s’agit des lacrymos ou des banques qui crament. Encore une nuit. Encore des feux et des pierres, des matraquages et des gaz, une ville qui n’en finit pas de se rencontrer à chaque carrefour, de virer les journalistes, de se trouver dans ces gens qui parlent de l’innommable et de la joie. Les keufs morflent sévère.

C’est la guerre civile du monde qui nous attend.

C’est le dernier soir ; celui où l’on sait qu’on est déjà parti. La nuit de flammes et de fureur, les copains n’en finissent pas de charger, demain l’avion, le contrôle de police à la frontière, le dernier café sous les orangers, la dernière pierre lancée, les derniers doutes, cette ville où l’on laisse plus qu’une part de son âme, l’Acropole est toujours en grève, la ville brûle, Alexis est mort et les amis sont là.

Il est si juste que la ville qui a inventé la démocratie en soit aussi le tombeau.

Et puis ces derniers mots, écrits quelque part dans la nuit brûlante.

« Paris sous les bombes,
Athènes sous nos feux. »














à Cool, parti trois semaines trop tôt…

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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Dim 21 Déc - 22:23

Que d'émotions en quatre jours.

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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Dim 21 Déc - 23:51

http://www.dailymotion.com/video/x7rvtr_manifestation-de-soutien-aux-manife_news
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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Mar 23 Déc - 4:04

Citation :
Mme Papariga souligne le risque d'un recours à des lois antipopulaires face au mouvement des jeunes

Le SG du CC du KKE, Aleka Papariga, a tiré la sonnette d'alarme devant le risque éventuel d'un recours à des lois anti-populaires pour faire face à l'agitation dans les rues, s'adressant dimanche au Parlement lors du débat sur le Budget 2009.

Mme Papariga a pris position contre ceux qui proclament que le vandalisme est l'expression d'une révolte populaire, qui selon elle se fera avant tout avec la classe ouvrière, les salariés, la jeunesse, sans le seul bris d'une vitrine et sur un programme politique clair.

"Nous craignons, a-t-elle dit, que le gouvernement à un moment donné - les phénomènes de dégénérescence aidant -, proclamera des lois, utilisant par exemple la loi européenne de terreur, suspendant des articles de la Constitution". Il est possible, a précisé Mme Papariga, d'impliquer l'armée dans le cas de grèves, d'occupations.

Le SG du KKE a nié l'importance des discussions sur la suppression des examens d'entrée dans les universités, s'interrogeant toutefois sur le bien-fondé d'une telle proposition, puisque même le problème aujourd'hui est le chômage des diplômés.

"Le mouvement des jeunes, qui existe, résistera face aux difficultés. La solution ne viendra pas en une soirée. Il faudra un plan et une perspective", a relevé Mme Papariga, pour conclure sur ce qui se dit actuellement sur des coopérations entre partis politiques et affirmer que ce qui intéresse avant tout le parti c'est que les deux grands partis soient affaiblis électoralement.

http://www.amb-grece.fr/bulletins/decembre_2008/22_12_2008.htm

Citation :
Affaire Grigoropoulos: Enquête balistique à Exarchia où a été tirée la balle

Le juge d'instruction chargé de l'enquête sur la mort du jeune Alexis Grigoropoulos a accepté jeudi la demande de la partie civile pour une analyse balistique et autopsie sur les lieux où ont été tirés les coups de feu par le policier contre le groupe de jeunes.

Le magistrat a convoqué jeudi les avocats de la défense et de la partie civile pour les informer des résultats de l'analyse balistique.

Selon une des avocates de la partie civile, Mme Sergaki, tant le rapport d'autopsie que l'enquête balistique ont besoin d'être étudiés scrupuleusement, et sans l'examen balistique du lieu où ont été tirées les balles, comme l'ont demandé les experts de la famille, en raison d'éventuelles aliénations, on ne peut aboutir à des résultats concluants.

Mais comme l'a souligné Mme Sergaki, l'avis de la partie civile qu'il s'agit d'un crime prémédité ne change en rien, dès lors qu'une multitude de témoins oculaires ont déposé que le policier a visé droit vers l'endroit où se trouvait la victime et son groupe d'amis.

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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Mar 23 Déc - 21:51

Citation :
Toutes les pierres arrachées des trottoirs et jetées sur les boucliers des flics ou sur les vitrines des temples de la marchandise ; toutes les bouteilles enflammées gravitant sous le firmament ; toutes les barricades érigées dans les avenues, séparant nos espaces des leurs ; tous les containers plein des déchets d'une société consumériste que les flammes de l'émeute transforment, d'un rien en un quelque chose ; tous les poings dressés à la lune ; ce sont les armes qui donnent un corps et un vrai pouvoir, non seulement à la résistance, mais aussi à la liberté. C'est ce sentiment de liberté qui, seul, mérite qu'on parie sur de tels moments : le sentiment des matins oubliés de notre enfance, lorsque tout peut arriver, parce que c'est nous, comme être humains créatifs, qui nous sommes réveillés, et non les futures machines-hommes productives du subordonné, du stagiaire, du travailleur aliéné, du propriétaire privé, du père de famille. C'est le sentiment de se confronter aux ennemis de la liberté - de ne plus les craindre.

Ainsi, celui qui veut continuer à penser à ses propres affaires, comme si rien ne se passait, comme si rien ne s'était jamais passé, a de sérieuses raisons de s'inquiéter. Le spectre de la liberté vient toujours le couteau entre les dents, avec l'envie violente de rompre toutes les chaînes qui réduisent sa vie à une misérable répétition, permettant aux rapports sociaux dominants de se reproduire. Depuis samedi 6 décembre, aucune ville dans ce pays ne fonctionne normalement : pas de thérapie par l'achat, pas de routes dégagées pour rejoindre nos lieux de travail, pas de nouvelles des prochaines initiatives du gouvernement pour le rétablissement, pas de va-et-vient insouciant entre des émissions de télé sur la façon de vivre, pas de conduites nocturnes autour de Syntagma, et ainsi de suite. Ces nuits et ces jours n'appartiennent pas aux boutiquiers, aux commentateurs télé, aux ministres et aux flics. Ces nuits et ces jours appartiennent à Alexis !

En tant que surréalistes, nous sommes sortis dans les rues dès le premier moment, ensemble, avec des milliers de rebelles et d'autres gens exprimant leur solidarité, parce que le surréalisme est né du souffle de la rue et n'a pas l'intention de le lâcher. Après cette résistance massive aux assassins d'État, le souffle de la rue est encore plus chaud, encore plus accueillant et encore plus créatif. Proposer une direction à ce mouvement ne nous correspond pas. Toutefois, nous assumons toute la responsabilité de la lutte commune, parce que c'est une lutte pour la liberté. Sans être obligés d'approuver chaque expression d'un mouvement aussi massif, sans être partisans de la colère aveugle ou de la violence pour elle-même, nous considérons que l'existence de ce phénomène est juste.

Ne laissons pas ce souffle flamboyant de poésie s'éteindre ou mourir !
Convertissons le en une certaine utopie : la transformation du monde et de la vie !
Pas de paix avec les flics et leurs patrons !
Tout le monde dans la rue !
Qui ne peut comprendre la rage se taise !

Groupe surréaliste d'Athènes, décembre 2008
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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Mer 24 Déc - 3:23

Le grec accéléré pour débutant-e-s.
http://fr.youtube.com/watch?v=Abc70CvMg3E

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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Sam 27 Déc - 14:54

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1573
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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Dim 28 Déc - 5:31

Liens d'infos

http://berthoalain.wordpress.com/2008/12/07/emeutes-en-grece-decembre-2008/
http://www.blogofchange.com/?p=525
http://www.eurotopics.net/fr/magazin/magazin_aktuell/debatte-griechenland-12-2008/
http://observers.france24.com/fr/content/20081209-emeutes-grece-casseurs-athenes-manifestations
http://bonnenouvelle.blog.lemonde.fr/2008/12/12/des-robins-des-bois-pour-apaiser-la-grece/

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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Dim 28 Déc - 5:43

Vidéos
http://www.dailymotion.com/video/x7s445_de-1492-aux-manifestations-en-grce_news




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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Dim 28 Déc - 14:42

C'est quand même bizarre tous ces slogans sur les murs écrits en français ...
...
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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Lun 29 Déc - 4:03

Groland
http://www.dailymotion.com/video/x7uje7_groland-magzine-13-dcembre-2008_news

Manifestation hollandaise
http://www.dailymotion.com/video/x7uzyh_manifestations-grecques-a-amsterdam_news

La lettre grecque
http://www.dailymotion.com/video/x7uz08_la-lettre-grecque2_news

Images
http://www.dailymotion.com/video/x7u5h1_grece-hommage-rvolution_news

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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Mar 30 Déc - 4:17

http://20minutes.bondyblog.fr/news/200812181600/reunion-de-cellule-etudiante-avant-manif-greece-peace

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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Mar 30 Déc - 19:59

Il y a la Grèce, et il y a l'Isalnde.
http://anarsonore.free.fr/spip.php?breve39

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MessageSujet: Re: Grèce 2008 ... et plus si affinités   Aujourd'hui à 21:24

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