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| | Cellule(s) invisible(s) - revue de presse | |
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Newo

Nombre de messages: 10778 Localisation: Derrière Mars Date d'inscription: 18/02/2005
 | Sujet: Re: Cellule(s) invisible(s) - revue de presse Lun 1 Fév - 23:55 | |
| LE COUP DE TARNAC Interview de Marcel Gay http://www.dailymotion.com/video/x92eln_le-coup-de-tarnac-interview-de-marc_news
http://fr.sevenload.com/videos/BOouDnK-Le-coup-de-Tarnac _________________ Contre ce Monde, pour l'Humanité. http://www.dailymotion.com/Newo
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Nombre de messages: 10778 Localisation: Derrière Mars Date d'inscription: 18/02/2005
 | Sujet: Re: Cellule(s) invisible(s) - revue de presse Mar 2 Fév - 2:08 | |
| | Citation: | Dérives, manipulations: dans l'affaire du sabotage de lignes TGV, les avocats des dix militants d'extrême gauche attaquent à nouveau les méthodes des services antiterroristes. L'Express a eu accès au dossier. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/qu-a-fait-la-police-a-tarnac_841684.html |
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Nombre de messages: 10778 Localisation: Derrière Mars Date d'inscription: 18/02/2005
 | Sujet: Re: Cellule(s) invisible(s) - revue de presse Mar 2 Fév - 2:12 | |
| | Citation: | Publié le 21/01/2010 à 16:46 Le Point.fr
Tarnac : les avocats menacent de réclamer l'annulation de l'enquête
Les avocats du groupe de Tarnac, soupçonné d'avoir saboté des lignes TGV en 2008, multiplient les offensives contre le déroulement de l'enquête, avec en point d'orgue l'annonce, non encore suivie d'effet, d'une demande d'annulation complète de la procédure. Après avoir pendant un an dénoncé une "opération politique" menée au nom de l'antiterrorisme, les dix personnes poursuivies dans cette affaire, entourées d'une nouvelle équipe d'avocats, ont changé de stratégie et tentent désormais de démonter l'enquête point par point. Dernier exemple en date : Le Canard Enchaîné a révélé que les policiers de la Sous-direction antiterroriste (Sdat) ont filmé à partir du 15 août 2008, dans le cadre d'une enquête du parquet de Paris antérieure aux sabotages de lignes TGV, la cour intérieure et la porte d'entrée d'un immeuble dans lequel vivait Julien Coupat, présenté comme le cerveau du groupe. "Ces lieux sont considérés comme privés - la jurisprudence est claire - et la captation d'images de lieux privés et de domicile est formellement interdite sans autorisation d'un juge d'instruction", fait valoir un des nouveaux avocats de Coupat, Me Jérémie Assous.
La Cour de cassation a effectivement estimé que les "parties communes" d'une copropriété constituent un "lieu privé", où la captation d'images ne peut être autorisée que par un juge d'instruction ou un juge des libertés et de la détention (JLD), mais l'arrêt, qui date de mai 2009, est postérieur à la surveillance de l'immeuble de Coupat. Les avocats comptent toutefois s'appuyer sur cet élément pour demander l'annulation complète de la procédure, une requête qui n'avait pas encore été formellement déposée jeudi, selon une source judiciaire. Les avocats dénoncent en outre le placement sur écoute sans autorisation préalable, au premier semestre 2008, de l'épicerie de Tarnac (Corrèze), gérée jusqu'à leur interpellation le 11 novembre 2008 par de jeunes gens mis en examen dans ce dossier. "J'ai envoyé à France Télécom un recommandé pour demander l'historique des interventions sur la ligne, cela m'a été refusé. J'ai envoyé un acte d'huissier, on m'a opposé le secret professionnel", tempête Me Assous. La défense des dix jeunes présentés comme des membres de l'ultra-gauche avait déjà contesté fin 2009 le contenu de l'enquête sur un des sabotages, commis dans la nuit du 7 au 8 novembre en Seine-et-Marne. Julien Coupat et sa compagne, Yildune Levy, sont soupçonnés d'en être les auteurs alors qu'ils étaient l'objet cette nuit-là d'une filature en voiture. Les avocats avaient ainsi relevé qu'"aucun des fonctionnaires de police chargés de la surveillance continue (...) n'a déclaré avoir vu l'un d'entre eux sortir du véhicule ou y entrer, ni avoir vu personne sur la voie ferrée". Ils avaient également pointé "l'incompatibilité" entre les traces de pneus relevées à proximité de la voie sabotée et celles de la voiture de Coupat.
Une reconstitution pourrait être organisée pour démêler le vrai du faux, selon une source proche de l'enquête. Enfin, les dix de Tarnac avaient affirmé que Jean-Hugues Bourgeois, un jeune agriculteur dont le témoignage sous X dans les premiers jours de l'enquête avait été considéré comme un élément à charge, avait subi des pressions policières pour accuser Coupat et ses proches. Une version finalement démentie par M. Bourgeois lui-même, las d'être tour à tour "présenté comme un mythomane puis comme une victime de tortures policières" au cours d'une nouvelle audition fin novembre par un des juges chargés de l'enquête. |
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Nombre de messages: 10778 Localisation: Derrière Mars Date d'inscription: 18/02/2005
 | Sujet: Re: Cellule(s) invisible(s) - revue de presse Mar 2 Fév - 2:17 | |
| | Citation: | La procédure des « inculpés de Tarnac » a du plomb dans l’aile Article placé le 20 jan 2010, par Agata Kovacs
Les flics de la Sous-direction antiterroriste (Sdat) n’auront reculé devant rien pour coincer la « bande de Tarnac ». On peut même dire qu’ils se sont assis sur le Code de procédure pénal, en installant en toute illégalité, depuis le 15 août 2008, deux caméras qui surveillaient en permanence la cour intérieure de l’immeuble de Julien Coupat.
Les avocats de Julien Coupat s’apprêtent à demander l’annulation de toute la procédure qui, de fait, risque en effet de s’écrouler comme un château de cartes. L’un deux, Maître Assous, a affirmé sur Europe 1 (voir notre vidéo ci-dessous), que les policiers ont placé ces caméras de surveillance sans l’autorisation du juge d’instruction. « Ça témoigne de la méconnaissance des règles élémentaires de la procédure pénale par les officiers de la sous-direction antiterroriste chargés de cette enquête. Ils se croient tout permis », a déclaré maître Assous.
Fabrication de preuves Selon le site du Nouvel Obsevateur, les avocats de Coupat dénoncent également des « présomptions très sérieuses de falsifications » par les enquêteurs et dénoncé un « florilège de manipulations ».
« On est au-delà de la déloyauté, on est dans des présomptions très sérieuses de la falsification sinon de la fabrication de preuves », a déclaré l’un des avocats des membres du groupe de Tarnac, Me William Bourdon lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale aux côtés de plusieurs parlementaires de gauche, en novembre dernier.
« Au-delà de l’absence de charges, du fiasco judiciaire, on est dans le scandale judiciaire, on est dans le scandale d’État », a-t-il alors estimé.
Me Thierry Lévy, autre avocat de Julien Coupat, a de son côté affirmé : « on est arrivé à un point où l’authenticité des procès-verbaux de la police judiciaire est suspecte ».
Les juges s’en foutent Le Canard enchaîné, dans son édition du 20 janvier, indique que, malgré les dérapages qui plombent sévèrement le dossier, les magistrats en charge de l’affaire présentent une grande décontraction et font même preuve d’une délicieuse légèreté face à ces pratiques policières illégales : « On s’en fout complètement, cela annulera les images, certainement pas l’instruction ! » Qu’en pensera la Cour d’appel ? Et la cour de cassation ? Elles s’en foutent complètement elles aussi ?
Agata Kovacs, pour Mecanopolis http://www.mecanopolis.org/?p=12776 |
Maître Assous : les enquêteurs « se croient tout permis » http://www.dailymotion.com/video/xbx9ja_maitre-assous-les-enqueteurs-se-cro_news _________________ Contre ce Monde, pour l'Humanité. http://www.dailymotion.com/Newo
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Nombre de messages: 10778 Localisation: Derrière Mars Date d'inscription: 18/02/2005
 | Sujet: Re: Cellule(s) invisible(s) - revue de presse Mar 2 Fév - 2:31 | |
| Rosoux, Burnel font-ils peur à Pascal Clément ? http://www.dailymotion.com/video/xblfwf_rosoux-burnel-fontils-peur-a-pascal_news
Tarnac : affaire ou erreur ? http://www.dailymotion.com/video/xbi2hu_tarnac-affaire-ou-erreur-y_news Deux mis en examen s'expliquent devant des élus.
Les Grandes Gueules[/b http://www.dailymotion.com/video/xbipqu_m-et-b-chez-lgg_webcam
[b]TARNAC, un an après : un fiasco judiciaire !!! http://www.dailymotion.com/video/xba0pp_tarnac-un-an-apres-un-fiasco-judici_news _________________ Contre ce Monde, pour l'Humanité. http://www.dailymotion.com/Newo
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|  | | Une Autonome

Nombre de messages: 351 Date d'inscription: 23/02/2005
 | Sujet: Re: Cellule(s) invisible(s) - revue de presse Ven 19 Fév - 13:26 | |
| | Citation: | Après les trains, la mouvance est soupçonnée de s'en prendre aux distributeurs automatiques...
Après Tarnac, l’ultragauche refait parler d’elle. Selon RTL, la police soupçonne cette mouvance d’être à l’origine d’une série de dégradations de distributeurs automatiques de billets, à Paris. Au total, 42 dégradations auraient été constatées, même si, depuis début décembre, les vandales en ont revendiqué près d'une centaine. Dernier fait en date: 27 distributeurs automatiques ont été vandalisés dans six arrondissements parisiens dans la nuit de vendredi à samedi. Le mode opératoire des vandales peut différer: le lecteur de carte bancaire est rempli de colle ultra-forte, aspergé d'acide ou détruit à la masse. «Cette banque balance des sans-papiers aux flics» Seul indice pour suspecter l’ultragauche: à chaque détérioration, des autocollants sont apposés sur les murs où il est écrit: «hors-service. Cette banque balance des sans-papiers aux flics. Sabotons la machine à expulser. Liberté pour toutes et tous». La police avance également une autre raison pour ces dégradations. Mardi, le procès des incendiaires du centre de rétention administratif de Vincennes s’ouvre à Paris. Toutes les dégradations sont d'ailleurs revendiquées sur Internet au nom de la «solidarité avec les inculpés de l'incendie de Vincennes». Selon les policiers, les actions s’étendraient maintenant aux entreprises de BTP participant à la construction d'établissements pénitentiaires.
M. N. 20minutes |
| Citation: | PARIS - Quatre hommes suspectés d'appartenir à la mouvance de "l'ultra-gauche" ont été arrêtés lundi à Paris dans l'enquête sur des sabotages en série de distributeurs automatiques de billets de la BNP et de La Banque postale, apprend-on de source judiciaire. Ces quatre suspects, âgés de 24 à 30 ans, devaient être présentés à un magistrat dans la journée pour être mis en examen. Le parquet requiert leur remise en liberté sous contrôle judiciaire. Une information judiciaire pour "dégradations et destructions volontaires en réunion" sera ouverte.
Une cinquantaine de distributeurs ont été sabotés avec de la colle, de l'acide, à coups de masse ou encore incendiés, lors de cinq opérations distinctes depuis début décembre à Paris. Des faits similaires ont été signalés en province, notamment à Grenoble, il y a plusieurs mois.
La section antiterroriste du parquet de Paris a d'abord saisi les enquêteurs spécialisés dans les faits terroristes de la brigade criminelle. Les faits ne seront finalement pas qualifiés de cette manière, mais considérés comme des dégradations de droit commun.
Les policiers, qui disent avoir identifié les suspects par des enregistrements de vidéosurveillance et des traces laissées sur les lieux, ont suivi la piste de l'ultra-gauche, en raison des slogans portés sur les distributeurs sabotés, qui reprochent aux deux banques concernées d'avoir dénoncé des étrangers sans papiers titulaires de comptes.
"BNP, balance de sans-papiers aux flics", "À bas les collabos", pouvait-on lire sur les distributeurs. Il était aussi fait référence au procès, en cours à Paris, des incendiaires présumés d'un centre de rétention en 2008 à Paris. Les opérations ont été revendiquées sur un site internet présenté comme proche de la mouvance de l'extrême gauche, indymedia.org.
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L'Express |
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Nombre de messages: 10778 Localisation: Derrière Mars Date d'inscription: 18/02/2005
 | Sujet: Re: Cellule(s) invisible(s) - revue de presse Dim 18 Juil - 10:53 | |
| | Citation: | «Cela ne doit pas être le procès de la banlieue»
Avec le renfort des «Tarnacois», le collectif Respect Vérité Justice manifestait samedi à Pontoise.
Par STÉPHANIE BINET, WILLY LE DEVIN, Libé
A Villiers-le-Bel, c’est presque devenu une routine pour les habitants depuis les émeutes de novembre 2007. Une semaine avant le procès, comme en juillet 2009, lors du jugement de dix personnes pour «jets de pierre», ils ont pris l’habitude de répondre aux questions des journalistes qui viennent prendre la température. Un habitant s’amuse : «On nous demande toujours s’il va y avoir des émeutes au cas où les tribunaux condamneraient les prévenus, comme si on savait ce qui se passait dans la tête d’un émeutier.»
«Justice». Des mesures ont été prises pour éviter les flambées de violence : ramassage plus fréquent des poubelles, CRS en renfort aux abords de la ville…La seule variante, c’est le défilé des adhérents du collectif Respect Vérité Justice (RVJ) dans la maison de quartier Salvador-Allende. Des pères de famille avec leurs bambins, des jeunes femmes, des trentenaires en général, assistent tous les mercredis et vendredis à la réunion du collectif créé pour venir en aide aux familles de Lakamy et Mushin, les deux victimes de la collision avec une voiture de police le 25 novembre 2007. Aujourd’hui, le comité de soutien d’une cinquantaine de personnes, constitué en association depuis décembre 2009, réclame une «justice équitable» pour les cinq mis en examen après avoir réclamé leur remise en liberté dans l’attente de leur procès.
Le collectif organise depuis un mois des réunions à Rouen, Nantes, Rennes, Marseille. Le syndicat Unité police/SGP-FO s’en est ému en se plaignant, dans une lettre à Brice Hortefeux, que ce comité «incite à la révolte», dénonçant «cet appel à la libération des inculpés». Bachir, président de RVJ, s’insurge :«Les syndicats de police soutiennent leurs collègues qui se sont fait tirer dessus, c’est normal. Mais ils refusent que nous soutenions des personnes qui ont été enfermées sans preuve, en tout cas suite à des dénonciations anonymes et rémunérées.»
A l’ordre du jour de la réunion de mercredi dernier, préparer la manif de samedi. Les journalistes et les élus de la ville, jugés «pas assez présents» à leurs côtés, sont laissés à la porte, mais pas les «Tarnacois», dont le collectif de Villiers-le-Bel s’est rapproché par l’entremise de Benjamin Rosoux, l’un des mis en cause, aux côtés de Julien Coupat, dans l’affaire de Tarnac. «Benjamin était en prison avec Maka Kante[l’un des accusés au procès qui s’ouvre aujourd’hui, ndlr]. Ils ont trouvé des similitudes dans leur affaire. Dans l’enquête de police, d’abord, avec les délations anonymes. Puis dans la manière dont leurs procès sont médiatisés et politisés», raconte Eric, du collectif RVJ.
Armée. Samedi, lorsque le jeune épicier tarnacois fait son apparition en gare de Pontoise, les membres de Respect Vérité Justice l’étreignent chaleureusement. Benjamin Rosoux dit que «être là pour Maka est la moindre des choses». La venue de ceux que le ministère de l’Intérieur qualifie «d’anarcho-autonomes» a visiblement donné des sueurs froides à la préfecture du Val-d’Oise. Celle-ci a levé une armée pour encadrer les 200 personnes présentes, dont certaines sont venues de Lille, Marseille, et même Genève. «Aujourd’hui, on est comme Sarko, on a les forces de l’ordre rien que pour nous», s’amuse un militant de la CNT. «La différence, c’est que nous, ils sont pas là pour nous protéger», lui répond, ironique, une jeune femme. Quand les manifestants investissent les marches du tribunal, Bachir prend la parole : «Nous ne voulons pas que le procès qui débute lundi soit celui de la banlieue. Nos amis ne doivent pas être sanctionnés pour l’exemple, mais le plus justement possible.» Dans la foule, les remarques fusent : «Comment un procès peut-il être équitable lorsque […] les assises ont été obtenues sur ordre du président de la République…» |
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 | Sujet: Re: Cellule(s) invisible(s) - revue de presse Dim 18 Juil - 10:56 | |
| | Citation: | Nouvelobs.com - 02/04/2010 19:40:05
PARIS (AP) — Les avocats d'un des mis en examen dans l'affaire de Tarnac ont déposé jeudi une requête en annulation de l'intégralité la procédure, estimant illégal le dispositif de vidéosurveillance au Elles ont été déposées par Mes Thierry Lévy et Jérémie Assous pour Christophe B., mis en examen le 27 novembre 2009 pour "association de Mes Lévy et Assous demandent également l'annulation pour vice de forme de la première série d'écoutes téléphoniques de l'épicerie de Tarnac , |
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 | Sujet: Re: Cellule(s) invisible(s) - revue de presse Dim 26 Sep - 14:01 | |
| | Citation: | 24/09/2010 à 00h00
Tarnac : les bricolages de l’antiterrorisme
Les avocats du groupe de Tarnac, qui demandent l’annulation d’une partie de l’enquête, seront fixés le 22 octobre.
Quand un objet revient ainsi à la tête de celui qui l’a lancé, on dit que c’est un boomerang. Le volumineux dossier de l’enquête sur les sabotages des lignes TGV dans la nuit du 7 ou 8 novembre 2008 est désormais en suspension. Et il pourrait bien retomber sur les responsables de la sous-direction antiterroriste (Sdat), coauteurs du «coup de filet» visant la «mouvance arnarcho-autonome» à Tarnac. En deux ans d’instruction, aucune preuve n’est venue confirmer l’accusation contre les jeunes de Tarnac, toujours poursuivis pour «association de malfaiteurs, destructions et dégradation en relation avec une entreprise terroriste». Au terme d’une véritable contre-enquête, les avocats de la défense, Me Thierry Lévy, Jérémie Assous et William Bourdon ont soulevé, hier, la nullité de plusieurs actes de procédure devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. Ils seront fixés le 22 octobre.
Témoin sous X, procès-verbaux approximatifs, filatures imprécises et écoutes illégales : les méthodes employées par la Sdat dans la phase préliminaire de l’enquête sont désormais en cause. «Si un procès a lieu, ce sera celui de la police antiterroriste, estime Me Jérémie Assous. La procédure est en miettes, parce que la police n’a eu de cesse de la piétiner.» Sous la pression des avocats, le juge antiterroriste Thierry Fragnoli a été contraint d’interroger les responsables policiers, faisant apparaître de nouvelles contradictions.
«Ces irrégularités de procédure sont évidemment liées à l’instrumentalisation politique de cette affaire, commente Me William Bourdon. C’est l’obsession de livrer un dossier clé en main qui a conduit à ces dérapages.» Analyse des zones d’ombre et des failles procédurales.
Des surveillances illicites ?
La police s’est livrée à une enquête «préventive» plus que préliminaire. En avril 2008, lorsque l’enquête préliminaire est ouverte, les policiers de la Sdat ne disposent d’aucun soupçon précis, hormis l’entrée sans visa, ni passeport, de Julien Coupat sur le territoire américain, en janvier 2008. Ils n’en dénoncent pas moins l’existence d’une «structure clandestine anarcho-autonome», disposant de «bases logistiques» en France, et projetant des «actions violentes». Loin de stopper immédiatement cette menace, ils attendent l’été pour équiper de caméras des arbres de la ferme du Goutailloux, à Tarnac, réaliser un album photo des visiteurs, et les placer sur écoutes. Cette surveillance intensive n’apporte aucun élément à charge dans l’affaire des sabotages de la SNCF. Une caméra est aussi fixée sur le toit d’un immeuble parisien. Celle-ci est orientée sur la cour intérieure, de façon à surveiller les allées et venues dans l’appartement occupé par Julien Coupat. Or cette dernière mesure, dans une phase d’enquête préliminaire, nécessite désormais l’accord du juge des libertés et de la détention (JLD), qui n’a pas été sollicité. «Le parquet s’est désolidarisé de la Sdat, en signalant qu’il n’avait même pas été averti de ce dispositif de surveillance», explique Me Assous. Les avocats mettent également en doute la légalité d’écoutes découvertes à Tarnac, par un agent de France Télécom, en avril 2008.
Le témoin anonyme a-t-il été influencé ?
C’est un témoin sous «x» qui a apporté à l’accusation sa pièce maîtresse. Baptisé «témoin 42», il décrit Coupat comme un homme «qui n’a jamais caché faire peu de cas de la vie humaine», qui «pourrait envisager d’avoir à tuer» et souhaite «le renversement de l’Etat par le biais d’actions de déstabilisation». Des expressions qui seront reprises in extenso lors du «coup de filet». Sans qu’on sache pourquoi, la Sdat réentend, un mois plus tard, 42 sous son identité réelle, Jean-Hugues Bourgeois, un jeune militant devenu agriculteur. Bourgeois contredit frontalement 42. Il n’a jamais été informé des «projets violents» du groupe et a un peu de mal à croire qu’on puisse présenter Coupat «comme un terroriste». «Une forfaiture !» commente Me Assous. Encore un an plus tard, il confie à TF1 que «ce témoignage» sous x «est faux». Comprendre dicté. Aux journalistes, Bourgeois confirme être 42. Le juge Fragnoli l’interroge aussitôt. Bourgeois refuse de parler de sa déposition en tant que 42, et dit qu’il n’a «rien à ajouter ou retrancher» au témoignage effectué sous sa véritable identité. On a donc trois versions. Les avocats de la défense ont demandé - sans succès - au juge un nouvel interrogatoire de Bourgeois en leur présence. La chambre de l’instruction a été, hier, saisie de ce refus et d’une question prioritaire de constitutionnalité exposée par les avocats. Le code de procédure pénale n’offre qu’un délai de dix jours pour contester le recours à «l’anonymisation» d’un témoignage. «Sur le fond, ce délai est trop restrictif pour permettre à un mis en examen d’exercer un recours effectif, explique Me Bourdon. C’est d’autant plus scandaleux que le témoin anonyme est un témoin clé.» L’objectif des avocats est d’obtenir l’examen du sujet par le Conseil constitutionnel.
Quel crédit pour le PV de filature ?
Les policiers étaient une vingtaine : 6 appartenaient à la Sdat, 14 à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Ils ont suivi Julien Coupat et Yildune Lévy la nuit du 7 au 8 novembre 2008, dans une zone voisine du lieu des sabotages. Le couple a dîné, et dormi dans leur voiture, à 30 kilomètres de là. Et selon les policiers, il serait allé se garer à proximité immédiate de la voie TGV sabotée ce soir-là. En relisant attentivement le PV, les avocats de la défense ont d’abord relevé de graves incohérences. Selon le relevé policier, le couple avait parcouru le chemin entre la commune où il avait dormi et le lieu du sabotage, soit 26,6 km en dix minutes, de 3 h 50 à 4 heures. Impossible à moins d’avoir roulé à 159 km/h. Questionnés par le juge, les policiers ont plaidé l’erreur de la prise de notes. Ils auraient écrit un «5» au lieu d’un «3». Mais selon le PV initial, la voiture de Coupat avait aussi stationné de 4 heures à 4 h 20 quelques mètres «avant le pont de chemin de fer» incriminé. Dans une nouvelle version communiquée au juge, le véhicule se serait posté dans une autre voie de service, à une centaine de mètres du pont. D’autres PV indiquent aussi «après le pont» ou encore «sous le pont». Ces approximations ont pour avantage d’écarter l’analyse des traces de pneus réalisée par les experts, qui ne correspondaient pas à ceux de la voiture de Coupat. Il n’y a pas que ça : les policiers avaient aussi indiqué avoir levé leur dispositif à 5 h 25, après avoir vu «une gerbe d’étincelles», au passage du premier TGV. «L’ensemble des effectifs a quitté la zone immédiatement», indiquait le PV. Or à 5 h 30, nouvelle erreur de prise de notes, les policiers étaient déjà de retour dans le village où le couple avait dormi. Soit cinq minutes pour faire 26,6 km… 324 km/h cette fois ! En réalité, l’analyse du trafic téléphonique montre que les fonctionnaires étaient encore sur place à 6 heures du matin. «Le récit des services de police paraît pour le moins invraisemblable», concluent les avocats. «Pour que ce PV ait une force probante, il faudrait aussi que l’officier soit témoin de l’ensemble des faits qu’il relate, explique Me Assous. Ce n’est pas le cas : c’est un PV de synthèse, un PV de renseignement. Pourquoi les 20 policiers présents n’ont pas rédigé, chacun, un procès-verbal comme ils l’ont fait dans les opérations suivantes ?» La défense n’a pas curieusement pas eu accès au trafic téléphonique de 3 h 30 à 5 h 10. Le juge d’instruction pourrait réaliser prochainement une reconstitution des faits.
Actualisation 19 heures : Le parquet général a contesté avoir pris position en faveur de l'annulation de la surveillance vidéo de l'immeuble de Julien Coupat lors de l'audience qui s'est tenue à huis clos jeudi.
Libération |
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 | Sujet: Re: Cellule(s) invisible(s) - revue de presse Sam 23 Oct - 13:21 | |
| | Citation: | La cour d'appel valide l'enquête sur le groupe de Tarnac 22/10/2010 à 14h44 (mise à jour à 17h28)
La cour d’appel de Paris a rejeté vendredi la demande d’annulation de l’enquête présentée par la défense du groupe de Tarnac, soupçonné d’avoir saboté des lignes TGV en novembre 2008.
La chambre de l’instruction de la cour d’appel n’a pas considéré comme entachées d’irrégularités la surveillance en août 2008 du domicile de Julien Coupat, principal mis en examen dans cette affaire, et le placement sur écoutes au premier semestre 2008 de l’épicerie de Tarnac (Corrèze) qui était gérée par plusieurs des jeunes gens accusés de sabotages.
Elle a donc rejeté les requêtes en nullité déposées par les avocats de 10 personnes poursuivies dans ce dossier.
Pour les avocats, l’annulation de ces actes, réalisés dans le cadre d’une enquête préliminaire du parquet de Paris antérieure aux sabotages des lignes TGV, aurait entraîné l’annulation de la totalité de la procédure, confiée le 15 novembre 2008 au juge d’instruction antiterroriste Thierry Fragnoli.
La chambre de l’instruction a également refusé de transmettre à la Cour de cassation deux questions prioritaires de constitutionnalité soulevées par les avocats.
(Libé-Source AFP) |
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 | Sujet: Re: Cellule(s) invisible(s) - revue de presse Mar 2 Nov - 4:27 | |
| La police vérifie les itinéraires du groupe de Tarnac. Ils ont fait le parcours Paris-Athènes pour tenter de savoir si en 1h30 ils auraient pu déposer des lettres piégées ce lundi à Monsieur N. S. Quelques passages d'un article lu sur Libé | Citation: | | Le jugeant suspect, l'employée l'avait jeté par terre, déclenchant la déflagration, de faible puissance, qui l'a légèrement blessé à la main. |
L'employée juge un colis (ou une lettre, ça dépend les versions) suspect et le jette à terre. Normal. Quelle héroïne ! Dès que je trouve un sac suspect dans une gare parisienne, je shoote dedans et j'aurai la légion d'honneur.
| Citation: | | La police a annoncé dans un communiqué avoir trouvé en la possession des hommes, âgés de 22 et 24 ans, deux autres paquets piégés, "avec comme destinataires l'ambassade de Belgique en Grèce et le président de la République française, qui ont été neutralisés par des explosions contrôlées". |
Quatre colis, trois pour destinés à des ambassades, un avec envoi personnalisé à not" président. C'est du service personnalisé, de quoi s'plaint-on ? Quelle naïveté quand même de la part des envois des lettres dans cet envoi adressé au propriétaire en cdd de l'Elysée. Ou y a t'il un message caché derrière ?
Nous allons vivre de plus en plus de périodes de politiques sécuritaires en Europe et ailleurs. Est-ce qu'elles nous protègeront ? Seul l'avenir nous le dira. Mais c'est tout bénèf' pour les partis conservateurs avec les élections qui arrivent bientôt (dans une semaine en Grèce, en 2011 en France, et puis tout le temps partout ailleurs). _________________ Contre ce Monde, pour l'Humanité. http://www.dailymotion.com/Newo
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 | Sujet: Re: Cellule(s) invisible(s) - revue de presse Jeu 4 Nov - 18:48 | |
| | Citation: | Assises d'Ille-et-Vilaine : «Braqueurs, oui. Terroristes, non»
Accusés d'une série de braquages minables, fin 2007, à Rennes, les deux accusés nient toute appartenance à la mouvance de «l'ultra gauche».
La présidente de la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine repose la question. «Avez-vous fréquenté un quelconque mouvement anarchiste ou autonome ?» La réponse de Randall V., 23 ans, et de Grégoire M., 25 ans, est toujours la même. «Non». Depuis hier matin, les deux jeunes hommes contestent un à un tous les éléments pouvant les lier à la «mouvance anarcho-autonome», cette «ultra gauche» brandie comme un «spectre d'Action directe» par le ministère de l'Intérieur. Eux ne reconnaissent qu'une chose : oui, ils ont bien commis deux car-jacking, deux braquages de petits commerces et deux tentatives de braquages fin octobre 2007, à Rennes. Butin de ces braquages minables : 185€ pour lesquels ils risquent vingt ans de réclusion criminelle. La police les a pourtant repérés dès les manifestations anti-CPE, en 2006. Elle les a pistés dans des squats des régions de Rennes, Nantes et Toulouse. C'est d'ailleurs dans cette dernière ville qu'ils sont identifiés, lors des manifestations anti-LRU, en 2007. C'est aussi là et à cette époque qu'ils sont interpellés, avec une jeune militante, alors qu'ils s'apprêtent à tester une bombe artisanale dans un terrain vague. Ils sont même suspectés d'être à l'origine de la tentative d'attentat à la voiture piégée commise le même mois contre les douanes de Rennes (non lieu prononcé).
«Plus révoltés que révolutionnaires»
Mais les deux accusés ont réponse à tout. Ils ont participé aux manifs anti-G8 en Allemagne ? Non, ils y sont allés «après». Cette condamnation pour des violences sur policiers lors d'une manif anti-CPE ? «J'étais là par hasard. Je n'ai pas accepté d'être interpellé.» Il y a aussi ce silence gardé face aux enquêteurs, au juge d'instruction et aux experts. «C'est la signature de cette mouvance qui ne reconnaît pas la légitimité du système judiciaro-policier. Ils ont agi par conviction», assurait à l'époque une source proche du dossier. À l'audience, hier, les deux accusés ont pourtant longuement parlé de leur parcours. Randall V., fils d'un Américain, ancien pasteur évangéliste aujourd'hui prof dans une école de commerce, et d'une enseignante, évoque une «crise d'adolescence» qui l'a mené à s'élever «contre la morale et contre son milieu». Il a ensuite «perdu pied». Pour financer son autonomie, il s'est mis à voler et à vendre un peu de cannabis. Cette histoire de braquages ne serait, somme toute, qu'une affaire de jeunes paumés. «Il n'y a pas d'organisation derrière. Ce ne sont que des copains d'infortune, des jeunes qui sont mal et qui ont essayé de mauvaises choses», nous confiait, en mai 2009, la mère d'un des deux accusés. Les enquêteurs toulousains les ont présentés comme «de simples voyous plus révoltés que révolutionnaires». «Des Pieds Nickelés», pas de dangereux terroristes.
Leur presse (Hervé Chambonnière, Le Télégramme), 21 octobre 2010.[b]
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 | Sujet: Re: Cellule(s) invisible(s) - revue de presse Jeu 4 Nov - 18:50 | |
| | Citation: | La cour d'assises d'Ille-et-Vilaine a condamné, vendredi soir, Randall Valentine, défendu par Me Filion, à six ans de prison pour une série de braquages et une tentative d'enlèvement. Grégoire Minday, défendu par Me Thierry Lévy, a, lui, écopé de cinq ans de prison pour les mêmes faits. Il a été acquitté de la tentative d'enlèvement. Les deux hommes avaient commis une série de braquages dans l'agglomération rennaise, fin octobre 2007 |
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 | Sujet: Re: Cellule(s) invisible(s) - revue de presse Mar 30 Nov - 11:58 | |
| | Citation: | Tarnac, retour sur deux ans d'enquête
LEMONDE.FR | 11.11.10 | 11h03 • Mis à jour le 11.11.10 | 16h01
Le 11 novembre 2008, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l'intérieur, annonçait que des personnes suspectées de sabotages sur des voies de TGV avaient été arrêtés. Ils appartiendraient, selon ses services, à "l'ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome".
Depuis, les membres du "groupe de Tarnac" – du nom d'un village corrézien où ils vivaient – ont été remis en liberté. Mais l'enquête n'a pas été annulée, fin octobre par la cour d'appel de Paris comme le demandaient les avocats. La chambre d'instruction de la cour d'appel a validé la surveillance du domicile en août 2008 de Julien Coupat et le placement sur écoutes de l'épicerie, que la défense considérait comme "entachées d'irrégularités".
De nombreuses questions subsistent toutefois. La qualification terroriste se justifiait-elle ? Quelle est la valeur des témoignages recueillis ? Y a-t-il eu précipitation ou acharnement de la part de la justice ? Retour sur deux ans d'enquête.
Des sabotages sur les lignes TGV Les 26 octobre et le 8 novembre 2008, plusieurs dégradations volontaires sur des caténaires en Moselle, dans l'Oise, en Seine-et-Marne et dans l'Yonne provoquent d'importantes perturbations sur les lignes de TGV. Ce sont pour ces cinq dégradations que les membres du "groupe de Tarnac" sont poursuivis.
A chaque fois, le mode opératoire est similaire. Afin de couper le courant sur le réseau ferré, des fers à bétons (des tiges métalliques utilisées dans le bâtiment), ont été transformés en crochets et attachés aux caténaires de manière à ce qu'il soit difficile de les retirer. Le premier train de la journée heurtait le crochet et arrachait fatalement la caténaire avec la vitesse.
Une série d'interpellations au sein de "l'ultra-gauche" Tôt dans la matinée du 11 novembre, une vingtaine de personnes âgées d'une trentaine d'années et appartenant à "l'ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome" sont interpellées, notamment à Paris et à Tarnac, annonce la ministre de l'intérieur. Pour au moins deux d'entre elles, les enquêteurs affirment avoir acquis la certitude qu'elles se trouvaient à proximité des voies au moment des incidents.
Mme Alliot-Marie souligne que cette opération avait été rendue possible grâce "au travail de renseignement effectué depuis des mois sur cette mouvance par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), et aux investigations conduites sur ce groupe par la sous-direction anti-terroriste (SDAT)". La section antiterroriste du parquet de Paris avait été saisie de l'enquête la veille.
"Une bande de jeunes cagoulés et armés jusqu'aux dents s'est introduite chez nous par effraction. Ils nous ont menacés, menottés et emmenés non sans avoir préalablement tout fracassé. Ils nous ont enlevés à bord de puissants bolides roulant à plus de 170 km/h en moyenne sur les autoroutes", expliquera Julien Coupat, présenté comme le "chef " du groupe, en mai 2009 dans un entretien au Monde auquel il a répondu par écrit depuis la prison parisienne de la Santé.
"Entreprise terroriste" Le 15 novembre, au terme de 96 heures de garde à vue – comme l'autorise la loi en matière de lutte contre le terrorisme –, neuf personnes sont présentées au juge antiterroriste. Julien Coupat est mis en examen comme "dirigeant d'une structure à vocation terroriste", quatre autres pour "association de malfaiteurs à visée terroriste et dégradation en réunion sur des lignes ferroviaires dans une perspective d'action terroriste". Ces cinq personnes sont placées en détention provisoire. Les quatre autres repartent libres sous contrôle judiciaire.
On apprendra plus tard que le "groupe de Tarnac" faisait l'objet d'une surveillance particulière en raison de "discours très radicaux et de liens avec des groupes étrangers", comme le précise l'entourage de la ministre. Une enquête préliminaire avait même été ouverte par le parquet de Paris depuis avril.
Libération de trois des cinq suspects. Le 2 décembre, Gabrielle H., Manon G. et Benjamin R. sont remis en liberté, sur décision de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris. "C'est un premier pas fondamental, et surtout un désaveu assez radical de la manière dont cette affaire a été présentée politiquement et médiatiquement", s'est félicitée Irène Terrel, l'avocate de quatre des cinq personnes incarcérées. Quelques jours plus tard, Benjamin R. livre un long témoignage à Libération, dans lequel il raconte son interpellation et ses interrogatoires. Il estime que l'opération venait surtout d'une "volonté de la police de diaboliser, de construire du coupable".
Le 19 décembre, le juge des libertés et de la détention ordonne la libération de Julien Coupat et de sa compagne, Yldune Lévy, leur incarcération n'étant pas "indispensable à la manifestation de la vérité". Le parquet interjette appel à cette décision, assorti d'un référé-détention à effet suspensif, qui permet de les garder en détention provisoire.
La cour d'appel de Paris ordonne le 16 janvier 2009 la libération d'Yldune Lévy contre la volonté du parquet. Julien Coupat reste en revanche en détention.
Mobilisation pour le "groupe de Tarnac Alors que plusieurs demandes de libération de Julien Coupat sont rejetées, ses proches se mobilisent pour attirer l'attention sur son sort et dénoncer "l'acharnement" du système judiciaire à son égard. Le 16 mars, les huit autres mis en examen rédigent une tribune dans les colonnes du Monde dans laquelle ils demandent la libération de Julien Coupat et défendent leur mode de vie.
La plupart des neuf interpellés sont des étudiants brillants et surdiplômés. A Tarnac, petit village corrézien de 335 habitants, le groupe, décrit comme une bande de jeunes sympas et serviables, avait acheté une ferme de 40 hectares, où il élevait des animaux, et repris l'épicerie du hameau dans l'idée de vivre à l'écart de la société marchande.
Coupat libéré. Le 28 mai 2009, Julien Coupat est finalement libéré. Le parquet a indiqué qu'il ne s'y opposait plus, estimant "en l'état du dossier" que la détention provisoire de M. Coupat ne se justifiait plus car "les auditions essentielles ont été faites, les perquisitions réalisées".
Anomalies dans l'enquête. Le 2 novembre, les avocats des neuf de Tarnac demandent, dans une note adressée au juge au juge d'instruction Thierry Fragnoli, des explications sur les "anomalies" repérées dans l'enquête. Les doutes des avocats portent notamment sur "des éléments qui ne sont pas compatibles", comme les traces de pneus relevées à proximité de la voie sabotée, qui ne correspondent pas avec la voiture de Coupat. Les avocats pointent aussi le fait qu'aucun policier chargé de la surveillance n'a "déclaré avoir vu l'un [des membres du groupe] sortir du véhicule ou y entrer, ni avoir vu personne sur la voie ferrée".
Le 25 novembre, la demande des avocats est relayée par des députés de l'opposition. Lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, ils mettent notamment en cause un témoignage "sous X..." à charge, qu'ils soupçonnent d'avoir été fabriqué. Le témoin, un agriculteur de 30 ans, a été auditionné deux fois. La première fois, sous X, il décrivait Coupat comme un "gourou de secte" lui prêtant des intentions violentes : "Il pourrait être un jour envisagé d'avoir à tuer car la vie humaine a une valeur inférieure au combat politique". Lors de la seconde audition, sous son identité, son discours est radicalement différent. A la question "les résidents de Tarnac vous ont-ils jamais fait part de projets violents ?", il répond : "Non, jamais." (Lire : Les dépositions très contradictoires d'un agriculteur, ex-témoin sous X..., en zone Abonnés).
Par ailleurs, une dixième personnes est interpellée dans le cadre de l'enquête.
Le contrôle judiciaire assoupli. S'ils sont libres, les neuf mis en examen de Tarnac sont soumis à un strict contrôle judiciaire, qui leur défend de se rencontrer. "Imaginez que vous ayez le droit de voir qui vous voulez, sauf ceux que vous aimez, que vous puissiez habiter n'importe où, sauf chez vous, que vous puissiez parler librement, au téléphone ou devant des inconnus, mais que tout ce que vous dites puisse être, un jour ou l'autre, retenu contre vous", écrivent les dix de Tarnac dans une tribune publiée dans Le Monde du 4 décembre.
Le 18 décembre 2009, le contrôle judiciaire est allégé par la cour d'appel de Paris, contre l'avis du parquet. Elle a uniquement maintenu l'interdiction de "se recevoir, (se) rencontrer ou d'entrer en relation" entre elles.
Demande d'annulation. En janvier 2010, les avocats des membres du groupe de Tarnac demandent l'annulation de toute la procédure devant la cour d'appel de Paris. Selon les avocats qui s'exprimaient sur Europe 1, les policiers auraient illégalement utilisé un système de vidéosurveillance. L'audience est fixée au 22 septembre ; la décision du tribunal à la fin octobre.
L'enquête validée. Le 22 octobre, la cour d'appel de Paris a rejeté, vendredi 22 octobre, la demande d'annulation de l'enquête antiterroriste visant le "groupe de Tarnac". L'intégralité de l'enquête est validée par la cour d'appel de Paris. "Les observations réalisées sur le groupe (ont permis) d'avérer sa volonté d'agir de manière concertée et violente afin de porter atteinte à l'Etat, ses représentants et ses infrastructures", lit-on dans l'arrêt de la cour.
Me Jérémie Assous, un des avocats de Julien Coupat, a annonçé qu'il allait se pourvoir en cassation. Selon lui, "la police n'a eu de cesse dans ce dossier de violer les règles élémentaires du code de procédure pénale". Il ajoute que "ce n'est que le début du cauchemar pour l'accusation car il y a un très grand nombre d'actes et de requêtes en nullité qui vont être déposées."
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http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid3357-c-p-special-investigation.html?progid=337494 _________________ Contre ce Monde, pour l'Humanité. http://www.dailymotion.com/Newo
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|  | | Newo

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 | Sujet: Re: Cellule(s) invisible(s) - revue de presse Dim 2 Jan - 15:36 | |
| Je ne sais pas où en est l'affaire mais des livres et documentaires sortent. A quand un film hollywoodien ? _________________ Contre ce Monde, pour l'Humanité. http://www.dailymotion.com/Newo
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