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 Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien

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Nico37



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Date d'inscription : 08/03/2011

MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 13 Aoû - 14:40

Citation :
Marine Le Pen : "Les curés devraient rester dans leur sacristie" Olivia Elkaim et Michel Cool - publié le 16/06/2011

La présidente du FN, qui ne réfute pas le principe de laïcité, stigmatise les prises de position des évêques sur les immigrés et les accuse de faire de la politique.

Vous êtes en rupture par rapport à l’ancien FN. Toutefois, en ne vous opposant pas au droit à l’avortement, vous avez choqué votre électorat traditionaliste. Avez-vous encore besoin des catholiques ?

Je n’ai pas une vision communautariste de la politique. Je défends tous les Français et ne cherche pas à séduire les uns ou les autres en fonction de leur religion ou de leur origine. Je ne crois pas que les catholiques se soient détournés de moi. Beaucoup partagent la même vision que moi sur ces sujets : nous sommes aujourd’hui face à une véritable incitation à l’avortement. L’État ne met pas les femmes en condition de pouvoir conserver leur enfant. On doit revenir au texte de la loi Veil, à l’avortement comme exception. Nous devons tourner la société française vers la vie. L’enfant ne doit plus être considéré comme une charge, mais comme une chance. Mais annuler la loi Veil serait inapplicable. Dans la classe politique, personne ne le réclame.

Vous utilisez beaucoup le terme « laïcité ». Ne craignez-vous pas que cela vous éloigne davantage des traditionalistes, attachés au rappel des racines chrétiennes de la France ?

En quoi est-ce contradictoire ? J’ai plaidé pour que les racines chrétiennes de la France soient inscrites dans la Constitution européenne. Elles fondent les principes de la République française : « Liberté, Égalité, Fraternité », concepts qui ne sont pas partagés par d’autres religions. La laïcité est un moyen utilisé à l’issue d’une histoire sanglante, pour que la religion ne soit plus un sujet de conflit et puisse être exercée librement dans notre pays sous un certain nombre de conditions. Tout le monde les a acceptées. Mais elles sont remises en cause aujourd’hui par des fondamentalistes musulmans.

Les catholiques assument-ils suffisamment leur identité dans notre société ?

Il y a un retour de l’identité catholique. Pendant longtemps, celle-ci a été ringardisée, méprisée, humiliée, moquée. Les jeunes générations ont le désir de vivre leur foi au grand jour, de défendre leurs convictions.

Comment l’expliquez-vous ?

Peut-être y a-t-il une exacerbation de l’identité religieuse liée à la visibilité de l’identité musulmane.

Le fait religieux est donc pour vous une affaire sérieuse, à prendre en compte ?

Oui, mais je crois aussi que la loi sur la laïcité est un bon équilibre.

Le courant maurrassien contestait cela. Ne faites-vous pas une révolution copernicienne de votre parti en prônant ainsi la laïcité ?

La laïcité s’est mise en place dans des conditions d’exceptionnelle brutalité. Mais elle a plus de 100 ans. On était arrivé à un équilibre où chacun vivait sa religion, où il y avait un respect entre espace public et privé. Il ne faut pas faire de combat d’arrière-garde. On n’est pas en 1905. La laïcité n’est pas de la même nature. Ça ne date pas de Marine Le Pen. Jean-Marie Le Pen, tout en glorifiant l’histoire de France et Jeanne d’Arc, a toujours dit que le parti était aconfessionnel.

Jeanne d’Arc est une sainte patronne de la France…

Je l’ai dit dans mon discours du 1er mai. C’est une sainte catholique et héroïne nationale. J’ai même appelé ma fille Jehanne.

Vous avez donc été sensible à la notion de laïcité positive de Nicolas Sarkozy ?

La laïcité n’a pas à être positive ou négative. Ce n’est pas un combat contre les religions. Elle ne peut pas non plus être le support d’une religion qui devrait accéder à égalité avec celle qui fonde notre civilisation. Les seuls qui dans les faits s’opposent à la laïcité ou la contestent, ce sont les fondamentalistes musulmans. Ce serait les fondamentalistes bouddhistes, je le dirais aussi. D’aucuns me rétorquent : « Et les catholiques traditionalistes, alors ? » Eh bien, ceux-ci ont parfaitement admis le concept de laïcité. Ils ne s’approprient pas la voie publique.

Ils ont parfois fait des occupations illégales d’églises.

Oui, et ils ont été condamnés en paroles sur ces sujets.

Les enquêtes montrent que le vote catholique est loin de vous être acquis. Comment l’expliquez-vous ?

Ce n’est pas étonnant puisque de nombreux curés sont devenus des responsables politiques ! Certains s’expriment dans des termes profondément injustes et très accusatoires sur le programme du Front national. Le clergé français a pris des positions éminemment politiques de lutte contre le FN. Il est sorti de son rôle et transmet des préjugés qui vont à l’encontre des principes qu’il devrait défendre.

Vous semblez agacée par les interventions de l’épiscopat sur les Roms ou la bioéthique ?

Les curés devraient rester dans leur sacristie, surtout quand on voit leurs résultats. Une partie de l’effondrement moral de nos sociétés, de l’avancée de l’individualisme et du consumérisme, est liée à l’affaiblissement de l’Église. Si les prêtres s’occupaient de leurs ouailles plutôt que de politique, cette situation serait probablement réversible.

Vous leur reconnaissez donc une certaine influence…

Bien entendu ! Je constate aussi leur perte d’influence. Leur influence doit s’exprimer dans le cadre de leur responsabilité
religieuse.

Vous discutez avec des évêques, des membres de l’épiscopat ?

Non, car on a été ostracisés par le clergé pendant de nombreuses années. J’ai tout de même le sentiment que les nouvelles générations de prêtres ne sont pas aussi idéologues que leurs aînés.

La préférence nationale, le discours anti-immigrés s’accordent mal des valeurs d’accueil prônées dans l’Évangile, comment gérez-vous ce paradoxe ?

Je ne tiens pas un discours anti-immigrés ! Cela fait 40 ans que nous répétons que nous ne nous en prenons pas aux immigrés, mais à la politique d’immigration, phénomène économique, géopolitique choisi, contraire aux intérêts de notre pays. Quelles que soient la forme de l’immigration et son origine, cela revient au même sur les finances publiques. Le fait que cette immigration vienne de pays de cultures différentes de la nôtre crée des problèmes supplémentaires. Il n’y a donc pas de paradoxe. Quant à la préférence nationale, elle consiste à accorder des avantages économiques à ceux qui ont la nationalité française. En quoi est-ce critiquable ? C’est appliqué dans d’autres pays comme la Suisse, le Maroc. À compétence égale, on donne un avantage aux Français dans l’accès à l’emploi, au logement social, aux aides sociales.

La notion de terre d’asile n’est-elle pas bafouée ?

La France a longtemps accueilli des dissidents politiques, des écrivains maudits. Mais, aujourd’hui, la France accueille légalement 200 000 personnes par an sans compter les clandestins. Elle compte aussi 5 millions de chômeurs, 18 millions de gens vivant sous le seuil de pauvreté. Moi, responsable politique, je dis : continuer à importer des chômeurs se fait selon un processus qui m’apparaît pour le coup totalement contraire aux enseignements de l’Église. C’est une sorte de nouvel esclavagisme. On va chercher dans les pays pauvres les masses qui vont peser sur les bas salaires, parce qu’elles ont des moyens limités pour défendre leurs intérêts. Je suis dans une démarche de respect des hommes. Il faut leur dire : nous n’avons plus rien à vous offrir, car notre peuple se trouve dans une très grande souffrance.

Votre politique valorise la notion de vie. Or vous voulez rétablir la peine de mort…

Je comprends que des gens soient opposés à la peine de mort par conviction religieuse. Mais l’Église a toujours fait la différence entre la vie innocente et la peine de mort appliquée en condamnation des crimes les plus violents. L’Église ne s’est jamais opposée à l’existence de la peine de mort lorsqu’elle était encadrée.

Jean Paul II et Benoît XVI se sont engagés pour l’abolition…

Les deux derniers papes représentent un moment très court de l’histoire de l’Église… C’est leur conviction, bon, très bien. En l’occurrence, il y a beaucoup de pays catholiques qui appliquent la peine de mort. Je suis réticente à mettre sur le même plan des assassins les plus épouvantables et le respect dû à la vie innocente enseigné dans notre religion. Mais je tiens compte de votre remarque, et c’est pour cela que cette mesure ne pourrait faire l’objet que d’un référendum.

Sur un sujet aussi passionnel ?

Et alors ? Le peuple n’est-il pas assez mature pour participer à ce débat ? Il faut rendre la parole au peuple ! Le débat sur l’effondrement de l’échelle des peines lié à la disparition de la peine de mort est un vrai débat. On nous a vendu la perpétuité réelle. Or, elle n’a jamais existé.

Le clergé vous a beaucoup combattu vous, votre famille et le FN. Êtes-vous toujours croyante ?

Heureusement que le clergé n’a pas atteint ma foi ! Je suis absolument croyante, mais je suis un peu fâchée avec l’Église. Du coup, je suis une catholique de parvis. Je ne dois pas être la seule en France. Je vais à l’église pour les grandes occasions, mariages, baptêmes, Noël et Pâques. Mes enfants sont baptisés, et ils ont fait leur ­communion.

Au-delà de Jeanne d’Arc, quel est votre saint préféré ?

Saint Antoine de Padoue, car je perds souvent des choses, et Saint Louis, car j’ai un amour immodéré pour la justice.

Aimeriez-vous rencontrer Benoît XVI, et que lui diriez-vous ?

Bien sûr ! Je parlerais avec lui de notre civilisation, des dangers qui pèsent sur elle par l’effet des deux nouveaux totalitarismes du XXIe siècle, après le nazisme et le communisme du XXe : le mondialisme et l’islamisme. D’un côté, le fondamentalisme religieux ; d’un autre côté, cette loi du commerce qui écrase tout, notamment par l’idée que tout est à vendre et que tout est à acheter.

Qui était Charles Maurras ?

Proche du nationaliste Maurice Barrès et influencé par le positivisme d’Auguste Comte, Charles Maurras (1868-1952) dirigea le journal L’Action française qui fédéra les mouvements d’extrême droite dans les années 1930, puis soutint le régime de Vichy. Contrerévolutionnaire et antidreyfusard, l’intellectuel prônait un antisémitisme d’État. Bien qu’agnostique, il concevait l’Église catholique, sa hiérarchie et l’élite cléricale comme le socle indispensable d’une société idéale. Ces thèses furent condamnées par le pape Pie XI en 1926.

Citation :
ÉDITORIAL
Trompe-la-foi Jean-Pierre Denis - publié le 16/06/2011

La condamnation de l’Action française par Pie XI, en 1926, a marqué un tournant historique de l’Église. Ce pape ne manquait pas de courage, tant les idées de Charles Maurras avaient fini par imprégner une bonne partie du clergé et de l’opinion catholique, surtout après la séparation entre l’Église et l’État. Oui, mais voilà : pour Pie XI, le catholicisme de l’Action française était un trompe-l’œil, et même un trompe-la-foi. Le « natio nalisme intégral » n’a jamais été qu’un paganisme. Il assigne à l’Église catho lique – au mieux – un rôle de « soutien de l’ordre ». On ne saurait se situer plus loin de l’Évangile, cette insubordination de la conscience. Ajoutons ici le mot du cardinal Andrieu, archevêque de Bordeaux, en cette même année 1926 : « Catholiques par calcul et non par conviction, les dirigeants de l’Action française se servent de l’Église, ou du moins ils espèrent s’en servir, mais ils ne la servent pas. »

Pourquoi revenir sur ce point d’histoire ? Parce que, passez-moi l’expression, ce n’est pas « un point de détail ». C’est un point d’actualité. Le catholicisme qu’évoque Marine Le Pen se révèle plus proche de celui de Maurras qu’elle ne voudrait le faire croire. C’est un catholicisme un peu particulier, très anticlérical, en somme. L’histoire de la chrétienté lui fait au mieux un joli décor, à condition d’en évacuer ce qui dérange. Dès qu’il rencontre une opposition formulée au nom de la foi, il se cabre. Pour le reste, il n’en fait qu’à sa guise. Les curés ? À la sacristie ! Les évêques ? Qu’ils se mêlent de leurs affaires ! L’Évangile ? Quel Évangile ?

Voilà comment, entre cynisme et candeur, Marine Le Pen peut tenter de faire vibrer la corde sensible tout en avouant sa distance avec l’Église. En somme, rien n’a changé. La seule différence, c’est que la nouvelle présidente du Front national a sérieusement déçu la mouvance lefebvriste que chérissait son père et qui le lui rendait si bien. Elle l’a fait par esprit de génération, et aussi pour ratisser plus large, dans une époque où l’on peut se dire de culture chrétienne sans connaître grand-chose au message de l’Église. D’où le malaise de certains militants intégristes interrogés par La Vie, et que l’on découvre fort peu marinistes. Ils en voulaient plus, par conviction. Ils en ont eu moins, par opportunisme.

Après avoir convoqué pour mémoire la parole de Pie XI, point trop n’en faut, sans doute. Mais il s’est passé à Pentecôte un événement trop peu relayé. Cet événement illustre à lui tout seul la distance entre les populismes xénophobes qui fleurissent un peu partout en Europe et le catholicisme tel qu’il se comprend lui-même en ce début de millénaire. À l’initiative notamment de nos amis de la communauté de Sant’Egidio, Benoît XVI a reçu au Vatican 2 000 Roms et Sintis venus de tout le continent. Les Roms, on l’oublie trop volontairement, sont pour la plupart chrétiens et très croyants. Les recevoir, c’est donc rappeler une évidence : les marginaux de l’Europe ne peuvent être, comme l’a dit Benoît XVI, « aux marges de l’Église ».

C’est la première fois qu’un pape osait un tel geste. Benoît XVI n’a pas voulu faire là de la politique. Mais cet événement spirituel intervient dans un contexte très tendu, depuis quelques mois, sur cette question et sur toutes les questions migratoires. Notamment, en France et en Italie. Nous ne tomberons pas ici dans le travers des récupérations partisanes que nous dénonçons par ailleurs. Et pourtant ! Maurras écrivait que la république est « le règne de l’étranger ». L’Église rappelle à temps et à contretemps que l’étranger, c’est le Christ. Et tant pis si cela nous coûte de le savoir en ce temps de peur et d’inquiétude sociale.
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Newo



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 14 Aoû - 11:44

Citation :
Le gouverneur du Texas et Dieu pour sauver l'Amérique
Rick Perry a organisé une prière publique dans un stade. La cérémonie a été retransmise dans un millier d'églises.


Le gouverneur du Texas, Rick Perry, ne craint pas de mêler religion et politique quand l'Amérique va mal. Le républicain, dont on attend sous peu l'entrée en lice officielle dans la campagne présidentielle de 2012, a réuni 30.000 personnes dans l'immense stade de Houston pour demander à Dieu de régler les problèmes de son pays. Les sympathisants ont pu suivre la prière, retransmise sur Internet, dans un millier d'églises à travers tout le pays.

«Mon Père, nos cœurs sont en peine pour l'Amérique», a lancé le gouverneur de 61 ans, se désolant des «profonds désaccords» qui divisent la nation, des «peurs» sur les marchés, de la «colère dans les couloirs du gouvernement». «Nous avons oublié qui nous a faits, qui nous protège et qui nous bénit. Pour toutes ces raisons, nous demandons Votre Pardon», a imploré le gouverneur. Très réceptive, la foule levait les bras vers le ciel, chantait et pleurait à la fois, sur de la musique rock aux thèmes évangéliques. Le rassemblement était officiellement «apolitique», mais sponsorisé par des groupes de pression conservateurs actifs dans le paysage politique américain. Certains sont ouvertement antigays et antimusulmans. Rick Perry est en bonne place dans les sondages face aux candidats Mitt Romney et Jon Huntsman, tous deux mormons. Eux non plus n'hésitent pas à invoquer Dieu à l'approche des primaires républicaines.

Le Figaro

Le mec a déjà fait des groupes de prières pour faire tomber de la pluie. Le Texas, un état qui sort quand même des candidas complètement zinzins (Bush).

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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 14 Aoû - 13:46

Citation :
Les numéros deux du Front national (3/4) : Bruno Mégret, le technocrate LE MONDE MAGAZINE | 27.07.11 | 10h47

Ce 11 décembre 1998, lors d'une réunion publique du Front national à Metz, Jean-Marie Le Pen, cravate et veste noire, lâche, cinglant : "Ce qui me différencie de César, qu'approchait Brutus le couteau à la main et qui releva sa toge pour se couvrir la tête, c'est que, moi, je sors mon épée et je tue Brutus avant qu'il ne me tue !" Une quarantaine de mégrétistes se lèvent alors et quittent la salle. Le président du FN se passe la langue sur les lèvres et engloutit un verre d'eau. Il vient de franchir le Rubicon en poussant son second à la scission. Le Pen avait averti quelques semaines plus tôt : "Il n'y a qu'un seul numéro au FN, c'est le numéro un."

Bruno Mégret n'a pas le profil habituel d'un cadre du FN. Il est né en 1949, d'un père énarque et centriste qui a fait carrière dans la haute fonction publique. Lui-même a intégré Polytechnique en 1969 avant de terminer ses études à l'université de Californie, centre de la contre-culture. Revenu en France, il intègre le commissariat au Plan. C'est autour d'un plateau-repas qu'il sympathise avec un collègue, Yvan Blot. Celui qui va devenir son mentor l'amène aux réunions du Club de l'Horloge, un cercle de hauts fonctionnaires aux idées radicales. "Le Club est le côté néolibéral et occidentaliste de la nébuleuse de la Nouvelle Droite, explique le politologue Stéphane François (Université de Strasbourg). Celle-ci veut faire revivre l'héritage indo-européen et préserver 'l'identité' biologique et culturelle des groupes ethniques." Les "horlogers" prennent leur carte dans les partis de droite. Bruno Mégret choisit le RPR, et Charles Pasqua le place au comité central en 1979.

RALLIEMENT

Le traumatisme de la victoire de la gauche en 1981 amène les droites à créer une noria de clubs afin de se lancer dans la bataille des idées. Pour Patrick Buisson, actuellement conseiller de Nicolas Sarkozy, ces structures doivent "former, maillon après maillon, la chaîne de la résistance à l'emprise idéologique de l'Etat socialiste". Mégret quitte le RPR et lance ses Comités d'action républicaine en 1982. S'y retrouvent aussi bien des déçus de la droite que des radicaux. En 1983, il réunit une centaine d'associations dans une confédération des clubs. La même année est marquée par le succès à Dreux du secrétaire général du Front national, Jean-Pierre Stirbois.

Cela n'impressionne pas Bruno Mégret, qui ne donne pas cher d'un FN qu'il décrit comme englué dans son passéisme et son amateurisme. Celui qui va le convaincre de s'y rallier s'appelle Jean-Yves Le Gallou. En 1985, cet énarque et membre de la direction du Parti républicain (UDF), comme du Club de l'Horloge, a été déçu par l'accueil fait à son livre La Préférence nationale. Il passe au FN, où son concept devient le mot d'ordre du parti. Avec Patrick Buisson, ils encouragent Mégret à faire le pas.

Il ne s'encarte pas, mais rallie avec ses clubs les listes du Rassemblement national présentées par le Front aux législatives de 1986. A ceux que son ralliement étonne, Mégret répond invariablement : "Mieux vaut être numéro deux au FN que numéro trente au RPR." Aujourd'hui, il résume ainsi l'impression que lui a faite sa nouvelle famille politique : "Un parti artisanal constitué de multiples chapelles issues de l'extrême droite et d'une masse de militants et de cadres nouveaux, venus pour beaucoup du RPR. Il n'existe pas de cohérence politique ni idéologique." Il va tenter d'y mettre de l'ordre.

Au sein du groupe parlementaire frontiste, entre 1986 et 1988, le profil sociologique de Bruno Mégret fait croire qu'il est un modéré alors qu'il est déjà un des plus radicaux. Le notable catholique Olivier d'Ormesson, qui permit à Jean-Marie Le Pen de rencontrer le pape Jean Paul II, doit prendre en charge l'organisation de la campagne présidentielle. Mais il se retire après que Le Pen a qualifié de "point de détail" l'utilisation des chambres à gaz par les nazis. Bonne nouvelle pour Mégret que Le Pen nomme à la place vacante, pour contrer Stirbois.

En fait, Le Pen scinde en deux le poste de second : à Stirbois ce qui relève de l'appareil, au nouveau délégué général, Bruno Mégret, ce qui a trait à la doctrine et à la propagande. "Le Pen éprouvait du mépris pour ceux qui se soumettaient à lui et il ne supportait pas ceux qui lui tenaient tête, se souvient aujourd'hui Bruno Mégret. Il ne me supportait pas mais ne me méprisait pas. Et de mon côté, il en allait de même à son égard." Stirbois meurt en novembre 1988 dans un accident de voiture. Jean-Marie Le Pen enchaîne dès lors une décennie d'erreurs stratégiques. D'abord, il liquide les soutiens du défunt. Il n'a donc plus un clan à opposer à un autre.

CONFRONTATION

Pis : il conserve la structure duale, dans le but de gêner Bruno Mégret. Il nomme au secrétariat général Carl Lang puis Bruno Gollnisch, qui ne noyautent pas l'encadrement. Carl Lang se tient à dessein en retrait. Il est conscient que tout succès personnel d'un cadre annonce sa liquidation. Le système bicéphale ne pouvait fonctionner au profit du numéro un qu'avec deux "Brutus" en concurrence : rien ne s'oppose plus à la machine mégrétiste. Pour Carl Lang, la campagne de 1988 a prouvé que Mégret était "un remarquable chef d'état-major" et que, n'eût été l'affaire du "point de détail", Le Pen aurait pu arriver au second tour.

<p>

Bruno Mégret, numéro deux du FN, et Carl Lang, secrétaire général, le 12 janvier 1992, à Paris.AFP / JEAN-LOUP GAUTREAU

En somme, il s'inquiète plus de la fiabilité du chef que de celle du second… La voie est libre pour Bruno Mégret. Il place ses hommes, généralement issus de la Nouvelle Droite, à tous les postes-clés. L'effondrement du bloc de l'Est a rendu obsolète l'outillage idéologique anticommuniste de la vieille garde. Mégret avance son propre corpus intellectuel. Un mois après la chute du Mur, il lance la revue doctrinaire frontiste Identité. Il contrôle l'institut de formation des élus et militants. Il produit des listes de thèmes et de mots que ces derniers doivent aborder selon la profession de leur interlocuteur.

L'idéologie du FN se radicalise. Désormais, on met en avant l'opposition planétaire entre les partisans de "l'identité" et ceux du "nouvel ordre mondial". Bruno Mégret cloue au pilori la "volonté de déracinement ethnique, volonté de métissage culturel" du "système" qui utiliserait l'immigration pour assurer une "colonisation". Il lui oppose un Front national assimilé à la "Résistance".

En 1991, il avance ses "50 propositions sur l'immigration". Il propose, entre autres, une vague de dénaturalisation car "l'identité française est liée au sang". Le gouvernement de Vichy est le seul à avoir eu une telle politique. Bruno Mégret sait bien que le thème est explosif, Jean-Pierre Stirbois avait dû à plusieurs reprises démentir des propos en ce sens. Pour être certaine que le scandale éclate, l'équipe mégrétiste a pris soin de faxer le document aux associations antiracistes.

En revanche, le délégué général n'a pas averti Jean-Marie Le Pen. Les "50 propositions" sont un peu une réponse au "point de détail". Comme le dit Lorrain de Saint-Affrique, alors conseiller en communication de Le Pen : "Mégret venait de lui signifier qu'il n'avait plus le monopole du dérapage compétitif." Le clou est enfoncé.

En 1993, Bruno Mégret chapeaute le programme frontiste pour qui "un libre-échangisme sans frein détruit les économies nationales au seul profit de l'idéologie cosmopolite". Il s'agit moins de protester contre les effets sociaux de la mondialisation que d'affirmer qu'elle constitue une destruction des nations et du patrimoine génétique de leurs peuples. Cela permet à Bruno Mégret d'enclencher un tournant dans un parti dont le chef se voulait le "Reagan français".

STRATÉGIE

La transfiguration du parti ne se fait pas sans heurts. En interne, Roger Holeindre, l'un des plus vieux compagnons de Le Pen, dénonce le risque de voir le FN se muer en "parti nazi". Devant la presse, Lorrain de Saint-Affrique condamne les pulsions nazifiantes de cadres mégrétistes. Il est exclu. Car si Jean-Marie Le Pen s'agace de l'empressement de son second à le pousser vers la sortie, il valide ses orientations.

Après 1995, le putsch idéologique est repérable en trois radicalisations du discours du président du FN, accordant son imprimatur à des thèses nettement plus radicales qu'antérieurement : la dénonciation d'un complot mondialiste dirigé contre les nations et les "travailleurs" par la "fortune anonyme et vagabonde" ; l'affirmation de "l'inégalité des races" et enfin l'idée que la nationalité repose sur le sol, le sang et l'âme des peuples. Selon les principes de la Nouvelle Droite, la victoire idéologique entraîne la victoire politique. C'est là où le technocrate Mégret va découvrir que celui qu'il ne nomme plus guère que "le Vieux" reste un redoutable adversaire.

A l'été 1995, Bruno Mégret tire les conséquences de la présidentielle d'avril où Le Pen a obtenu 15 % des suffrages : la voie de la prise du pouvoir par le seul charisme du tribun ne peut fonctionner, il faut une stratégie "à la base". Elle commence avec les municipales. Pour conquérir la mairie de Vitrolles (Bouches-du-Rhône), une terre déjà labourée par Stirbois, Mégret fait venir des militants de toute la France.

Fleurissent sans discontinuer des associations locales dont l'activité se limite à placer dans les boîtes aux lettres le message de telle ou telle catégorie de Vitrollais appelant à voter Mégret. La ville est conquise de haute lutte. Lui, le stratège, l'idéologue, est enfin reconnu comme un homme de terrain. Dans la légende frontiste, la victoire de Vitrolles vient dépasser celle de Dreux en 1983. L'Evénement du jeudi barre sa couverture d'un "Cet homme est plus dangereux que Le Pen".

Alors que le délégué général souhaite imposer une alliance aux droites, Le Pen veut favoriser la gauche. En 1995, il déclare que "Chirac c'est Jospin en pire". Les mégrétistes parlent de mettre fin à la "dérive monégasque" du FN. Au congrès de 1997, ils battent Marine Le Pen, qui n'est pas élue au comité central. Pour les régionales de 1998, ils parviennent à imposer leur stratégie. Le Pen prend soin d'aller sur la tombe du "nationaliste-révolutionnaire" François Duprat pour menacer : en aucun cas le parti ne doit trahir ses racines anti-système. Pendant ce temps, sur ses affiches, Mégret se présente comme "National et Républicain". Cinq régions sont gagnées par une alliance droite-FN. La dissension fait exploser la droite : les partisans de l'union quittent l'UDF pour former Démocratie libérale, qui intégrera ensuite l'UMP.


Jean-Marie Le Pen, Bruno Mégret et Bruno Gollnisch, le 11 mars 2007, lors d'un meeting à Lyon.AFP / MARTIN BUREAU


SCISSION

Le succès précipite l'affrontement : ne pouvant se présenter aux futures européennes, Le Pen évoque son épouse pour conduire la liste. Mégret n'apprécie pas la provocation et condamne publiquement l'idée. Pour régler le litige, les chefs s'enferment avec, en cas de besoin, leurs trois gardes du corps respectifs devant la porte. Le 4 décembre 1998, veille de conseil national, Jean-Yves Le Gallou lâche : "La phase diplomatique est terminée, on passe à la phase militaire." Le lendemain, Jean-Marie Le Pen est hué, sifflé. La bourrasque fait éclater le FN.

Les scissionnistes créent un nouveau parti, d'abord baptisé Front national-Mouvement national, emportant derrière Mégret plus de la moitié des secrétaires départementaux et des conseillers régionaux. Les mégrétistes cultivent l'idée que la droite va empêcher Le Pen d'obtenir les 500 signatures pour la présidentielle, et qu'ils récupéreront le leadership à l'extrême droite tout en se liant aux droites. La compétition est finalement ouverte, le candidat Bruno Mégret tente de faire la différence avec un thème neuf : l'islam. Peine perdue, le 21 avril 2002, Le Pen est au second tour de la présidentielle. Pour Mégret, c'est la fin.

Retiré de la vie publique en 2008, il tire le constat suivant de ces années d'affrontement : "Deux conceptions de l'avenir du Front national s'affrontaient… Il s'agissait simplement pour Le Pen de jouir de la notoriété, du prestige et des avantages financiers que lui procurait un électorat dont il limitait l'ampleur par ses dérapages et l'ostracisation qui en résultait. Et il y avait par ailleurs ma conception, partagée par une écrasante majorité des cadres, qui cherchait à faire du FN une grande formation capable de passer des alliances, de gouverner, de perdurer et donc d'exister en dehors de Le Pen. Mes succès en tant que numéro deux ont été d'avoir créé les structures de cette grande formation. Mon échec a été de n'avoir pu empêcher le numéro un de les détruire."

En 2011, les pages Bruno Mégret et Jean-Marie Le Pen sont presque tournées, les mégrétistes sont revenus nombreux au FN. Fallait-il que tout change pour que rien ne change ?
Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg




Parcours


1949 Bruno Mégret naît à Paris. Son père est haut fonctionnaire.
1969 Il intègre l'Ecole polytechnique.
1975 Il entre au commissariat au Plan.
1976 Il devient un pilier du Club de l'Horloge.
1979 Catapulté par Charles Pasqua, il entre à la direction du RPR.
1981 Baptême du feu électoral contre Michel Rocard.
1982 Il fonde les Comités d'action républicaine.
1986 Il est élu député Rassemblement national de l'Isère.
1988 Il dirige la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen et devient numéro deux du FN où il vient de s'encarter.
1995 Candidat malheureux à la mairie de Vitrolles, il devient inéligible pour ses dépenses de campagne.
1997 Son épouse est élue maire de Vitrolles.
Décembre 1998- janvier 1999 Scission du FN et fondation du Mouvement national républicain.
21 avril 2002 Il obtient 2 % des voix à la présidentielle.
2007 Il soutient la candidature de Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle.
2008 Il annonce qu'il se retire de la vie politique.
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Newo



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 14 Aoû - 21:24

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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Lun 15 Aoû - 21:35

Citation :
Présidentielle 2012: la galaxie de Marine Le Pen Créé le 11/08/2011 à 16h48 -- Mis à jour le 15/08/2011 à 11h18

SOUTIENS - A l'occasion de la présidentielle, «20 Minutes» fait le point sur les réseaux et soutiens des principales têtes d'affiche de la future élection...

Les «gars de la Marine», comme elle aime à les appeler, trustent désormais tous les postes d’importance à la direction du parti. Soutien fort, Louis Aliot, son compagnon, vice-président du parti, est en charge du projet. Autre mariniste important, Bruno Bilde qui occupe les fonctions de chef de cabinet.

Steeve Briois est l’homme fort du FN à Hénin-Beaumont. Après avoir été proche du «félon» Mégret, il est devenu un inconditionnel de la benjamine du «président». Il a été promu secrétaire général du parti.

Wallerand de Saint-Just est à la fois le trésorier et l’avocat du parti. Un pion essentiel dans la mécanique du FN. Christine Arnautu est une alliée de poids en Ile-de-France. Elle est la vice-présidente en charge des affaires sociales.

Marine Le Pen peut compter sur l’appui de son père. Le vieil homme n’est pas toujours d’accord avec la nouvelle orientation du parti, notamment lorsqu’il s’agit de sanctionner des hommes appartenant aux mouvements les plus extrémistes. Mais sa fidélité envers sa fille est infaillible. Bruno Gollnisch peut en témoigner.

Enfin, Me Gilbert Collard est la caution people des soutiens à Marine Le Pen. Pour l’heure, il est tout seul.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mar 16 Aoû - 12:36

Citation :
FN : Laurent Ozon, un cadre du parti, prend la porte

Laurent Ozon, membre du bureau politique du Front national depuis janvier dernier, a décidé de quitter le parti de Marine Le Pen. Peut-être le dernier acte d'une polémique qui l'avait vu expliquer la tuerie d'Oslo par l'immigration croissante en Norvège.

Le bureau politique du FN perd un de ses membres. Laurent Ozon, chargé de l'écologie au sein du parti, a annoncé dimanche sur son compte Twitter qu'il avait « démissionné hier (samedi) en soirée de toutes (ses) fonctions auprès de Marine Le Pen et dans le cadre du FN ». Et d'ajouter, lapidaire : « Effet immédiat. Communiqué demain ». Démission spontanée ou contrainte ? Le chef d'entreprise de 44 ans n'a pas précisé les raisons de son départ mais beaucoup supputent déjà que son analyse de la tuerie norvégienne d'Anders Breivik lui aura été fatale.

Juste après les faits, Laurent Ozon avait expliqué le massacre d'Oslo par « l'explosion » de l'immigration dans ce pays, ce qui lui avait valu un tirage d'oreilles par Marine Le Pen. Rien en comparaison de la punition requise contre Jacques Coutela : ce candidat FN au dernières cantonales avait été suspendu pour avoir diffusé sur son blog un texte faisant l'apologie de Breivik. Pas de sanction pour Ozon donc, juste un « rappel de la ligne du parti », avait-il alors commenté.

Une ligne « dédiabolisée » et sans polémiques inutiles, peut-être trop timorée à ses yeux. Il avait notamment reproché au FN marinisé sa « stratégie du hérisson » dans une réaction pour le site de Marianne. Celui qui se présente comme un écologiste tendance localiste ne sera pas resté au bureau politique plus de huit mois.

Les responsables du FN n'étaient pas joignables ce dimanche après-midi pour commenter l'affaire.


Citation :
Laurent Ozon et le manque de liberté d'expression au FN

Conseiller de Marine Le Pen et membre du bureau politique du Front national, Laurent Ozon a quitté ses fonctions dimanche. Lundi, il a justifié son geste par le manque de liberté d'expression au sein du parti d'extrême-droite.

Laurent Ozon, chargé de l'écologie au sein du parti, a annoncé dimanche sur son compte Twitter qu'il avait « démissionné hier (samedi) en soirée de toutes (ses) fonctions auprès de Marine Le Pen et dans le cadre du FN ». Et d'ajouter, lapidaire : « Effet immédiat. Communiqué demain ». Point.

Laurent Ozon ne donnait pas vraiment d'explication sur son départ. Mais l'on se doutait bien de ce qui avait poussé ce cadre du parti à prendre la porte. Son analyse de la tuerie norvégienne d'Anders Breivik lui aura été fatale. Juste après les faits, Laurent Ozon avait expliqué le massacre d'Oslo par « l'explosion » de l'immigration dans ce pays, ce qui lui avait valu un tirage d'oreilles par Marine Le Pen. S'il n'avait fait l'objet d'aucune sanction, la présidente du FN lui avait rappelé « la ligne du parti ».

Une hypothèse confirmée par l'intéressé lui-même lundi sur RTL. Et Laurent Ozon de regretter le manque de liberté d'expression au sein du parti dirigé par Marine Le Pen, conséquence directe, selon lui, de l'entreprise de « dédiabolisation » du FN entamée par la présidente.

« Le FN s'est donné pour objectif de prendre le pouvoir. Et pour prendre le pouvoir, il faut peut-être pouvoir éviter d'aborder un certain nombre de sujets. C'est une stratégie, on verra ce qu'elle donne, a déclaré Laurent Ozon. Je pense que face à la brutalité de la situation dans laquelle nous nous trouvons tous, on ne peut pas régler un problème si on n'a pas fait un diagnostic correct et si on n'a pas la liberté de pouvoir s'exprimer dessus. » Marine Le Pen appréciera.

Citation :
FN : le malentendu Laurent Ozon
C'est ce qui s'appelle un passage fulgurant au FN. Propulsé directement au bureau politique ( l'instance de direction ) du Front national lors du congrès de Tours, mi- janvier 2011, sur la seule volonté de Marine Le Pen, tout juste intronisée présidente, Laurent Ozon en claque la porte sept mois plus tard, au coeur du week end du 15 août.

C'est Laurent Ozon lui-même qui a rendu publique sa décision via son compte twitter, dimanche 14 août. "J'ai démissionné hier en soirée de toutes mes fonctions auprès de Marine Le Pen et dans le cadre du FN. Effet immédiat. Communiqué demain". Lundi 15 août dans l'après-midi, son portrait avait disparu de la galerie de photos du bureau politique sur le site officiel du FN.

Dans l'organigramme du FN, M. Ozon occupait les fonctions de délégué national à la formation, était membre de la commission d'investiture et chargé de piloter le comité d'action présidentielle ( CAP) "Ecologie".

Le 23 juillet, au lendemain des attentats d'Oslo, ce cadre dirigeant du FN, avait écrit sur son compte Twitter : « Expliquer le drame d'Oslo : explosion de l'immigration : [multipliée par six] entre 1970 et 2009. » Et encore, « Expliquer le drame d'Oslo : de 1970 à 2009, X58 [multiplication par cinquante-huit du nombre d'] immigrés d'origine afro-orientale (...). Vers la guerre civile ? » Il s'était attiré la réaction immédiate de la présidente du FN. « Laurent Ozon fait fausse route », avait déclaré Mme Le Pen au Monde.

Quelques jours plus tard, il n'en maintenait pas moins sa position sur son blog. "Je suis persuadé que l'anarchie migratoire que nous supportons (...) est un facteur de déstabilisation massive ; que cette déstabilisation provoque des tensions intercommunautaires et une augmentation rapide des violences sociales dans tous les pays qui la subissent".

Puis, le 31 juillet : "Je demande de l'aide à ceux qui souhaitent qu'un véritable débat s'engage sur la montée de la violence dans notre société comme partout en Europe, en proie à l'anarchie migratoire".

Une greffe ratée

Interrogé par Marianne 2 , il expliquait le 6 août en prévision du bureau politique du FN prévu à la fin du mois : « Je plaiderai pour un débat, le FN est un mouvement que Marine Le Pen a voulu démocratique dans lequel les Bureaux politiques ne sont pas des réunions du Soviet suprême. Si ce n’est pas possible, on n’en reparlera plus. »

La "greffe" Ozon n'a pas pris. Pour des raisons de forme et de fond. Ozon au FN, c'est sans doute l'histoire d'un gros malentendu, nourri par une certaine légèreté.

Début 2011, Marine Le Pen voit dans sa venue un "coup", une prise de guerre "écologiste" et intellectuelle, de quoi rajeunir, y compris dans les thématiques traitées, l'image du FN. Elle n'ira pas chercher plus loin et d'ailleurs ne le souhaite pas.

Laurent Ozon, lui, est effectivement "écologiste", mais dans sa version néo-droitière. Il appartient par ailleurs au courant identitaire de l'extrême droite ( qui dépasse le seul Bloc identitaire) dont le projet politique, ethno-culturel, repose sur le triptyque sur " langue, sol et sang". Lui se dit "substantialiste" ( par opposition aux "assimilationnistes").

Il est localiste, néo-païen, amateur de solstice et plus volontiers européen que nationaliste stricto sensu ( ce qui contrairement à ce qui est parfois dit ici ou là n'est absolument pas le signe d'une quelconque "plus grande modération" ou "respectabilisation" à l'extrême droite. Bien au contraire). Toutefois sur ce dernier point, "en bon disciple de Julien Freund", par pragmatisme politique, il estimera, à son arrivée au FN, que le seul outil politique est "l'Etat nation".

Surtout, Ozon est venu pour jouer un rôle de premier plan . Pas pour se faire dicter sa conduite. C'est peu dire que ses prétentions ont vite indisposé au FN, y compris dans l'entourage de sa présidente, et plus encore dans le clan des "modérés".

Au final c'est l'échec d'un casting censé incarner le "nouveau FN".

Citation :
Désavoué sur Oslo, l'idéologue Laurent Ozon quitte le FN Par Nolwenn Le Blevennec | Rue89 | 16/08/2011 | 16H38

Près d'un mois après les attentats, le conseiller vert de Marine Le Pen démissionne contre la « logique de communication » du FN.

Laurent Ozon a démissionné en plein week-end du 15 août.

Samedi, le conseiller du Front national (FN) sur les questions environnementales a prévenu la présidente du parti, Marine Le Pen, qu'il renonçait à son poste au sein du bureau politique.
Dimanche, il a « tweeté » l'information.
Lundi, il s'est envolé une semaine pour Hong-Kong où il sera « difficilement joignable ».
Mardi, il a publié une note d'explication sur son blog.
Avant de partir, ce lundi, il a accepté de nous rencontrer à l'aéroport. Nous lui avons demandé si le désaccord entre lui et Marine Le Pen sur la double attaque du 22 juillet en Norvège avait tourné au conflit irréconciliable.

Marine Le Pen : « Laurent Ozon fait fausse route » sur Oslo

Après les attentats, le conseiller a tenu des propos qui ont déplu à la présidente. Fin juillet, il poste plusieurs messages sur son compte Twitter, privé à l'époque, pour tenter de « comprendre » le massacre.

Ces « explications » sont des données brutes sur l'immigration. Il pense que le massacre norvégien est arrivé dans un contexte spécifique (« anarchie migratoire ») et il est pour lui essentiel de le préciser. Selon L'Express, pour défendre ses théories,
Ozon a aussi publié sur son blog des chiffres faux reliant le viol à l'immigration.

Marine Le Pen était elle sur une ligne différente – prudente – parlant de « l'œuvre d'un déséquilibré solitaire qui devra être châtié de façon impitoyable ». Elle a déclaré par la suite :

« Laurent Ozon fait fausse route. »

Dur désaveu public. La présidente du Front a été plus conciliante avec les propos de son père, quand ce dernier a dénoncé la « naïveté » du gouvernement norvégien, plus « grave », selon lui, que la tuerie elle-même. Sur Europe 1 :

« Si j'avais été en désaccord ou si ses propos m'avaient parus choquants, je l'aurais dit. »

« Elle ne veut pas donner des prétextes pour se faire allumer »
Laurent Ozon s'est-il fâché avec Marine Le Pen ? Rencontré lundi à Roissy, il reste très poli quand il parle de la présidente du Front qu'il continue d'appeler « Marine ». Pas de rancœur apparente.

Il tient à préciser que sa démission n'a rien à voir avec ses commentaires sur Twitter. Il dit que Marine Le Pen ne l'a pas viré, cela ne fait pas partie d'une « stratégie d'épuration ». Elle lui a juste demandé de ne pas en rajouter :

« C'est normal. Elle ne veut pas donner des prétextes pour se faire allumer. »

Il assure que c'est lui qui a décidé de partir parce que le FN ne lui convenait plus. Laurent Ozon a de grandes ambitions et elles ne pouvaient pas se réaliser dans le cadre (trop petit et stratégique) du Parti.

« Avec l'immigration, les sociétés deviennent instables »

Marine Le Pen a choisi Ozon pour imaginer son programme écologique (relocalisation des activités et fin de la grande distribution, notamment), mais il a une vision politique plus large et se sent investi d'une mission de sauvetage du pays : « Je ne perds pas de vue mes objectifs. »

L'homme a été proche des Identitaires, dont il aurait bien voulu être le candidat à l'élection présidentielle, selon Arnaud Gouillon (actuel candidat). Il ne souhaite pas être cantonné aux OGM.

Sur l'immigration, il a par exemple des idées radicales. Il souhaite que les flux « cessent », la « politique migratoire » n'étant qu'une stratégie pour « déstructurer » la société. A Rue89, il avait dit :

« Il faut des sociétés relativement homogènes culturellement pour rétablir la cohésion du tissu social […]. Avec l'immigration, les sociétés deviennent instables, elles ne peuvent pas se fixer et avancer dans une direction. »

« Je ne suis pas venu au Front pour pondre des notes »
D'une manière générale, et la Norvège n'est qu'un exemple, Laurent Ozon ne veut plus avoir à tourner sa langue dix-huit fois dans sa bouche avant de parler de ces idées. Il souhaite s'exprimer comme il l'entend :

« Marine Le Pen veut créer un mouvement majoritaire. Elle est dans une logique de communication et non pas d'analyse. Elle pense que ce n'est pas la bonne stratégie de relier le massacre de Norvège aux données migratoires. Que ce n'est pas pertinent.

De mon côté, je souhaite reprendre ma liberté de parole. »

Laurent Ozon, qui a un fort souci de cohérence, pensait qu'il pourrait « poser tous les débats » au sein du Front national. Il se rend compte des limites. Dès lors, cela ne vaut plus la peine pour lui d'assumer un engagement public :

« Je suis venu au Front pour faire de la politique, et non pas pour pondre des notes sur les gaz de schiste.

Ce boulot-là, construire le programme écologique du FN, est fait et si Marine Le Pen a besoin de précisions sur tel ou tel point, je serai à sa disposition. »

« Elle pense qu'elle peut gagner sur les questions économiques »

« Dans ce climat de tensions », Ozon souhaitait aussi aller beaucoup plus vite. S'il quitte le FN, c'est parce que le rythme politique ne lui convient plus, dit-il :

« Il va y avoir un krach boursier en septembre. Le calendrier s'est considérablement accéléré. La crise économique et sociale va être grave. Il va y avoir une convergence des catastrophes.

Le temps politique ne semble plus convenir. »

L'écologiste d'extrême droite pense qu'il y a urgence et qu'on ne peut pas continuer à « dérouler » tranquillement des argumentaires et des séquences politiques (éducation à la rentrée, etc) qui relèvent des « petits calculs d'agence de com » :

« Marine Le Pen pense encore qu'elle peut gagner cette campagne sur les questions économiques. »

« Au Front, tout le monde me dit d'attendre »

Encore un idéologue déçu par le cynisme du Front ?

« Ce n'est pas le cynisme du Front, mais de la politique en général. Non ce n'est pas ça, je suis d'un naturel pragmatique.

Mais au Front, tout le monde me dit d'attendre. Je n'en peux plus attendre. »

A la rentrée, un livre « chez un petit éditeur breton »

Le conseiller du FN va sortir un livre en septembre « chez un petit éditeur breton », il s'occupe en ce moment de sa distribution. Son passage au FN aura eu l'avantage de le faire connaître.

Finalement, à part quelques notes, que laisse-t-il au parti ?

« Sous les étoiles, pas grand-chose. »
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mer 17 Aoû - 12:33

Citation :
Les numéros deux du FN (4/4) : Louis Aliot, le mariniste LE MONDE MAGAZINE | 31.07.11 | 19h06 • Mis à jour le 31.07.11 | 20h44

16 janvier 2011, congrès de Tours du Front national : Jean-Marie Le Pen annonce les résultats de l'élection au comité central. Les élus montent sur l'estrade dans l'ordre décroissant du nombre de mandats qu'ils ont reçus. Le premier est Louis Aliot.

Un score dont il lâche ensuite qu'il "fait taire les cons". Il se place au centre de la scène et nombre d'élus lui serrent la main en rejoignant les rangs. Ce rituel discret témoigne que, loin du chaos médiatique, un nouvel homme fort s'est imposé au FN. Lorsque Marine Le Pen annonce bientôt son équipe, elle dévoile qu'il est titulaire d'une nouvelle fonction : vice-président chargé du projet. Nul ne doute : il est le numéro 2. Depuis quelques mois, les médias ont rendu publique sa liaison avec Marine Le Pen. Les intéressés n'ont guère apprécié et ne souhaitent pas se soumettre à la "peopolisation". Mais une ère nouvelle s'est ouverte pour le FN.

La date de naissance de Louis Aliot lui ressemble : 4 septembre 1969. C'est un post-soixante-huitard, ayant intégré des valeurs d'autonomie individuelle (divorcé, catholique non pratiquant) tout en les rejetant comme bases sociales (il a le goût de l'ordre, de l'autorité traditionnelle). 4 septembre 1870 : c'est la date de naissance de la IIIe République – autoritaire, laïque, patriote et sociale.

Issu d'un père et d'un grand-père plâtriers ariégeois, il est docteur en droit, avocat, numéro 2 d'un parti régulièrement annoncé au second tour de la présidentielle. Un processus d'ascension sociale typique de la IIIe République, et dont la mise à mal a nourri le vote frontiste. Aliot, homme du Sud, aime parler de ses dix ans comme troisième-ligne au rugby. Il a l'accent marqué. Il sait le mépris des "élites" pour ce "provincialisme". En politique, être sous-estimé par ses adversaires est une chance.

ENCARTÉ À 21 ANS


Le président du Front national (FN) Jean-Marie Le Pen serre la main du nouveau secrétaire général du parti d'extrême-droite, Louis Aliot, lors d'une conférence de presse pour annoncer le remplacement de Carl Lang, le 17 octobre 2005 à Saint-Cloud.AFP/MEHDI FEDOUACH[/b]

Avec lui, pour la première fois, le numéro 2 du FN est issu du lepénisme. Son grand-père paternel a eu des sympathies pour Pierre Poujade, que Jean-Marie Le Pen secondait. Son père, adepte d'un socialisme tranquille, bascule vers la droite nationaliste à son retour de la guerre d'Algérie. Sa mère est une rapatriée pied-noir d'Algérie de 1962, dont la famille, jadis communiste, a cru en de Gaulle en 1958, puis a soutenu la tentative de coup d'Etat en 1961. En 1965, l'Ariégeois et l'Algéroise militent ensemble en faveur de la candidature de Jean-Louis Tixier-Vignancour, coordonnée par Le Pen. En 1974, ils sont du 0,7 % d'électeurs qui votent Front national.

En 1986, Louis Aliot rejoint l'Union nationale interuniversitaire (UNI), un syndicat étudiant issu de la droite du RPR. Il fréquente les réunions chiraquiennes. A la présidentielle de 1988, sa mère l'amène à un meeting lepéniste. Il s'encarte en 1990 et découvre l'hétérogénéité du parti et comment le nom "Le Pen" en est le liant.

L'année suivante, il fait partie des 200 jeunes réunis pour l'université d'été du Front national de la jeunesse (FNJ). A 9 heures du matin, Roger Holeindre, le vieux compagnon de Jean-Marie Le Pen, procède au lever des couleurs. On se tient au garde-à-vous. Les ateliers de formation s'enchaînent : rédiger un tract, faire un discours, parler face à la caméra. Les étudiants sont notés. Aliot sort major.

Les années suivantes, il devient formateur. Il commence à monter dans un FNJ pris en main par le major 1990, Samuel Maréchal, gendre de Le Pen (il a divorcé de Yann en 2007) et père de Marion Le Pen, jeune candidate FN aux régionales 2010. Aliot rencontre à cette période Magali Boumaza (université de Galatasaray) : "Il avait à l'esprit la ligne qu'il applique aujourd'hui, narre la politologue. Il parlait de la République, de la laïcité, de la nécessité de combattre les communautarismes pour assurer le lien social. Mais il ne se sentait pas en rupture : il se définissait avant tout comme lepéniste. "

"COURAGEUX, INTELLIGENT, DÉVOUÉ… QUELQUEFOIS ASSEZ VIF"

En 1998, il est élu conseiller régional de Midi-Pyrénées. Quoique, de l'avis de ses ex-collègues socialistes, il prépare ses dossiers et s'abstienne de toute provocation, le travail d'élu le déçoit. Moins toutefois que la crise qui secoue le Front. Ayant intégré le conseil national, le "parlement" du parti, il y vit l'explosion du FN le 5 décembre 1998 (lire Le Monde Magazine du 23 juillet).

Révulsé d'huer et siffler son président, il rentre à Toulouse et écrit aux militants, les abjurant de demeurer fidèles. Le directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen, Bruno Racouchot, participe à la scission mégrétiste. Grâce à l'entregent de Maréchal, Aliot le remplace en janvier 1999. Cette nouvelle proximité l'émeut, il décrit un Le Pen "tout le temps de bonne humeur" et très au fait de l'histoire algérienne. En retour, le vieux chef le trouve "courageux, intelligent, dévoué… quelquefois assez vif".

Louis Aliot fait des allers-retours entre l'université de Toulouse, où il est chargé de cours de 1998 à 2005, et Montretout, la villa du clan Le Pen à Saint-Cloud. Attiré par l'idée monarchique, il consacre sa thèse au présidentialisme français. Il aime le droit et l'enseignement et imagine embrasser la carrière universitaire.

A l'université, nul ne l'a jamais entendu mélanger ses casquettes. Mais les réflexions du juriste nourrissent celles du politique. Il pointe le hiatus entre l'article 20 de la Constitution, qui prévoit que "le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation", et l'élection du président au suffrage universel direct introduite par le référendum de 1962. Sa solution, c'est la pratique référendaire. Ecrivant notes et discours pour Le Pen, coordinateur de la campagne présidentielle 2002, il introduit " la République référendaire " au cœur du programme.

"DÉDIABOLISATION"

Il entre au service de Marine Le Pen. Elle a relancé l'association Générations Le Pen, qu'avait fondée Samuel Maréchal. Aliot en prend le secrétariat général avec un but : former des cadres aptes à la "dédiabolisation". Lorsqu'elle est élue députée européenne, il devient son attaché parlementaire. La montée de "Marine" déplaît à beaucoup. Carl Lang et Bruno Gollnisch ne cachent pas leur scepticisme. Aliot remplace Lang au secrétariat général en 2005. On parle de putsch mariniste rampant, l'intéressée dément : "Louis est un proche de mon père avant d'être l'un des miens."

Les "historiques" se sentent dépossédés par la "dérive monégasque" qu'avaient fustigée les mégrétistes. Lang s'est encarté en 1978, à l'annonce de l'assassinat de François Duprat, le numéro 2 d'alors (lire Le Monde Magazine du 9 juillet). En 2009, Lang fonde le Parti de la France. Il considère que le Front s'est égaré : "Depuis 2007, le FN a fonctionné avec une structure de décision exclusivement familiale. Jean-Marie Le Pen présidait son mouvement qui était dirigé par sa fille. Aujourd'hui Marine Le Pen préside un FN dont le président d'honneur est son père et le vice-président son compagnon."

Aliot se forge une réputation de "stalinien", purgeant sans relâche le parti. Pour lui, les militants radicaux n'ont pas leur place dans un parti dont la ligne politique doit être seulement celle de son programme. Il lui paraît que si les radicaux représentaient la moitié des cadres avant la scission, ils ne sont plus que 5 % en 2011.

Dans les couloirs et sur Internet se répand l'accusation : Aliot serait l'homme du "lobby", un "sioniste" chargé de faire rentrer le FN dans le rang. Lui-même considère l'antisémitisme "délirant" et ne cache pas que son grand-père maternel est un juif algérien naturalisé français par le décret Crémieux (1870).

DÉMISSION PROPOSÉE SUITE AU "DÉTAIL" DE LE PEN

Il précise qu'il était athée, anticommunautariste et refusa d'être enterré dans un carré israélite. Aliot en est convaincu : l'ambiguïté antisémite n'a pas sa place au FN. Lorsque Jean-Marie Le Pen revient en 2008 sur le "détail", le secrétaire général reçoit des tombereaux de cartes de militants, qui disent s'être engagés par patriotisme et ne veulent pas se faire traiter de "nazis" par leurs voisins. Il publie un communiqué où il condamne implicitement la parole de son chef.

Le Pen, furieux, déclare que les cadres sont avec lui sauf ceux "directement concernés par les remous de ce problème". Aliot propose sa démission, mais le chef est trop fin politique pour ne pas comprendre ce que signifierait congédier l'insolent après cet esclandre. La purge des mégrétistes passée, nombre d'entre eux ont néanmoins réintégré l'entourage de Marine Le Pen. Ce sont les compétences qui comptent, et il est vrai que les "durs" de l'extrême droite ont souvent fourni les meilleurs cadres d'une famille politique qui en a toujours cruellement manqué.

Normaliser le parti, c'est aussi l'implanter. Aliot a choisi Perpignan. Il y a installé son cabinet d'avocat, depuis qu'avec l'appui de Roland Dumas il a endossé la robe. Pour Jean-Paul Alduy, sénateur et maire de Perpignan de 1993 à 2009, "quand Aliot prend la parole en conseil municipal, il est lisse. Il n'intervient que sur des sujets où il peut marquer sa différence de manière très positive. Il n'est pas dans une stratégie d'affrontement. Le FN vient chercher une implantation locale qui lui donne une légitimité nationale, alors même que ses scores locaux varient en fonction de la conjoncture nationale".

LABORATOIRE PERPIGNANAIS


Marine Le Pen et Louis Alliot devant un centre de rétention de l'île italienne de Lampedusa, le 14 mars 2011.AFP/CHRISTOPHE SIMON

Perpignan, "c'est environ 10 % de Gitans, 12 % de RSA, 18 % de CMU et un salaire moyen inférieur d'un tiers à la moyenne nationale, précise le sociologue Dominique Sistach (université de Perpignan). La vie politique y est moins structurée par les partis que par les clientèles, les familles catalanes et la soixantaine de loges". La ville a tout pour être un laboratoire du marinisme. La communauté pied-noir avait fait monter l'ancien chef de l'OAS-Métro Pierre Sergent à 46 % aux cantonales de 1989. Sa veuve soutient Aliot qui, en meeting, rend hommage à Bastien-Thiry, autre figure de l'OAS.

En revanche, quand un blog satirique et chevènementiste local l'interroge à propos des fondateurs du FN, Aliot met en avant Georges Bidault. Dont il précise le rôle dans la Résistance, omettant de rappeler qu'il fut de l'OAS, quitta le FN au bout d'une semaine et demanda d'y rester à un proche, l'ex-Waffen SS Pierre Bousquet. Le numéro 2 du FN rêve d'un parti qui lui eût toujours ressemblé.

Aux cantonales 2011, il espère devenir conseiller général d'une circonscription populaire. L'UMP municipale est passée dans le giron de la tendance "Droite populaire". Aliot en sourit : pour lui, ses membres sont, en privé, bien plus à l'extrême droite que lui. Son adversaire UMP est un transfuge du FN. Comme le disait Duprat, "l'électeur préfère toujours l'original à la copie" : Aliot fait 34 %, l'UMP n'est pas au second tour.

DEUX SCÉNARIOS POUR 2012

La gauche se mobilise et le PS passe de 18 % à 54 %. La stratégie de la droite a été suicidaire mais il a manqué au FN le report des voix d'une formation tierce. Vice-président du Parti radical de Jean-Louis Borloo, Jean-Paul Alduy voit dans cette élection un cas d'école qui légitime l'autonomie du centre. Le local est bien le laboratoire du national.

Selon Aliot, deux possibilités s'offrent au FN pour prendre le pouvoir. Soit le vieux rêve lepéniste de voir se refaire le scénario gaulliste d'une prise impromptue du pouvoir à la faveur d'une crise majeure. Soit l'excitation des forces centrifuges au sein des droites pour aboutir à une reconfiguration dont le FN serait le pivot.

Sur cette base, deux scénarios se présentent pour 2012. Si l'UMP gagne, le discours social et protectionniste de Louis Aliot, citant Jean Jaurès et Jean-Pierre Chevènement, lui fournit d'emblée un angle pour porter le fer. Si l'UMP perd, une fraction d'élus s'en détachera-t-elle pour bâtir un parti "marino-compatible" ? Ce serait la démonstration du bien-fondé de la stratégie suivie par les numéros 2 du FN depuis quarante ans : imposer ses thèmes, faire imploser le "système" et participer à la "course au pouvoir".


Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg



Parcours

Un cadre du parti issu du lepénisme
1969 Louis Aliot naît dans une famille " Algérie française ".
1986 Il milite dans un syndicat étudiant proche du RPR.
1990 Militant au FN, il est partisan d'une ligne de modération et modernisation.
1991 Il est major de l'université d'été du Front national de la jeunesse.
1998 Il est élu au conseil régional de Midi-Pyrénées.
1999. Jean-Marie Le Pen le nomme directeur de son cabinet.
2001 Coordinateur de la campagne présidentielle FN, il lance le thème de la " République référendaire ".
2002 Il devient secrétaire général de Générations Le Pen.
2005 Secrétaire général du FN, il est surnommé " Loulou la purge ".
2008 Il est élu conseiller municipal de Perpignan.
2009 Il perd son siège suite au retour aux urnes provoqué par la " fraude à la chaussette ". Il mène la liste FN Languedoc-Roussillon aux européennes.
2010 Il est élu conseiller régional Languedoc-Roussillon.
2011 Vice-président du FN en charge du projet, il est partisan d'une ligne anti-communautariste, sociale, souverainiste et dédiabolisée.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 18 Aoû - 11:02

Citation :
La tragédie grecque version FN : Mieux que les Chorégies d’'Orange ? Rédigé par Clémentine Baron, le mercredi 17 août 2011 à 17h27

Le fils d’un immigré polonais recruté par le parti pour « casser du gaucho », un intellectuel perdu entre les bras de la nouvelle dirigeante d’extrême droite et une amitié incongrue dans une France en perdition, voici la première trame narrative du prochain roman de Jérôme Leroy.

Le Bloc, à paraître en octobre chez Gallimard, se présente comme une dystopie politique, dans un futur qui pourrait être proche. Il raconte une France noyée dans les « émeutes urbaines » et dirigée par une blonde extrémiste, qui rappelle vaguement quelqu’un.

L’intrigue met en scène dans une jolie gamme de couleurs, toutes les vicissitudes du pouvoir où le poids de la morale et du sacrifice lutte pour faire pencher la balance. Les deux antihéros iront jusqu’au bout pour gagner une petite place au soleil ou les faveurs de la dirigeante, qu’importent les trahisons et les crimes.

Un roman sous le signe de la tragédie grecque, qui se veut « choc » et qui fera sans doute parler de lui. La question se pose de savoir jusqu’à quel point, surtout lorsque l’on connaît l’ouverture d’esprit des personnes visées.
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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Ven 19 Aoû - 16:22

Citation :
Extrême droite : la menace fantôme
Publié le jeudi 18 août 2011 à 07H01

Philippe Vardon président de Nissa Rebela (à gauche) mène le défilé en compagnie de Fabrice Robert (à droite) président du « Bloc identitaire », le 27 janvier 2008 à Nice, lors de la Nissart pride, marche pour la défense de la culture et des valeurs niçoise. Environ 150 personnes ont défilé derrière Philippe Vardon, tête de liste de la liste d'union et de rassemblement des identitaires, régionalistes et patriotes Nissa (Nice identité sécurité solidarité action) pour les élections municipales 2008 de Nice. (Photo doc Eric Estrade)

Faut-il craindre un attentat d'un militant nationaliste radical alors que le Var et Toulon étaient sécoués voilà 25 ans par plusieurs attaques ?
À trop se focaliser peut-être sur les milieux islamistes, aucun service de police en Europe n'a vu venir la double attaque terroriste du Norvégien Anders Behring Breivik, ce «chrétien», «conservateur», pour reprendre ses propres termes, auteur d'un attentat à la bombe, suivi d'une fusillade qui ont causé la mort de près de 80 personnes vendredi 22 juillet.
On suspectait le moindre barbu d'être un fou de dieu en puissance, et c'est finalement un « croisé » rasé de près qui a commis l'impensable, l'innommable !

Le Var exposé ?

Sans céder à la psychose, le drame norvégien soulève une question : doit-on craindre en France un attentat d'extrême droite ? On se souvient alors du défilé du 14 juillet 2002 - hier pour ainsi dire - et de la tentative d'assassinat du président Jacques Chirac par Maxime Brunerie, à l'époque un jeune paumé proche du groupuscule d'extrême droite Unité radicale.
Le Var, département où le Front national réalise parmi ses meilleurs scores, est-il davantage exposé ? Les efforts de Marine Le Pen pour dédiaboliser son parti pourraient ne pas plaire en effet aux plus radicaux de ses électeurs et pousser ces derniers dans les bras de mouvements violents. Il n'y a pas si longtemps, 25 ans tout juste, le Var avait ainsi été le théâtre d'une vague d'attentats (lire ci-dessous) à caractère raciste. À Toulon, Fréjus, Draguignan, plusieurs établissements fréquentés par des Maghrébins, ainsi que des permanences de SOS Racisme avaient été la cible d'attentats à l'explosif. Parmi les auteurs présumés, figurait Claude Noblia, dissident du Front national et fondateur du mouvement « SOS France ».

L'après Brunerie

Interrogé sur ce point, Frédéric Boccaletti, secrétaire départemental du Front national dans le Var, se veut rassurant.
Condamnant sans aucune réserve le drame d'Oslo, le numéro un du FN varois affirme : «Honnêtement, nous n'avons pas eu à exclure de militants radicaux. Les seuls que j'ai virés étaient des crétins, dangereux politiquement (...) Les groupes de skin head qui venaient se greffer aux manifestations du Front national ont disparu. Quant aux mouvements identitaires, ils se sont complètement asséchés.»
Aucun risque d'attentat donc ? «J'espère qu'en France on est à l'abri» répond Frédéric Baccaletti.
Et d'ajouter : «Je crois que le geste de Maxime Brunerie a calmé les groupes identitaires. Ça a mené certains de leurs responsables à réfléchir aux conséquences de leurs discours auprès des jeunes.»
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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 20 Aoû - 10:00

Nolwenn Le Blevennec, Rue 89 a écrit:
Portrait d'une jeune pousse du FN : Julien Rochedy
Philosophe propre sur lui, le porte-parole du Front national de la jeunesse se dit « en adéquation avec la jeunesse française ».

Il ne veut pas s'installer à la terrasse du Starbucks. Pour des raisons politiques ?

« Disons que c'est culturel, et que le culturel englobe le politique. »

Julien Rochedy est gratiné. Pas de doutes, voilà un mec d'extrême droite.

Finalement, il opte pour le Bar américain. On lui fait remarquer l'incohérence, il rit sans conviction. Il pose sur la table BlackBerry et cigarillos Sweet Filters. Quand il se tait, il a l'air d'un étudiant lambda en école de commerce.

Nous sommes fin juillet, dans le centre de Lyon. Julien Rochedy est « descendu » en ville pour terminer ses cartons. Il déménage bientôt à Paris, dans un quartier chic : l'année prochaine, il bossera à plein temps au Front.

« Je n'ai pas peur de Benjamin Lancar »

Le cadre du FNJ a grandi à Tournon-sur-Rhône, une ville d'Ardèche de 10 000 habitants. Son père comptable se fiche de la politique, sa mère dans les assurances sert une « vulgate humaniste du genre de “Plus belle la vie” ».

Il dit qu'il s'est construit politiquement en lisant de l'Histoire et de la philosophie. Et à l'université : à Lyon-III, fac de Bruno Gollnish, il étudie les sciences politiques et côtoie les frontistes dans les couloirs. Un temps, il est proche du Mouvement social et patriotique de Grégory Gennaro.

Convaincu par Marine Le Pen, il a été propulsé, après le congrès de Tours, à la direction nationale du Front national de la jeunesse (FNJ), en charge de la formation politique des jeunes.
En juin, il est devenu porte-parole. Nathalie Pigeot, nouvelle présidente du FNJ, l'a appelé. Elle lui a dit :
« Tu passes à LCI demain. » (Voir la vidéo)
Test réussi : Lancar ne lui a pas fait peur, il n'a pas tremblé. On sent qu'il aime déjà ça quand il dit :

" En fait, le maquillage, c'est trop déstressant. »

L'année prochaine, cela devrait continuer. Pour être au point sur les plateaux à venir, il étudie l'économie. Il lit « Crise, krach et collapsus » de David Mascré, le nouvel intello du Front (autre ouvrage connu : « Des barbares dans la cité. Réflexions autour du meurtre d'Ilan Halimi »).
« Je peux prendre n'importe qui en débat »
Pourquoi Nathalie Pigeot a pensé à lui ?

« C'est à elle de vous le dire. »

Sa tête ? Julien a un physique de télé. Quand il vivait à la campagne, il avait une boucle d'oreille et des cheveux rasés. Un look gitan. Mais « ça ne passait pas vraiment à Lyon ». Il porte maintenant des chemises et ses cheveux font des vagues.
Il dit qu'il « attire » parce qu'il est loin de la caricature « des skinheads qui ratonnent les Arabes ».

« J'ai une tête en adéquation avec la jeunesse actuelle. L'apparence compte beaucoup, mais cela ne suffit pas. Si j'avais juste une veste et des cheveux longs, on se dirait : “C'est qui ce connard ? ” »

Julien Rochedy a aussi un cerveau :

« Avant ma gueule, la rhétorique. Je peux prendre n'importe qui en débat. »

« Le Pen embrasse les juifs français de tout son cœur »

C'est pour cette raison qu'il est en charge de la formation. Julien Rochedy sait amener les idées.

« Je présente le programme de façon positive et respectable. »

Lors des huit dernières actions régionales FNJ, il a animé un atelier « Comment convaincre ». Il le fera également pour l'université d'été du FNJ du mois de septembre, où il prononcera un discours.

« Nous allons faire des fiches pédagogiques. Nous voulons que tous les militants puissent faire passer les idées du Front correctement. Nous manions de grandes idées métaphysiques, et ça amène à dire parfois de grandes conneries. »

Sur le « détail de l'Histoire », par exemple, il est prêt à répondre. Selon lui, Le Pen a organisé une conférence de presse, deux jours après le dérapage :

« En tant que porte-parole, je porterai toujours ce discours dans ma poche. Il y embrasse les juifs français de tout son cœur. »

« La culture française, c'est la jupe »
Pour nous convaincre que l'immigration musulmane est un problème, il prend des exemples concrets :

« L'immigration musulmane altère notre culture. Imaginons que tout d'un coup la moitié des populations soient voilées. La culture française, c'est le sourire, la féminité, la jupe. »

Mais le poids du religieux diminue, non ?

« Ça, c'est un point de vue hypocrite : vous n'avez pas de problème avec les musulmans tant qu'ils ne sont pas musulmans. C'est ça le respect des gens ? Moi, je respecte le musulman croyant et religieux.

L'islam est une religion englobante culturellement. La religion dicte une façon de voir les choses. C'est une naïveté, une vanité de l'occidental laïc de le nier. »

C'est nous – notre photographe Audrey Cerdan et moi – qui sommes intolérantes.


La défaite de 1940, Mai 68… décadence !

Au fur et à mesure, sous ces agilités, on découvre une rhétorique à l'opposé du look branché. Tout à fait dans la ligne de l'extrême droite la plus radicale et classique.
A 20 ans, Julien Rochedy a écrit un essai philosophique, « Le Marteau », qui développe « un point de vue nietzschéen » et passe « les valeurs modernes au crible ». Il a eu l'occasion de l'offrir à Eric Zemmour : en octobre dernier, ils ont pris un café rapide avec un ami commun.
Julien Rochedy pense que la société ne propose plus rien. L'homme est un consommateur :

« C'est ma sortie du samedi, mon cœur, mon cul. »

Les hommes doivent être attachés à quelque chose de plus grand qu'eux, comme la nation, sinon ils virevoltent et tombent dans le vide et le détestable. Ils pensent qu'à force de le nier les hommes vont se replier sous des bannières communautaires et se battre.

Dans son livre, il évoque aussi la « mythification » de la Shoah (dont il ne remet pas en cause l'existence) :
« Son prosélytisme même (multiplication de livres et de films traitant de son sujet) ainsi que son intolérance (interdiction formelle de ne pas
croire en elle) font penser à une religion encore vivace et jeune, à la fois naïve et dure, tendre et certaine […]. » (Télécharger un chapitre du « Marteau » sur la Shoah)

Quand est-ce que la société a commencé à aller mal ? La décadence vient d'un « esprit du temps » né de la défaite de 40 et de la génération 68. Les valeurs traditionnelles ont été « renversées ». L'expression « esprit du temps » empruntée à Hegel et Heidegger est l'une de ses favorites. Il dit aussi beaucoup « truisme ».

« Maurras n'est pas antisémite »

Chez lui, à part la bouteille de Manzana vide et quelques posters sans originalité (« Le Baiser », un couple s'embrasse sur les marches de Montmartre), tout est politique.

Dans ses cartons de déménagement, trois portraits (Sacha Guitry, Nietzsche et Céline) et des livres : « Louis XIV » de François Bluche et « La Volonté de puissance » de Nietzsche. Rien de très sulfureux, même s'il sous-entend (par provocation ? ) que dans les autres cartons, ceux qui sont fermés, on trouverait des choses plus marrantes.

Sur sa table basse, plusieurs numéros de « La Nouvelle Revue d'histoire » dirigée par Dominique Venner, l'un des fondateurs du GRECE. Il a lu Charles Maurras ? « Oui, Marx aussi. » De Maurras il dit que ce n'est pas ni antisémite, ni antijuifs, « c'est de l'antijudaïsme ».

A part ça, Julien Rochedy vient de finir un roman « monumental, l'un des plus beaux au monde » de 1300 pages de l'écrivain fasciste Lucien Rebatet, « Les Deux Etendards » :

« Il souffre de la réputation sulfureuse de son auteur, alors qu'il ne parle
absolument pas de politique ou d'antisémitisme, mais d'amour et de religion. »

« Tous les philosophes sont pour la peine de mort »

Julien Rochedy est aussi très réactionnaire sur les questions de société. Les femmes sont « gorgées » d'idées sur l'avortement et ne se rendent plus compte ce qu'elles font. Sur la peine de mort, il n'a aucun doute :

« De Platon à Heidegger, ils sont tous pour la peine de mort, sauf quelques illuminés des Lumières. »

Il faut responsabiliser les meurtriers et les délinquants et ne pas leur chercher des excuses.

Il est anti-psy, bien sûr.

« J'aime pas trop les gens qui vont voir les psys. Je suis assez d'accord avec Michel Onfray sur Freud là-dessus. Je crois aux concepts freudiens, mais l'idée qu'on puisse guérir en parlant, je n'y crois pas.

Il y a un côté très égocentrique dans la psychologie. On en revient au nombril. »

« J'essaye de m'améliorer sans arrêt »

Et cette façon de soigner son apparence, rien à voir avec un « ego trip » ? Julien Rochedy fait du jiu-jitsu brésilien et du sport en salle.


« Il y a une différence entre le nombril et l'être. La philosophie grecque, c'est essayer de se dépasser soi-même. Et pour autant, il n'a pas de nombril au sens égocentrique. S'il doit aller mourir pour la Cité demain, il le fera. » (Ecouter le son)


Il admire aussi le peuple serbe. Le bracelet noir tressé-noué qu'il porte à la main droite n'est pas une coquetterie, comme on l'a cru au début, mais un hommage :

« C'est un bracelet traditionnel, un geste de solidarité pour les Serbes du Kosovo. J'ai pas mal d'amis là-bas. C'est un peuple de résistance, beau et insoumis. »
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 21 Aoû - 10:10

Citation :
Des actes islamophobes relevés à Nice AFP Mis à jour le 02/08/2011 à 20:12

Une enquête a été ouverte pour "incitation à la discrimination et à la haine raciales" après que des identitaires niçois ont apposé des affichettes à caractère islamophobe sur des plaques de noms de rue près d'un lieu de culte musulman de Nice. Dans la nuit de dimanche à lundi, premier jour du ramadan, des militants de Nissa Rebela avaient rebaptisé trois rues adjacentes à ce lieu de prière du centre-ville "rue de la Lapidation", "rue des Frères musulmans" et "rue de la Burqa".

"Le quartier Notre-Dame est devenu une véritable zone de non-droit, à commencer par la rue de Suisse (dans laquelle se trouve le lieu de culte, NDLR) où les prières bloquant la rue ont repris", a argué Philippe Vardon, président de Nissa Rebela, sur le site internet de sa formation. La ville de Nice a indiqué qu'elle avait l'intention de porter plainte contre le groupe d'extrême-droite. "Ces actes scandaleux, en plus de causer des troubles à l'ordre public, constituent des propos de provocation à la haine raciale et à la discrimination", a-t-elle déclaré dans un communiqué transmis à la presse locale.

Nissa Rebela avait déjà tenté en mars d'organiser un "apéro porchetta-rosé" dans le quartier, mais la préfecture s'y était opposée, évoquant une demande de manifestation trop "tardive". Le groupuscule d'extrême droite avait défrayé la chronique en 2005 en organisant des distributions, pour les plus démunis, de soupe au cochon qui excluaient de fait les personnes de confession musulmane et juive. La petite mosquée de la rue de Suisse est par ailleurs au centre d'une bataille juridique depuis plusieurs semaines, après que la mairie a décidé de préempter la vente du local qui l'abrite, ce à quoi l'association Al-Baraka qui le gère s'oppose.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Lun 22 Aoû - 14:39

Citation :
Le Front national et l’international : quels discours pour quelles stratégies ? 22 juin Par Magali Balent, chercheur associée à l’IRIS

Dans une biographie consacrée à Marine Le Pen, Caroline Fourest et Fiammetta Venner, analysant les prises de position du FN depuis l’élection de sa nouvelle Présidente, ont soutenu qu’en matière de géopolitique, « le discours du Front national n’a ni vision, ni colonne vertébrale », puisque « par définition, l’international n’est pas le fort des nationalistes » . Une telle affirmation peut apparaitre comme légitime aux yeux du grand public dans la mesure où le nationalisme est très souvent perçu comme une simple attitude de repli national. Elle n’en demeure pas moins surprenante de la part de deux spécialistes de l’extrême droite tant elle révèle une méconnaissance de ce qu’est le nationalisme en général, et celui du Front national en particulier.

Il semble d’abord que nos deux spécialistes méconnaissent la prétention à l’universel qui anime tout nationalisme, et plus encore le nationalisme français, reflet d’une croyance intangible en la supériorité nationale. C’est cette prétention qui invite les partis nationalistes à investir leur nation d’une mission providentielle et à se doter d’une vision du monde extérieur dans lequel il replace celle de leur nation. Pour le FN, la France doit assumer sa mission internationale, que lui dicte son statut de plus vieille nation du monde (avec la Chine) et de fille ainée de l’église. Elle doit de ce fait se faire l’avocat de la cause des chrétiens dans le monde ainsi que des nations. A l’égard de ces dernières, Jean-Marie Le Pen avait d’ailleurs précisé en 2001 qu’il œuvrerait « au plan diplomatique dans les enceintes internationales et par des actions spécifiques pour que le fait national soit reconnu comme fondateur de l’ordre international » . Voilà pourquoi le FN se préoccupe dès l’origine du rayonnement international de la France et s’est doté, sous l’impulsion de Bruno Mégret à la fin des années 80, d’une politique étrangère chargée de perpétuer l’influence de la France dans le monde et de permettre au pays de tenir son rang. L’espace de la francophonie et l’Outremer, auxquels le Front national reste fondamentalement attaché, constituent pour ce faire autant de relais d’influence.

En outre, les propos de Caroline Fourest et Fiammetta Venner apparaissent pour le moins réducteurs, dans la mesure où ils laissent croire que le nationalisme se désintéresserait par définition des évolutions extérieures pour se focaliser exclusivement sur le devenir intérieur de la nation. Or cette distinction est toujours restée floue dans le programme du FN entièrement consacré à la survie identitaire de la nation, cet objectif justifiant à ses yeux de se préserver tout autant des ennemis intérieurs (les immigrés) qu’extérieurs (le mondialisme et les Etats-Unis), par ailleurs souvent associés dans son discours. Aussi le parti a-t-il toujours accordé une importance stratégique à la géopolitique afin de concevoir un réseau d’alliances protectrices pour la France, déterminant ses choix au gré des besoins nationaux et des rapports de force internationaux. Si au temps de la guerre froide, le parti s’est associé aux causes anticommunistes (expliquant son soutien aux dictatures militaires latino-américaines puis à Israël contre le monde arabe prétendument complice du communisme), il promeut depuis les années 90 l’alliance avec les pays qui défient le « Nouvel ordre mondial » (l’Irak, la Serbie et plus récemment la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo). Par ailleurs, il a toujours défendu l’idée que la puissance internationale était le meilleur remède contre la perte d’indépendance nationale, prélude à la disparition de la nation. Or cette politique de puissance exige là-encore la coopération internationale et une attitude nationale offensive afin de faire prévaloir les intérêts de la nation dans le monde. La lutte contre l’impérialisme américain, sur le plan culturel et économique, ou en faveur de la sortie de l’OTAN procèdent de cette intention.

Il reste, et cela est peu contestable, que la géopolitique ne passionne guère les électeurs du FN davantage préoccupés par les sujets qui influencent directement leur quotidien, au point de laisser supposer que le parti aurait délibérément ignoré les relations internationales du fait de l’indifférence de son électorat. Or c’est oublier la dimension symbolique que joue la diplomatie pour tout candidat à la présidentielle soucieux de prouver sa stature internationale. Marine Le Pen ne visait pas autre chose lorsqu’elle convoqua en avril 2011 au siège du parti la presse étrangère pour présenter sa vision du monde. En effet, cette conférence de presse était destinée à démontrer à son électorat non seulement l’audience de ses idées à l’étranger, mais encore sa compétence internationale, source de légitimité politique.

Ainsi, s’il est vrai que l’intérêt du FN pour les relations internationales est largement dicté par des préoccupations nationales, il n’en demeure pas moins que le parti n’a jamais ignoré le monde extérieur, le percevant à la fois comme un espace influent sur le devenir national et une scène nécessaire au rayonnement français. Il s’est ainsi doté d’une vision des relations internationales qui puise dans le vieux fonds de la pensée d’extrême droite et la théorie réaliste des relations internationales qui attribue une place déterminante aux Etats-nations dans le jeu mondial.

(1) C. Fourest et F. Venner, Marine Le Pen, Paris, Grasset, 2011, p. 200
(2) J.-M. Le Pen, « Le candidat de la France redevenue berger et étoile pour un troupeau de nations que la peur envahit », National Hebdo, 27 septembre 2001.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mar 23 Aoû - 15:00

Citation :
Marine Le Pen fait le ménage Olivier Beaumont

La commission des conflits du parti statue aujourd’hui sur l’exclusion d’une dizaine d’adhérents.

Yvan Benedetti, conseiller municipal de Vénissieux (Rhône), est accusé d’avoir déclaré être « antisioniste, antisémite et antijuif ». |

L’opération mains propres lancée par Marine Le Pen pour tenter d’en finir avec les clichés extrémistes laissés par son père se poursuit, mais elle continue aussi de faire des vagues. Ce matin, au siège du Front national, la candidate à l’élection présidentielle convoque une dizaine d’adhérents devant la commission des conflits, trois mois après une précédente session qui avait abouti à l’exclusion d’une quinzaine de cadres jugés proches de son ancien rival à la présidence du parti, Bruno Gollnisch.

Aujourd’hui, la commission examinera notamment le cas d’Yvan Benedetti, conseiller municipal de Vénissieux (Rhône), proche de Gollnisch et ancien dirigeant du groupuscule d’extrême droite l’Œuvre française. Il est accusé d’avoir déclaré être « antisioniste, antisémite et antijuif » sur le site Internet Trans-Europe-Extrêmes, tenu par des étudiants de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille. « C’était de l’humour et du sarcasme », s’est défendu Benedetti, tout en qualifiant la commission des conflits de « tribunal révolutionnaire » qui « s’inscrit dans une véritable purge » pour « isoler et marginaliser Bruno Gollnisch ». Tandis que ce dernier parle « d’accusations qui ne reposent sur rien de sérieux ».
« C’est injuste et surtout d’une profonde mauvaise foi », s’emporte de son côté Steeve Briois, secrétaire général du Front national. « Il y a des faits contre lui et la commission va justement lui donner l’occasion de se défendre », argue-t-il, tout en rejetant les accusations de « purge ». « Depuis que j’ai pris la tête du secrétariat général en janvier dernier, dix-sept secrétaires départementaux ont été remplacés dont treize avaient parrainé Marine pendant la campagne interne, se défend-il. Si on avait eu la volonté de favoriser un clan, on s’y serait pris autrement ! »

« Dédiaboliser le Front »

D’ailleurs, un « mariniste » figure lui aussi parmi les militants convoqués ce matin par la commission des conflits. Son nom? Thierry Maillard, candidat du Front national aux dernières élections cantonales à Reims, où il est même arrivé en tête au premier tour. Le parti lui reproche de s’être mal conduit auprès de journalistes locaux pendant cette campagne… mais pas seulement. Le réseau France nationaliste, dont il se présente comme le porte-parole, est également à l’origine d’une affiche utilisant la photo d’un jeune adolescent blond emprunté à un document des jeunesses hitlériennes de 1939… Sur le blog de ce même réseau, Maillard a récemment rendu hommage à Jean-Marie Bastien-Thiry, fusillé en 1963 après deux attentats manqués contre le général de Gaulle. Bref, un soutien bien gênant pour celle qui, en privé, assure être « arrivée presqu’au bout de son entreprise de dédiabolisation du Front ».

Le Parisien

Citation :
FN: Steeve Briois et Laurent Brice auraient fait partie de l'Œuvre Française13 Juillet 2011 Par David NOEL

C'est le site Préférence nationale, un site d'analyse, de décryptage et d'observation de l'extrême droite qui le révèle : Steeve Briois, secrétaire général du FN, conseiller municipal d'Hénin-Beaumont et conseiller régional, ainsi que son bras droit Laurent Brice, secrétaire départemental du FN du Pas-de-Calais et conseiller municipal d'Hénin-Beaumont auraient fait partie de l'Œuvre Française.

L'Œuvre Française est une organisation d'extrême droite ultranationaliste fondée par Pierre Sidos, un militant d'extrême droite né en 1927, ancien du francisme de Marcel Bucard, fils de François Sidos, membre des Jeunesses Patriotes, collaborationniste et haut responsable de la Milice, fusillé en 1946.
Après la guerre, Pierre Sidos a fondé successivement le mouvement d'extrême droite Jeune Nation, puis, après son interdiction, le parti nationaliste. Emprisonné pour ses activités à l'OAS, Pierre Sidos a participé à la fondation du mouvement Occident avant de fonder l'Œuvre Française en 1968.

L'Œuvre Française est une organisation ultra-nationaliste nostalgique du régime de Vichy et du nazisme. Comme les Chemises Noires de Mussolini, les membres de l'Œuvre Française arborent un uniforme : ils portent la chemise bleue et font le salut nazi. A la place de la croix gammée, ils arborent des drapeaux à la croix celtique.
Dans les années 90, Pierre Sidos s'est rapproché du FN et certains membres du parti de Jean-Marie Le Pen ont eu la double appartenance FN/Œuvre Française (la double appartenance est théoriquement interdite dans les statuts du FN). Jean-Marie Le Pen a fermé les yeux et s'est servi de ces militants qui ont investi le service d'ordre du FN, le DPS et participent aux défilés du 1er mai et aux meetings du FN.

Durant la campagne interne, l'Œuvre Française, comme le journal Rivarol, ont soutenu Bruno Gollnisch. Ce sont des militants gollnischiens de l'Œuvre Française qui ont animé le site des Jeunes avec Gollnisch et lancé le magazine Droite Ligne pour concurrencer le magazine mariniste Nations Presse Magazine.

Plusieurs photos de militants FN de l'Œuvre Française candidats aux cantonales ou conseillers régionaux, comme celle d'Alexandre Gabriac faisant le salut nazi ont circulé sur internet relativisant fortement la fable de la dédiabolisation du FN chantée par Marine Le Pen sur les plateaux de télévision. Décidée à jouer la carte de la modernité tout en éliminant des cadres de la tendance gollnischienne, Marine Le Pen et sa garde rapprochée ont fait le ménage et exclu Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti, secrétaire départemental adjoint du FN du Rhône pour incompatibilité avec la stratégie de «dédiabolisation» impulsée par Marine Le Pen. Yvan Benedetti avait déclaré être "antisioniste, antisémite et anti-juif" dans une interview à des étudiants d'une école de journalisme. Au total, une quinzaine de militants gollnischiens auraient été mis à la porte, temporairement ou définitivement.

Un de ces militants s'appelle Christophe Georgy. Ce responsable du DPS (service d’ordre du FN) pour la zone « Grand Est » a été candidat à plusieurs élections sous l’étiquette FN, la dernière fois aux régionales de 2010. Accusé de double appartenance FN/Œuvre Française et d’animer un site et un bulletin de liaison à la gloire de Léon Degrelle, leader du mouvement rexiste - un mouvement collaborationniste belge - et engagé volontaire sur le front de l'Est dans la division SS Wallonie, Christophe Georgy a été suspendu du FN pour six mois.

Dans sa réponse que s'est procurée le site Préférence nationale, Christophe Georgy nie contre toute évidence son appartenance à l'Œuvre Française alors que le site d'informations antifascistes REFLEXes publie une photo datant de 2009 où on voit Christophe Georgy animer la première réunion de l'Œuvre Française à Dijon, en présende de Pierre Sidos et Yvan Benedetti.
Georgy nie également être l'animateur du site des amis de Léon Degrelle : "Si j'ai écrit dedans, cela reste à prouver. Jamais mon nom n'apparaît. On ne peut faire aucun lien entre ce blog et moi" écrit-il dans une phrase qui résonne comme un aveu.

Accusé de sympathies nazies, le militant exclu du FN renvoie Marine Le Pen à ses contradictions : "il m'étonnerait beaucoup qu'un jour, on puisse produire des photos de moi au côté d'anciens SS. Des photos, comme par exemple, madame le président, ou vous vous pavanez avec l'ancien nazi, le SS Franz Schönhuber". De fait, Franz Schönhuber a été député européen d'extrême droite entre 1989 et 1994 et a siégé dans le même groupe que Jean-Marie Le Pen qu'il admirait. Des photos de Marine Le Pen aux côtés de Franz Schönhuber peuvent facilement être trouvées sur internet.

On apprend surtout, dans la lettre incendiaire de Christophe Georgy que Steeve Briois et Laurent Brice auraient fait partie de l'Œuvre Française. Georgy évoque une réunion de l'Œuvre Française le 25 juillet 1993 à Rancourt, dans la Somme à laquelle assistaient Steeve Briois et Laurent Brice.

Ces révélations à prendre toutefois avec des pincettes seraient très graves pour les deux cadres frontistes, si elles sont avérées. Si le FN ne remet pas officiellement en cause le régime républicain, il n'en va pas de même de l'Œuvre Française, organisation fasciste et antisémite violemment hostile au système démocratique.
Marine Le Pen enquêtera-t-elle sur les sympathies fascistes supposées de son secrétaire général et d'un de ses secrétaires départementaux les plus proches ?

Si MM. Briois et Brice ont effectivement appartenu à l'Œuvre Française, cela signifie qu'ils ont menti aux électeurs sur leur passé en leur cachant leur appartenance à une organisation fasciste. Ils n'ont plus leur place au conseil municipal ni au conseil régional et ils doivent démissionner de leurs mandats.(...)
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mer 24 Aoû - 14:20

Citation :
A Saint-Jean plus qu'ailleurs, l'extrême-droite prospère : Ne laissons pas faire !!!

Le collectif 69 de vigilance contre l'extrême-droite tient à sensibiliser les habitant-e-s de Saint-Jean sur cette question.

En effet, les " identitaires " du groupe "Rebeyne !" (groupuscule d'extrême-droite) y sont particulièrement actifs et implantés, comme le montre le rassemblement qu'ils ont organisé place Saint-Jean le 14 mai dernier - ayant donné lieu à un déferlement de violence et de haine raciste (slogans islamophonbes, saccagfes de restaurants kébabs, saluts nazis...) - ou comme le prouve encore l'ouverture en octobre dernier du local " La Traboule " en plein Saint-Jean, entre le 3/5 et le 5 Montée du Change, d'où ils diffusent leur idéologie rétrograde et s'entraîne à la boxe notamment.

Qui sont les " identitaires lyonnais " utilisateurs de ce local ?

Le groupuscule " Rebeyne ! " est une déclinaison locale du " Bloc Identitaire " - parti politique fondé en 2003 et présidé par Fabrice Robert, ex-dirigeant d' " Unité Radicale " - (organisation d'extrême-droite antisémite dissoute en 2002 pour " propagation d'une idéologie raciste tendant à encourager la discrimination, la haine et la violence " ).

" L'idéologie identitaire "

Leur rhétorique consiste à utiliser le concept subtil d'identité pour s'affranchir de tout préjugé raciste. Ainsi, selon leur conception raciale raciste de l'identité - c'est à dire une Europe blanche (et chrétienne) - l'extra europpéen n'a pas sa place en Europe car les différences culturelles seraient de nature à provoquer un délitement des identités, autrement dit l'absorption d'une identité au profit d'une autre.

En conséquent, " chaque peuple doit pouvoir s'épanouir sur sa terre " comme on peut le lire sur leur site. Il s'agit là d'une conception " éthno-différencialiste " conduisant à refuser tout multiculturalisme ou mixité.

Factuellement, cela donne donc "les nôtres (les blancs) avant les autres (les non-blancs), selon les mots du président du " Bloc Identitaire " . Leur fameux slogan " 0% raciste, 100% identitaire " censé les " dédiaboliser " est donc à mille lieux de la réalité.

Selon leur conception, les musulmans représentent donc les " envahisseurs " à combattre et face auquel il convient de " résister " et de se " défendre " !

Ne les laissons pas propager leurs idées nauséabondes !

Appel à témoignages

Etant donné les graves agressions qui ont lieu depuis plus d'un an dans le quartier Saint-Jean, le Collectif 69 de Vigilance appelle les habitant-e-s, les commerçant-e-s, employé-e-s, associations du quartier et toutes autres personnes ayant connaissance d'informations concernant les "identitaires", leurs agissmeent s dans le quartier de Saint-Jean, à nous adresser leurs témoignages sur le mail du collectif (apa69(at)riseup.net) ou en appelant la mairie du 5ème arrondissement au 04-78-42-13-81, et ce afin de faire dissoudre l'organisation des "identitaires", de faire fermer leur local et d'obtenir la fin des agressions physiques commises par ces individus.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 25 Aoû - 12:16

Citation :
Le concert du ramadan à la mairie de Paris fait des vagues l'AFP

La mairie de Paris a décidé de maintenir dans ses murs mercredi 24 août au soir l'organisation d'un concert du ramadan, en dépit des critiques faites au nom de la laïcité par ses détracteurs, de droite et d'extrême droite, qui dénoncent une manifestation cultuelle.
Les premiers à demander l’annulation de cette soirée musicale ont été les députés UMP Jacques Myard et le conseiller de Paris Nouveau Centre Jérôme Dubus, la semaine dernière.

Le préfet entre dans le jeu

Peu après, le préfet de la région Ile-de-France, Daniel Canepa, a écrit au maire de Paris Bertrand Delanoë (PS), lui disant que sa « décision d’organiser une soirée à caractère cultuel » semblait « contraire au principe de neutralité des services publics » à l’égard des religions. Il lui demandait dans le même courrier de préciser les « modalités de financement » de cette soirée.

Le maire a répondu que cette soirée, « organisée traditionnellement par la ville tous les ans depuis 2001″, ne constituait « pas une manifestation cultuelle ». Il ajoute que la date du 24 août « ne correspond à aucune fête religieuse musulmane », que l’événement n’a pas de « caractère rituel », qu’il « s’agit donc d’une manifestation à caractère artistique et festif ». « Il n’y aura aucune prière ou prêche religieux », insiste-t-il. Le ramadan, qui correspond au neuvième mois du calendrier lunaire, a commencé cette année le 1er août.

Soutiens aux fêtes traditionnelles

La ville souligne qu’elle « participe à des manifestations traditionnelles concernant les différentes confessions ou communautés représentées à Paris », citant Hanouka, le nouvel an chinois, Vesak (fête bouddhiste), le nouvel an berbère et l’arbre de Noël. La mairie ajoute qu’elle prend en charge sur son budget les frais de la soirée – soit 29.748,89 euros pour le buffet et 69.651,50 euros pour le concert – et conclut que son organisation n’a « nullement porté atteinte au principe de laïcité ou à l’interdiction de subventionner les cultes ». L’échange de courriers avec la préfecture s’est arrêté là.
La Grande Mosquée de Paris a également estimé que ce concert n’avait pas de caractère religieux.

Dans la soirée de mercredi, des militants des groupes d’extrême droite Projet Apache et Bloc Identitaire ont collé des affiches dans le quartier de l’Hôtel de Ville montrant un portrait de Delanoë assorti d’une citation qui lui est faussement attribuée : « Aujourd’hui les Parisiens sont sans logement, les Français n’ont plus d’argent, les Européens voient leur avenir foutre le camp… Moi, je préfère dépenser pour le ramadan ».

Quant au Parti de Gauche (PG), il a publié mercredi 24 août un communiqué estimant que « cette façon d’agiter le mot laïcité exclusivement contre l’islam » tout en restant « systématiquement silencieux quand il s’agit d’autres cultes ne paraît pas conforme aux principes de la République laïque ».
« Durant les deux mois d’été 2011, bien des principes laïques ont à nouveau été piétinés dans notre pays », juge encore le PG, citant notamment la présence du président de la République, le 19 juillet, à la messe officielle d’hommage aux soldats tombés en Afghanistan, ou la participation du maire de Marseille Jean-Claude Gaudin « es qualité » au pèlerinage de l’Assomption à Carnoux-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Et l’organisation par la mairie de Paris de cette fête du ramadan.

Le dossier juridique consacré à la laïcité et aux services publics détaille ce que peuvent faire, ou ne pas faire, les collectivités en matière de soutiens aux différentes confessions.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Ven 26 Aoû - 12:04

Citation :
La fourberie de la présidente du Front National, Martine Le Pen et de la Vice-présidente, Marie-Christine, Arnautu, en matière d’avortement et d’euthanasie jeudi 25 août 2011, par Guillaume

C’est choquant de lire sur le site du F.N la manière dont le parti veut tromper le peuple français sur des sujets aussi importants que « l’euthanasie et l’avortement ». Sur le site F.N, le communiqué de presse du 19.1.2011 de Marie-Christine Arnautu, Vice-présidente du F.N, porte le titre « La législation de l’assassinat ». Elle vise ici l’éventualité d’une loi sur l’euthanasie. Comme bonne chrétienne intégriste, elle obéit à son Église et parle le même langage que le Pape. (Voir http://www.frontnational.com/?tag=ivg)

Jean-Paul II dans « Evangelium Vitae » (1995) dit « que l’euthanasie est une grave violation de la Loi de Dieu, en tant que meurtre délibéré moralement inacceptable d’une personne humaine. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite ; elle est transmise par la Tradition de l’Église et enseignée par le Magistère ordinaire et universel.

Les créatures (soi-disant) de Dieu ne pourraient donc pas choisir une mort douce, l’euthanasie serait interdite par « la Parole de Dieu écrite » selon Jean-Paul-II.

Point de vue du Dieu biblique

Dieu autorise bien plus que l’euthanasie, dans la Bible, il autorise le crime et même l’ordonne, la mise à mort des homosexuels (Lévitique 18.22), des incirconcis (Genèse 17.14), la lapidation des blasphémateurs (Lév.24.16 et Deut. 16.6-10) la lapidation de la fille non-vierge (Deut. 21.22) la mise à mort pour adultère (Lév. 20.10) la mort pour non-respect du sabbat (Ex.31.14 et 35.2) la mise à mort du non-croyant en l’Éternel (Deut. 13.6-10) et encore de tant d’autres à tuer et qui ne lui plaisent pas. (Liste trop longue à énumérer)

Jésus est d’accord avec tous les crimes que son Père ordonne ou autorise, autrement dit avec le contenu de la Bible, de la LOI. : « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes, je suis venu non pour abolir mais pour accomplir » Il ne disparaîtra pas de la loi un iota ou un seul trait de lettre (Mt 5, 17-19)

Si le Christ ne s’est pas suicidé, c’est que je n’ai rien compris au Nouveau Testament, dit Pierre Desproges. Le mythique Jésus dit : Mon père m’aime parce que « je donne ma vie », afin de la reprendre, « personne ne me l’ôte », mais je la donne de moi-même, j’ai le pouvoir de la donner et j’ai le pouvoir de la reprendre, tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père Jean. (10,18). Ce suicide est quand même un imposé par le Père non ? Le comble son Père ne l’aime que parce qu’il accepte de s’immoler. Ce qui est certain c’est que le Sanhédrin est innocent, le mythique Jésus est responsable de ce qu’il a décidé et voulu jusqu’au bout. N’y aurait-il donc que le Petit Jésus qui peut se suicider ?

L’Église appuie son point de vue sur Dieu

Comment le Pape (1) ose-t-il justifier sa position en se basant sur la Parole écrite, du Dieu biblique, ce Dieu criminel assoiffé de sang et exterminant l’humanité entière (déluge, extermination des Cananéens, Sodome et Gomorrhe, etc.), ce génocidaire planétaire ? L’homme a inventé des millions de dieux, mais jamais aucun dieu n’a écrit un seul mot, ni Yahvé, ni Allah, ni Mahomet, ni Jésus, contrairement à ce que le Pape affirme, parce que pour écrire « il faut exister ».

Jean-Paul II disait que l’euthanasie et le suicide sont une insulte au Créateur, pour Benoit XVI, c’est une solution indigne de l’homme. http://www.lacapitale.be/actualite/liste/2009-02-01/pape-benoit-xvi-euthanasie-indigne-homme-680825.shtml

Morale chrétienne et morale criminelle

Et que pense le F.N et le Pape de 16 siècles de persécutions, de tortures contre des innocents (hérétiques, sorcières, etc.), 6 siècles d’inquisition, d’hérétiques brûlés vifs sur le bûcher, les croisades, les excommunications, les confiscations de biens (vols), etc. Et que pensent le F.N (qui se tait) et le Pape des milliers de prêtres violeurs dans le monde, qui ont été protégés pendant des décennies et qui sont maintenus en service ? Et que pense le Pape du rapport de Sœur Maura O’Donohue, médecin, dénonçant les viols et les avortements commis par des prêtres sur des nonnes dans 23 pays du monde, crimes étouffés par le Vatican ? (Le monde 22.3.2011 – (http://www.antisectes.net/viol-nonnes.htm) et « Des prêtres violent les religieuses » par Micheline, Carrier 11.4.2010) http://sisyphe.org/spip.php?article21)

Cette église immorale, qui a des millions d’assassinats sur sa conscience, comment ose-t-elle encore parler de « morale chrétienne » et de vouloir disposer de la vie d’autrui, tout comme veut le faire le Front National, au nom du Jésus mythique, exorciste, thaumaturge et rôtisseur (V. Hugo – Dieu est un rôtisseur - Choses vues) qui confirme 15 fois dans les Évangiles l’enfer où nous devrons brûler éternellement si on refuse de croire en lui. (Servir de combustible en enfer, c’est autre chose qu’un avortement ou qu’une euthanasie).

Une loi sur l’euthanasie (2), de l’assassinat autorisé selon le FN C’est dans le pur style intégriste chrétien que la Vice-présidente qualifie une éventuelle loi sur l’euthanasie « d’assassinat » et qu’elle fait de tous les parlementaires français qui autoriseraient l’euthanasie des assassins. Elle écrit dans le même communiqué « les vieux coûtent surtout quand ils sont malades, alors une “petite piqûre” vite faite pour s’en débarrasser, ça vous arrangerait bien, Mesdames et Messieurs les fossoyeurs », etc. (voir http://www.frontnational.com/?tag=ivg)

Comment ne pas être choqué par une telle fourberie de la Vice-présidente, qui exprime le point de vue récent, du Front National et de sa présidente, parce que sinon celle-ci ne tolérerait pas une présentation aussi déloyale, aussi scandaleuse et trompeuse, de l’interprétation d’une loi sur l’euthanasie, sur le site du F.N

La loi sur l’euthanasie (si elle est votée) et la loi sur l’avortement n’imposent absolument rien à personne.

Le Front National fait croire, comme l’Église catholique, que la loi sur l’avortement ou une loi sur l’euthanasie ordonnent d’avorter ou ordonne de tuer, alors que ces lois laissent la liberté entière au peuple, et aucune euthanasie n’est tolérée, sauf à la demande de la personne qui désire abréger sa vie pour mettre fin à la souffrance.

La Bible autorise l’avortement des bâtards

Apparemment, le Front national et le Pape ignorent aussi ou font semblant d’ignorer que dans la Bible – Dieu prescrit la manière dont les prêtres doivent agir pour avorter une femme soupçonnée d’infidélité et d’empêcher ainsi la naissance de bâtards que Dieu préfère avortés que nés. Dieu charge le prêtre d’avorter et précise comment il doit le faire. (Nombre (5 :11-31) Tuer, assassiner, éliminer, tel est le credo de ces défenseurs de disposer de la vie d’autrui dès lors qu’il devient un problème pour la société, dit Marie-Christine Arnautu dans le même communiqué.

Vice-présidente du F.N sait parfaitement qu’elle ment effrontément en prétendant qu’on peut tuer, assassiner, éliminer et disposer de la vie d’autrui si la loi sur l’euthanasie était votée. Une loi sur l’euthanasie ne permet que de disposer de sa propre vie et jamais de la vie de quelqu’un d’autre.

La loi (si votée) n’impose rien, mais le F.N veut imposer aux autres de mourir dans les pires souffrances.

Le F.N en se conformant strictement à la doctrine chrétienne du Vatican, s’oppose à 86,3% de Français favorables à l’euthanasie. (Chez les 25-34 ans 92%.) (L’Express.fr 6.5.2009) À ces bons catholiques, au F.N et à Martine Le Pen, il faut peut-être rappeler le proverbe latin : Vox populi Vox Dei, la voix du peuple, c’est la voix de Dieu.

Sur le site internet du FN on trouve « Quelle est la position du Front National au sujet de l’euthanasie ? » J’extrais quelques phrases dans la réponse à cette question par le F.N : « L’offensive pour imposer une législation favorable à l’euthanasie, véritable “holocauste climatisé”, est de plus en plus claire. Nous pensons que la personne doit être protégée par la loi de sa conception à sa mort naturelle. Or, l’euthanasie active – faire mourir une personne, quel que soit le prétexte invoqué – est et restera toujours un meurtre. Les bien-portants ne sauraient cependant disposer de la vie innocente d’autrui pour leur “confort” : En bref, nous refusons l’euthanasie médicalement assistée. Toutefois, l’arrêt clairement exprimé de l’acharnement thérapeutique sera autorisé. »

La présidente du Front National est entièrement responsable de tous ces sophismes exécrables sur le site du F.N, c’est la ligne politique du FN en matière d’euthanasie. C’est un scandale de lire qu’une législation sur l’euthanasie est comparée à « un véritable holocauste climatisé ». C’est une injure envers le peuple juif.

Martine Le Pen veut par un artifice grossier empêcher les femmes pauvres de pouvoir avorter, en interdisant le remboursement de l’IVG. Martine Le Pen dit : je ne pense pas qu’il soit possible, aujourd’hui, d’interdire purement et simplement l’avortement, c’est-à-dire de recréer, somme toute, une repénalisation de l’acte d’avortement. (Marine Le Pen et l’avortement) (http://www.nationspresse.info/?p=20611)

Si les Français ont bien compris cette phrase, elle est bien en faveur de la suppression de la loi sur l’avortement, mais elle sait que « la populace l’en empêche », donc supprimons le remboursement de l’IVG. Lisez la rubrique « Famille et enfants » et vous saurez que le F.N veut la femme au foyer (avec beaucoup d’enfants et donc la pauvreté assurée) et qu’il est prêt à tout pour réaliser cette politique. Martine Le Pen, faute de pouvoir abroger la loi sur l’avortement, veut par une « ruse » empêcher les femmes pauvres d’obtenir le remboursement de l’I.V.G, et dit que le déremboursement était conforme à une proposition de la loi du F.N en 1986. (Le Figaro Fr 14.2.2011). En 27 ans elle n’a donc pas évolué ? On tente maintenant de la faire passer cette intégriste chrétienne pour la défenderesse de la « laïcité », dans le but d’améliorer son score aux élections présidentielles. Qui peut croire cela ?

Il suffirait à Martine Le Pen de regarder sur le site internet pour savoir qu’à cause de l’interdiction de l’avortement des centaines de milliers de femmes meurent dans le monde, parce qu’il leur est interdit d’avoir l’assistance d’un médecin. Ce sont les femmes pauvres qui en sont la victime. Au Brésil les femmes pauvres risquent la prison et leur vie (1 million d’avortements clandestins) (Arte Journal 6.6.2011 – Interdiction d’avorter, une loi qui ne tue que les pauvres au Brésil) L’avortement clandestin en Afrique, un drame silencieux qui tue 300.000 femmes tous les ans (http://www.escueladefeminismo.org/spip.php?article60)

Islam et avortement. Martine Le Pen, estime l’islam, compatible avec la République

L’islam est plus conciliant que le F.N et le Pape en matière d’avortement. Je lis sous le titre « avortement » : C’est justement en raison de ce genre de Hadiths que les savants musulmans considèrent unanimement que, passé la limite de quatre mois (120 jours), l’avortement est strictement interdit. (Avortement, par Mouhammad Patel 28.8.2001 –(http://www.muslimfr.com/modules.php?file=article&name=News&sid=158). Selon Marine Le Pen l’islam « est compatible avec la République » (Le Figaro 14.2.2011). N’a-t-elle jamais lu le Coran criminogène ?

La surpopulation détruit notre planète et détruira le genre humain, mais le Front National veut encore augmenter la misère par une politique de natalité excessive.

La surpopulation détruit totalement la planète, mais le F.N semble l’ignorer. La France compte 65.417 habitants, mais pour le F.N ce n’est pas assez. La femme française, selon le F.N, ne « produit » que 1,70 à 2 enfants, et selon le FN, cela porte un « préjudice grave à notre puissance politique et économique », la femme française doit redevenir une « machine à pondre » pour le F.N. et avoir des enfants jusqu’à ce que la France entière ne constitue plus qu’une seule ville.

Marine Le Pen en visite en Belgique au VLAAMS BELANG, (parti d’extrême-droite chrétienne intégriste)

Le Vlaams Belang (Intérêts flamands) a annoncé le 28.5.2011 que Marine Le Pen a rendu visite au siège central du parti V.B. en vue d’une collaboration, notamment au niveau européen. Le communiqué ajoute que les deux partis sont actuellement sur la même longueur d’onde, plus de divergence d’opinions. Inutile de dire que le V.B. tient le même langage que le F.N au sujet de l’avortement et de l’euthanasie.

L’euthanasie et le suicide, des droits inaliénables inhérents à l’autonomie humaine.

L’Église, comme le F.N, refuse à l’homme son « autonomie », c’est-à-dire le droit de décider de sa propre vie et d’y mettre fin quand on le désire. Autrement dit l’Église et le F.N, nous contestent notre liberté la plus fondamentale, le droit à l’autonomie, le droit à l’autodétermination, au libre arbitre, le droit de décider seul, si nous voulons encore vivre ou mourir. Notre autonomie, c’est notre dignité, c’est la valeur absolue de la personne humaine, c’est notre véritable liberté humaine. Le choix de mourir est un choix personnel, qui dépend de la seule volonté de celui qui le décide, ni l’État, ni l’Église, ni personne ne peut contester ce libre choix.

Le philosophe néerlandais, Jan Vis, écrit que toute l’affaire concernant le suicide, ne se rapporte pas à la mort de l’homme, mais se rapporte au fait que le suicide englobe l’affirmation implicite, de l’autonomie inconditionnelle de l’homme, et cela est contraire avec le principe de pouvoir, toujours en vigueur.

Quand l’Église et l’extrême droite catholique et les dirigeants du F.N vont-ils comprendre cela et respecter le droit fondamental de l’homme, à disposer de sa vie et de sa mort ?

En ce qui concerne le suicide et l’euthanasie le professeur belge, enseignant la philosophie du droit, Frank Van Dun résume clairement dans une maxime, le « principe fondamental » du droit, à l’autodétermination. J’invite les dirigeants du FN et l’Église à réfléchir à cette maxime : • Ou bien, les philosophes du droit reconnaissent le droit de disposer de soi-même et de personnes d’autres et alors ils sont les philosophes de la paix, de la fraternité et de la liberté, ou sinon ils reconnaissent le droit de disposer les uns des autres, et alors ils sont les philosophes de la guerre, de la haine, de l’esclavage, et il n’y a pas de chemin intermédiaire. (Traduction du Néerlandais)

(1) Dans un article provocateur (paru dans la revue Micromega) intitulé "La mort douce de de Karol Wojtyla" (nom de naissance du Pape),le médecin italien Lina Pavanelli, spécialiste en soins intensifs (soutient que l’entourage de Jean-Paul II a cessé de l’alimenter artificiellement quelques jours avant sa mort (ce qui est considéré par l’Eglise comme une euthanasie) Le Pape Jean-Paul II a-t-il été euthanasié ? (le 02/04/05 – bakchich info - http://desourcesure.com/dss/2007/09/le_pape_jeanpaul_ii_atil_ete_e.php

(2) La loi d’avril 2005 sur les "droits du malade à mourir" La loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, votée en avril 2005 et élaborée sur la base d’un rapport de 2002 du Comité consultatif national d’éthique, permet d’arrêter un traitement ou de refuser un acharnement thérapeutique (l’obstination déraisonnable dans la dispense de soins). Cependant, il ne légalise absolument pas l’euthanasie. http://www.linternaute.com/actualite/societe/dossier/euthanasie/lois-francaises.shtml
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 27 Aoû - 15:25

Citation :
Saccage d’un bar par des hooligans lyonnais en plein centre ville

Samedi 13 août vers 16h, rue Lanterne dans le 1er arrondissement, un bar va être saccagé par des hooligans...

La saison de football a repris et nous sommes à quelques heures du coup d'envoi du premier match de la saison match à Gerland.

Tout à coup, une vingtaine de "supporters" appartenant apparemment a un groupe de supporters ayant résidence à Gerland quitte le bar "le Wallace" où ils ont l'habitude de venir le week-end, traverse le pont et se dirigent en direction des Terreaux.

Quelques minutes plus tôt, un des leurs collègues s'étaient fait affiché en pleine rue par trois camarades antifascistes qui l'avait traité de "nazi" (ce que son accoutrement laissait fortement présagé).

Malheureusement pour les trois camarades, ils furent vite repérés par la vingtaine de hooligans et se réfugient dans un bar rue Lanterne, et là en plein centre ville un samedi, les pseudos-supporters vont se livrer à une véritable attaque du bar en question.

Le gérant va tout faire pour protéger (avec l'aide d'un salarié d'un commerce avoisinant) son bar et ses clients dont certains sont mineurs mais ils ne pourront rien faire face à un tel déchaînement de haine et de violence : la balustrade est cassée (ils se serviront des planches pour frapper une des personnes défendant le bar); les chaises, les bouteilles et même les plantes sont lancés à l'intérieur du bar...

A la fin, les nervis finissent par partir en scandant un dernier "Lyon Lyon Hooligans"...

Au bout d'un certain temps, la police arrive mais les témoins sont tellement choqués qu'ils n'ont pu détailler précisément l'attaque; mis à part le fait qu'un des agresseurs avait un bras dans le plâtre et qu'un autre a été blessé à l'oreille.

Résultat : 400 euros de frais pour le gérant...

Le collectif 69 de Vigilance contre l'extrême-droite ne s'étonne pas de ce nouveau déferlement de violence commis par les pseudo-supporters de Gerland; en effet, nous avions déjà fait le lien entre des groupes issus du stade et la manifestation fasciste d'octobre dernier lors du mouvement social, et lors de la marche des cochons du 14 mai qui avait rassemblé tout le "gratin" de l'extrême-droite lyonnaise.

Il n'est un secret pour personne que le stade de Gerland compte en son sein des groupes de supporters très proche des mouvances d'extrême-droite mais cela devient plus que gênant (même si cela l'est aussi à l'intérieur du stade) quand la violence sort du stade et vient se répandre dans le centre ville lyonnais.

Nous insistons une nouvelle fois sur le fait que la violence ne vient que d'un seul côté!

Nous nous étonnons par contre que ce saccage n'ai été relaté dans la presse écrite ou internet pourtant si alerte quand un délit de ce genre est commis. Et nous le sommes d'autant plus quand un site d'information sur le web donne la parole sans aucune analyse, ni opposition ou investigation à ces groupes de supporters (voir article de Lyon Capitale).

Nous restons plus que jamais vigilants face à ces groupuscules haineux et nous continuerons à lutter contre ce fléau.

Collectif 69 de Vigilance contre l'extrême-droite en collaboration avec le bar attaqué.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 28 Aoû - 15:41

Citation :
Un candidat de la droite extrême face à Marine Le Pen Par Gérard Bon | Reuters – il y a 1 heure 3 minutes

PARIS - Une coalition de petits partis d'extrême droite présentera un candidat à la présidentielle de 2012 pour contrer Marine Le Pen, dont ils dénoncent les orientations républicaines et, selon eux, démagogues.
Le nom de leur champion, qui a de fortes chances d'être le président du Parti de la France Carl Lang, sera annoncé le 13 septembre lors d'une conférence de presse à Paris.
"La candidature de Marine Le Pen est une imposture et l'objectif de cette union est de refonder la droite nationale", a expliqué Carl Lang à Reuters.
Pour l'ancien cadre du Front national, Marine Le Pen a pu faire illusion au début mais ses positions "sont déconnectées des réalités du XXIe siècle".
"Par des effets d'annonce, elle est en train de discréditer la droite nationale par ses positions économiques et sociales, par son discours sur la sortie unilatérale de la France de l'euro et par son discours étatiste et laïciste", dit-il.
"Tout ça, c'est de la démagogie sociale et dans le domaine économique, c'est archaïque. Malgré l'image que ça donne, elle est en train de ringardiser le discours national", ajoute-t-il.
S'il parvient à réunir les 500 parrainages requis pour se présenter à la présidentielle, le "candidat d'union" pourrait priver la présidente du Front national de précieuses voix dans l'âpre bataille pour l'accession au second tour de scrutin.
La dirigeante du FN, qui semblait en mesure de se qualifier pour le second tour au printemps, a en effet perdu du terrain dans les sondages pendant l'été et arrive à présent en troisième position avec 15% à 20% des intentions de vote.
Carl Lang considère que la fille de Jean-Marie Le Pen, qui a succédé à son père en janvier dernier et à laquelle il s'était vainement opposé, a ouvert un espace pour une coalition qui vise 2% à 3% des voix.
"Toute normalisation libère ipso facto de l'espace sur sa droite", confirme le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite.

" UNE FORCE DE NUISANCE "

"A 2% ou 3% des voix, ça peut empêcher Marine Le Pen d'être dans le duo du second tour, même si l'hypothèse la donnant au second tour ne semble plus d'actualité pour le moment", dit-il.
Jean-Yves Camus doute cependant qu'un tel candidat puisse réunir les parrainages nécessaires pour se lancer dans la course à l'Elysée et qu'il y ait de la place en France à ce niveau pour deux formations d'extrême droite.
"Dans aucun pays d'Europe cette famille ne réussirait à présenter deux candidats. Mais une telle candidature peut constituer une force de nuisance" pour le FN, ajoute-t-il.
Le politologue souligne que le futur candidat de la "droite nationale" va gêner Marine Le Pen dans la récolte des parrainages d'élus, qui est loin d'être acquise.
Carl Lang, lui, juge l'objectif "tout à fait réalisable pour ses amis, d'autant que le candidat ne portera pas le nom de Le Pen." "Les réticences s'exprimeront moins", assure-t-il.
Le futur candidat bénéficiera du soutien du Parti de la France, de la Nouvelle droite populaire (NDP) de Roland Hélie et de Robert Spieler, et du MNR, autrefois dirigé par Bruno Mégret.
Ces trois partis, qui prolongeront leur union lors des législatives de 2012, avaient déjà lancé des listes communes aux régionales de 2010, obtenant 3,8% en moyenne dans les sept régions où ils étaient présents.
Cette confédération pourrait essayer d'attirer Jacques Bompard, maire d'Orange et ancien élu FN, ainsi que diverses personnalités. "La porte est ouverte à tous les courants", confirme Carl Lang.
Bruno Gollnisch, le rival malheureux de Marine Le Pen pour la présidence du FN, a choisi pour le moment de rester au sein du parti lepéniste avec nombre de ses partisans, qui voudraient y structurer une minorité interne forte.
Cependant, d'éventuels ralliements à la coalition anti-Le Pen pourraient embarrasser un peu plus la présidente du FN.
"Les partisans de Bruno Gollnisch ne font pas scission pour le moment, mais si une partie partait, ça leur amènerait des moyens", souligne Jean-Yves Camus.

Edité par Yves Clarisse

Citation :
Un deuxième candidat d'extrême droite en 2012
Carl Lang souhaiterait se présenter à la présidentielle

Alors que le rêve de Marine Le Pen d'atteindre le deuxième tour de l'élection présidentielle semble s'éloigner dans les sondages, un deuxième candidat issu de l'extrême droite aimerait entrer dans la course à l'Elysée et contrecarrer les plans de la présidente du FN.

Carl Lang, ancien membre du Front National, souhaiterait en effet conduire une coalition de petits partis d'extrême droite (MNR, Parti de la France, Nouvelle droite populaire...) à la présidentielle de 2012 pour contrer Marine Le Pen, dont il dénonce les orientations républicaines et démagogiques. L'annonce officielle de sa candidature devrait avoir lieu le 13 septembre à Paris.

Pour Carl Lang, "la candidature de Marine Le Pen est une imposture et l'objectif de cette union est de refonder la droite nationale". Selon lui, les positions de la leader frontiste "sont dconnectées des réalités du XXIe siècle". "Par des effets d'annonce, elle est en train de discréditer la droite nationale par ses positions économiques et sociales, par son discours sur la sortie unilatérale de la France de l'euro et par son discours étatiste et laïciste", explique-t-il. "Tout ça, c'est de la démagogie sociale et dans le domaine économique, c'est archaïque. Malgré l'image que ça donne, elle est en train de ringardiser le discours national", poursuit-il.

Pour Carl Lang, Marine Le Pen a ouvert un espace pour une coalition qui vise 2 à 3 % des voix.

Objectif : les 500 parrainages

Reste à savoir si le candidat de la coalition obtiendra les 500 parrainages nécessaires pour se présenter. Selon le politologue Jean-Yves Camus, il est peu probable qu'un tel candidat puisse réunir ces parrainages. Il juge cependant que, s'il les obtenait, il serait une force de nuisance pour le FN. "Dans aucun pays d'Europe cette famille ne réussirait à présenter deux candidats. Mais une telle candidature peut constituer une force de nuisance", indique-t-il. Il pourrait également gêner la candidate frontiste pour obtenir ses parrainages.

Que va faire Bruno Gollnisch ?

Cette coalition pourrait essayer d'attirer Jacques Bompard, le maire d'Orange et ancien élu FN, et d'autres personnalités comme Bruno Gollnisch. "La porte est ouverte à tous les courants", confirme Carl Lang. L'adversaire malheureux de Marine Le Pen à l'investiture frontiste a, pour le moment, choisi de rester au sein du parti lepéniste avec ses partisans, qui voudraient structurer une minorité forte. Cependant, d'éventuels ralliements à la coalition anti-Le Pen pourraient embarrasser un peu plus la présidente du FN, qui ne recueillerait déjà plus que 15 % (contre (20 % au printemps) des suffrages au premier tour de la présidentielle et serait éliminée dès le premier tour, selon les derniers sondages.

"Les partisans de Bruno Gollnisch ne font pas scission pour le moment, mais si une partie partait, ça leur amènerait des moyens", souligne Jean-Yves Camus.

Citation :
Le candidat qui pourrait planter Marine Le Pen - Par Michel Garroté

Ce monsieur est-il devenu une menace pour Marine Le Pen ?

Aux présidentielles de 2012, un certain Carl Lang (à ne pas confondre avec le ‘Jack’ du même nom...) pourrait bénéficier de l’investiture et donc du soutien de son propre mouvement, le Parti de la France ; ainsi que du soutien de la Nouvelle Droite populaire (NDP) de Roland Hélie et de Robert Spieler ; et enfin du MNR, autrefois dirigé par Bruno Mégret.

Et ainsi, Carl Lang pourrait récupérer, à son profit, jusqu’à 3% des voix, initialement attribuées à (ou prévues pour) Marine Le Pen et donc initialement attribuées au (ou prévues pour) Front National.

L’on peut toujours alléguer que 3% au premier tour, ce n’est rien ; et que de toute façon, le véritable enjeu sera le second tour. Il n’empêche que 3% restent 3% ; et que cela n’est pas rien, étant donné que le premier tour se jouera dans un mouchoir de poche, avec 10 ou 12 candidats, voire plus, au total.

A ce propos, je lis dans une dépêche Reuters reprise par Le Point (cf. lien vers la source en bas de page) qu’une « coalition de petits partis d'extrême droite présentera un candidat à la présidentielle de 2012 pour contrer Marine Le Pen, dont ils dénoncent les orientations républicaines et, selon eux, démagogues. Le nom de leur champion, qui a de fortes chances d'être le président du Parti de la France Carl Lang, sera annoncé le 13 septembre lors d'une conférence de presse à Paris. "La candidature de Marine Le Pen est une imposture et l'objectif de cette union est de refonder la droite nationale", a expliqué Carl Lang. Pour l'ancien cadre du Front national, Marine Le Pen a pu faire illusion au début, mais ses positions "sont déconnectées des réalités du XXIe siècle". "Par des effets d'annonce, elle est en train de discréditer la droite nationale par ses positions économiques et sociales, par son discours sur la sortie unilatérale de la France de l'euro et par son discours étatiste et laïciste", dit-il ».

« "Tout ça, c'est de la démagogie sociale et dans le domaine économique, c'est archaïque. Malgré l'image que ça donne, elle est en train de ringardiser le discours national", ajoute-t-il. S'il parvient à réunir les 500 parrainages requis pour se présenter à la présidentielle, le "candidat d'union" pourrait priver la présidente du Front national de précieuses voix dans l'âpre bataille pour l'accession au second tour de scrutin. La dirigeante du FN, qui semblait en mesure de se qualifier pour le second tour au printemps, a en effet perdu du terrain dans les sondages pendant l'été et arrive à présent en troisième position avec 15 % à 20 % d'intentions de vote. Carl Lang considère que la fille de Jean-Marie Le Pen, qui a succédé à son père en janvier dernier et à laquelle il s'était vainement opposé, a ouvert un espace pour une coalition qui vise 2 % à 3 % des voix ».

« "Toute normalisation libère ipso facto de l'espace sur sa droite", confirme le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite. "À 2 % ou 3 % des voix, cela peut empêcher Marine Le Pen d'être dans le duo du second tour, même si l'hypothèse la donnant au second tour ne semble plus d'actualité pour le moment", dit-il. Jean-Yves Camus doute cependant qu'un tel candidat puisse réunir les parrainages nécessaires pour se lancer dans la course à l'Élysée et qu'il y ait de la place en France à ce niveau pour deux formations d'extrême droite. "Dans aucun pays d'Europe, cette famille ne réussirait à présenter deux candidats. Mais une telle candidature peut constituer une force de nuisance" pour le FN, ajoute-t-il. Le politologue souligne que le futur candidat de la "droite nationale" va gêner Marine Le Pen dans la récolte des parrainages d'élus, qui est loin d'être acquise. Carl Lang, lui, juge l'objectif "tout à fait réalisable pour ses amis, d'autant que le candidat ne portera pas le nom de Le Pen." "Les réticences s'exprimeront moins", assure-t-il ».

« Le futur candidat bénéficiera du soutien du Parti de la France, de la Nouvelle Droite populaire (NDP) de Roland Hélie et de Robert Spieler et du MNR, autrefois dirigé par Bruno Mégret. Ces trois partis, qui prolongeront leur union lors des législatives de 2012, avaient déjà lancé des listes communes aux régionales de 2010, obtenant 3,8 % en moyenne dans les sept régions où ils étaient présents. Cette confédération pourrait essayer d'attirer Jacques Bompard, maire d'Orange et ancien élu FN, ainsi que diverses personnalités. " La porte est ouverte à tous les courants " , confirme Carl Lang. Bruno Gollnisch, le rival malheureux de Marine Le Pen pour la présidence du FN, a choisi pour le moment de rester au sein du parti lepéniste avec nombre de ses partisans, qui voudraient y structurer une minorité interne forte. Cependant, d'éventuels ralliements à la coalition anti-Le Pen pourraient embarrasser un peu plus la présidente du FN. " Les partisans de Bruno Gollnisch ne font pas scission pour le moment, mais si une partie partait, ça leur amènerait des moyens ", souligne Jean-Yves Camus » ,conclut la dépêche Reuters reprise par Le Point.

J’ignore jusqu’à quel point, Jean-Yves Camus - cité dans la dépêche Reuters reprise par Le Point - est un « spécialiste de l'extrême droite » . Ce que sais, en revanche, c’est qu’avec 10 ou 12 candidats, voire plus, au premier tour des présidentielles, les candidats UMP, PS et FN vont jouer une partie d’échec, assez féroce, contre les nombreux « petits candidats ».

A vrai dire, le fond de ma pensée, c’est qu’au premier tour, chaque voix comptera ; et non pas uniquement chaque pour cent. Et bien malin celui qui peut pronostiquer, en août 2011, quels seront les deux candidats au second tour, en mai 2012. A mon avis, la « droite de la droite » et la « gauche de la gauche » donnent certainement, en ce moment déjà, de sacrés maux de têtes aux « grands candidats ».
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Lun 29 Aoû - 15:51

Citation :
Marine Le Pen promet aux pieds-noirs de solder l'héritage de la guerre d'Algérie De Laurent LOZANO (AFP) – Il y a 8 heures

LE BARCARÈS (Pyrénées-Orientales) — Marine Le Pen a assuré samedi aux pieds-noirs qu'elle solderait pour eux l'héritage historique de la guerre d'Algérie si elle est élue présidente et honorerait toutes les promesses non tenues par Nicolas Sarkozy et ses prédécesseurs.
La présidente du Front national a passé une grande partie de la journée au Barcarès (Pyrénées-Orientales) au milieu de centaines de rapatriés d'Algérie réunis en forum. Il s'agissait à l'évidence de s'assurer le vote d'un groupe acquis à la droite, et dont M. Sarkozy avait rallié une bonne partie à sa cause en 2007.
Les pieds-noirs pensent avoir été "baladés", a dit Mme Le Pen, candidate à la présidentielle de 2012, année qui verra aussi le cinquantième anniversaire de l'indépendance algérienne et de l'exode des Français.
"Si je suis élue présidente de la République, il est bien entendu que je réglerai d'une manière définitive tous les problèmes liés à votre exode forcé, tant d'un point de vue juridique que pécuniaire ou moral", a-t-elle promis à un auditoire pour une très grande part favorable.
Mme Le Pen a joué sur toutes les cordes sensibles des rapatriés. Elle a déposé une gerbe devant une stèle à la mémoire de leurs morts. Elle a entonné avec eux le Chant des Africains. Avec son compagnon Louis Aliot, fils de rapatriée, elle a exalté le souvenir de l'Algérie française. Avec lui, elle a dénoncé les "manipulateurs de l'Histoire". Elle a évoqué les massacres de pieds-noirs et de harkis, la "tragédie" que demeure la guerre d'Algérie, "l'erreur tragique" que fut le départ de centaines de milliers de Français, les douleurs de l'exode.
Elle a invoqué la figure de son père, l'un des quelques députés à avoir démissionné pour aller combattre en Algérie.
"Mes amis rapatriés et harkis, mon père a toujours été à vos côtés hier, soyez assurés de mon entier soutien aujourd'hui et de ma détermination à vous rendre enfin justice", a-t-elle dit.
Elle a fait plusieurs promesses. Si elle est élue, l'Etat français reconnaîtra ses responsabilités vis-à-vis des rapatriés. Les questions en suspens comme celle des indemnisations seront résolues par une loi-cadre. Elle a réclamé le rétablissement de l'alinéa controversé de la loi 23 février 2005 qui disait les mérites de la colonisation et qui a été "piteusement et servilement retiré en 2006 sous la pression de quelques bobos".
Mme Le Pen savait accéder là à certaines des exigences primordiales de l'Usdifra, son hôte et l'une des innombrables organisations de pieds-noirs.
Elle a suscité une ovation debout quand elle a plaidé l'abrogation de la double nationalité et surtout quand elle a touché directement au coeur: "J'exigerai en tout premier lieu le respect de vos morts et des cimetières que vous avez laissés là-bas. Je bannirai la date du 19 mars 1962 de l'histoire de France". Cette date est celle du cessez-le-feu, récusée par les pieds-noirs.
Les pieds-noirs font partie des groupes dont la droite et l'extrême droite vont se disputer les faveurs. Un électeur pied-noir sur trois aurait déjà voté au moins une fois pour le Front, dit Eric Savarese, professeur en sciences politiques.
Le forum du Barcarès verra donc passer d'ici à dimanche les émissaires ou les messages des différentes composantes de la droite, y compris l'UMP.
Cependant s'assurer le vote des pieds-noirs n'est pas chose aisée. La représentation est éclatée. "Les pieds-noirs sont des Français comme les autres", a dit Mme Le Pen elle-même pour signifier qu'ils ne se détermineraient pas seulement en fonction de leur identité.
Ainsi le compagnon de Mme Le Pen a eu plus de succès quand il a critiqué le film Indigènes et Jamel Debbouze que quand il a fait le lien entre une décolonisation mal menée et les questions actuelles de l'immigration.

Citation :
FN et droite courtisent l'électorat pied-noir samedi 27.08.2011, 05:11 - La Voix du Nord | POSITIONNEMENT |

Marine Le Pen et la droite courtiseront les pieds-noirs ce week-end sur les bords de la Méditerranée, un électorat réputé favorable mais qui attend les candidats au tournant de la présidentielle. ...

Car 2012 sera aussi l'année du cinquantième anniversaire de l'indépendance algérienne et de l'exode massif de centaines de milliers de Français.
« Aux partis maintenant de se positionner ! », lâche Gabriel Mène, président de l'Union syndicale de défense des intérêts des Français repliés d'Algérie (USDIFRA), l'une des innombrables organisations de pieds-noirs.
L'USDIFRA tient jusqu'à dimanche au Barcarès (P-O), sur ces rivages qui ont accueilli tant de rapatriés, un salon censé montrer la réussite d'une soixantaine de pieds-noirs.

Une première

Avec la venue pour la première fois de Marine Le Pen parmi d'autres, le salon risque de se transformer en forum politique.
Marine Le Pen, présidente du Front national et candidate à la présidentielle, passera une grande partie de son samedi au Barcarès. Le salon annonce pour demain Elie Aboud, député et secrétaire national de l'UMP en charge des rapatriés. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui a commencé la quête aux parrainages pour la présidentielle, fera lire dimanche une lettre par un des vice-présidents de son mouvement.
Gabriel Mène affirme que « l'électorat rapatrié représente 2,5 à 3 millions de personnes » .
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mar 30 Aoû - 14:27

Citation :
Lyon : comment l'extrême-droite tisse sa toile Sélectionné et édité par Maxime Bellec

EXTRÊME DROITE. La ville de Lyon, de tradition plutôt centriste, connait son lot d'illuminés. Un militant antifasciste, impliqué dans la lutte contre l'extrême droite locale, nous raconte comment les franges les plus radicales de la droite nationaliste tissent leur toile, entre violence et flair médiatique.

Vous avez entendu parler du film La Vague ? Aujourd'hui à Lyon, une bande de jeunes excités renouvelle l'expérience.

Lyon, théâtre de multiples agressions

Lyon a un temps été l'épicentre d'une extrême droite intellectuelle ancrée dans le traditionalisme, avec de nombreux négationnistes. Mais, alors qu'on croyait les traditions remises en cause par un nouveau FN new look, avec Marine Le Pen comme égérie, les vieux démons resurgissent.

Petit aperçu d'un certain "dynamisme militant" à Lyon :

- 22 janvier 2010 : une manifestation d'organisations de gauche opposées à la venue d'Eric Besson à la Préfecture à l'occasion du débat sur l'identité nationale est attaquée par une dizaine de militants d'extrême droite cagoulés criant "la France aux Français" avec un drapeau national, et au moins une chaine de vélo. Résultat : des coups échangés et une jambe brisée.

- 6 mars 2010 : agression de trois militants syndicalistes par une douzaine d'individus dans le Vieux Lyon à la sortie d'un restaurant. Bilan : une dizaine de jours d'ITT pour le plus atteint.

- 18 juin 2010 : à la suite du match Algérie-Angleterre lors de la Coupe du Monde, une soixantaine d'individus défilent dans le Vieux Lyon aux cris de "One, two, three, retourne en Algérie" derrière un drapeau à croix celtique. La police intervient, alors qu'ils s'attaquent à des commerces.

- 8 décembre 2010 : après dispersion du défilé des "Petits Lyonnais", association-écran des identitaires, un jeune homme portant un pin's Che Guevara est attaqué dans le vieux Lyon, 45 jours d'ITT.

- 15 janvier 2011 : à la sortie d'un concert, un couple est attaqué par un groupe de hooligans lyonnais pour des raisons politiques. Les deux victimes cumulent plus d'une centaine de jours d'ITT. C'est l'agression la plus violente répertoriée.

- 9 avril 2011 : à la suite d'une manifestation contre le fascisme, des amis se retrouvent pour boire un coup à Saint-Jean et sont attaqués place du Change, à deux pas du local identitaire par une quinzaine de personnes armées de barres de fer. L'une des victimes écope de 21 jours d'ITT.

- 14 mai 2011 : à la suite d'une manifestation des identitaires dans le vieux Lyon, trois kebabs sont attaqués, de nombreux slogans racistes et néo-nazis sont entonnés. La police intervient sur 80 manifestants. Dans la soirée, de nombreux lieux alternatifs et des personnes sont attaqués au hasard. Au moins trois personnes finissent à l'hôpital. A ce jour, aucune inculpation n'est en cours.

Certaines mauvaises langues insinueront qu'il s'agit là de quelques affrontements isolés. Il faut cependant sortir des sentiers battus de l'information.

Dans l'analyse du cas lyonnais, il est important de distinguer deux noyaux militants.

1. Les Identitaires, formation radicale mais médiagénique

Les Identitaires à St-Jean sont indéniablement LE phénomène médiatique. Connus à Lyon sous plusieurs noms : les Jeunesses identitaires, ou Rebeyne pour les intimes, Bloc identitaire pour les plus âgés. Cette mouvance a plusieurs facettes :

- Côté cour : ils se présentent comme des jeunes attachés à l'identité de leur ville, sportifs et engagés pour la défendre contre la marchandisation (vous savez, les fast-food) et à l'avancée de l'islam (déjà là, il commence à y avoir anguille sous roche). Ils ont une facilité étonnante à communiquer dans les médias, l'été 2010, le Progrès leur accordait même une Une (retirée de leur site depuis) qui en faisait de gentils boyscouts.

- Côté jardin : ces jeunes motivés s'avèrent en réalité être des xénophobes et islamophobes virulents, de véritables ethno-différencialistes (vous savez, l'équivalent moderne du racisme), qui veulent relocaliser les populations, chaque peuple ayant sa terre, chacun chez soi et Dieu pour tous. Et face aux agressions dont ils seraient l'objet de la part de la "racaille", ils s'entraînent à la boxe et au self-défense. L'adversaire désigné : l’étranger ou l’antifasciste. On remarquera que l'implantation de leur local, montée du change, est dans le quartier Saint-Jean, où se sont déroulées la plupart des agressions.

- Enfin, ils théorisent la métapolitique : concrètement, la multiplication des associations-écran pour organiser des évènements culturels, avoir de nombreux sites internet etc. Cela leur permet de couvrir le cœur de leur organisation, et de bénéficier de plusieurs façades.

2. Lyon dissident, la fraction la plus extrême

Lyon Dissident est la structure la plus opaque selon nous, mais aussi la plus dangereuse.

Ce groupe est aussi connu des supporters lyonnais, et son noyau dur est connu sous le nom de Bunker Korps Lyon. Déclaré en préfecture sous le nom Rock’n’Gone, il louait un local à Gerland, impasse de l'asphalte.

Le porte-parole de Lyon Dissident devant l'ancien local - capture d'écran Youtube

Leur local, fermé depuis, abritait un groupe de supporters politisés qui se sont diversifiés petit à petit : des banderoles et de la retransmission des matchs pour les interdits de stade, ils sont passés aux concerts de RAC ou RIF, rock identitaire ou anticommuniste, virulents, souvent racistes. Le noyau dur de supporters s'est enrichi d'un groupe de musiciens appelé "Match retour", très proches de Blood and Honour.

Même s'ils nient énergiquement leur caractère néo-nazi, ils s'affirment patriotes et entretiennent des liens avec d'autres locaux très marqués : le Local à Paris, tenu par Serge Ayoub, alias Batskin, national-révolutionnaire à la réputation sulfureuse ayant même l'honneur d'une page Wikipédia ; le Vlaams Huis, maison identitaire lilloise très "réputée" dans la métropole ; ou encore avec le Front Comtois. Toutes ces organisations sont présentes au Comité du 9 mai, lors d'une marche annuelle en l'honneur de Sébastien Dezieu, où se rend la crème des skinheads français.

La particularité de ce groupe est d'être aussi très proche de "marginaux" du FN ou du FNJ : le plus célèbre est Alexandre Gabriac, élu régional FN (exclu depuis pour une bête photo de soirée), adhérent à l'Oeuvre Française (groupuscule d'extrême droite antisémite, fascisant, proche du pétainisme et des phalanges espagnoles).

Mais ce n'est pas tout : on a ainsi pu voir sortir il y a quelques mois sur certains blogs une photo de Marine Le Pen avec deux crânes rasés habitués du local, l'un serait batteur du groupe Match Retour, l'autre portant un sweat avec une totenkopf...

Ce groupe épaule régulièrement les jeunesses identitaires dans leurs actions de rue. Leur devise : "Lyon le Melhor", à la fois devise et blason de Lyon Dissident, et adresse internet des jeunes identitaires.

Le Bunker Korps Lyon a été suspecté dans de nombreuses agressions, dont la plus importante à Villeurbanne (80 jours d'ITT pour chacune des victimes) a donné lieu à divers rebondissements.

La force de ces deux groupes est d'avoir réussi à brouiller les pistes : alors que sur le terrain ils coopèrent, ils ont parfois des différends. En vérité, les Identitaires sont plutôt ceux qui ont le vent en poupe, qui recrutent grâce à leur stratégie de "polissage", tandis que les autres entretiennent la flamme radicale et violente.

Derrière ce constat de terrain, il y a aussi un héritage : celui de François Duprat (mort en 1978, co-fondateur du FN), pour qui derrière un mouvement d'extrême droite - même dé-fascisé -, l'ensemble de la grande famille de l'extrême droite, chaque groupuscule peut progresser.

C'est cela qui justifie toutes les coopérations entre les différents groupes sur le terrain. Cette coopération se ressent aussi sur internet.

La difficulté est de prouver les liens entre la violence politique et raciste constatée à Lyon depuis deux ans, et ces deux groupes. A mon sens, l'un ne va pas sans l'autre.

Un contexte plutôt propice aux débordements

Ces actions s'inscrivent dans un climat assez particulier, où la droite tente d'occuper le terrain de l'extrême droite pour régénérer sa force électorale.

Il y a d'abord eu ce débat sur l'identité nationale, qui a peu à peu débordé, jusqu'à ce que les responsables du débat reconnaissent leur échec et arrêtent le carnage. Étrangement, la première action violente spectaculaire de l'extrême droite à Lyon a lieu à ce moment-là...

Ensuite, on découvre que le conseiller politique de Sarkozy le plus écouté en cette période pré-électorale, est un ancien rédacteur de Minute, journal d'extrême droite (à ne jamais confondre avec 20 minutes...). Enfin, nos ministres se lâchent un peu sur les "Auvergnats", ou ont des problèmes de statistiques.

Quel est le lien, me direz-vous ?

C'est vrai qu'entre des bastonneurs et l'UMP, le lien n'est pas évident, seulement voilà : il y a une convergence au moins symbolique entre la droite et l'extrême droite. L'apéro saucisson-pinard des Identitaires a fait son entrée à l'Assemblée grâce à la "blague" et l'humour de quarante de nos députés.

L'initiative de la Droite populaire à l'Assemblée est une démonstration de plus, selon moi, de la manière dont l'UMP et ses satellites recyclent l'extrême droite racialiste... Des thèses ethno-différentialistes qui abreuvent le discours des Identitaires, qui continuent à réfuter toute forme de multiculturalisme.

Bien sûr, la plupart de nos concitoyens ne connaissent que le Front national et sa dynastie Le Pen : ils ont même une tendance à faire de plus en plus confiance au FN depuis son processus de lissage idéologique.

Et comme l'UMP s'attèle à "blanchir" ses idées, les digues cèdent une à une. L'UMP joue avec les allumettes, et se rapproche de la flamme comme un insecte aveuglé par la lumière. Le phénomène n'est pas spécifiquement français, mais européen.

Il y a aussi une infiltration des milieux politiques "classiques" qui est inquiétante : cela est particulièrement visible dans le documentaire Europe, ascenseur pour les fachos. On y voit une volonté d'entrisme dans la droite traditionnelle, le caractère martial des Identitaires, associés aux néo-fascistes italiens.

De plus, Bruno Larebière, l'un des conseillers en communication de Frédéric Nihous (CPNT, associé à l'UMP) est un (ancien?) dirigeant du Bloc identitaire. Plus grave, un des invités de l'UMP du colloque sur l'immigration, Jean-Paul Gourévitch, était aussi présent à la tribune des "Assises de l'islamisation" (organisées par les Identitaires). Réunion qui a failli être interdite par son caractère incitatif à la haine raciale.

La frontière entre les deux droites s'effrite

Mon inquiétude réside dans le fait que la droite, plutôt que d'opposer un barrage à l'idéologie d'extrême droite, préfère lui courir après pour mieux lutter contre... Là où le bruit et l'odeur était une anecdote truculente entre le fromage et le dessert, un large pan de la droite parlementaire fait montre d’une obsession sur les binationaux, l'islam et l'immigration, ou encore les jeux de mots et autres manipulations statistiques ministérielles. Là où la droite prenait autrefois une longue cuillère pour dîner avec le diable, Sarkozy et l'UMP lui courent après.

Je pense donc que nous devons tous - de droite ou de gauche - rester vigilants face à cette vague de repli identitaire.

Leurs méthodes ont beaux être différentes, les idées restent identiques et néfastes. Il faut maintenir les digues qui nous protègent de ce genre de vague, sous peine d'accidents sociétaux graves.

Il est temps de sortir du silence, sinon ils se chargeront un jour de nous faire taire. L'actualité norvégienne est venue nous le rappeler. Ce n'est pas que l'acte d'un déséquilibré : son idéologie se cache derrière les bons mots d'une droite plus populiste que populaire.

No pasaran ! Ni aujourd'hui, ni demain
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Mer 31 Aoû - 12:04

Citation :
Bruno Mégret rêve de revenir Par Tugdual Denis

L’ex-lieutenant de Jean-Marie Le Pen 
a retrouvé Paris après deux ans d’exil en Australie. Plusieurs de ceux qui furent ses proches épaulent aujourd'hui Marine Le Pen.

« J’ai pris une décision importante : je me mets en réserve de la politique et je pars à l’étranger… » Le 23 mai 2008, Bruno Mégret choisit de quitter la France et de disparaître de la vie publique. Sans avoir pu se débarrasser de l’étiquette que lui avait collée Jean-Marie Le Pen : celle du « félon ». Une insulte lancée par le fondateur du FN hors de lui devant ce qu’il tenait pour le « putsch » en 1998 de son premier lieutenant. Une sécession que Le Pen ne lui pardonnera jamais et qu’il s’appliquera à transformer en humiliation. Au fil des ans, Mégret n’a jamais pu donner vraiment vie au parti qu’il avait ensuite créé : le Mouvement national républicain (MNR).

Où s’envole-t-il alors ? En Australie, au service d’un grand groupe français de travaux publics. Pour deux ans d’exil. En 2010, le voilà de retour. Le polytechnicien Mégret, ingénieur des Ponts et Chaussées, travaille désormais comme haut fonctionnaire dans un organisme dépendant du ministère des Transports. Un « placard doré », persifle l’un de ses anciens amis.

" Je suis à nouveau 
disponible "

« J’apprécie l’éthique de la haute fonction publique, confie Mégret. Les gens autour de moi font la différence entre leurs opinions politiques et le service de l’Etat. » S’il passe presque inaperçu dans la haute administration, Bruno Mégret, en revanche, ne passe pas inaperçu dans la rue : « Ça m’a pesé. Il a fallu que je conserve un garde du corps pendant longtemps, même si ceux qui m’abordent le font en général pour me dire des choses gentilles. Mais je reste un peu limité dans mes déplacements. » Chez lui, en proche banlieue parisienne, Mégret lit la presse mais, assure-t-il, pas nécessairement les pages politiques consacrées au FN. L’écriture le tente. Il songerait à rédiger des Mémoires, mais avec une partie qui relèverait de la fiction : en imaginant que la scission du FN ait fonctionné… à son bénéfice. « L’écriture, ce serait, pour moi, une manière de rester dans l’action. Avant d’entrer en politique active, j’avais du temps disponible. Là, j’en ai à nouveau… »

" Je bous… "

Aujourd’hui, Bruno Mégret pense, dit-il, « beaucoup plus librement » puisqu’il est désormais « dégagé des contraintes de la vie politique quotidienne ». Son attirance pour le débat public demeure très vive : « Personne, sur la scène politique, ne propose les bonnes solutions. Je bous de ne pouvoir le faire. Cela dit, j’ai passé l’âge de croire que tout pourrait dépendre de moi. »

C’est d’abord l’Europe qui intéresse cet ancien pourfendeur du traité de Maastricht. Prenant Marine Le Pen à contrepied, Mégret est formel : « Je suis de ceux qui pensent qu’il y a un avenir pour l’euro. Le problème, c’est que l’Union européenne aurait dû faire de cette monnaie un instrument de puissance politique et économique. Mais les technocrates européens culpabilisent, renoncent à défendre les intérêts de l’Europe et refusent toute notion de puissance. »

Un bataillon 
de mégrétistes

Pour ce catholique (pratiquant par intermittence), l’islam est une menace, un élément de clivage social. « La laïcité, cela consiste à assurer la neutralité des institutions publiques, et non à donner la même importance à toutes les religions. » L’ancien bras droit de Jean-Marie Le Pen approuve la statégie du FN qui, pour combattre l’islam, mise sur le consensus de la laïcité. Il prônait cela, suggère-t-il, depuis longtemps. Mégret et le nouveau FN : un sujet évident mais tabou, qu’il finit par aborder. Mégret et le nom d’un parti qu’il a tenté (en vain) de récupérer auprès de la justice après le divorce explosif de décembre 1998. Mégret, une stratégie de « dédiabolisation » et d’ouverture, que Jean-Marie Le Pen a récusée. Une stratégie que Marine tente de mettre en œuvre.

De fait, la nouvelle présidente du Front national s’appuie aujourd’hui sur un bataillon d’anciens mégrétistes : Steeve Briois, le secrétaire général ; Bruno Bilde, le chef de cabinet de Marine ; Philippe Olivier, son conseiller ; Nicolas Bay, le responsable de la propagande. De quoi rendre Mégret amer ? « Sans doute les anciens mégrétistes qui entourent Marine Le Pen pensent-ils qu’elle développe la stratégie que je voulais mettre en place. » Et Mégret d’ajouter : « Le R de MNR, pour républicain, c’était déjà, à l’époque, une petite révolution. » Dans ces conditions, pourquoi ne pas envisager une réintégration de l’ancien ténor de l’extrême droite au sein du nouveau FN ?

Les poches vides

« Impensable ! », diront les uns. La fille du fondateur du FN était trop en pointe au moment du clash de 1998. Alors directrice juridique du parti, l’avocate Marine Le Pen a tout fait pour que les félons partent les poches vides. D’ailleurs, en 2006, lorsque Jean-Marie Le Pen reçoit Mégret pour mettre en scène une éphémère réconciliation sous le concept d’« union des patriotes », sa fille fait pression pour que celle-ci capote, effrayée à l’idée de voir revenir un concurrent potentiel. Les deux protagonistes se vouent, depuis, une rancune tenace. Voire une forme de haine.

« Et pourquoi pas un retour en grâce ? » diront les autres. « Je serais Bruno Mégret, glisse un des actuels hiérarques du FN, j’écrirais à Marine en lui disant que je soutiendrai sa candidature à l’élection présidentielle dans le cadre d’un rassemblement national. Je ne suis pas sûr qu’elle dirait non…. Ça mettrait un certain nombre d’anciens mégrétistes en porte-à-faux. Et le paternel ne lui en ferait pas forcément le reproche. » L’intéressé, lui, se tait mais on devine qu’en tout état de cause il ne fera pas le premier pas. Si quelque chose doit avoir lieu, devine-t-on, il faudra qu’on lui tende la main.

Repères

1949 : Le 4 avril, naissance à Paris de Bruno Mégret. Il finit sa scolarité au prestigieux lycée parisien Louis-Le-Grand, avant d’être reçu à Polytechnique, où il intègre à la sortie le corps des Ponts et Chaussées.
1986 : Bruno Mégret devient député de l’Isère dans le cadre du « Rassem-blement national ». Ex-RPR, il adhère au FN en 1987 puis devient délégué général en 1988.
1998 : Le 5 décembre, à la Maison de la chimie à Paris, a lieu un conseil national du FN qui tourne au pugilat. Le divorce entre Mégret et Le Pen devient effectif.
1999 : Lors d’un congrès à Marignane, Mégret fonde son propre parti politique, qui prendra le nom de Mouvement national républicain (MNR) en septembre.
2002 : Bruno Mégret obtient 2,34 % des suffrages exprimés à l’élection présidentielle. Il ne se présentera pas en 2007.
2008 : Le 23 mai, il se met « en réserve » de la vie politique.
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Jeu 1 Sep - 23:30

Citation :
Un groupuscule de l'extrême droite radicale appelle a manifester le 11/09 à Forbach contre "l'islamisation de l'Europe".

A l'initiative de la CNT Moselle, un collectif unitaire regroupant le NPA, SOS Racisme, Europe Ecologie-Les Verts, Couleurs Gaies s'est constitué et demande l'interdiction pure et simple de cette manifestation.

C'est à ce titre que les organisations ci dessus :

- sont signataires d'un communiqué de presse
- appelle à un premier rassemblement unitaire le LUNDI 5 SEPTEMBRE à 18H à la préfecture de Metz où une délégation sera reçue.
- appelle à contre manifester le DIMANCHE 11 SEPTEMBRE à Forbach, le lieu et l'heure de manifestation seront précisés lundi 5 au soir.

Merci à toutes et tous de diffuser largement l'information et de vous mobiliser massivement afin de faire échec à l'extrême droite.

TOUS A FORBACH LE 11/09 !


Le développement de l'extrême droite ainsi que des idées fascistes est une triste réalité que subit aujourd'hui l'ensemble de l'Europe. L'actualité récente et la tuerie qui s'est déroulée en Norvège le 22 Juillet dernier nous montrent bien le danger que peut représenter l'extrême droite radicale.

La France est d'ailleurs elle aussi touchée par le développement de l'activisme d'extrême droite. En effet, celui-ci-ci s'y structure et des organisations explicitement fascistes n'hésitent plus, et parviennent, à ouvrir des locaux. C'est le cas dans la région de Lille ou à Lyon. De plus rappelons que les agressions physiques et/ou à caractères racistes de la part des militants de l'extrême droite se multiplient dernièrement, notamment à Lille, à Toulouse, à Nancy et à Lyon où début juillet une jeune fille a été tabassée dans sa cage d'escaliers...

La Moselle voit également se développer les activités de ces groupements radicaux. Récemment, un concert néo-nazi a regroupé plusieurs milliers de personnes venues de France, d'Allemagne et de Belgique à Rohrbach-les-Bitche.

Le 11 Septembre prochain, c'est un groupuscule de l'extrême droite radicale française qui a annoncé une grande manifestation « contre l'islamisation de l'Europe », à Forbach.

Dans ce contexte dangereux de montée des idées nationalistes, racistes, xénophobes ou homophobes, nous tenons à dénoncer avec fermeté l'organisation d'une telle manifestation ainsi que la diffusion de telles idées.

Alors que le mot d'ordre à connotation raciste de cet événement est évident, nous ne pouvons tolérer que l'extrême droite radicale dispose d'une tribune publique en investissant les rues de Forbach et demandons expressément à la préfecture de ne pas autoriser cet événement.

Ainsi, les organisation signataires du présent communiqué lancent un appel unitaire à une contre manifestation le 11 septembre prochain à Forbach afin de faire massivement barrage à l'extrême droite et au fascisme.

Signataires : Action Antifasciste 54, ATTAC 57, CNT Moselle, Couleurs Gaies, Europe Ecologie-Les Verts 57, NPA 57, SOS Racisme 57...
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Sam 3 Sep - 20:56

Citation :
" Islam, Antéchrist et jambon beurre ": les premières images du documentaire choc de Paul Moreira

Diffusion lundi 5 septembre à 22h30 sur Canal+

Dix ans après le 11 -Septembre, peut-on dire que Ben Laden a en partie gagné la bataille de l’opinion en radicalisant certains chrétiens américains devenus antimusulmans ? – D’une certaine manière, oui, car la prétendue mise en danger des Etats-Unis par l’islam radical va être l’un des thèmes de la prochaine élection présidentielle, que l’on retrouve chez des républicains comme Newt Gingrich, Rick Perry ou Michele Bachmann, en route pour l’investiture. Mais cette vague islamophobe n’est pas tant liée au 11-Septembre qu’à l’élection de Barack Obama, élevé en Indonésie, Etat musulman. Des conservateurs, notamment le Tea Party, ont appuyé sur le bouton de la xénophobie alors qu’il n’y a que 1 % de musulmans aux Etats-Unis et que la menace islamiste radicale y est aujourd’hui nulle.
Des acteurs de ce mouvement voient en l’Islam l’Antéchrist, crient à “la Patrie en danger” et parlent d’un “Armageddon” imminent: on a l’impression d’assister à un phénomène d’hystérie collective ! – Nous avons tourné dans le Tennessee, dans la Bible Belt régions chrétiennes fondamentalistes, NDLR_]. Les gens y sont très religieux, proches du fanatisme. A la messe, des imprécateurs les exhortent à se préparer au combat final ! La théorie du complot a une écoute aux Etats-Unis car des complots, il y en a eu. Pour un Européen, ces discours sont tellement déconnectés de la réalité qu’ils ont un aspect comique dans le reportage, une manifestante pense que la France est désormais soumise à la charia ! NDLR. L’activiste Pamela Geller ou l’écrivain Robert Spencer sont des publicitaires de génie qui fabriquent un fantasme. Dire qu’on va construire une méga-mosquée au World Trade Center, ça frappe les esprits. En fait, c’est un projet d’institut du monde arabe, dans une rue anonyme à trois pâtés de maisons de Ground Zero. C’est comique mais sinistre, car cela va générer de la violence
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Dim 4 Sep - 12:48

Dossier Front-Comtois (.pdf)
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Nico37



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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Lun 5 Sep - 23:18

Dossier spécial Alternatives Internationales (n° 052 - septembre 2011) :

Citation :
Ils rejettent les partis établis et l'Europe, désignent l'immigration et l'islam comme source de tous les malheurs. A droite de la droite, sans toujours chercher à exercer le pouvoir, les populistes s'enracinent dans les classes populaires. Et empruntent de plus en plus des thématiques de gauche, comme la défense de l'Etat-providence.

Europe : comment l'extrême droite profite de la crise (introduction au dossier)
En Norvège, en Suisse, en Autriche, ils récoltent plus de 20 % des voix aux élections législatives. En Finlande, ils les frôlent. Au Danemark, en Hongrie, aux Pays-Bas, ou en France à la présidentielle, ils gravitent autour des 15 %. A peu près partout en Europe, ils gagnent vite du terrain. La crise alimente ces partis que l'on a du mal à désigner. Extrême droite ? Certains en sont issus, tel le Front national. ...

Les Vrais Finlandais sont ouvriers
Désormais troisième force parlementaire, l'ancien Parti rural a su prospérer dans les zones touchées par la crise et conquérir les citoyens lassés par la classe politique classique. Même avec un programme politique très hétéroclite.

Suède : "Prendre en charge les nôtres avant de se soucier des autres"
Svenny Håkansson, 78 ans, est un papy tout ce qu'il y a de plus présentable. Marié, père de trois enfants, cet ancien chef du port de Landskrona, dans le sud de la Suède, vit dans une petite maison avec jardin. En 2002, il a fondé la section locale des démocrates de Suède (Sveriges Demokraterna, SD). ...

Suisse : tant pis pour les patrons !
Premier parti du pays, l'UDC veut limiter la liberté de circulation des travailleurs étrangers, majoritairement européens, dont les entreprises suisses ont pourtant besoin. Même s'il prône par ailleurs le libéralisme et la concurrence.

Italie : la tentation d'un apartheid
Les bastions de la Ligue du Nord, qui ont prospéré grâce à l'exportation, sont menacés par la concurrence internationale et dépendants de l'immigration. Le parti veut limiter les droits des entreprises étrangères et supprimer ceux des migrants.

Grèce : à la conquête des indignés
Les populistes du LAOS ne cessent de louvoyer depuis le début de la crise grecque. Après avoir soutenu le premier plan de rigueur, conforme à leur doctrine néolibérale, ils spéculent aujourd'hui sur le mécontentement populaire. Plus rentable.

Pays-Bas : en croisade contre l'islam
Geert Wilders, le chef du Parti de la liberté, combat la religion musulmane au nom de la défense des droits des femmes ou des homosexuels. Et veut instaurer des milices de quartier pour lutter contre les délinquants d'origine étrangère.

Espagne : mondialisation, immigration, même combat
Depuis sa création en 2002, le parti Plataforma per Catalunya (PxC) brouille les cartes sur la scène politique catalane. Lors des élections de 2010 pour le Parlement régional, il a obtenu 2,42 % des suffrages, pas assez pour avoir un député. A Santa Coloma de Gramenet, le parti a trouvé le terrain parfait pour ses idées. Dans cette banlieue populaire de Barcelone, les migrants venaient dans le passé du reste de l'Espagne. Aujourd'hui, des Marocains, des Chinois, des Latino-américains leur ont succédé. Sergio Palomo est l'un des trois conseillers municipaux de PxC élu en mai. ...

Danemark : le Parti du peuple dicte la loi
Le Parti du peuple soutient les coalitions gouvernementales de droite depuis dix ans, sans y participer directement. Il a ainsi obtenu l'adoption de règles plus dures contre l'immigration. Une orientation sur laquelle même la gauche n'entend pas revenir.

Hongrie : à défaut d'immigrés, on vise les Roms
Le souvenir des préjudices dont la Hongrie estime avoir été victime dans l'histoire, les déceptions du postcommunisme et les effets de la crise favorisent la montée en puissance des populistes. Dont les Roms sont le bouc émissaire.

"Le FN n'est pas dans une logique d'alliance"
La montée du Front national, dont le discours économique se déplace vers la gauche, pousse la droite à durcir ses positions sur l'immigration. Tout en maintenant une position antisystème, le FN réussit ainsi à imposer ses idées.
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MessageSujet: Re: Revue de presse:infos droites extrêmes, et racisme quotidien   Aujourd'hui à 10:58

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