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 Un peu d'histoire...

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For the punx

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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire...   Jeu 6 Mar - 16:49

y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand y sort quand ?
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Zabos

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Localisation : Entre deux guerres
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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire...   Mer 12 Mar - 22:49

Tout de suite ce soir sur France 3:

Un (théoriquement vu les intervenants) très bon documentaire sur France 3 sur la "Shoah par balles" à partir de l'excellent bouquin "Porteurs de mémoire" de Patrick Desbois.

Un des aspects de la Shoah les plus méconnus, 1,5 millions de morts, et une remise en cause de déculpabilisation avancée par la fragmentation administrative des tâches dans les camps de la mort par la plupart des accusés.

Je pense que ça peut être très intéressant.

Pis un documentaire historique d'ampleur à 20H30 sur une grande chaîne, quand même... s'il se révèle en effet excellent, c'est la meilleur réponse possible aux conneries sans nom professées par notre président de merde sur la Shoah. Un travail sérieux et respectueux et grand public.
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P'tit Biscuit

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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire...   Sam 7 Juin - 18:17

Bon je remets l'idée du zine sur le tapis.
Moi j'ai un texte de 4 pages A5 pour l'instant.
Si des gens ont des trucs à proposer, envoyez moi les textes par mail !
J'aimerais bien voir le truc finalisé pour septembre, ca serait cool que ça sorte enfin de nos tetes !

Perso, en ce moment je suis sur mon mémoire donc c'est tendu, mais si on se bouge pour septembre ca serait cool.
Enfin dites ce que vous en pensez.

Je pense aussi m'atteler à la rédaction d'une "charte". Bon, le mot fait peur, mais c'est pas grand chose sinon rappeler vite fait la démarche, et la mettre en forme pour la faire tourner sur d'autres forums.
Bon, en espérant que ce projet ne soit pas un nouveau projet foireux ! ^^
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P'tit Biscuit

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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire...   Lun 15 Juin - 13:18

Salut, je déterre le topic 1 an et 8 jours plus tard...
Bon c'est vrai que je traine plus sur les forums en ce moment, pas mal d'autres choses à faire.
Mais cette idée me trotte toujours dans la tête et vu que j'ai pas le temps de faire un zine papier, bah j'ai mis deux trois textes que j'avais réunis, sur un blog.

=> http://chroniquesvulgaires.blogspot.com/

Les participations extérieures sont toujours plus que bienvenues bien sûr (je m'adresse surtout aux 2-3 personnes avec qui j'avais discutées de ça, je vous ai pas oubliés !! ^^). La seule contrainte étant qu'il faut pas asséner de vérités invérifiables et donc filer, si possible, quelques sources pour appuyer ce qu'on raconte.

Voilà.
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Zabos

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Nombre de messages : 7159
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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire...   Dim 2 Aoû - 15:57

Un petit résumé sur les attitudes des auteurs, artistes et quelques hommes politiques contemporains face à la Commune que je faisais pour une copine qui a un truc à faire sur Paris et la littérature machin, bref, et qui voulait parler des choses dont on parle pas trop. Autant le poster ici aussi, hein, j'me suis dit:

La reprise de Paris, restée sous le nom de « La Semaine Sanglante », par les troupes du gouvernement de Thiers replié à Versailles, soutenu par l’occupant prussien, fera entre 17 000 morts (selon les chiffres officiels reconnus par le gouvernement de Thiers) et 100 000 morts selon les estimations les plus hautes, bien qu’il soit fort peu probable que le nombre de victimes excédât les 50 000. Ce qui est déjà un véritable bain de sang pour une semaine de combats et d’exécutions sommaires.

Les auteurs face à la Commune.

Jules Vallès, depuis longtemps acquis aux idées visant l'émancipation populaire, fut très tôt investit, et même élu de la Commune dans le domaine de l’enseignement, lançant deux journaux, Le Père Duchêne et Le Cri du Peuple auquel participe Louise Michel. Condamné à mort par le gouvernement de Versailles, Vallès s’exila en Belgique puis à Londres pour échapper à la sentence. Il déclara : « j'ai toujours été l'avocat des pauvres, je deviens le candidat du travail, je serai le député de la misère ! La misère ! Tant qu'il y aura un soldat, un bourreau, un prêtre, un gabelou, un rat-de-cave, un sergent de ville cru sur serment, un fonctionnaire irresponsable, un magistrat inamovible ; tant qu'il y aura tout cela à payer, peuple, tu seras misérable ! La Sociale arrive, entendez-vous ! Elle arrive à pas de géant, apportant non la mort, mais le salut. »

George Sand, ancienne révolutionnaire (quoique timidement) de 1848, est très sévère avec les Communards. Profondément légaliste, elle réprouve cette agitation, qui pour elle risque de favoriser en réaction la montée des forces autoritaires monarchistes. Elle assurera donc un soutien permanent à Thiers et à la IIIe République naissante, affirmant dans une lettre qu’« une république bourgeoise pour commencer, est le seul moyen de salut qui s'offre à nous ». Elle écrira à Flaubert que « cette Commune est une crise de vomissements ». Sand représente très bien la pensée rurale et provinciale du moment, mesurée et conservatrice par essence, et son incompréhension des événements parisiens, consacrant ainsi le fossé qui se creuse de plus en plus entre la société urbaine et la société rurale.

Victor Hugo ne fut pas Communard, malgré ses antécédents et ses appels aux armes contre Napoléon III par le passé. Elle lui semblait par trop aventureuse : « Ce que représente la Commune est immense, elle pourrait faire de grandes choses, elle n’en fait que des petites. Et des petites choses qui sont des choses odieuses, c’est lamentable. Entendons-nous, je suis un homme de révolution. J’accepte donc les grandes nécessités, à une seule condition : c’est qu’elles soient la confirmation des principes et non leur ébranlement. Toute ma pensée oscille entre ces deux pôles : civilisation-révolution ». Victor Hugo est en 1871 dans une pensée de réforme radicale de fond en comble de la société libérale, mais non de destruction de celle-ci. Malgré tout, il sera horrifié par la répression qui s’abat sur la Commune de Paris : « Des bandits ont tué 64 otages. On réplique en tuant 6 000 prisonniers ! ». Il offrira l’asile à Bruxelles à certains Communards en fuite, et l’avait affirmé dans le journal L’Indépendance belge : « qu'un vaincu de Paris, qu'un homme de la réunion dite Commune, que Paris a fort peu élue et que, pour ma part, je n'ai jamais approuvée, qu'un de ces hommes, fût-il mon ennemi personnel, surtout s'il est mon ennemi personnel, frappe à ma porte, j'ouvre. Il est dans ma maison. Il est inviolable ». Ceci lui vaudra d’être expulsé du pays…

Gustave Flaubert a une position très critique, conforme au conservatisme provincial, en tous cas dans la plupart des zones rurales. Il écrira à Sand : « La seule chose, j'en reviens toujours là, c'est un gouvernement de mandarins. Le peuple est un éternel mineur. Je hais la démocratie. Le premier remède serait d'en finir avec le suffrage universel, la honte de l'esprit humain. Dans une entreprise industrielle, chaque actionnaire vote en raison de son apport. Il en devrait être ainsi dans le gouvernement d'une nation. L'instruction obligatoire et gratuite n'y fera rien qu'augmenter le nombre des imbéciles. Le plus pressé est d'instruire les riches qui, en somme, sont les plus forts ». Son discours restera méprisant de bout en bout envers la Commune, souvent emprunt de cynisme désabusé.

Alphonse Daudet, réactionnaire autoritaire notoire, soulignera que les Communards sont « des têtes de pions, collets crasseux, cheveux luisants, les toqués, les éleveurs d'escargots, les sauveurs du peuple, les déclassés, les tristes, les traînards, les incapables ; pourquoi les ouvriers se sont-ils mêlés de politique ? »

Emile Littré, fervent Républicain devenu paternaliste et peu enclin à savourer les théories émancipatrices, se place sur le même point légaliste et pacifiste que Sand : « j'abhorre la guerre que le prolétariat parisien vient de susciter. Il s'est rendu cruellement coupable à l'égard de la patrie, ivre qu'il était de doctrines farouches : le devoir étroit des gouvernements est de réprimer fermement le socialisme dans ses écarts anarchiques ». Cette attitude et cet éloge de la non-violence ont souvent été commentés comme le paravent efficace d’une incapacité à se positionner face aux événements, et finalement une réaction d’anciens révolutionnaires (il avait fait le coup de feu aux côtés des insurgés en 1830) s’étant embourgeoisés et cherchant sans l’admettre à préserver un ordre social leur profitant. Elu à l’Assemblée nationale, il apporta son soutien à Thiers lors de la Semaine sanglante.

Edmond de Goncourt, profondément antirépublicain, commentera avec hauteur « on les abat à la mitrailleuse. Quand j'ai entendu le coup de grâce, ça m'a soulagé ».

Emile Zola ne condamna pas réellement la Commune, mais ne s’y rallia point, loin s’en faut. Horrifié par l’exécution d’otages par les Communards et inquiet, comme la plupart des auteurs bourgeois progressistes, de la vigueur populaire du mouvement qui lui apparaissait non maîtrisé, dira que « le bain de sang que le peuple de Paris vient de prendre était peut-être une horrible nécessité pour calmer certaines de ses fièvres. Vous le verrez maintenant grandir en sagesse et splendeur ». On trouve encore ici une position assez caractéristique de cette période où dresser un mot contre Thiers, soutenir même du bout des lèvres la Commune pouvait mener à l’exil, la prison, voire le peloton d’exécution (à l’instar du turbulent Vallès).

Gustave Courbet fut élu de la Commune et y participa activement sur la base de ses convictions farouchement antibonapartistes. Il avait avant-guerre déjà refusé certains honneurs de la main de Napoléon III, y compris la Légion d’honneur. Bien qu’engagé dans la Commune, il faisait partie, siégeant à l’Instruction, des modérés. Il proposa le déplacement de la colonne Vendôme, et suite à sa destruction pure et simple, il propose de financer sa reconstruction. Mais la Commune fit entre-temps long feu : il purgea six mois de prison à Paris, puis quitta la France, refusant de rentrer dans le pays tant qu’une amnistie générale ne serait pas prononcée à la faveur des Communards en fuite, promesse qu’il tiendra car il mourut en exil. En 1873, le gouvernement français le condamna à financer la réparation de la colonne Vendôme, ce qui participa de sa ruine, ajoutant à cela que ses biens avaient été confisqués par le gouvernement… il ne put même verser la première traite de la réparation, dont le financement devait s’étaler sur 33 ans ! Il resta longtemps la bête noire des milieux parisiens réactionnaire, mais aussi des Républicains légalistes. Il écrivit à sa sœur en 1876 : « Ma chère Juliette, je me porte parfaitement bien, jamais de ma vie je ne me suis porté ainsi, malgré le fait que les journaux réactionnaires disent que je suis assisté de cinq médecins, que je suis hydropique, que je reviens à la religion, que je fais mon testament, etc. Tout cela sont les derniers vestiges du napoléonisme, c'est le Figaro et les journaux cléricaux ». Après sa mort, Jules Vallès, qui l’estimait beaucoup, écrira « Il a eu la vie plus belle que ceux qui sentent, dès la jeunesse et jusqu'à la mort, l'odeur des ministères, le moisi des commandes. Il a traversé les grands courants, il a plongé dans l'océan des foules, il a entendu battre comme des coups de canon le cœur d'un peuple, et il a fini en pleine nature, au milieu des arbres, en respirant les parfums qui avaient enivré sa jeunesse, sous un ciel que n'a pas terni la vapeur des grands massacres, mais, qui, ce soir peut-être, embrasé par le soleil couchant, s'étendra sur la maison du mort, comme un grand drapeau rouge. ».

Louise Michel, alors institutrice, sera très active, voire hyper active lors de la Commune. Elle s’engage dans la Garde nationale, qui a rallié l’insurrection, et sera régulièrement, armes à la main, au cœur des combats. Mais elle sera aussi ambulancière, créera une cantine populaire pour les enfants de son école et de son quartier, elle participera à la prise de la butte de Montmartre et de sa batterie d’artillerie. Elle y rencontre Clémenceau, alors maire de Montmartre, qui lui vouera longtemps une grande admiration. Elle animera également Le Club de la Révolution. Rapidement, elle tente de convaincre ses pairs de marcher sur Versailles au plus tôt avant que Thiers et le gouvernement ne réunissent assez de troupes. Essuyant un refus, elle se propose alors de partir seule à Versailles pour assassiner Thiers. Ses amis l’en dissuadent. Elle participe finalement aux combats lors de la Semaine sanglante, et fait partie des derniers combattants et sera arrêtée sur la barricade de Clignancourt ou elle se rend pour faire libérer sa mère, prise en otage par la troupe. La plupart de ses amis, et son compagnon Théophile Ferré sont exécutés sous ses yeux, tandis qu’elle est emprisonnée en attendant un procès. Elle réclamera la mort de son propre chef, provoquant l’admiration de Victor Hugo qui lui dédiera le poème Viro Mayor, tandis que la presse versaillaise réclame sa mort et la surnomme « La louve avide de sang ». Elle sera condamnée au bagne à perpétuité en Nouvelle-Caledonie.

Georges Clémenceau, très hostile à l’Empire, maire de Montmartre, décide rester à Paris quand éclate la Commune. Il tente de jouer le rôle de médiation entre les insurgés et Versailles, mais il se mettra rapidement tout le monde à dos, puisque personne ne veut négocier… suite à la Semaine sanglante, il dira de Thiers qu’il est « le type même du bourgeois cruel et borné qui s’enfonce sans broncher dans le sang ».
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