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 Un peu d'histoire de la mine

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Zabos



Nombre de messages : 7159
Localisation : Entre deux guerres
Date d'inscription : 21/02/2005

MessageSujet: Un peu d'histoire de la mine   Ven 11 Aoû - 3:10

Citation :
Le bois du Cazier est un ancien charbonnage situé à Marcinelle, près de Charleroi en Wallonie (Belgique).
Le 8 août 1956, ce charbonnage fut le théâtre de la plus importante catastrophe minière en Belgique causée par un incendie, avec 262 victimes (dont 136 Italiens, 95 Belges, 8 Polonais, 6 Grecs, 5 Allemands, 3 Hongrois, 3 Algériens, 2 Français, 1 Anglais, 1 Hollandais, 1 Russe et 1 Ukrainien) sur les 274 hommes présents dans la mine.
Vers 8h10, Antonio Iannetta, un encageur, commande avec un compagnon, la remontée de wagonnets de charbon vers la surface. Deux chariots sont mal engagés et restent coincés dans une cage à 975 mètres. Ils arrachent une poutre qui sectionne deux câbles électriques à haute tension, une conduite d'huile sous pression et une tuyauterie d'air comprimé.
L'arc électrique enflamme l'huile sous pression pulvérisée jaillissant de la canalisation éventrée et les boiseries prennent feu instantanément. Cet incident survenant dans le puits d'entrée d'air, le feu et la fumée toxique se propagent rapidement dans toute la mine, où des hommes sont enfouis jusqu'à 1035 mètres sous terre.
L'alerte sera donnée à 8h25 par un homme remonté à la surface.
A 9h10, le puits d'extraction de l'air est inutilisable. Les câbles de ses cages cèdent peu après.
Deux personnes tentent vainement à 9h30, sans équipement, de se frayer un chemin dans un tunnel latéral. Le trou d'homme n'est élargi que 4h30 plus tard, pour découvrir plusieurs cadavres.
Une expédition descend vers 15h00 par le premier puits et découvre trois survivants. Les trois derniers rescapés seront découverts ensuite par une équipe différente.
Les secours parviennent à sauver quelques vies le jour même et poursuivent leurs efforts pendant deux semaines. Le 22 août 1956 à 3 heures, les sauveteurs déclareront en remontant « tutti cadaveri » (tous morts).
Les sauveteurs de la centrale de Frameries, créée en 1905 au charbonnage du Grand Trait, participèrent aux opérations de sauvetages.
Seuls une dizaine de mineurs auront survécu à la tragédie. L'immigration italienne s'en ressentira et la réglementation de la sécurité du travail sera renforcée tant au niveau belge qu'européen.
La catastrophe a ouvert les yeux de la population belge sur les conditions de vie des immigrés italiens, littéralement parqués, au pied des terrils, dans des baraquements hérités de la Seconde Guerre mondiale.
Trois ans après la catastrophe, un procès en première instance débouche sur un acquittement général. En appel, une seule peine sera prononcée, celle du directeur des travaux du Bois du Cazier, Adolphe Calicis, condamné à six mois de prison avec cinq ans de sursis. Dans leur arrêt, les juges rappellent que « l'économie, quelle que soit son importance pour le bien général, ne peut prétendre étouffer les autres valeurs, la vie étant le plus grand bien de tous les biens et devant être protégée jusqu'aux limites les plus extrêmes. »
Le site du Bois du Cazier ferme ses portes onze ans plus tard, en 1967. Il a depuis été transformé en musée relatif au passé charbonnier de la région.

Merci Wikipedia...


Dernière édition par le Mer 6 Déc - 12:52, édité 1 fois
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nikros



Nombre de messages : 1975
Localisation : Dans mon trou (d'bite)
Date d'inscription : 20/09/2005

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire de la mine   Ven 11 Aoû - 14:35

je vois qu'on a les même sources d'info, j'avais lu cette histoire aussi (wikipédia c'est dla balle).
Un coup à regretter l'époque de Germinal
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Unisexe



Nombre de messages : 112
Date d'inscription : 06/08/2006

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire de la mine   Ven 11 Aoû - 14:39

En Chine, les catastrophes minières endeuillent l'actualité plusieurs fois par an.
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polux



Nombre de messages : 4005
Date d'inscription : 28/04/2006

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire de la mine   Ven 11 Aoû - 14:41

Nikros :"je vois qu'on a les même sources d'info, j'avais lu cette histoire aussi (wikipédia c'est dla balle).
Un coup à regretter l'époque de Germinal"


T'inquiète, on y retourne.
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Zabos



Nombre de messages : 7159
Localisation : Entre deux guerres
Date d'inscription : 21/02/2005

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire de la mine   Mer 6 Déc - 12:54

Oui, on y retourne tranquillement.

Dans les écoles, collèges, lycées, pour résumer, t'as les vieux pion au statut de 36, comme moi. On n'est plus qu'une poignée.

Et les nouveaux fers de lance de l'exploitation du progrès social, les Assistants d'éducation: s'ils tombent malades dans les quatre premiers mois de leurs contrats, ils ne sont pas payés!

Youpi.

Sinon, une autre catastrophe minière aux implications sociales importantes:

Citation :
Le 10 mars 1906 a eu lieu la plus importante catastrophe minière d'Europe (officiellement 1099 morts), dite catastrophe de Courrières du nom de la compagnie minière qui exploitait alors le gisement de charbon du Pas-de-Calais aux alentours de Courrières, à côté de Lens. Ce gisement fournissait alors 7% de la production nationale de charbon.

La catastrophe provoqua une crise politique et un mouvement social qui déboucha sur l'instauration du repos hebdomadaire.

Les fosses de la compagnie des mines de Courrières, ouvertes sous le Second Empire, présentent d'importantes veines de charbon gras, et l'essentiel du travail d'abattage s'effectue à un niveau compris entre 326 et 340 mètres.

A 6 h 34, le samedi 10 mars 1906, un « coup de poussière » d'une rare violence ravage en quelques secondes 110 kilomètres de galeries communes aux trois fosses et situées sur les territoires de Billy-Montigny (fosse 2 dite Auguste Lavaurs), Méricourt (fosse 3 dite Lavaleresse), Noyelles-sous-Lens et Sallaumines (fosse 4 dite Sainte-Barbe). Il a probablement été déclenché par un coup de grisou dû à l'utilisation de lampes à feu nu.

Contrairement à ce que l'on a longtemps pensé, l'incendie qui s'était déclenché les jours précédents n'en serait pas directement la cause bien qu'il ait largement contribué à dégrader les conditions de travail au fond (gaz toxiques) et donc à augmenter la mortalité. en effet, le 7 mars, un feu avait été découvert dans l’une des veines de la fosse de Méricourt. Les ingénieurs et les chefs porions décident d’édifier des barrages pour l’étouffer. Pierre Simon, un délégué-mineur, demande à ce que personne ne descende tant que le feu ne sera pas éteint, mais son avis n'a pas été suivi.

L'accident fit officiellement 1 099 morts sur près de 1 800 mineurs descendus ce jour là, mais le bilan réel est probablement supérieur en raison de la présence de travailleurs irréguliers dont le décès n'a pas été imputé à cet accident. Pris au piège, la plupart des ouvriers sont morts asphyxiés ou brûlés par les nuées ardentes de gaz toxique. En fin de journée, seulement 576 mineurs arrivent à s'échapper de la catastrophe. A ce bilan humain doit encore être ajouté le décès d'au moins 16 sauveteurs qui interviennent dans des conditions de sécurités et d'hygiènes précaires.

La polémique veut que le grand nombre de victimes soit dû en grande partie à l'obstination de la compagnie minière à poursuivre l'exploitation alors qu'au fond un incendie n'avait pas encore été complètement maîtrisé et que des fumées et gaz toxiques remplissaient encore les galeries. Mais il y aurait aussi eu probablement moins de morts si les recherches n'avaient pas été arrêtées dès le troisième jour et si une partie de la mine n'avait pas été murée, sur ordre de l'ingénieur général Delafond, pour étouffer l'incendie et préserver le gisement.

La gestion de la crise par la compagnie minière fut particulièrement mal vécue par les mineurs et par leurs familles. La compagnie fut accusée d'avoir fait passer la sécurité des mineurs après la protection des infrastructures en particulier en prenant la décision de murer les galeries et d'inverser l'aérage pour extraire la fumée et étouffer l'incendie au lieu de faciliter le travail des sauveteurs en leur envoyant de l'air frais.

Le 30 mars soit vingt jours après l'explosion, treize rescapés réussirent à retrouver le jour par leurs propres moyens après avoir erré dans le noir total sur des kilomètres, mangeant le peu qu'ils trouvaient, y compris de l'avoine et un cheval mort. Un quatorzième survivant fut retrouvé le 4 avril, grâce à l'aide d'une équipe de secouristes allemands qui avaient offert spontanément leur aide et apporté les appareils respiratoires qui faisaient défaut aux compagnies minières locales.

Il est à souligner que lorsque les sauveteurs allemands arrivèrent les recherches étaient déjà abandonnées, de plus ils furent accueillis avec hostilité alors que se déroule la crise franco-allemande au Maroc.

L'émotion qui s'ensuivit et la polémique sur la gestion des secours est à l'origine d'un vaste mouvement de grève. Le 13 mars, lors des obsèques des premières victimes, à la fosse commune de Billy-Montigny, sous une tempête de neige, en présence de 15 000 personnes, le directeur de la compagnie est accueilli par des huées et des « assassins ! » et doit rapidement partir; la foule scande « Vive la révolution ! Vive la grève ! ». Le lendemain, les mineurs refusent de redescendre au fond. Les syndicats appellent à une grève qui s'étend aux puits environnants. Le mouvement s'étend à tous les bassins miniers français et se développe jusque dans le Borinage, en Belgique. Le 16 mars, 25 000 ouvriers sont en grève, chiffre qui montera même à 60 000. Les incidents se multiplient entre grévistes non-grévistes, mais aussi entre les partisants du "Vieux Syndicat" mené par Émile Basly et le "Jeune Syndicat", affilié à la CGT et mené par Benoît Broutchoux. Face aux mineurs en colère, Georges Clemenceau, alors ministre de l'intérieur, mobilise 30 000 gendarmes et soldats et envoi de treize trains de renforts militaires. De nombreuses arrestations ont lieu.

La colère des mineurs est renforcée par la découverte tardive de rescapés. Le 30 mars, soit 20 jours après l'explosion, 13 mineurs ressortent de la fosse numéro 2. Le 4 avril, un quatorzième mineur remonte encore de la fosse numéro 4 de Sallaumines. Les secours ont manifestement été abandonnés trop tôt et la Compagnie de Courrières est accusée de vouloir enterrer vivantes les victimes. La grève se durcit et un officier de l'armée est tué le 23 avril. À la fin du mois, malgré la répression et le manque d'argent des familles des mineurs, le patronat concède des augmentations de salaires. Le travail reprend début mai.

Cette catastrophe a suscité un élan de générosité sans précédent en France et en Europe et 6,5 millions de francs-or sont récoltés. La compagnie minière, elle-même donnera 2,2 millions de francs aux ayants-droits et versera des rentes annuelles de l'ordre de 500 000 aux familles.

Le mouvement social issu de la catastrophe déboucha sur l'instauration du repos hebdomadaire. À partir de cette époque, les lampes à feu nu seront bannies au profit des lampes dites de sûreté (lampes Davy). En 1907, le premier poste central de secours du bassin Nord-Pas-de-Calais est créé à Liévin (il sera transféré à Éleu-dit-Leauwette après sa destruction pendant la Première Guerre mondiale). On y forme des équipes spécialisées de sauveteurs et on y étudie les risques dus au grisou et au poussier. Mais en 1910, apparaît le marteau-piqueur qui augmente le rendement mais aussi la quantité de poussières avec les risques d'explosion et de maladie (silicose) qui en découlent...

Et encore une fois, merci Wikipedia.
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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire de la mine   Mer 6 Déc - 13:10

Zabos a écrit:


Et les nouveaux fers de lance de l'exploitation du progrès social, les Assistants d'éducation: s'ils tombent malades dans les quatre premiers mois de leurs contrats, ils ne sont pas payés!

ouais enfin c'est peut être une nouveauté chez vous, mais ça a tjrs été le cas ailleurs. tant que t'as pas x heures de boulot, t'es pas payé quand t'es malade.
d'ailleurs , je suppose que quand un esclave tombait malade moins de 4 mois après avoir été acheté, son propriétaire devait pouvoir exiger un dédommagement auprès du marchand.
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Zabos



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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire de la mine   Mer 6 Déc - 13:18

Ouais, faut que je mesure mon propos, remarque.

"Dans l'Education nationale" devrais-je ajouter.

Putain de cloisons étanches.
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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire de la mine   Mer 6 Déc - 13:47

m^ qu'un salarié qui tombe malade moins de 4 mois après son embauche a probablement caché une maladie chronique (ou un vice !!!) à son patron et donc devrait payer des dommages et intérêts.
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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire de la mine   Aujourd'hui à 20:54

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