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 Interview Tagada Jones

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Anonymou
Invité



MessageSujet: Interview Tagada Jones   Lun 8 Mai - 1:57

Interview réalisée par graine d'ananar

Montpellier le 14/04/06 à la salle Victoire 2 avait lieu le concert de Tagada Jones et Otaké, j'en ai profité pour faire une petite interview de ce groupe qui devient incontournable dans la scène indépendante Française.

1 - Petit historique: (Depuis quand vous existez, combien de concerts, combien d'album)

Nico : Grosso modo, pour faire succinct, on joue a peu près depuis 11 ans maintenant, on a fait 5 albums, on a visité 19 pays, on a un peu plus de 900 concerts, on viens de Rennes, donc on est Breton.
On a un line up un peu standard ; guitares basse batterie et sample, on chante à deux.

2 - Comment vous vous définissez musicalement?

Nico : C'est ce que je dis souvent, on a pas forcément envie de se coller une vrai étiquette, puisqu'on est à la jonction entre plusieurs choses : le punk, le métal, le hardcore, l'électro. Crée sur des bases de rock alternatif français, donc tu vois c'est un petit peu le mélange de tout ça, et pas forcément une case bien précise.

3- Votre avis sur votre évolution musicale ( au niveau du son, de la construction), de l'album S/T en passant par virus, jusqu'à « Le feu aux poudres »

Steph : Le but du jeu, c'est de faire évoluer un petit peu le punk. Grosso merdo, on restera toujours un groupe punk, c'est la grosse base de Tagada. Le but c'est donc de faire évoluer le truc, on a jamais voulu essayer de refaire le même album, ni essayer de refaire ce qui ce faisais déjà, c'est à dire du punk 77 ou du punk à l'Américaine ou des trucs comme ça. Donc c'est un cheminement logique dans Tagada.

Nico : En fait, on ne se pose pas la question de savoir vraiment ce qu'on va jouer, on répet, on fait un morceaux, on aime, on aime pas. Y'a pas de démarche, de recherche pour savoir où on veux arriver, c'est pour ça qu'on aime bien dire qu'on est à la jonction de tout ça, parce qu'on met un peu de ci, un peu de ça, c'est un mélange poivre et sel, et on fait notre assaisonnement perso.

4 – Qu'elle est l'influence musicale de chacun?

Steph : Moi j'écoute principalement du rock dure, mais le rock dure c'est assez large. J'écoute aussi bien du punk, certains groupes de métal, certains groupes de hardcore, même du funk métal, même des groupes zarbi comme No mean's no, System of a down... J'ai arrêté de mettre des étiquettes spécialement.
Par exemple ; ouais ce groupe là sonne plus punk, mais c'est pas pour ça que le groupe de métal d'a côté, le son va moins me plaire. Et je pense que tous le monde est un peu comme ça.

Nico : En fait, souvent quand on écoute un style un peu précis, c'est souvent quand on est jeune, quand on s'lance à fond dans un mouvement, et évidemment, avec le temps on écoute plus de choses. D'origine, moi je viens de l'alterno français, Steph est un peu plus punk 77, mais c'est normal parce qu'il est vachement plus vieux! (rire)
Et Seb il écoutait du heavy metal... (rire)

Seb : Je dois avouer, en ce moment y'a un album que j'écoute vachement, c'est Tagada Jones « Le feu aux poudres » un groupe Français, les mecs sont super sympa! j'attend le prochain concert, je vais aller les voir c'est sur!

Moi : Tu n'écoute que Tagada Jones?

Seb : A fond, je me suis même fait un tatouage sur la fesse droite, j'attend la prochaine dédicace...

Steph : Pour le moment y'a marqué que « Tagada », il avait pas assé de tunes pour le « Jones », il attend la fin du mois.

5 – Vous êtes un groupe bien politisé, sans parler d'étiquettes, comment vous vous définissez là autour?

Nico : On est un groupe qui serais beaucoup plus à gauche, ça y'a pas photos. On est aussi sympathisant anarchiste.
Aux dernières elections, pour éviter qu'il se passe des conneries, on a quand même tous été voter, tout le monde devine ce qu'on a voté au deuxième tour, malheureusement.
On baigne tous dans le système, et nous on essaye à notre petit niveau de lutter contre tous les extrèmes, tous ce qui va trop loin. Et puis on est militant de par la musique. Il faut arrêter de dire que ça n'a pas de retombé, parce qu'on ne fait plus une interview sans que les gens nous parle du fait que l'on soit politisé, en fait je dirais qu'on est plus engagé que politisé réellement, parce qu'on a pas nos cartes ni rien. Mais du coup, c'est clair que le message qui est diffusé par le biais de la musique, ça a un réel retour, parce que les gens nous en parlent énormément. Le peu que ça peu faire et bien tant mieux, j'espère que ça peux faire changer, ou faire réfléchir quelques personnes, pour nous c'est le bonheur!

Steph: Et puis globalement, c'est vachement situé contre l'intolérance, contre le manque de liberté. C'est des choses qui nous sont cher. L'écologie aussi, et ce qui nous énerve souvent c'est les comportements, y'a des gens qui ce conduise vraiment comme des cons ou qui agisse comme des cons et ça c'est vraiment énervant. On est quand même tous dans la même merde sur cette planète. Et puis si on s'entraide pas un petit peu, on sera vraiment tous comme des cons un jour ou l'autre. En France par exemple, on est un paye qui est vachement conservateur, y'a un maximum de cons, et je sais que c'est particulièrement ça qui m'énerve. Les gens qui veulent pas avancer, qui sont pas cool...

Seb : Moi je tenais à dire; tu parlais du fait qu'on soit politisé, mais le truc qui fait vraiment plaisir, c'est que des gens prennent la peine de regarder les paroles, déjà, je trouve que c'est un pas. J'ai déjà vu des gens qui n'aimaient pas forcément ce style de musique, mais qui me disaient que les paroles était super bien, ne serais-ce que ça, les gens porte un oeil la dessus, ça les fait réfléchir, et voilà.

6 – C'était justement l'une de mes prochaine question. Est-ce que votre engagement vous semble entendu?

Nico : On pourrait pas dire, en nombre de personnes, mais c'est une évidence que les trois quarts sont adhérents un peu aux discours et aux idées qu'on communique, c'est clair qu'à mon avis ça a vraiment un impact important. Et comme disait Seb, je pense qu'il y a des gens pas forcément super fan du style de musique, mais qui adhèrent aux discours et du coup à l'atmosphère du groupe. Après, on joue pas que de la merde non plus, y'en a qui aime bien la musique!

Steph : En tout cas, ce qu'on est sur c'est qu'il n'y a pas de fachos à nos concerts.

7 - Vous êtes actuellement intermittent du spectacle, a quel moment et dans quelle conditions vous en avez eu le désir?

Nico : C'est un petit peu quand on c'est dit, environ en 1998 à l'époque de « Virus » ; ce qu'on a envie de faire, c'est de vivre de la musique, arrêter de taffer à côté, on fait plus que ça, et voilà. Depuis on est tous intermittents. Pour les plus vieux, ça fait 8 ans qu'on a le statut. On dit pas que ça a été facile au début, c'est pas un statut facile à avoir, encore moins maintenant, et à obtenir et à garder...

Steph : Maintenant c'est pire que tout, la droite à tout saqué.

Nico : Quand tu vois qu'il faut 3 000 000 de personnes dans la rue pour arriver à faire changer quelques choses. Les intermittents, on n'est plus que 80 000 en France, tu vois le genre. Et encore, faudrait que tout le monde aille dans la rue, alors c'est pas gagné.

Seb : Putain ça fait quoi? Environ 1%.

Steph : T'imagine le danger qu'on représente pour l'économie, 80 000 personnes par rapport à 20 000 000 de travailleurs.

Nico : Ils pleurent pour un trou sois disant, c'est pas grand chose. La ils sont en train d'autoriser la concurrence à l'ANPE, et c'est des sociétés privées, des énormes trucs plein aux as, qui font la même chose. Chaque société ce fait payer 10 mois de travail avec un chômeur, entre 2000 et 4000 euros, plus une prime si ils leur trouvent du boulot.
Bref, on tape sur les intermittents mais en fait c'est pas grand chose.

Steph : Et puis même, au début, la loi était passé pour lutter contre les excès. Genre : dans quelques concert y'en avait un qui était barman, évidemment, barman c'est pas trop un métier du spectacle... et le mec était intermittent. Et ça c'était quelques petit abus par ci par là. Mais surtout dans l'audiovisuel, où il y a des gens qui bossent pour des chaînes de télé, il vont avoir 10 à 15 jours de taf par mois et puis le reste du temps plutôt que de les salariés, les chaînes leurs disent « mets toi comme intermittents, comme ça les assedic vont te payer ».
Nous, on est au minimum de l'intermittence, on touche pas beaucoup de pognon. Mais ces mecs là, ils sont au maximum, les jours où ils sont payé, c'est 2000 fr, je parle toujours en franc... et puis finalement, ils vont continuer à avoir le statut et ça va continuer de rouler pour eux. C'est eux qui font des excès.

Nico : Et une fois de plus, avec tous les textes qui arrivent, ils ne nivellent pas par le haut mais par le bas. Et c'est plutôt tous c'est gens là, qui n'ont pas besoin de l'intermittence, qui faudrait tej, y'aurait plus du tout de problème, et laisser l'accès à ceux qui galère un peu plus. Parce qu'effectivement, y'a plein de gens qui n'en n'ont pas besoin.

Seb : D'ailleurs, une preuve que l'intermittence craint parce que il y a un mec que tout le monde connaît qui c'est barrer en Belgique, parce qu'il ne pouvais plus avec l'intermittence.
Je ne dirais pas de nom, j'suis pas un lâcheur!
On va l'appeler JP...

8 - Les bérus disait qu'ils ne voudrait pas devenir intermittent pour garder une certaine réalité, que pensez vous de cette idées?

Steph : A l'époque ça avait tous sont sens...

Nico : C'est un peu comme si tu crachais sur la sécu, moi je suis défenseur de la sacem, alors toi tu va me dire ça... je peux prendre la tête à des gens la dessus. La sacem, ok, c'est dégueulasse aussi parce que y'en a qu'on plein de pognon et qu'en profite mais y'a aussi plein de petits auteurs compositeurs qui vivent qu'avec ça. Les gens qui sont richent, ils ont également droit à la sécu. Mais heureusement qu'il y'a ça pour les pauvres. Et bien la sacem c'est un peu pareil et l'intermittence c'est un peu pareil aussi. On est dans un système social, et on prône tout ce qui peut contribuer à ce que le monde soit justemment un peu plus social et que les gens qu'on pas trop de tunes puissent continuer à en avoir. Sinon l'intermittence c'est bien, faudrait juste éliminer les excès. C'est une évidence quand tu y réfléchis, quand t'es musiciens, ou quand tu fais du théatre ou de la danse t'as besoin de composer, de créer, et là t'es pas payé pour faire ça. C'est un système qui a été conçu et qui marche relativement bien, et en plus c'est peut-être un peu plus juste que dans d'autres pays ou l'intermittence n'existe pas. En même temps, faut pas croire, la culture, comme c'est déficitaire partout dans le monde, dans d' autres pays c'est subvensionné. Par exemple au Québec quand tu fais un concert, t'as la même somme alloué par le subvensionneur, a tout tes contrats. Alors si t'as un contrat à 2000 fr et bien t'es payé 2000 franc, tu vois comment c'est juste, si t'as un contrat à 300 000 dollars et bien t'es payé 300 000 dollars. Donc, le système en france est plutôt pas mal, et on prône tous ce qui est social.

Steph : Tout dépend ce qu'on veut en france... style un gouvernement de droite, eux ce qui les intérresses, c'est une culture qui rapporte. Eux, l'art et la droite, ça n'a jamais marché. Tout dépend de la culture qu'on veut dans le pays.
Ce qu'ils veulent eux, c'est la france de Johnny ou les trucs comme ça. C'est la culture élitiste. Y'en a quelques uns qui s'en mettront plein les poches et puis les autres, les petits groupes ou les petites troupes de théatre, les intermittents qui bosse dans le milieu du cinéma, qui des fois vont filer un petit coup de main sur un tournage, et qui seront payé, mais sur d'autres, ne le seront pas, en espérant que les gars vont les rappeler après. Parce que le cinéma, ça coûte extrèmement cher, et bien c'est gens là passe à la trappe. C'est pour ça que c'est totalement dégeulasse les lois qu'ils font passer. Mais bon, ça va dans l'état d'esprit, comme on a un gouvernement de droite dure, qui va limite dans l'apprenti facho, ça va dans leur sens. Je ne suis pas étonné des lois qu'ils passent.

9 - A quel moment, dans quel conditions et dans quel optique avez vous monté « Enragés Prod »?

Nico : En fait, on a vu que Sony, BMG, ça marchait pas mal comme boîte, et on voulait faire pareil.
Non, l'idée de début, c'est qu'on voulait un peu autogérer tout ce qui tourne autour du groupe, et on l'a fait dès le 1er skeud, même si il n'y avait pas encore le sigle, l'association existait déjà. La structure à été crée au début pour se produire. Maintenant, on gère l'édition, les tournées, la seule chose qu'on ne fait pas, c'est la distribution, on l'a faite à un moment, on envoyais les disques un peu partout en france et on ne se faisait jamais payé, parce que le gars qui avait une grosse traite, préfairait la payé, et que le pauvre groupe qui avait envoyé 5 CD, même si il les avait vendus....
Je ne sais même pas si on a été payé 30%, on avait beau relancé les gens, à chaque fois c'était : « ouais, ouais on vous envoie ça! » mais ils se doutaient bien qu'on allait pas prendre une voiture pour faire tout le tour de france pour venir récupérer l'argent.
C'est d'ailleurs un secteur qui va de pire en pire, parce que tout les distributeurs indépendant se pète la gueule, il y en a vraiment de moins en moins. Et dans quelques temps il ne restera plus que les majors et 2 ou 3 gros indépendants et c'est tout.

Steph : C'est ce que je disais, la france de Johnny, tu passe par les majors t'as une promo pas croyable, tu fais les couverture de magazine, tu passe à le télé. Et si tu veux faire autrement, tu l'as dans le cul. C'est ça la culture de la droite.


Dernière édition par le Lun 8 Mai - 1:59, édité 1 fois
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Anonymou
Invité



MessageSujet: Re: Interview Tagada Jones   Lun 8 Mai - 1:58

10 - Votre avis sur la scène indépendante actuelle, en France, et à l'étranger?

Steph : Moi je trouve ça mieux qu'avant, même le niveau musical...

Nico : Le niveau musical est mieux, mais elle n'est plus aussi vivante que quand on a commencé...

Steph : C'est vrai que ce n'est plus l'époque des Bérus.

Nico : Quand on a commencé, on a eu la chance de faire des tournées de squats, de petits clubs, de bars. Maintenant, des bars, il y en a plein qui ne peuvent plus à cause des lois sur le bruit ou sur la législation, le fait que tout le monde doit être payé pour aller jouer. Des squats y'en a de moins en moins. Ce qu'on a fait, ce serait beaucoup plus dure de le refaire. De trouver plein de petit concert pour se lancer, maitenant ce serait beaucoup plus dure. Ce qui expliquerais qu'il y ais moins de groupe... ou alors, tout simplement, on s'en rend moins compte. Y'en a peut être toujours autant des groupes, mais par contre ils ne jouent plus trop. Ce n'est pas que la source c'est tari, c'est qu'on a mis des barrages un peu partout. J'pense qu'avec le temps, on va réussir à contourner tout ça et crée des réseaux parallèlent pour s'en sortir. Mais là, tout ce qu'on viens de dire plus internet ou tout le monde se lance dedans... mais en même temps, internet c'est pas l'ami des petits groupes, même si ça donne le droit à tout le monde d'être diffusé... je fais le pari de prendre 100 disques dure de gens qui téléchargent des morceaux, et tu fait le prorata des morceaux connus des gros artistes et ceux des petits artistes, et tu vas vite voir que les gens ce qu'ils téléchargent, c'est les trucs connus en grosse majorité.
C'est une évidence que l'on va trouver une mise en place pour que ça refonctionne parce que ce n'est pas possible que ça ce taise. Mais ça va prendre un peu de temps, donc en ce moment, je dirais qu'on cherche un 2ème souffle. Mais c'est vrai ce que disais Steph, le niveau musical a évolué.

Steph : Il a évolué grave, on n'est plus au Punk Alternatif des débuts, je trouve qu'entre 85 et 90, y'avait vraiment un groupe qui était au dessus de tous les autres, c'était la Mano Negra. Au niveau musical, c'était vachement pro et c'est même eux qui ont amené le reste. Et maintenant, au niveau Français, que ce soit Metal, Hardcore, Punk, il y a vraiment des bons groupes. Comme disais Nico dans une autre interview; les Français sont décomplexés par rapport a ça, et je trouve que c'est tout à fait vrai. Entre les années 85 et 95, y'a pas mal de groupes Français qui se sentaient complexé à l'étranger, en ce disant qu'ils ne faisaient pas le poids par rapport aux autres groupes, Suédois, Anglais ou Américains. Alors que maintenant, on les prends quand tu veux les groupes ricains (rire)

Seb : Oui, je suis d'accord avec eux, il faut écouter « Plus Plus Plus », et on est convaincu de la scène Française.
11 - Vous venez de sortir un Nouvel album, comment cela c'est il passé?

Steph : On est aller voir le gros ingé son du coin, c'est à dire Nico (rire)... et Olif
Nico : Grosso modo, on a fait ça tout seul dans notre local de repet, qui est à moitié un home studio. Toujours dans la même démarche. Comme les sous et les gros studio c'est pas trop notre tasse de thé, donc, maintenant que c'est vraiment possible pour tout le monde d'avoir son propre studio, et bien on a investit la dedans.
On a déjà commencé il y a 2 ou 3 ans, et là, l'investissement que l'on aurait mis dans un studio, on l'a mis dans le matos. Ce qui nous a permis de faire tout nous même. Pour la composition, on a fait plus de pré prod que sur les albums précédent. En fait, les tout 1er, c'était du : « On arrive en repet, on enregistre un morceau et on le retouche plus » Sur « Le feu aux poudres » il y a eu plus de pré prod, mais on l'a enregistré quand même relativement vite parce qu'on a pas besoin de temps de temps que ça, et il a été mixé en 15 jours. Ca a pris en tout 3 semaine 1 moi de travail effectif.

12 – Comment créer vous les morceaux et qui écrit les textes?

Nico : C'est moi qui écrit les textes, et souvent, je fais une base guitare/chant et ensuite on voit ça tous ensemble, on écrit les parties de gratte, de basse, batterie, On enlève des trucs, on remodèle. Ensuite c'est Gus qui intègre des rythmiques.

Steph : Le but aussi c'est d'intégrer des machines à la musique, la base c'est basse batterie guitare, avec l'électronique en plus. Pas que des machines derrière. C'est un rajout sur le groupe.

Nico : On ne veux pas faire comme Freedom For King Kong ou c'est les machines qui prennent le dessus.

13 – A la fin de l'album, il y a 4 morceaux crée en copinage, pouvez vous nous en dire plus?

Steph : Avec La Phase, on c'est rencontré sur un festival il y a 2 ou 3 ans, ça c'était bien passé. C'est des bons vivants! Ils avaient dit avec Nico qu'ont feraient un morceaux ensemble, tu sais les fins de soirée, tout le monde bourré... Et finalement ça c'est fait. Il y a aussi Shane Cough, un groupe Rennais, qui sont aussi sur Enragés Prod, ils ont fait un remix du « Drapeau », il y a Gus qui officie sous son nom de scène techno « Bionik Dread » qui a fait le remix du morceau caché « A qui la faute ». Et enfin, on avait rencontré le chanteur de Tryo, Guizmo, qui aime bien Tagada. Ca nous surprenais qu'il aime bien Tagada, et on l'a revu à « Colère noir », Nico l'avait déjà contacté pour refaire l'un des morceaux de l'album en acoustique, et il était OK. Et un jour on est allé chez lui, avec Nico, il habite à 30 bornes de Rennes, et on a fait ça en une après midi, peinard, en fumant des joints et tout, c'était cool.

14 – Dans la chanson « Pavillon noir », vous parlez d'un anar qui fait une prise d'otage et qui finit par hisser le drapeau noir. Pensez-vous que l'anarchisme et forcément synonyme de violence?

Nico : Non, là, le thème du morceau, c'est plutôt de dire que malheureusement, y'a qu'avec des actes de violences qu'on peut se faire entendre et ça c'est triste. On ne prône pas la violence.

Steph : L'anarchisme, théoriquement, c'est la non-violence justement. La violence, c'est une réaction par rapport à tout ce qu'il ce passe. Dès que tu allumes ta télé pour mater les infos, y'a tout de suite quelques choses qui gronde en toi.

Nico : Le thème du morceau, c'est un mec qui pète un boulard, mais qui veux juste qu'on l'écoute, et qui en a marre que personnes ne l'écoute. Moi, je suis quasi persuadé que quand tu fais des actions, si t'es cool, trop pacifiste, regarde l'état, qu'est-ce qu'ils en ont à foutre. Il faut 3 000 000 de personnes dans la rue pour qu'il finisse par réagir.
Donc, on est vraiment obligé d'appuyer pour avoir des résultats, et c'est dommage.

15 – Justement, qu'elle est votre avis sur le mouvement Anti-CPE?

Nico : Je pense que la réaction à été un peu démesuré par rapport à pleins d'autres projets qui sont passés sans manifs sans rien, alors qu'il y a eu des trucs pire qui ont été vôté. Mais par contre, il y a quelques choses de positif dans l'histoire. L'avantage du CPE, c'est que ça touche tout le monde, même des gens qui peuvent avoir des idées de droite, en pensant à leurs gamins ils se disent merde. C'est une des 1ère fois depuis des années, ou tu vas avoir le public et le privée qui ont manifesté pour la même cause. Et ça c'est rare, parce que c'est le jeu du gouvernement de monter le public contre le privée et inversément. Comme ça, les gens s'entretuent entre eux, les syndicats aussi. Comme je dis souvent, je ne suis pas forcément très comptant du travail des syndicats, on pourrais même dire par exemple que dans la musique, les seules qui nous mettent des bâtons dans les roues, c'est les syndicalistes...

Steph : Surtout la CFDT spectacle, eux c'est des enfoirés!

Nico: Je ne comprend pas pourquoi il ne font pas d'appel à manifester à tout les gens syndiqué chez eux, c'est à dire, le privé, le public, tout le monde en même temps!
L'avantage du CPE, c'est qu'une bonne partie des gens ce sont senti touché par ce projet là, et beaucoup de gens sont descendu dans la rue, et quand on se fédère, on arrive quand même à avoir des résultats.

Steph : Je trouve ça un peu normal, ça fait 5 ans que la droite fait passer des lois de plus en plus restrictives, il liquide tout ce qu'il y a de social et tout ce qu'il y a d'interressant, tout les semblants d'égalité qu'il y avait dans ce pays. Et il s'étonne qu'il y ait plein de gens dans la rue, le CPE, c'est la goûte d'eau qui a fait déborder le vase. On est quand même dans un pays gouverné par un vieux fond militaro-catholique, c'est toujours la vieille garde française vachement conservatrice, qui rêve encore de la france d'antan...etc
Faut arreter ça, il faut réfléchir un peu à ce que le peuple a envie, essayer de moderniser le pays. Quand je dis ça, c'est rajeunir le pays au niveau des comportements, au niveau des mentalitées, essayer d'être beaucoup plus cool, beaucoup plus souple. Quand la droite est passé au pouvoir, je me suis dit : « Tiens, ils essayent de nous remettres dans la france des années 50, et comme ils avaient la majorité absolu, là, je me suis dit que c'était la france des années 30. Y'avait plein de facho partout! C'est un climat détestable. Ils s'étonnent qu'en france, on a jamais réussi à integrer les gens issus de l'immigration, tout ça parce qu'ils n'ont jamais tété mélangé. On vous fait venir chez nous pour travailler, mais en même temps, on ne veut pas que vous vous mélangiez à la population. Du coup, les gens dans les cités, ils ont développés leur propre langage, leur propre culture et tout ça, c'est un peu logique.
De la même façon, la droite méprise la jeunnesse, ça fait 5 ans qu'ils tappe sur tout le monde. Je trouve que c'est un juste retour des choses, la droite fait la guerre à la france, et la france lui rend bien.

Nico : Là par exemple, il y a un truc qui nous a grave énervé aussi. Derrière le CPE, ils ont profité aussi pour faire passer des lois, notamment un truc qui nous tiens à coeur, c'est les OGM. Ils viennent de légaliser le fait que tu puisses faire une culture d'OGM comme tu veux, à côté d'un mec qui fait du bio par exemple, alors que tu sais que tu va lui nicker ça culture, et ça c'est passé à l'as, rien, on n'en parle déjà plus. Les médias n'en parle pas, on laisse tout tomber. Et donc, derrière le CPE, ils ont fait passer des lois, que l'ont va avoir du mal à revenir dessus.

16 - Pour terminer, si j'ai bien compris Seb est un grand amateur de blague, en aurait-il une derrière les fagos

Seb : Le dicton de l'automobiliste, euh... du chauffeur...
la nuit, tout les chats sont plat.... c'est tout....

17 - Y'a t il une question que vous aimeriez qu'on vous pose ?

Seb : T'es célibataire? (rire)

Nico : Voilà, ça c'était une vrai blague!
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Mordoc
Invité



MessageSujet: Re: Interview Tagada Jones   Lun 8 Mai - 2:43

wah jles ais vu ya une semaine en concert , c'est dla biboullette grave :)
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Karkass

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MessageSujet: Re: Interview Tagada Jones   Lun 8 Mai - 18:21

J'ai essayer plusieurs fois les Tagada mais j'sais pas pourquoi j'ai jammais trop accroché ...un peu comme pour les Ludwig
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MessageSujet: Re: Interview Tagada Jones   

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