Forum sur la culture alternative
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 L'été

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
idefix
Invité



MessageSujet: L'été   Lun 3 Oct - 3:24

Début de commencement du manuscrit qui changera le monde (évidemment).

L'été

1."Etat démocratique" est un oxymore.

2. La démocratie en tant que pouvoir donné au peuple n'est efficient nulle part car celui-ci n'a aucun pouvoir réel : ce sont les marchés qui dirigent les Etats.

3. La démocratie ne peut fonctionner. Dès qu'on place un pouvoir des uns au-dessus des autres, le demos n'a plus rien à dire. Seule l'acratie, l'absence de pouvoir, permettrait à chaque individu de reprendre ses droits sur sa vie et son pouvoir de décision.

4. Les partis bourgeois réclament une économie libre de marché et les partis socialistes réclament une économie étatisée. Dans la première économie règne la bourgeoisie et dans la deuxième la bureaucratie. Ainsi, dans aucun de ces régimes l'égalité n'est réelle.

5. Le mensonge communiste est l'illusion d'un peuple rendu libre par l'Etat, qui par définition est antisocial. Etat et marché ne sont pas plus ennemis qu'ils ne sont légitimes. Cependant, leur prétendue opposition maintient l'opinion spectatrice d'un combat factice tout en lui donnant l'impression de pouvoir exercer un pouvoir réel. Les termes du débat sont biaisés, ce n'est pas de l'Etat ou du marché dont il faut débattre, mais de la liberté et de l'aliénation (étatique, financière, qu'importe).

6. Hormis sa base politique absurde, le communisme est aussi stupide dans une version gouvernementale que soi-disant révolutionnaire : le trotskisme fige la lutte révolutionnaire dans un non-sens complet : l'électoralisation de l'idéal socialiste. A partir du moment où il y a un état, même soi-disant révolutionnaire, il y a une autorité qui jugule tout mouvement de libération. Le politburo de la LCR ne vise tragiquement qu'à s'approprier la révolution et ainsi passer de la domination de la bourgeoisie à celle d'un parti politique, aussi "de gauche" soit-il, est une trahison manifeste de l'espoir social.

7. Par l'endoctrinement sur le thème de la démocratie libérale "garante des libertés", les pouvoirs capitalistes ont réussis à faire croire qu'ils étaient le seul rempart au fascisme. Mais si la France était réellement une terre de liberté, est-ce que le cinquième de sa population serait ainsi enthousiaste à l'idée de se vautrer dans une dictature ? Les électeurs du Front National n'ont pas peur de perdre leur liberté : ils ne voient même plus la différence entre une autocratie et une démocratie ! Si les humains étaient réellement libres il n'y aurait pas de fascisme car son absurdité serait montrée toute nue.

8. Le fascisme est un libéralisme policier, qui nie les acquis de société (avortement, PACS, 1905…), et par là le libéralisme officiel se pose en garant d'améliorations sociales qu'il a combattu à l'époque !

9. Le parti social-démocrate est un parti bourgeois dont le prétendu socialisme n'est qu'une honteuse démagogie.

10. Les notions de motivation et d'apathie sociale se croisent dans une étrange analogie avec le travail capitaliste et un certain idéal "socialiste" : la liberté.
Alors qu'un capitaliste conservateur va encenser le travail et lui-même choisir de gâcher sa vie dans un bureau sans problème moral, se priver pour la communauté lui semble insurmontable.
L'humain anti-autoritaire va lui choisir de travailler peu, pas du tout, juste ce qu'il faut pour tenter de se réapproprier sa vie tout en se privant (de la même manière que le travailleur se prive de loisirs) d'autres choses, grosses cylindrées, Big Mac, steak saignant… qui peuvent apporter du plaisir, soyons clairs et honnêtes.
Toujours est-il que le conservateur est égoïste car il ne ferait jamais un geste pour les autres et que seul son salaire semble l'obnubiler ("Travailler plus pour gagner plus").
Notre libertaire se place dans une optique de vie réellement vécue et de conscience de l'autre à la fois, ce qui est nettement plus sain que s'enfermer dans un bureau pour engraisser un système qui t'oblige à t'enfermer dans un bureau.
Malheureusement de nos jours, l'opinion est à "remettre la France au travail", au travail qui "rend libre" (Arbeit macht frei). Comme si on pouvait apprendre, grandir, créer au travail. Alors que c'est l'apprentissage qui rend libre, rien d'autre. Des dirigeants qui veulent faire passer l'esclavage pour une liberté sont dignes de 1984. Assis devant ton écran à aligner les chiffres, debout devant la machine, la vie n'a aucun sens.
Le capitalisme est l'alternative universelle à l'émancipation humaine et à la joie.

11. Le but d'une vie conservatrice est d'avoir une femme qu'on n'aime pas, une voiture qu'on ne conduit pas et une télévision dont on n'a pas besoin. Par l'assouvissement de désirs inutiles (le luxe) on envoie un message au reste de la communauté : je suis des vôtres bien qu'un peu supérieur. D'une part c'est inutile et d'autre part c'est écologiquement et humainement parfaitement désastreux.

12. La peur des civilisations occidentales est le tout de la réussite marchande. Tout se passe comme si l'on devait être reconnaissant d'avoir un emploi sûr, un toit et des loisirs. Une société refusant à certains de ses membres ce dont elle se targue le plus se contredit évidemment.

13. Les dirigeants de ces démocraties humaines et empathiques trouvent tout naturel qu'il faut privilégier les français plutôt que les immigrés, au niveau des soins pour les sans-papiers par exemple, ou allant jusqu'à leur refuser le sacro-saint droit de vote qui est pourtant évidemment notre plus grande fierté. Mais si on s'y arrête un instant, on se rend compte qu'à coté il y a un discours compassionnel et "humaniste" qui voudrait nous faire croire que chaque humain est égal aux autres et qui se pose en adversaire d'un fascisme qu'ils contribuent simplement à faire passer sans trop de réactions.

14. Pour "placer son argent" et en gagner un peu, une poignée de privilégiés (ou qui se prennent pour tels) trouvant la bourse moins vulgaire et plus morale que le casino tiennent entre leurs doigts avides le destin de millions de salariés.

15. Pire que ces bourreaux de poches il y a les grands actionnaires devant qui le président des entreprises est responsable. Le pouvoir patronal est extrêmement puissant ; pourtant n'oublions jamais qu'il n'est rien comparé à celui des grands actionnaires.

16. Les grands actionnaires décident pour le président des entreprises qui doivent se développer. Leur développement étant mondialisé ils se moquent de la santé sociale et économique du pays dans lequel il vivent et donc délocalisent. Les Etats assistent impuissants à l'avènement d'une économie sans frontière aucune, immense magma d'argents qui se nourrit du travail de milliards de gens dans le buts d'assurer des dividendes confortables aux grands actionnaires de chaque entreprises. Dans une économie à ce point mondialisée, les gouvernements n'ont aucun pouvoir d'influence sur le marché. Ils sont alors réduits à gérer les questions de société et de faire quelques déclarations. Si le capital à besoin d'eux c'est pour assurer la paix sociale, assurer les fonctions régaliennes d'oppression et contribuer à l'idée que tout est normal et qu'il n'y a rien d'autre à faire que se laisser vivre.

17. En occident, la religion ne sert qu'à créer un prétendu débat entre conservateurs et libéraux qui se rejoignent au final sur les mêmes doctrines économiques mais qui semblent s'affronter et assouvir le besoin électoral d'avoir l'illusion de la discussion fondamentale. L'église n'est plus qu'une police des mœurs facultative, rejeter l'église c'est draguer le prolétaire et l'on peut tout à fait être athée et libéral économiquement. L'église est le sac à main que le vieux monde nous abandonne dans sa fuite ; tâchons qu'il se retrouve rapidement dépouillé de tout.

18. La religion dans les pays musulmans avec ses thèses misérabilistes fonctionne telle que le "communisme" chinois : faire croire au peuple que la religion le fera sortir de la misère alors qu'elle se nourrit de la misère pour faire son nid. L'éducation étant l'ennemi irréductible de la foi (et du totalitarisme), l'Islam réussit là où le catholicisme a échoué en remplaçant l'école publique dans de nombreux pays et ainsi passer pour des éducateurs alors qu'ils ne sont que manipulateurs. Ainsi l'Occident a accès à un marché sans exigences démocratiques, les chefs orientaux ont des pays à leurs bottes et le capitalisme prouve une nouvelle fois son ignominie complète.

...
Revenir en haut Aller en bas
 
L'été
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Couteaux & Fleurs :: Des Couteaux Et Des Fleurs :: Vos merdes pseudos artistiques-
Sauter vers: