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Paris - Semaine John Zorn

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Kob.X
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Inscrit le : 19 Mar 2006
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MessageSujet: Paris - Semaine John Zorn   Lun 2 Juin - 21:36

Citation:
Concert Domaine privé John Zorn
Painkiller / Necrophiliac

Première partie
Necrophiliac

Mike Patton voix
Fred Frith guitare
John Zorn saxophone

Entracte

Deuxième partie
Painkiller

John Zorn saxophone
Bill Laswell basse
Mick Harris batterie

« S’il y a autour du cadavre d’Héliogabale, mort sans tombeau, et égorgé par sa police dans les latrines de son palais, une intense circulation de sang et d’excréments, il y a autour de son berceau une intense circulation de sperme. »

Ces mots, violents et crus, ce sont ceux d’Antonin Artaud, en 1934, dans Héliogabale ou L’anarchiste couronné. Et l’histoire revisitée d’un empereur dépravé, au sein d’une Rome livrée aux vices et à la folie, inspire ce projet signé John Zorn, qui s’inscrit, après Moonchild et Astronome (2006), dans sa veine rock hardcore. Mike Patton, vocaliste hors pair, sait mieux que quiconque aller chercher, comme Artaud, l’énergie sonore sous les mots.

Un univers musical entre le free jazz et le noise rock, entre le cri primal et la saturation électrique, entre la sauvagerie et la beauté…

Lundi 23 juin 2008
20h00

22€


Citation:
Domaine privé John Zorn
The Dreamers

Marc Ribot guitare
Jamie Saft claviers
Kenny Wollesen vibraphone
Trevor Dunn basse
Joey Baron batterie
Cyro Baptista percussions
John Zorn direction

John Zorn a tenu à laisser ouvert, jusqu’à la dernière minute, le déroulement de cette soirée spéciale au sein de son Domaine privé. Un voeu qui s’inscrit logiquement dans la démarche de ce musicien qui entretient avec l’aléatoire un rapport particulièrement raffiné et fécond. Depuis les années 70, en effet, l’une des multiples branches au sein de la production musicale ramifiée de Zorn, c’est l’exploration du hasard plus ou moins contrôlé, notamment dans ce qu’il appelle ses game pieces. Les premières pièces de ce genre ont été enregistrées sur l’album Lacrosse, en 1978, bientôt suivi par Pool et Hockey (1980), puis Archery (1981).

Zorn décrit ainsi sa démarche : « Lorsque j’ai commencé à travailler pour structurer des pièces avec des improvisateurs, ma première pensée fut : Voici un ensemble d’individus, chacun jouant sa musique à lui. Ils ont tous travaillé leur instrument, chacun de son côté, pour développer un langage très personnel, qui souvent est impossible à noter. Mon problème était donc : comment puis-je impliquer ces musiciens dans une composition qui soit valable, qui se tienne de façon autonome, sans pour autant qu’elle soit interprétée ; une composition qui les inspire pour jouer de leur mieux et qui en même temps réalise ma vision musicale ? Ma première décision, et je crois que ce fut la plus importante, a été de ne jamais rien dire sur le langage ou sur le son. J’ai laissé ça aux musiciens. »

Mardi 24 juin 2008
20h00

22€


Citation:
Domaine privé John Zorn
Essential Cinema

Marc Ribot guitare
Jamie Saft claviers
Erik Friedlander violoncelle
Trevor Dunn basse
Ikue Mori électronique
Joey Baron batterie
Kenny Wollesen batterie
Cyro Baptista percussions
John Zorn direction, saxophone
Joseph Cornell
Rose Hobart

Wallace Berman
Aleph
Harry Smith
Oz: The Tin Woodman's Dream
Joseph Cornell
By night with Torch and Spear
Maya Deren
Ritual in transfigured time

« C’est la même chose pour le cinéma et pour la musique, déclare John Zorn. Si le budget est petit, la qualité est meilleure. L’imagination et la créativité prédominent. »

Zorn, qui ne cache pas son admiration pour Ennio Morricone (il lui a consacré l’album The Big Gundown, en 1984), est l’auteur d’innombrables bandes-son, qu’il enfile comme des perles sur le chapelet de la collection de ses Filmworks. Il s’y montre inspiré par les genres filmiques les plus divers : le dessin animé, comme on pouvait s’y attendre de la part d’un fan de Carl Stalling (VII : Cynical Hysterie Hour, 1989), le documentaire d’actualité ou d’histoire (XI : Secret Lives, 2002), mais aussi l’érotisme japonais (V : Tears of Ecstasy, 1995)…

À propos de son hommage à Godard (Godard, Spillane, 1985), il disait son enthousiasme pour l’oeuvre de ce « philosophe qui utilise le medium du film », en sachant combiner « Hollywood et la tradition du film expérimental indépendant ». C’est à ce dernier genre qu’appartiennent les films de Maya Deren, Joseph Cornell, Kenneth Anger, Harry Smith ou Marie Menken : Zorn en accompagne la projection, avec les musiciens de son groupe Electric Masada.

Mercredi 25 juin 2008
20h00

29€


Citation:
Citation:
Concert John Zorn
MASADA NIGHT ACOUSTIC MASADA SALLE PLEYEL
1ère partie - Masada String Trio
2 ème partie - Acoustic Masada
Jeudi 26 juin 2008
20h00

Complet!


Citation:
Domaine Privé John Zorn
Magick

777
Fred Sherry violoncelle
Michael Nicolas violoncelle
Erik Friedlander violoncelle
Gri-Gri
William Winant 13 batteries
Sortilége
Michael Lowenstern clarinette basse
Anthony Burr clarinette basse
.· .(fay çe que vouldras)
Stephen Drury piano
Necronomicon
Crowley Quartet
Jenny Choi violon
Jesse Mills violon
Lily Francis alto
Fred Sherry violoncelle

« Je travaille par blocs », dit John Zorn à propos de ses oeuvres composées : « C’est quelque chose que j’ai appris du Stravinski de la première période… Certains sont intéressés par un développement lent, où les blocs sont très semblables entre eux. D’autres sont intéressés par des changements brusques, des contrastes, un développement plus oblique. J’essaie d’amener ma musique vers la limite extrême de cette dernière tendance, là où les choses ne s’additionnent plus du tout. »

Dans Mysterium, une suite sur des thèmes « païens » qui fut créée comme telle en 2006, les blocs sont des pièces récentes composées séparément : Orphée (2004, un quintette avec électronique), Sortilege (2002, un duo de clarinettes basse), Frammenti del sappho (2004, un choeur a capella), Walpurgisnacht (2004, un trio à cordes), Fay çe que vouldras (2005, pour piano solo). Quant à la dernière séquence, pour soprano et ensemble, elle est inspirée d’une illustration d’Aubrey Beardsley, dont elle reprend et détourne le titre : Evocation of a neophyte and how the secrets of the Black Arts were revealed unto her by the Demon Baphomet. Une sorte de rituel de magie noire qui s’achève par une mystérieuse invocation murmurée…

Vendredi 27 juin 2008
20h00

22€




Pour les parisiens qui auront la chance d'être là....Putain...Zorn Frith et Laswell le même soir......J'ai la mort de chez la mort...
_________________
Le Monde ne mérite même pas la fatigue qu'il y aurait à le detruire

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